mercredi 25 janvier 2012

Le complot des "baby-boomers"

Comment ils ont dépouillé leurs parents par l'inflation, et leurs enfants par la dette...

Le complot des "baby-boomers"
Les Echos, Rafik Smati, 24/01/2012 (en Français texte en français )
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Au fil du temps, certaines confréries ou corporations ont pu développer une influence telle qu’elles sont en mesure d’agir sur les grandes décisions. Quelle est donc cette caste, qui tient les gouvernements, les banques centrales, les sociétés multinationales et les grands groupes de médias ?

Depuis des siècles, il est une théorie qui donne lieu à de nombreux débats et alimente les discussions fantasmagoriques au café du commerce : il s’agit de la «théorie du complot». Disons-le tout net : l’idée qu’un petit groupe de personnes assises autour d’une table administre le monde n’a évidemment aucun sens. Nous vivons dans un monde de plus en plus insaisissable, organisé en réseau, avec une information qui circule en temps réel. Aucun groupe d’individus, composé d’esprits aussi brillants soient-ils, n’est en situation d'administrer et de régir le monde dans ce qu’il a de plus complexe.

S’il n’y a pas de complot au sens «conspirationniste» du terme, il se peut qu’au fil du temps certaines confréries ou corporations aient pu développer une influence telle qu’elles sont en mesure d’agir sur les grandes décisions. C’est le cas aujourd’hui : les démocraties occidentales sont dirigées par une caste très influente, qui tient les gouvernements, les banques centrales, les sociétés multinationales et les grands groupes de médias : «les baby-boomers». Vous l’aurez-compris, je fais allusion à cette classe d’âge née juste après la seconde guerre mondiale. Cette génération qui a fait «Mai 1968» ; cette génération d’enfants gâtés qui n’a connu ni la guerre, ni la crise, ni le Sida. Cette génération qui a toujours vécu dans l’abondance qui a caractérisé les «Trente Glorieuses».

Imaginez. Une période de près de 30 ans, entre 1947 et 1974, où la croissance économique avoisine en moyenne les 5,1% en France ; une période de plein emploi avec des taux de chômage de 1% ; une période où les avancées technologiques sont sans précédent. Dans cette période faste, l’inflation était galopante. Mais qu’importe : les salaires suivaient la même évolution. Il faut dire que cette forte inflation représentait un réel effet d’aubaine, car elle atténuait fortement l’impact des taux d’intérêt. Entreprises et particuliers pouvaient alors souscrire à des emprunts à des taux largement atténués, du fait précisément de l’inflation. Parfois même, il arrivait que l’inflation dépassait les taux d’intérêt, ceux-ci devenant alors négatifs !

C’est ainsi que toute une génération a pu se constituer un patrimoine immobilier avec une facilité inédite, et dans des conditions qu’aucune autre génération n’a pu et ne pourra connaître.

Les crises pétrolières des années 1970 mirent un coup d’arrêt brutal à cette dynamique. La croissance économique ralentit nettement, le chômage fit son apparition. La raison aurait été alors que cette génération accepte de réduire son train de vie. Mais comment voulez-vous devenir subitement responsable, lorsque que votre philosophie a toujours été de «jouir sans entrave», pour reprendre l’une des maximes de 1968 ? N’étant pas résolue à réduire son train de vie, cette génération a alors commencé à vivre au dessus de ses moyens. Les premiers déficits firent leur apparition et les dettes publiques explosèrent.

Dans les années qui suivirent les crises pétrolières, rien ne vint s’opposer à ce mouvement. Certains choix politiques ont même été enclin à l’accentuer : la décision prise en 1982 d’abaisser l’âge de départ à la retraite de 65 à 60 ans en dépit de toute considération démographique procédait de la même logique.

Plus symptomatique encore : les «baby-boomers» sont à l’origine de l’Euro et de la création de la banque centrale européenne. Je suis un européen convaincu, et je considère l’Euro comme ma monnaie. Son arrivée dans nos économies a été salutaire à bien des égards. Mais comment expliquer que le mandat principal confié à la BCE soit la lutte contre l’inflation ? Il y a une explication à cela : les «baby-boomers» ont compris qu’ils allaient progressivement passer d’un statut d’actif à un statut d’inactif ; d’un statut de travailleur à un statut de rentier. Or l’inflation, si elle peut aider les actifs à se constituer un patrimoine en limitant l’impact des taux d’intérêt, elle peut également porter lourdement préjudice à ceux qui vivent de leur rentes, à commencer par les retraités.

