jeudi 27 novembre 2014

Des élites à bout de souffle

A l'instant même sur RMC, j'écoutais sur le vélo Bourdin qui interviewais Louis Gallois.

Et je suis effaré par la médiocrité et le déni total du réel de nos "élites".

C'était vraiment du pur délire franc-mac total. Même si Gallois n'en est pas, officiellement, même la pravda s'y est laissée prendre visiblement... Et lui même se déclare rempli d'admiration pour cette idéologie suicidaire.

Ce qui est effarant tout d'abord avec ces types, c'est de voir à quel point ils se sentent comme des bergers en charge de diriger vers la Lumière le troupeau de cons. Ils sont chargés d'une mission divine. Et en aucun cas, les gens ne seraient capables par eux mêmes de faire ce qui est bien pour eux.

Gallois, en parfait groucho klepto, nous explique donc qu'il faut taper toujours plus sur ceux qui produisent la valeur et limiter les augmentations de salaire. Et que l'État fait des efforts surhumains de compétitivité !

Et que surtout, il faut être solidaire de tous ceux qui sont sur notre sol, y compris les clandestins (ie des délinquants ayant pour vocation de rentrer chez eux) et de l'immigration la chance.

D'ailleurs, il faut subventionner les chômeurs longue durée (c'est à dire toujours l'immigration la chance) et leur donner des emplois de fonctionnaires.

cf les taux de chômage à plus de 20% de l'immigration

Cf aussi ce graphique explicite de l'INSEE :


Naturellement, Bourdin boit du petit lait. Et il est beaucoup moins roquet qu'à son habitude quand il a en face de lui quelqu'un d'insoumis au délire maçonnique mondialiste "républicain".

Ça pourrait déjà sembler suffisamment pathétique, mais Gallois de continuer dans ce qui devrait être pourtant son domaine d'expertise, à savoir la bagnole.

Et le voila qui nous chante les louanges de l'électrique, et que surtout, les chinois en font plein... parce que leurs villes sont trop polluées... Mais elle vient d'où cette électricité ? L'essentiel de l'électricité chinoise, c'est du charbon. Naturellement, Bourdin ne relève pas.

Et ça continue. L'hydrogène c'est génial ! C'est l'avenir ! Là encore, il vient d'où l'hydrogène ? On le pète ?

Énergie en France (à gauche l'énergie primaire, à droite l'énergie utile) :


Il y a toute la flèche rouge à remplacer par de l'électricité. C'est à dire grosso modo par une machine de Carnot (une bouilloire) dont le rendement est bien moindre que la transformation du pétrole (cf les pertes de la flèche bleue).

C'est à dire qu'en gros, il faut multiplier par 2 ou 3 la production des centrales françaises.

Naturellement, là encore, Bourdin ne relève même pas.

Ces concepts élémentaires sont au delà de la connaissance de nos élites.

Mais c'est surtout que dans la non pensée de ces élites de la nouvelle religion de synthèse, le progrès va forcément nous sauver ! Il ne peut en être autrement. L'Homme est le nouveau Dieu. Il peut tout ! Le réel doit se tordre à sa volonté toute puissante.

C'est pour ça que le penseur que ces élites détestent avant tout autre, c'est Malthus. Parce que Malthus leur impose le réel.

Tout ça me confirme que nos élites n'ont pas été sélectionnées pour leur compétence. Elles sont là uniquement parce qu'elles sont intégralement soumises à l'agenda mondialiste. Et vue l'impasse évidente et le suicide planifié que représentent le grand projet hors-sol républicain aujourd'hui, y a plus que les benêts et les extrémistes de la haine de soi pour y adhérer.

A terme. Je ne change pas d'idée. Leur projet est un projet sous efficace. L'Asie, insoumise, nous sauvera. Au fur et à mesure qu'elle nous taillera des croupières, elle obligera nos élites déclassées à abandonner leur idéologie.

Et quand je les entends continuer à annoner leurs sermons maçonniques, envers et contre tout, je ne peux m'empêcher de penser à la fin de l'URSS...

lundi 24 novembre 2014

La police US, symbole de la transformation de la république en Empire

Un simple tour sur google images, à "USA militarized police" suffit à comprendre l'enjeu. Comme d'hab, les USA, ont 10 ans d'avance. Tant sur la mise en place de l'Empire que sur la décivilisation.

