Overnight action in gold and silver was interesting to say the least. Silver plunged 10% and was halted four times in a flash crash, of sorts, yet is now in the green.
Silver 10-Minute Chart
Silver hit as low as $20.25 and as high as $23.24. The maximum rally from the low was 14.8%
Gold 10-Minute Chart
Action in gold was also pronounced, but not quite as wild as silver. Gold fell $25 from the open but is now up $22 and and in the second-to-last 1--minute candle (about 10 minutes ago from this posting) was up another $10.
Tout ce qu'il dit n'est pas inintéressant, mais je n'arrive pas à le suivre sur la question du 0 croissance.
Tout ce qu'il a expliqué sur la dette odieuse, ça me va.
En revanche, sur son histoire de monde à 0 croissance, non.
Et pourtant, je suis sur la ligne du peak everything à long terme (qui là, va réellement poser des limites à la croissance de l'occident).
Pour lui, le 0 croissance implique partage du temps de travail dans un environnement protectionniste.
C'est pas tant le protectionnisme qui me gêne que l'histoire du partage du temps de travail.
Mais il y a tant à faire. En terme de logement, d'infrastructure, de robolution, etc etc... Du travail, il y en a à la pelle...
La véritable raison de l'effondrement de la croissance, elle se trouve dans la hausse de la dépense publique dans le PIB ainsi que de la dette totale (dont publique) des pays occidentaux (endettement fortement incité par la baisse des taux induite par l'effondrement de la croissance induit par la hausse de la dépense publique, dans un cercle vicieux parfait).
Et on est à 57% désormais...
Au moins, cette histoire de journée de Pentecôte de solidarité a le mérite de la clarté. Les gens râlent parce que cette journée est ouvertement la restauration de la corvée. Mais quand on vous monte une CSG ou une TVA, c'est exactement la même chose. Ce sont des journées de travail que la rente (pour partie) vous ponctionne...
Merde quoi. On parque des familles dans des appartements de 60m² dans des cubes en béton plastique, il y a des tas d'infrastructures à développer...
En revanche, qu'on permette aux gens de faire l'arbitrage entre temps travaillé et salaire, ok. Mais au libre choix des gens. Dans la même logique que la retraite à points et à la carte...
Et qu'on arrête de fabriquer de la croissance au forceps, à grands coups d'immigration notamment, et qu'on s'occupe enfin de faire de la croissance par habitant. Et de la croissance pour un réel bien-être supplémentaire, pas juste en monétisant des choses qui ne l'étaient pas avant (en détruisant par exemple de manière méthodique la famille, pour déplacer dans l'univers marchand les anciennes solidarités familiales).
Les pièces de 1 et de 2 centimes d'euros pourraient bien disparaître. La Commission évalue à 1,4 milliard d'euros le coût de la frappe des pièces de 1 et 2 centimes, depuis 2002. Trop cher, surtout que les Européens ne les utiliseraient presque pas. Bruxelles envisage donc de supprimer les piécettes d'acier plaqué cuivre.
Et vous pouvez chercher, il n'est référence nulle part dans l'article de l'inflation qui a rendu ces pièces sans utilité pratique, en moins de 12 ans d'euro. A la rigueur, on parle juste des craintes d'inflation que généreraient les arrondis au 0,05€ supérieur.
Et celui là, plus subtil, où on commence à préparer l'opinion à l'abandon du billet de 5 euros pour une pièce...
La monnaie de Paris crée une nouvelle pièce de 5 euros !
La Monnaie de Paris va encore faire le plus grand bonheur des collectionneurs.
Elle a prévu de sortir bientôt une nouvelle édition originale de la pièce de 5 euros.
À la fin de l’année 1983, suite aux incidents de l’été entre des jeunes de la banlieue lyonnaise et la police, se déroulait la « Marche pour l’égalité et contre le racisme », plus connue sous l’appellation « Marche des Beurs ». L’année suivante, une jeune femme du nom de Farida Belghoul organisait une seconde marche : « Convergence 84 ». Vingt-neuf ans plus tard, en exclusivité pour Égalité & Réconciliation, elle livre sa version de l’histoire, qui diffère radicalement du roman antiraciste officiel...