Or il se trouve que l’inflation, à condition qu’elle soit maîtrisée, est aujourd’hui un des leviers remarquables que nous pourrions utiliser pour insuffler une nouvelle dynamique aux économies occidentales. Elle permettrait d’atténuer le poids de la dette des États donc nous savons qu’elle est aujourd’hui l’un des principaux périls auxquels nous sommes confrontés. Une inflation réelle mais maîtrisée permettrait de valoriser le travail plutôt que le patrimoine ; de valoriser les travailleurs plutôt que les rentiers.

L’inflation pourrait donc contribuer à rétablir une justice économique entre les générations, et à redonner leurs chances aux jeunes générations. Qu’en est-il en effet des enfants des «baby-boomers» ? Ces enfants, nés à partir du début des années 1970 qui n’ont connu que la crise et le chômage? Dépendants de leurs parents, ils quittent de plus en plus tard le nid familial. Leur projet ? Trouver un logement décent à louer. Il faut dire que les «baby-boomers» sont propriétaires d’une très grande partie du parc immobilier. La demande est importante, mais l’offre est limitée. En conséquence, les prix de l’immobilier flambent. Et l’inflation n’est pas là pour atténuer l’effet des taux d’intérêts. Les enfants des «baby-boomers» se résolvent donc à emprunter sur des très longues durées, parfois trente ans, ou alors à louer. Louer à qui ? Aux «baby-boomers», encore eux, rendant cette caste encore plus riche et puissante !

Le vrai fossé, ce n’est donc pas tant celui qui oppose les riches aux pauvres ; les patrons aux salariés. Non, le vrai fossé, le plus puissant d’entre tous, c’est celui qui s’est installé depuis plusieurs décennies entre une génération de nantis et d’enfants gâtés, et les générations qui l’ont suivi. Fossé parfaitement entretenu par ce «complot» qui n’en porte pas le nom mais dont le moins que l’on puisse dire est qu’il agit encore avec force et détermination. Evidemment, il n’est pas politiquement correct de dénoncer ce «complot». Les esprits biens pensants vous rétorqueront qu’il est honteux de s’en prendre à des aînés qui ont tant fait pour nous. Il vous sera également opposé que parmi ces aînés certains vivent dans la misère, et que mon propos est pour le moins déplacé pour ne pas dire scandaleux. Mais les faits sont là : le patrimoine des plus de 50 ans excède de plus de 50% le patrimoine moyen, et leur revenu net est supérieur à plus de 15% au revenu moyen. Pourtant, aucune voix dans la classe politique ne viendra dénoncer cette injustice. Non que nos dirigeants émanent tous de la caste des «baby-boomers», mais tout simplement parce que les «baby-boomers» sont, contrairement à leurs enfants, des électeurs studieux et fidèles.

En ce qui me concerne, je fais partie de la génération des enfants des «baby-boomers». Mon discours pourrait donc paraître orienté, empreint d’un aveu de faiblesse ou de rébellion. Il n’en est rien. J’ai la chance d’être propriétaire et d’être libre professionnellement et financièrement. Mon propos n’est donc pas celui de quelqu’un de frustré ou d’aigri, mais plutôt celui d’un trentenaire qui ne se résigne pas à accepter l’idée que la génération de ses parents puisse puiser sa jouissance de la décadence de ce qu’il convient plus que jamais de dénommer le «vieux continent».

Excellent, bien qu'à mon avis, il ne comprenne pas bien que dans un monde déjà surendetté, et à la démographie en berne, l'inflation ça ne se décrète pas. Regardez la tronche des bilans des banques centrales. Et rien n'y fait... Il n'y a pas d'inflation. Il y a juste de la dévaluation... De l'inflation, non suivie par les salaires... Surtout qu'en plus la croulantocratie s'est indexée toutes ses rentes sur l'inflation importée...

