lundi 17 novembre 2014

Marre de la propagande immigrationniste et de la réécriture de l'histoire

On a l'habitude de regarder Karembolage en famille, vu que c'est une des seules émissions de la télé regardable tous ensemble. D'habitude, c'est plutôt léger, même si immigrationnisme oblige, on en apprend plus sur la vie des turcs et des sénégalais que sur celle des allemands ou des français...

Mais la dernière émission, là, c'est le pompon.

On y trouve tout un laïus sur les tirailleurs sénégalais, et à quel point ces soldats ont été sacrifiés et traités comme de la chair à canon pour "économiser les vies des blancs".

On nous parle de 200 000 mobilisés de toutes les colonies. Et sur ces 200 000 mobilisés, 30 000 morts. Soit environ un taux de perte de 15%.

Voici ce qu'on trouve comme chiffres pour la mobilisation des français :
mobilisés : 7,9 millions,
pertes : 1,4 millions.

Soit un taux de perte de 17,7%.

Vous lisez bien. Le taux de perte des tirailleurs sénégalais a été moindre que celui des français.

Or de plus, dans les mobilisés français, il y avait de nombreux soldats de l'arrière, de la logistique, des hôpitaux, etc etc...

Ce qui signifie que pour un soldat français au front, les chances d'y rester étaient bien plus grandes que pour nos "héros-tirailleurs-exploités-par-les-affreux-racistes-français".

Cette propagande permanente est insupportable.

La France a perdu 2 millions d'hommes durant cette guerre, le nord et l'est ont été ravagés, et il n'est plus question partout dans la propagande que des 30 000 africains morts. Tout ça pour nous justifier qu'on en importe des millions en contre colonisation chez nous.

samedi 15 novembre 2014

Un nouveau Baghdad Bahn

Le Canard Boiteux Regarde Passer La Caravane De La Route De La Soie Par Pepe Escobar
via Le blog à Lupus, 15/11/2014 (en Français texte en français )
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Photo de famille à la réunion de l’APEC, du 10 au 12 novembre 2014

Regardez les photos officielles de plus près. La position de chacun en dit long, surtout en Chine, où la signification symbolique a une importance capitale. Regardez qui se retrouve à la place d’honneur, juste à côté du président Xi Jinping. Regardez maintenant où on a relégué le canard boiteux chef d’État de la nation indispensable. C’est vrai que les Chinois sont aussi passés maîtres dans l’art d’envoyer un message universel.

Tout converge de nouveau vers l’offensive plurinationale la plus spectaculaire, ambitieuse et généralisée encore jamais menée en matière d’infrastructure : la mise en place de nouvelles et multiples Routes de la soie, qui forment un réseau complexe de trains à grande vitesse, de pipelines, de ports, de câbles à fibres optiques et d’équipement de télécommunication ultramoderne que la Chine est déjà en train de construire dans les pays de l’Asie centrale et dont les ramifications s’étendront à la Russie, à l’Iran, à la Turquie, à l’océan Indien et même jusqu’à Venise et Berlin, en Europe.



2014 / 1914...

Je vous renvoie au Baghdad Bahn, qui comme l'explique Pierre Hillard, est une raison beaucoup plus sérieuse à la première guerre mondiale que l'assassinat d'un obscur archiduc dans les balkans.

Chemin de fer Berlin-Bagdad
Wikipedia, 15/11/2014 (en Français texte en français )
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Dans la Première Guerre mondiale

Le chemin de fer de Bagdad joue un rôle prédominant dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale. À partir de 1910, l'Allemagne doit faire face à un manque de capitaux pour le maintien des positions économiques obtenues précédemment. À la fin de 1912, alors que le tronçon Andaliya- Mossoul est en construction, l'Allemagne n'a plus les moyens financiers de l'achever, ce qui est palpable à la fin de 1913, alors le gouvernement turc se tourne vers la France et la Grande-Bretagne.