As we first noted here (regulation) and here (supervision), the US government has been gradually encroaching on the independence and freedom of the virtual currency. This week, as The Washington Post reports, the government escalated. The feds took action against Mt. Gox, the world’s leading Bitcoin exchange. Many people use Dwolla, a PayPal-like payment network, to send dollars to their Mt. Gox accounts. They then use those dollars to buy Bitcoins. On Tuesday, Dwolla announced that it had frozen Mt. Gox’s account at the request of federal investigators.
It’s the first federal action against the currency. CNet has confirmed that the asset seizure was initiated by Homeland Security Investigations (which among other things is responsible for enforcing the laws associated with money laundering and drug smuggling).
As this crackdown begins, many argue that "you can’t put the genie back into the bottle," as far as shutting down the 'network' of open source transactions; but as one Bitcoin enthusiast added (sadly), "I hate to say it, but the Bitcoin community needs to start lobbying, it needs to start educating policymakers, lobbyists and influencers about the pros of Bitcoin and the impossibility or the difficulty in getting rid of all the bad uses."
Considering the great antipathy the central planners have toward such legacy money as gold and silver, is it any surprise that they would move aggressively and rapidly to halt the emergence of yet another alternative to fiat, especially one which the ECB made it very clear will not be tolerated in an insolvent world. Because all is fair in preserving the FIATH...
The US is moving to broaden its 'blockade' efforts of Iran to the movement of pure gold into the Islamic Republic. The US-led embargo of Iranian crude succeeded in slowing the flow of petrodollars into the nation but as Foreign Affairs committee chairman Edward Cohen remarked, there is "no question that there is gold going from Turkey to Iran." While the official line from US elite such as Bernanke remains that 'gold is not money' it appears that increasingly other nations would disagree, as Cohen admitted, "in large measure what we're seeing is private Iranian citizens buying gold as a protection against the falling value of Iran's currency." It would seem somewhat self-evident that the US is admitting, by attempting to embargo this gold flow, that outside the US, the Dollar is becoming increasingly irrelevant (see China's gold demand); and that for many countries the petrodollar no longer exists, having been replaced by 'Petrogold'.
Le tsunami politique de Beppe Grillo est aussi l’oeuvre du mystérieux co-fondateur du mouvement : Gianroberto Casaleggio. Ce guru a développé la stratégie et l’idéologie qui a fait leur succès aux dernières élections.
“ Soit c’est un génie, soit c’est un fou !” Quand Beppe Grillo rencontre pour la première fois Gianroberto Casaleggio, en 2004, le comique ne reste pas indiffèrent. Quelques mois plus tard, ils fondent ensemble le blog de Grillo, point de départ du mouvement 5 étoiles, qui vient bousculer la classe politique italienne en raflant 25% de la chambre des députés.
Qui est Gianroberto Casaleggio ? Le guru du mouvement se montre rarement et parle peu. Sa dernière apparition remonte à la clôture à Rome du “tsunami tour”, la campagne de Beppe Grillo. Caché derrière ses longs cheveux gris et ses lunettes rondes, il cultive cette image mystérieuse.
Tout part donc de la révolution des media. Le “monde de Promethée” comme présenté dans cette video, en anglais, publiée sur youtube par son entreprise. Elle nous projette en 2051. L’avatar de l’écrivain américain Philip K. Dick raconte au vieux monde de quoi sera fait le futur. Le message commence par “L’homme est Dieu. Il est partout, il est tout le monde, il connaît tout".
Dans une deuxième vidéo, une voix féminine explique, en anglais, qu’en 2054, le premier gouvernement mondial sera élu. Il s’appelle Gaia, il est issu d’une guerre mondiale entre l’Ouest, où règne la démocratie directe, grâce à un web libre, contre le bloc Russie-Chine- Moyen Orient, dictatures orweliennes qui s’appuient sur le net pour contrôler leurs populations.