C'est pas en faisant du touche pipi monétaire qu'on va pouvoir régler l'injustice. Va falloir rentrer dans le dur... S'attaquer au nominal... S'attaquer à la pénurie immobilière organisée, s'attaquer au nominal des retraites, s'attaquer au nominal des créances en assurance vie...

Ça va être politiquement intéressant tout ça...

19 commentaires:

  1. "C’est ainsi que toute une génération a pu se constituer un patrimoine immobilier avec une facilité inédite"

    Un ouvrier pouvait faire vivre sa famille avec son seul salaire et acheter une maison en même temps...

    La grosse différence entre les générations, c'est aussi la précarité qui frappe beaucoup de jeunes.

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  2. Une génération qui tend aussi à s'auto-cannibaliser. Cas des cinquantenaires qui ne trouvent plus de boulot, sous prétexte que les recruteurs eux même cinquantenaires les trouvent désormais inaptes et improductifs.

    Un cas pratique: une secrétaire de direction, 50 ans, 30 ans de métier dans la même boite, 3000 euros nets/mois (c'est mérité, elle connait tous les dossiers, les clients, la gestion...). Elle se fait virer, ensuite 2 petites jeunes inexpérimentées se font embaucher pour le même poste, mais au SMIC.

    J'ai constaté que c'est aussi souvent une génération qui pète plus haut que son cul. Ils croient souvent avoir tout fait, tout vécu, tout inventé... et que leurs enfants leur doivent tout sous prétexte de "solidarité". Exemple d'un petit reportage sur les mutuelles. L'une d'elle cible la génération des baby-boomers, population au fort pouvoir d'achat. Mais au bout de 10 ans, les soins augmentent, les cotisations explosent car les affiliés atteignent la 50aine. La direction a alors l'idée lumineuse d'essayer d'attirer des jeunes mutualisés pour leur faire payer une partie des soins des vieux. Voilà leur idée de la solidarité: on prend tout, et quand on commence à arriver dans la merde, on appelle les jeunes.

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    1. C'est valable pour les syndicats également. La seule chose qui les intéresse réellement, c'est de transférer du pouvoir d'achat des nouveaux aux anciens...

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    2. C'est la génération Madoff, ils font des ponzis de partout.

      Mais peut-être reproduisent t'ils ce qu'ils considèrent comme la normalité, ce qu'ils ont vu pour leurs propres parents, qui ont fait 4 enfants. Sauf que eux n'ont pas fait 4 enfants...

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  3. Exact pour les syndicats.

    Quand un plan de licenciement a lieu, les jeunes recrutés ou intérimaires ne font absolument pas le poids face aux vieux mammouths syndiqués dans les négociations. Les représentants vont tout négocier pour eux mêmes et leurs vieux potes d'usine ; les jeunes ils n'en ont absolument rien à foutre, ils se font enfumés.

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  4. "le patrimoine des plus de 50 ans excède de plus de 50% le patrimoine moyen, et leur revenu net est supérieur à plus de 15% au revenu moyen"

    On pourra probablement dire la même chose dans 50 ans au profit des jeunes d'aujourd'hui...

    L'auteur de l'article n'a certainement pas vécu cette période qu'il voit comme un paradis. Pour donner une idée: C'était en 1960, j'ai commencé à travailler dans une compagnie d'assurances comme rédacteur, j'avais 18 ans, le niveau BAC et mon salaire était de 320 francs mensuel (équivalent à 600 euros d'aujourd'hui); C'était à Paris et le prix d'une simple chambre meublée tournait entre 150 et 200 francs (soit autour de 300 euros). J'ai acheté mon premier costume 6 mois plus tard, à crédit avec la caution de ma soeur car il valait 600 francs (soit plus de 1000 euros !!!). Certes il était beau et presque taillé sur mesure mais quand même, le textile a bien baissé de nos jours...

    C'était le lot d'un bon nombre de jeunes de l'époque et c'était probablement pire pour beaucoup d'autres. C'est souvent eux, comme cela a été mon cas, qui vers l'âge de 25 ou 30 ans ont été les plus volontaires pour étendre dans les entreprises le mouvement des étudiants de 1968.