À ce titre, le chemin de fer de Bagdad joue un rôle majeur dans la stratégie allemande, car il lui permet de s’affranchir des importations de pétrole américain et de s’approvisionner malgré le blocus maritime. Il est encore plus important pour l’Empire Ottoman, car il lui permet de maintenir la liaison entre les différents fronts, lors de l’offensive de 1915 contre le canal de Suez, puis des différentes opérations en Arabie, Mésopotamie et Syrie-Palestine. Le harcèlement de la ligne par la guérilla arabe est une des causes de la débâcle ottomane de 1918.

Le pétrole devenait la ressource montante, notamment pour la marine, alors que le charbon devenait trop rare pour les besoins de tous.

L'affrontement à venir, même si il n'aura pas les mêmes formes (cf l'utilisation du monopole de la tuyauterie financière, ou de révolutions colorées "démocratiques" et Soriosiennes par l'Empire de le Bien), aura les mêmes raisons :
   le grand retour de Malthus dans l'histoire.
   la question éternelle du tribut et de l'esclavage : à savoir qui travaille et sue gratuitement pour qui.

Et qui supporte le niveau de vie luxueux de quelle oligarchie/bureaucratie/populace inutile et improductive. Car pour sortir de la dialectique gôchiste, il ne s'agit pas que de l'establishment parasitaire bancaire, maître des symboles. Il faut bien appréhender également qu'un RMIste professionnel français vit 3 fois mieux qu'un ouvrier chinois bossant 50h par semaine (et je vous parle même pas d'une ouvrière du textile au Bangladesh). Je rappelle qu'au vu du déficit commercial français, chaque français consomme pour 100€ par mois de produits importés (au prix importé, pas en magasin) qu'on fait semblant de payer.



Et on voit bien que le centre du monde, là où se situe le cœur de la masse ouvrieuse, culturellement cohérente, ayant la dynamique pour elle, et aux valeurs solides et à l'endroit (cf confucianisme) n'est plus du tout dans un occident socialisé, multi-culturalisé, faignant, ayant oublié toutes les valeurs qui ont fait sa force (cf les killer apps de Niall Ferguson). L'occident apparaît d'ailleurs de plus en plus au reste du monde comme le décor de carton pâte en phase de putréfaction avancée qu'il est, allant même jusqu'à perdre ses derniers avantages technologiques, par utilisation de ces derniers comme moyens de flicage et de répression mondiaux (finance, Internet, etc etc).

La situation n'est pas sans rappeler la situation de l'Empire britannique en 1914, complètement dépassé par l'industrie allemande, qui imposait son libre-échange à coups de canons, et était capable de saloperies intégrales comme le règlement du déficit de la balance commerciale avec la Chine par la drogue et la guerre de l'Opium (sortie de l'histoire imposée aux chinois que ces derniers ne sont pas près de pardonner d'ailleurs, à raison)...

Pour reprendre une dialectique très soralienne, il s'agit une fois encore pour la thalassocratie groucho-bancaire et nomade, maîtresse des symboles, du paraître et du mensonge (vous savez... l'économie "politique" du ponzi généralisé), de s'imposer à l'économie productive, industrielle, terrienne, faite de réel, d'investissement, et de sueur, qui émerge en Asie.

Le combat qui se passe en Europe pour faire plier l'Allemagne aux conceptions thalassocratiques, notamment à la BCE, est à placer dans le même rapport de force, quasi religieux.

Là où je ne comprends pas l'Empire de le Bien du $, c'est pourquoi ils ont chassé la Russie dans les bras de la Chine, plutôt que d'essayer de la mettre de leur côté. Il y a surement quelque chose de l'ordre de l'hybris et de la dynamique d'auto-destruction absurde telle qu'explicitée par De Defensa.

Faire son bois de chauffage

Ces derniers temps, je m'occupe pas mal de faire du bois le week-end, chez le grand-père de ma femme, qui a un bois à l'arrière de son terrain à la campagne. Je fais du gros jusqu'au petit bois.