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C'est parti pour la révolution colorée en Algérie.
L'Algérie est le verrou de tout le Maghreb. Ce qui ressortira d'Algérie conditionnera ce qui va se passer pour le monde musulman maghrebin...
A noter que Soral était particulièrement bien informé sur ce coup là, alors qu'il annonçait dès le 21 janvier que Bouteflika était mourant et que l'Algérie était la prochaine sur la liste...
Les deux journaux avaient consacré leur Une à un dossier sur une «détérioration» de l'état de santé du chef d'État, citant «des sources médicales françaises et des proches de la présidence algérienne». Ils annonçaient aussi, s'appuyant sur les mêmes interlocuteurs, que le président Bouteflika était «rentré mercredi à l'aube à Alger en état comateux», a expliqué Hitchem Aboud.
Il est temps, nous semble-t-il, de tenter de réconcilier tout cela et de monter la cohérence profonde du scénario sous-jacent, cohérence malgré les apparentes contradictions.
Il nous faut d’abord faire la liaison avec ce que l’on voit, non seulement la hausse des marchés, mais également avec ce que l’on entend, à savoir les argumentaires des haussiers, des bulls.
Pour cette raison, nous vous livrons le scénario dominant.
Les marchés, sous la conduite du marché-phare, le S&P500, viennent de donner un signal technique positif qui permet d’anticiper plusieurs années de hausse. La situation conjoncturelle donne des signes positifs aux États-Unis et au Japon. Le pire est passé en Europe grâce à l’OMT de Draghi. La confiance revient. Les actions ne sont pas chères, les primes de risque sont très basses en regard des placements qui servent d’ancrage aux valorisations comme les Treasuries US.
Le scénario dominant ne serait pas complet si nous nous abstenions d’introduire l’or. Bien entendu, il faut le faire de façon synthétique, historique, et non pas dans une petite optique étriquée de trading. L’achat d’or depuis la crise est fondamentalement un arbitrage or contre dollar. C’est un pari, une protection contre la politique américaine qui consiste à créer plus de papiers -tous papiers, dollars, dettes, dérivés, etc.- pour éviter d’avoir à mettre en place une politique de rigueur et de redressement de sa situation. Dans cette optique, on reprend le grand schéma de 1971, à savoir que la demande d’or est une demande de conversion des dollars. Quand la communauté internationale a le sentiment que le système est insoutenable, non-sustainable, elle a tendance à acheter de l’or et à vendre ou bouder les papiers américains. Quand, à l’inverse, elle sent que la « solution » américaine a des possibilités, des chances de réussir, elle revient sur les papiers américains et délaisse le métal jaune. Dans cette vision des choses, les vrais acheteurs de métal sont des mains très solides, monétaires ou quasi monétaires. Et la spéculation sur l’or papier est une hernie, une bulle sur les vrais achats. Il est normal que cette hernie, cette bulle hyper-volatile, se dégonfle quand les vrais achats, les achats fondamentaux, se réduisent ou se dérobent. Nous pensons que le bon moyen de comprendre le marché de l’or est de considérer que tout le reste ne sert qu’à obscurcir, c’est à dire à troubler les raisonnements. A la faveur de la supposée embellie, plus ou moins réelle, américaine, et de l’entrée en difficulté des compétiteurs stratégiques, Chine, émergents, pétroliers, etc., l’expérience américaine parait plus soutenable, sustainable. Il est normal que la demande sur le papier se ravive, c’est la hausse du S&P, et que l’or, pari sur le doute, soit au contraire délaissé.