    Bref, il est difficile de comprendre la réalité d'une époque au travers d'idées générales.

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    1. Sachant qu'aujourd'hui avec un niveau BAC vous avez simplement le droit de dormir sous les ponts, au mieux travailler chez McDo.

      De plus, les salaires étant indexés sur l'inflation (très élevée) à votre époque, vous n'avez pas du rester à 320 francs bien longtemps.

      Donc si de votre côté vous souhaitez également "comprendre la réalité" il serait bon que vous fassiez l'exercice mentale de transposer votre situation initiale de 1960 à celle d'un jeune de 18 ans en 2012.

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    2. "Sachant qu'aujourd'hui avec un niveau BAC vous avez simplement le droit de dormir sous les ponts, au mieux travailler chez McDo."ça me choque d'entendre une betise pareille!tu es jeune alors tu attends qu'on t'offre un emploi et oh!les vieux sont odieux,ils refusent de te l'offrir!
      ça ne te viendrait pas au cerveau qu'un jeune peut se bouger le cul,essayer de créer une société,en racheter une avec des prets,passer un concours administratif,inventer un produit etc..?non il préfere aller sur face book ou regarder les séries sur m6 jusqu'a trois heures du mat.faut arreter avec cet espèce de misérabilisme.

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    3. Y a juste un détail, créer une boite en france. Si tu ne connais pas le secteur, les maires... et tout le tralala. Tu oublies!!! Rien qu'avec les papiers tu peux abondonner.
      Si tu es comme dans ton cas dans les années 60, tu n'as pas d'argent--> donc tu ne peux pas vraiment faire du pret vu que tu n'as rien en face. Tu fais quoi? macdo... ou tu fais maçon, electricien...

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    4. @Anonyme Papy-Boomer de 11:51 : c'est moi la phrase du McDo. Merci pour vos précieux conseils mais dans mon cas j'ai déjà un emploi (ingénieur) et je me suis battu pour l'avoir.

      Je constate juste que vous vous plaignez de votre situation des années 1960 alors qu'à condition égale vous seriez SDF de nos jours. Vous vous permettez de donnez des conseils aux jeunes (créer sa boite, inventer, bla bla) que vous n'avez même pas tenu vous même. "Faites comme je dis mais pas comme j'ai fait".

      Vous vous êtes contentez de jouir de la situation de l'époque et son faible taux de chômage ce qui permettait au dernier des illettrés de décrocher un emploi. Bref, les vieux de l'époque (la génération de mes grand-parents) vous ont "offert un emploi" (je reprends votre expression), privilège que vous refusez catégoriquement aux jeunes d'aujourd'hui. Vous ne faites que confirmer une fois encore que la génération des 68-tards est une caste d'égoistes-jouisseurs-décadents.

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  5. Formidable, on remplace la théorie du complot par la bonne vielle méthode du Bouc émissaire

    Inflation maitrisée?.Encore un concept creux.L'inflation est une subvention pour les riches dixit les économistes suisses.Quand va-t-on enfin dire que la France ne pourra pas rembourser ses dettes ?.

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  6. La jeunesse pleure alors qu'elle a tout les atouts pour se battre. Certes il y aura des victimes mais il en a toujours été ainsi...

    A défaut, il lui suffit d'être patiente, voire très patiente, les "papy-boomers" finiront bien par mourir !!!

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  7. "La jeunesse pleure alors qu'elle a tout les atouts pour se battre. Certes il y aura des victimes mais il en a toujours été ainsi..."
    regardez l'Europe du Nord. Eux sont arrivés à une gestion collective beaucoup plus libérale et démocratique. Nous on en est encore aux années 70, seul paradigme qu'est capable de comprendre à l'intelligence plus que limitée. On est vraiment un pays décadent.

    "A défaut, il lui suffit d'être patiente, voire très patiente, les "papy-boomers" finiront bien par mourir !!!"
    Non ! Parmi les jeunes, ceux qui hériteront ne sont pas ceux qui se font dépouiller. Et puis, en quel honneur les papy boomers auraient t'ils droit à 30 ans de pillage supplémentaire pour eux mêmes ?