Une police ultra violente et méprisante, en guerre contre son peuple, pour faire tenir le bousin multi culturel avec distribution d'argent gratuit de plus en plus rare à une plèbe impériale abrutie, indécente et déresponsabilisée sous tittytainement...



Parce que c'est un tout.

Et tout ça va se coupler à des lois de criminalisation de tout ce qui conteste le status quo, dans le même temps que le système va tolérer de plus en plus, faute de moyens, la criminalité de tous les jours (s'apparentant de plus en plus à une guerre civile de basse intensité).



Dans les deux images, y a pas que les flics qui ont changé...

La Sainte-Alliance klepto contre le peuple décent

Le système d'aujourd'hui tel qu'il se met en place dans les pays impériaux (ie à déficit commercial massif) que sont les USA et la France est diabolique.

Ce système a réalisé la jonction d'intérêt entre les deux extrémités de la population : lumpen prolétariat subventionné d'un côté (qu'on importe d'Afrique par millions au besoin, ou qu'on fabrique par l'écolo-gôchisme) + bureaucratie papy boomesque + riches proprios du capital versus population ouvrieuse et productive.

En bref, pour simplifier: le parasite de la rente contre l'hôte qui le nourrit.

Ce consensus social, jamais explicité au demeurant est extrêmement puissant pour permettre au status quo de se maintenir.

Plus j'y pense et plus je me dis que l'ancien régime est tombé du fait qu'il n'a pas su réaliser cette jonction et qu'il manquait l'autre bout du lumpen prolétariat aux forces au pouvoir pour se maintenir. L'opposition était trop criante.

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV, Extrait du « Diable Rouge » : Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus !
Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…
C’est un réservoir inépuisable.

Regardez l'évolution des revenus par décile sur 10 ans en France :


A l'instant même sur BFM Business, j'entends que le pouvoir, via un rapport franco allemand, commence à dire qu'il faut bloquer les salaires.

Comme si le problème, c'était les revenus nets dans un pays qui me ponctionne 70% de mon super brut et dont un tiers des revenus des gens sont de l'argent gratuit ponctionné aux autres (sans parler du coût de la bureaucratie) :

(Part de la dépense publique dans le PIB. Aujourd'hui, on vient titiller les 60%)

Idem sur BFM Business, ils se plaignent que les banques ne prêtent plus aux PME. Bien sûr qu'elles ne prêtent plus. Investir dans une PME est ultra non rentable. L'économie productive réelle est ponctionnée jusqu'à l'anémie pour maintenir la rente.

Il faut absolument sauver la crédibilité de l'État pour pouvoir maintenir sa capacité à s'endetter afin de continuer la distribution d'argent gratuit à la bureaucratie, aux papy boomers retraités de cette même bureaucratie, et à l'immigration la chance. Il faut également dans le même ordre d'idée empêcher l'immobilier de tomber. Tout cette dette assise sur du rien produit de la monnaie qui permet de faire tourner la machine à distribuer des revenus non gagnés. La taille du stock de dette grossissant, il faut ponctionner toujours plus l'hôte pour en maintenir la crédibilité (le "crédit").



cf encore le dernier article de Charles Gave, sur la monnaie, qui rejoint les positions de Bertez, expliquant que l'invariant, désormais, ce n'est plus la monnaie, mais le prix des actifs.

Tout ça fait sens, fait corps. C'est un tout.

La rente, le prix des actifs, tout est devenu too big to fail.

Le parasite doit saigner toujours plus l'hôte pour arriver à se maintenir à sa taille disproportionnée. Se faisant, il désincite toujours plus l'hôte, le fragilise de plus en plus. La croissance disparaît.

Et même si je ne conteste pas les problématiques de peak everything, on voit bien qu'on nous agite désormais devant les yeux une impasse politique, en nous mettant en avant les écolos gôchistes non-croissantistes pour essayer de justifier politiquement la disparition de la croissance afin d’entériner la continuation de la grande spoliation de tout ce qui travaille et produit.

L'issue est évidente. Comme Gave ou Bertez la pressentent très bien également. Le parasite finira par tuer l'hôte. Dans une énième resucée de tentative communiste faillie, ie la spoliation totale des productifs par la sainte alliance des peigne-cul, des gueulards et des rentiers.

Car in fine, tout revient toujours à ça : qui travaille gratuitement pour qui, ou dit autrement, qui est l'esclave de qui ? Ça vaut en politique intérieure comme dans les rapports entre nations.