La baisse de l’or, la hausse des papiers américains, le rally des actions, la fermeté du dollar, tout est lié. Simplement, compte tenu de la complexité des liens et de la manipulation des corrélations et de l’existence d’une hernie spéculative greffée sur le marché du métal, les choses n’apparaissent pas clairement. Il faut comprendre que les déterminants des marchés varient. Quelquefois, c’est la crainte de l’inflation qui domine, quelquefois, c’est la crainte systémique, quelquefois, c’est la conjoncture etc. Nous sommes dans une phase où la communauté spéculative mondiale joue la sustainability.
Quelles sont les failles du raisonnement ?
-Il ne tient pas compte de la situation financière sous-jacente et du coût pour obtenir ces résultats. Le soutien conjoncturel a un coût en termes de dégradation de la situation financière mondiale. Bref, comme en 2006 et 2007, on ne tient pas compte de ce qui se passe au niveau du passif du système, on ne tient pas compte de son gonflement au niveau des banques et surtout au niveau des Banques Centrales.
-Toute la politique de communication des gouvernements et des banquiers centraux vise à occulter ce qui est inséparable de l’actif, le passif, ce qui inséparable du résultat, le coût.
-On ne tient pas compte du fait que nous sommes dans le meilleur des mondes. On monte l’escalier de l’amélioration conjoncturelle, mais on oublie ce qui va se passer en haut de l’escalier, on occulte la future hausse des taux de marchés ou des taux administrés qui s’ensuivront. On parie sur la surabondance continue des liquidités
-On ne tient pas compte de la fragilisation du système et du renforcement du risque réel face à un risque de marché insuffisamment apprécié, insuffisamment pricé. Tout s’accomplit au prix d’une fragilisation et d’une vulnérabilité considérables.
En résumé, on anticipe l’amélioration, sans tenir compte du fait que cette amélioration a un coût et sans tenir compte du fait que cette amélioration va modifier les paramètres qui gouvernent l’évolution des marchés financiers.
Bref, cela va mieux parce que l’échec des politiques antérieures a conduit à faire beaucoup plus dans le sens du déséquilibre fondamental. Au lieu de sortir des politiques non-conventionnelles aventuristes, on a fait un pas de plus.
Nous sommes dans la énième tentative, laquelle se caractérise par l’abandon de toute prudence, par le coûte que coûte, et par la synchronie géographique des stimulations. En un mot comme en cent, cela va mieux parce que, sinon, spontanément, cela irait beaucoup plus mal.
Il était important de tracer cette interprétation avec ce que l’on voit afin de ne pas perdre le fil de notre analyse.
Notre scénario sous-jacent, c’est celui d’une situation marquée par des tendances très fortes à la déflation. Sous le poids de l’excès de dettes, spontanément, avant toute action des pouvoirs publics et des Banques Centrales, le monde global, le monde entier, est sous l’emprise de colossales forces de déflation. Déflation sous le poids des dettes. Besoin de deleverager, déflation sous le poids des excès de capacités de production par rapport à la vraie demande solvable, déflation sous le poids du mal-investissement qui s’est développé depuis le début des années 80.
La déflation est jugée politiquement, socialement, géopolitiquement, inacceptable. Le système n’y résisterait pas, l’ordre monétaire et impérial américain n’y résisterait pas. Donc, tout est fait pour créer de l’inflation, ce qui est le moyen, croit-on, de lutter contre les forces déflationnistes. D’où les printings, les QE, les monétisations de dettes souveraines, les monétisations de dettes hypothécaires, les achats de tout, absolument tout et n’importe quoi, au Japon.
L’idée est la suivante, on peut toujours s’opposer à la déflation et aux baisses de prix qui en résultent en balançant de la monnaie par hélicoptères, en avilissant la monnaie, en la diluant. Cette idée s’est révélée fausse parce que l’argent a bien été déversé par hélicoptères, mais il n’a pas touché le sol de l’économie réelle, il est resté suspendu dans les filets de la finance. Il ne s’est transmis à l’économie réelle que par le biais pervers du gonflement de la valeur des actifs, des assets, lequel gonflement, au lieu de se transmettre à l’économie, à Main Street, est resté cantonné dans la sphère financière, accentuant… les forces déflationnistes. En effet, si le prix des assets monte, cela veut dire qu’il y a une pression pour rentabiliser ces assets, pour soutenir leur valeur et on accroit la productivité, on licencie pour délivrer les cash-flows qui justifient les prix de ces assets.