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  8. A Disco Tonio

    En Europe du Nord, on se suicide beaucoup. C'est probablement les vieux qui se sacrifient pour laisser la place aux jeunes !!!

    Quant aux droits des papy boomers il faut noter que les pensions se réduisent déjà de jour en jour depuis au moins une dizaine d'années sans amélioration, à priori, pour la jeunesse.

    Le problème est probablement ailleurs, mais où ?

    Maintenant, si c'est vraiment une question de génération alors il faut proposer des solutions extêmes digne du National Socialisme et là on entre dans une autre histoire...

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    1. Oui voila pile poil. Faut faire des camps pour les vieux. C'est exactement ça.

      Bon sérieusement, vous vous lassez pas avec votre éternel argument du retour au heures les plus sombres de notre histoire ?

      Vous avez rien d'autre en rayon ?

      Ca commence à être franchement usé et grotesque comme procédé de dénigrement...

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    2. Tiens, encore l'argument fallacieux des taux de suicide élevés en Europe du Nord !!

      La vérité n'est pas très difficile à trouver : http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_suicide_rate

      A part la Finlande qui est un peu au-dessus de la France, tous les autres (Suède, Danemark, Norvège, Allemagne, Pays-Bas, etc...) sont bien en-dessous de nous.

      Donc désolé, c'était bien essayé mais va falloir trouver autre chose que d'insulter l'intelligence des lecteurs de ce blog.

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    3. le probléme est double en france:l'etat est obèse ET la finance est obèse.qui nourrit on en priorité malgré les apparences:la fonction publique et la finance.

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  9. A DiscoTonio

    Certes, le présent peut se construire sans référence historique mais alors que faire-(encore une fois, si le problème est une question de génération...)-, pour transférer rapidement les avoirs des papy boomers ( évidemment des profiteurs...) vers la jeunesse (évidemment laborieuse et discréminée...).

    "S'attaquer a la pénurie immobilière organisée, s'attaquer au nominal des retraites, s'attaquer au nominal des créances en assurance vie..." dit l'article. Vaste programme sans mode d'emploi dont les moyens pratiques pour y parvenir risquent, comme c'est presque toujours le cas, de conduire à des conséquences non prévues (comme on dit: il y a loin de la coupe aux lèvres...) et c'est en cela que l'expérience et l'histoire peuvent parfois être utiles...

    Encore une fois, je ne pense pas que les problèmes actuels soient une question de génération.

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  10. Allez un bon vieux déterrage des familles !
    Il est évident que le coût des retraités est un problème majeur en France. Rien qu'en pensions et en santé on est à 500 milliards par an, soit pas loin de 25 points de PIB (sur les fameux 57).
    Il suffit de jeter un vague coup d’œil aux conditions subies par les différentes cohortes pour l'évidence saute aux yeux. Les boomers (grosso modo 1945-1960) se sont effectivement gavé de toutes parts en laissant leurs vieux crever dans la misère. Puis ils se sont gavés (et se gavent) comme des cochons sur le dos des X (grosso modo 1961-1980) en les faisant payer leurs grasses pensions (car les boomers n'ont que très peu cotisé, les taux ayant vraiment augmentés à partir des années 90) et en leurs vendant/louant leurs actifs en bulle (notamment immobiliers). Il reste tout de même quelques miettes aux X et ceux-ci spolient aujourd'hui les Y (notamment à travers la dégradation sans précédent du marché du travail, et donc des salaires, conditions de travail etc...).
    Et non contents de leur forfaiture, les boomers s'exonèrent totalement de la "solidarité intergénérationnelle" (comprendre spoliation des jeunes par les vieux) et s'amusent à moquer leurs cadets (fainéants, facebook, etc). Ils nous renvoient enfin à de faux problèmes (État, fonctionnaires, immigrés, insécurité, etc).
    Vous pouvez rigoler, mais le conflit de génération va continuer à prendre de l'ampleur. Un jour peut être nos jeunes en auront marre de gaver des improductifs ingrats et iront réquisitionner ce qui leur reviens de droit.
    Ce jour là il ne fera pas bon être vieux :-)

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