lundi 30 janvier 2012

Some very special central banking



Alors que la vélocité V de la monnaie s'effondre, Pour garder M x V constant (et donc P x Q et éviter la déflation), les banques centrales ont partout augmenté M0, la base monétaire, sans que M3 ne bouge pour autant, alors que la monnaie crédit est massivement remplacée par du M0... cf à ce sujet mon post sur le grand remplacement de la monnaie crédit par de la monnaie de banque centrale et son implication en terme de prix sur les gros actifs comme l'immobilier ou sur le paquet de spaghettis...

Quelques gaphiques sur le sujet :

La base monétaire américaine
Les-Crises.fr, Olivier Berruyer, 30/01/2012 (en Français texte en français )
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Un graphique très intéressant qui rapporte le bilan des banques centrales au PIB (ou si vous préférez, qui fait un rapport entre le stock M0 et le flux M x V)...
Chart of the Day: Central Bank Balance Sheet as Percent of GDP: Fed, ECB, BOJ, BOE
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 26/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Living In A QE World
The Big Picture, 27/01/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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4 commentaires:

  1. Tu peux développer un peu disco ? J'ai lu ton ancien papier et en termes de conséquences ça donne quoi à part augmenter le prix des spaghetti et dégonfler la bulle immo ?

    Selon toi on va vers une hyperinflation à la Weimar ou vers la stagflation des 70's ?

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  2. Difficile de tout saisir, puisqu'il ne s'agit ici non pas d'économie, mais quasiment de magie noire.

    Ce que j'en ai compris:
    Les banques commerciales fonctionnent sur le système de réserve fractionnaire ; un système à réserve de X% signifie que les banques doivent détenir X en cash pour 100 d'actifs (créances de dettes, actions, obligations...). Sachant que ces banques récupèrent ce X% en cash soit directement en le puisant (d'une manière ou d'une autre) directement dans le stock déjà en circulation dans l'économie, ou bien en empruntant à un taux très bas à la banque centrale.

    Une banque centrale jouit d'un statut particulier, puisque c'est elle la première créatrice de monnaie. Sans banque centrale, pas de monnaie. Donc parler d'une réserve pour la banque centrale me parait juste être une boutade. J'irai jusqu'à dire qu'elle a tout les droits, elle fait ce qu'elle veut et elle emmerde tout le monde. Si elle veut imprimer et donner à qui elle veut sans rien en échange, elle peut. Si elle veut prêter à 0%, elle peut. Elle met en route la planche à billets à ça roule.

    C'est pour cela que les graphiques proposés par le Nain, ne font référence à aucune réserve, mais sont soit exprimés en valeur absolu, soit en % du PIB (c'est histoire de le comparer à quelque chose d'autre). Ces graphiques montrent le volume de ce que les banques centrales ont acheté récemment, en essayant de trouver un référent intéressant, celui qui doit nous faire comprendre que ce système va dans le mur.

    Donc en résumé, récemment les banques centrales ne cessent de bouffer des actifs (des titres, des contrats, des promesses...), alors que c'est pas censé être leurs rôles. Elles bouffent des choses, on ne sait même pas vraiment ce que c'est : obligations, créances d'états... On peut juste supposer que c'est du papier plutôt avarié dont personne d'autre ne veut ou ne peut.

    Alors hyperinflation ou déflation ? Ni l'un ni l'autre. Ca veut juste dire que le système des banques commerciales est grippé, gelé, à bout de souffle. Elles ne financent plus rien et ce sont les banques centrales qui ont pris le relais (encore une fois, ce n'est pas leur rôle). Elles portent donc le système à bout de bras, en essayant de racheter des actifs (pourris ?) et par là même injecter du cash frais. Autant dire que si elles s'arrêtent, tout s'effondre (le Dow, le CAC, les états...). Si elles continuent, alors on fait encore semblant que tout va bien, on s'extasie devant les bourses subventionnées qui montent, les états en faillite (limite zombie) qui réussissent encore à s'endetter, et on regarde les entreprises fermer et licencier pendant que les banques jouent à 1-2-3 soleil.

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  3. Oui Ced mais le 2e cas de figure a bien une fin.... ça peut pas durer indéfiniment. Les bilans des BC deviendront tellement chargés et pourris que la confiance finalement s'envolera... et alors BOUM ! FUITE DEVANT LA MONNAIE, HYPERINFLATION etc.

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  4. Ce ne sont pas les banquiers, les politics ou les gérants de hedge-fund qui vont se plaindre. Ils sont tous subventionnés par les banques centrales, histoire de sauver les apparences. Donc la fuite du système ne viendra pas d'eux, au contraire, ils feront en sorte de garder leurs privilèges le plus longtemps possible. Cela durera autant que les déclassés le supporteront. Les gens jetés au chômage et les patrons de PME qui n'ont plus de financement: voilà qui devra encore supporter la contraction de l'économie.

    Or les banquiers centraux et les gouvernements ont tout un tas de petits boutons à manipuler (des variables d'ajustement) pour jouer la partie la plus longue possible. Si ils veulent une déflation, ils peuvent la provoquer à l'aise (suffit de couper le robinet). Par contre une hyperinflation me semble difficile: actuellement la façon la plus efficace de la provoquer serait d'injecter du cash dans les salaires et les entreprises réellement productives. Mais ce n'est absolument pas dans le dessein de la caste qui tient les commandes: ils n'ont pas intérêt à dévaluer leur cash en réserve ; par contre ils doivent se régaler à l'idée de mettre à genoux certains états et à grandir l'armée de chômeurs de réserve.

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