L’une des clefs de notre scénario est la conviction de l’impossibilité du retour en arrière. Nous avons, dès 2009, dit que le monde allait bruler ses vaisseaux et c’est qu’il a fait. La politique, dite de fuite en avant, a considérablement aggravé les problèmes, mangé les amortisseurs de nos systèmes, usé les marges de manœuvre et alourdit le véhicule de l’économie mondiale. Les idiots du type Bernanke ont cru à un problème de batterie, il suffisait de recharger, de mettre sur un « jumper » et, grâce à l’étincelle, tout allait repartir, les fameuses « green shoots » allaient apparaître. Hélas, cela ne correspond à rien. Le système ne s’est pas arrêté pour une raison d’allumage ou de batterie, il s’est arrêté parce qu’un moteur trop faible ne pouvait plus tirer le fardeau, la remorque chargée de dettes, le boulet du passé. En jouant la fuite en avant, en chargeant encore plus la remorque de dettes, on ne fait qu’empêcher encore plus, obérer encore plus le redémarrage. Il faut vider la remorque, l’alléger, et non pas la charger plus. Comme ce n’est pas ce que l’on a choisi de faire, comme on a choisi et on choisit encore le contraire, on peut toujours monter la charge de la batterie, le convoi ne redémarrera pas.
Notre scénario donc assume que les forces de déflation, au lieu de se réduire, se renforcent et, en même temps, que le retour en arrière est impossible.Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que l’on va continuer jusqu’au déclic, au déclic de… l’inflation. Au déclic du changement de comportement des agents économiques. L’inflation va venir par le changement, non pas dans l’économie réelle, mais dans la tête des gens. Ils vont prendre conscience de l’impasse, des efforts sans succès des gouvernements et des banquiers centraux et… l’inflation va changer de nature. De tendance à la hausse des prix, elle va muter en tendance à la fuite devant la monnaie.
Ce ne sont pas les prix des biens et des services qui vont monter, non, on va progressivement avoir peur pour sa monnaie, son épargne et on va la convertir. Les maitres du monde jouent avec le feu, mais ils vont, c’est acquis, mettre le feu, allumer l’incendie. Les taux d’intérêt réels nuls, puis négatifs, les impôts et taxes, les pressions sur le secret bancaire, les menaces sur les dépôts bancaires, les souscriptions forcées aux emprunts d’Etat et d’agences, tout cela va peu à peu faire comprendre aux gens que le cash est menacé, ils vont le convertir. Le cash va partir à la recherche de sa contrevaleur, de sa protection. Nous vous conseillons de vous reporter à ce qui s’est passé à Chypre et se passe maintenant en Argentine.
Donc, dans le temps, il faut intégrer la dialectique. Forces de déflation colossales, mesures idiotes qui aggravent le mal, échec de ces mesures, mesures poussées à fond avec tous les risques associés, prise de conscience par les peuples de cette situation, perte de confiance et enchainement fatal qui conduit à la fuite devant la monnaie de papier, toutes les monnaies de papier, fuite par recherche de contrevaleur réelle de cette monnaie.
Il y a trois semaines, dans le New York Times, David Stockman, ancien directeur du Budget dans l’administration Reagan, concluait en ces termes un long éditorial sombrement titré «Crépuscule USA»: «Les États-Unis sont en faillite - fiscalement, moralement et intellectuellement. La Réserve fédérale a initié une guerre monétaire globale qui aura raison d’elle. Lorsque la dernière bulle éclatera, il n’y aura plus rien pour arrêter l’effondrement.»