Le citadin que je suis, chauffé au grille pain nucléaire, apprend ainsi comment on manie la hache, la tronçonneuse, et comment on gère tout ça (débitage, séchage, "fendage", brulage...).

Mais comme on ne se refait pas, j'essaie de voir ce que ça rapporte et de comprendre l'économie du bousin.

D'abord, le prix : 65€ la stère.

A la grosse louche (reprenez moi si je me trompe), avec 2 arbres type bouleau de 20 ans (10m de haut, 25cm de diamètre), en récupérant tout, jusqu'au petit bois, on doit pouvoir faire une stère.

Pour 10 stères, Il faut donc couper 20 arbres par an. Chaque arbre mettant 20 ans à pousser, et occupant disons 20m², il faut donc 20 x 20 x 20 = 8000m² de bois pour fournir durablement le bois de chauffe. Quasiment un hectare.

Pour couper et débiter 20 bouleaux (ou équivalent), à raison d'un arbre par jour (abattage, gros élagage de la grume principale, découpe de la grume, fendage, transport, petit et moyen bois), c'est 4 semaines de travail. Pour l'équivalent de 650€. En comptant les frais de matériel, et l'impôt foncier sur le bois, j'imagine qu'on gagne plutôt 500€.

Il faut de plus gérer le séchage, vu qu'on ne brule pas le bois coupé immédiatement. Il y a donc un an de décalage entre le bois coupé et le bois brulé. Là encore, il faut l'espace, un abri couvert. C'est un investissement supplémentaire.

C'est donc un travail très physique, payé grosso modo, un demi smic (sachant que fendre le bois, il faut généralement le faire même avec le bois livré). Sans compter le risque de se blesser. En revanche, avantage intéressant d'avoir un bois : châtaignes, cèpes, etc etc... Voire chasse... Et couplé à un potager, ça alimentera ce dernier en tuteurs, compost, BRF, cendres de bois...

En tous cas, ça remplace avantageusement l'abonnement à la salle de gym. Ça fait une bonne activité. Et surement que l'effondrement économique suivant son cours, la rentabilité de l'exercice augmentera progressivement.

Sinon, même sans se lancer dans l'exploitation industrielle, penser à récupérer tout le bois de son terrain, ce n'est pas négligeable. Le moindre petit rondin, c'est vite 5 centimes d'euro...

Bilan 2014 de la potagerie disco

Bon, c'est l'heure du bilan annuel et de voir si mon calcul de 10€ de légumes par m² de potager vaut quelque chose.

Il reste bien quelques poireaux et une poirée encore en terre, mais je vous en fais cadeau.

J'ai également recalculé ma surface cultivée (hors allées), et j'arrive à 30m² (c'est donc un tout petit potager).

Voici la production 2014 :

(le tout en bio, mais compté au prix de l'industriel en supermarché)

On voit bien que j'ai mal dosé les tomates cerise. Mais j'ai pas forcé non plus sur la production. Dès septembre, j'ai arrêté le potager alors que j'aurais pu relancer des légumes d'hiver.

Pour moi c'est très concluant.

10€ de légumes au m² / an de potager ne me semble pas du tout déraisonnable.

Vous pouvez jeter un œil à cet article de rustica, qui donne aussi des indications de tailles de potager et de temps journalier à y passer.

Pour ma part, je constate que le gros du boulot et du temps passé dans le potager, c'est le désherbage. Surtout une fois que le paillage se délite.

Vu que je vais avoir moins de temps à y consacrer l'an prochain, j'ai opté pour des bâches plastique tressées. J'ai acheté du fumier à un fabricant de compost bio des environs (compter 1€ par m²), j'ai étalé tout ça, gratouillé au croc, retartiné de ce que j'avais dans mes composteurs (bétise ?), et j'ai mis les bâches par dessus, fixées. Pour l'esthétique, j'ai recouvert tout ça d'écorces de pin (en espérant que ça n'acidifie pas trop). C'est un investissement, mais le non désherbage induit sera un gros gain de temps.

Et l'an prochain, beaucoup, beaucoup moins de tomates cerise.