Le facteur temps est essentiel, soyez-en persuadés, c’est sur le temps que tout se joue. Les Pouvoirs le savent depuis longtemps et ils n’en parlent jamais, mais c’est leur arme essentielle. Ils ont l’éternité -et l’irresponsabilité- devant eux alors que vous, vous avez un horizon court, limité. Mais il y a plus: les gérants professionnels jouent contre vous globalement, car ils ont dans les reins l’épée de la performance annuelle, c’est-à-dire l’épée du temps. Ils doivent avoir des résultats chaque année donc ils ne peuvent attendre, ils ne peuvent anticiper le long terme. Quand l’or baisse, ils doivent sortir de l’or, voilà un exemple, ils ne peuvent résister à la pression moutonnière de la profession. Et les Pouvoirs le savent, qui en jouent et matraquent de temps à autre les refuges pour empêcher la boule de neige du momentum de se développer. Seul un particulier qui défend ses avoirs, ceux de sa famille, peut prendre les bonnes décisions et s’y tenir, voilà le grand secret caché. Ce n’est pas une question d’intelligence ou de savoir, c’est une question de statut. Le statut du professionnel ne lui permet pas de se comporter de cette façon. La grande mutation, cela a été la professionnalisation de la gestion de l’argent des autres.
Si vous nous avez suivi, vous comprenez que, compte-tenu de la phase déflationniste intercalaire, encore en cours, il ne faut pas se départir de ses obligations et bonds; vous avez compris qu’un jour il faudra les vendre parce qu’ils ne vaudront que « monnaie de singe », bonne à tapisser les murs comme en leur temps les emprunts russes.
Vous avez compris que, compte-tenu du fait que personne ne connait le calendrier, il faut être prêt à tout, à tout moment
Et c’est la raison pour laquelle, depuis le début de la crise, nous disons : il faut une masse d’actions et ne pas y toucher, la bougeotte et la volatilité, si vous y touchez, vous tueront, vous ruineront.
Et c’est la raison pour laquelle nous disons : il faut une masse d’or physique chez soi et ne jamais regarder le prix pratiqué sur le marché ; le prix, c’est votre ennemi.
Et c’est la raison pour laquelle nous disons, maintenant que les craintes de confiscation des dépôts, de conversions forcées, de souscriptions forcées et autres violences se précisent, il faut une masse très importante de cash en coupures. Sur le cash en coupures, bien entendu, il faut répartir. Nous donnons la priorité absolue au dollar. Dans notre scénario, à un moment donné, il sera rare et cher. Mettez-vous marginalement en francs suisses pour sa commodité du stockage. Pourquoi marginalement seulement au franc suisse? Parce que la Suisse a fait le choix de s’arrimer à l’euro. Parce que, sur la voie qu’elle a choisie, la Suisse n’est plus maître de son destin. Parce que la disparition progressive de la rente financière aura des conséquences colossales, sous-estimées par les milieux politiques, lesquels n’ont pas compris comment leur pays fonctionnait. La Suisse s’est donnée pour modèle ce qu’il y a de plus mauvais en Europe. Et sa situation est déséquilibrée, donc vulnérable, à cause de ses banques globales et du bilan de la Banque Nationale Suisse.
Venons-en au dernier point, celui de la surévaluation des actions. Nous ne cessons de le mettre en évidence, les actions sont fortement surévaluées. Les raisonnements, en termes de primes de risque, comme ceux que tentent d’imposer les banquiers centraux et surtout la Fed, sont des escroqueries intellectuelles. Ils arriment la valeur des actions à celle des fonds d’Etat -qu’ils manipulent- et ce mode de valorisation inclut la dévalorisation qui interviendra lors de la perte de contrôle des taux longs. L’ancrage, la référence des emprunts d’Etat va tellement se déprécier que malgré une prime de risque apparemment élevée, les actions vont être vulnérables. Dire que les primes de risque sur les actions sont trop élevées, c’est oublier que le sous-jacent de la mesure, les fonds d’Etat, vont être laminés, détruits.
Par ailleurs, en termes de valeur fondamentale, le multiple cours bénéfice est délirant. On est à 24 fois les bénéfices moyens lissés de Shiller. Ce critère du bénéfice moyen lissé est le seul, sur le long terme, qui est valable pour l’investissement. C’est le seul qui donne des résultats pour guider l’investissement.
Enfin, pour terminer, rappelons que les bénéfices présents des firmes sont réalisés à partir de marges bénéficiaires exceptionnelles, supérieures de 70% à la moyenne historique et que l’on démontre que ces marges exceptionnelles sont organiquement liées à la crise, les déficits des uns -Ménages et Etats- ayant pour contrepartie, mathématique, les excédents des autres, les entreprises.
C’est parce que le coût de la demande est basculé sur l’Etat et que les ménages n’épargnent pas que les entreprises peuvent réaliser des profits fabuleux. On ne peut à la fois anticiper un jour une sortie de crise et, en même temps, un maintien de ce qui est produit par la crise, les profits exceptionnels.
Alors, pourquoi conseillons-nous de rester sur les actions? Parce que nous nous plaçons dans le cadre de la non-sortie de crise. Nous disons : il n’y aura pas de sortie de crise, la déflation va brutalement céder la place à la fuite devant la monnaie et, dans ce contexte, les firmes multinationales qui ont le pouvoir de fixer leurs prix, qui ont des marques et des produits solides, peu de dettes, vont constituer une protection relative. Nous disons relative comme le Merval argentin en ce moment protège de l’inflation en Argentine. Ou, comme ce fut le cas au Zimbabwe.
Un achat d’actions, ce n’est pas une opération binaire, il n’y a pas deux membres dans l’équation d’équivalence, il y en a trois, et on escamote le troisième, la monnaie. Il y a l’entreprise, le prix de l’action et ce en quoi le prix est libellé. Acheter une action, ce n’est pas acheter une part d’entreprise, c’est échanger du cash, nous disons bien de la monnaie, contre une part d’entreprise. Et si ce que l’on échange, le cash, la monnaie, ne vaut plus rien, ce n’est pas le cours de l’action qui monte, mais le cash qui se déprécie. Nous réintégrons la monnaie et sa délitation, son avilissement dans l’équation. Voilà pourquoi, dans la phase ultime, il faudra avoir des actions telles que décrites ci-dessus.
A noter aussi la dérouillée de l'argent de ce matin :
The Week Begins, And Silver Is Instantly Getting Destroyed
Business Insider, Joe Weisenthal, 20/05/2013 (traduire en Français )
L'argent est retombé à 0,55€ le gramme contre 0,20€ en 2000, et un plus haut de 1,05€ en 2011. Je sais pas jusqu'où il va tomber, mais dores et déjà, à ces prix, quand ça se sera stabilisé, il va falloir sérieusement songer à relouchifier...
Grave erreur de l'oligarchie babelienne en Italie.
En faisant un gouvernement de cohalition nationale, qui va continuer sa politique de spoliation, aux profit des diverses rentes habituelles, le système se grille en cassant l'illusion de la fausse alternance...
Italy's New Government Approval Rating Plummets From 43% To 34% In Three Weeks, Protests Return
As Reuters reports, it took just 20 days for Letta's approval rating to plunge by 25%, dropping from 43% at the start of the month to 34%, according to an SWG institute poll.
Et Grillo a encore monté, il est donné à 30% d'intentions de vote désormais...
Nous sommes arrivés à 25% lors des dernières élections sans les télévisions, je dirais même contre les télévisions et les journaux. Nous sommes aujourd’hui à 30% des intentions de vote dans les sondages honnêtes.
A noter également cette étrange page du Telegraph sur un sondage sur l'Europe au Royaume Uni, et qui a disparu entre temps, bien que citée dans un post de Mish (en même temps, 46% + 30%, ça laisserait 24% de sans opinion... )
Poll Shows 46% in UK Want to Exit EU, 30% Want to Stay In
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 18/05/2013 (traduire en Français )