| Ces baby-boomers qui cultivent leur confort sur le dos des plus jeunes |
Les Echos, Pascal Ordonneau, 19/02/2012 (en Français )
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La génération des "Baby-boomers" a-t-elle soigneusement organisé son ascension puis la défense de ses intérêts contre celles qui lui succédaient ? Peu importe, si on convient que les générations qui suivent sont dans une situation inégale, infériorisée par rapport à leurs prédécesseurs. Le livre"Les Génération déshéritées" décrit la situation et propose explications et solutions. Sans concession.
C’est un thème montant que celui de la crise intergénérationnelle où on montre que les « baby-boomers » ont tiré une large couverture à eux laissant, dans le froid et la nuit, les générations suivantes, celles de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Cronos, de retour, dévorerait sa progéniture en toute tranquillité.
Il est utile cet ouvrage que livre Mickaël Mangot car, par quelque bout qu’on le prenne, le sujet est bien là et s’installe dans un débat qui ne concerne pas uniquement, comme on le pense trop souvent, la question du financement des besoins des générations par les ressources des autres, mais des questions de civilisation et de prise de conscience qui tournent autour de ce qu’on nomme "progrès et acquits".
Pourtant, citant Saint Mathieu, « car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il n’a pas », l’auteur montre que la situation des générations qui ont suivi celle de 1946 s’est fortement dégradée, à ce point que les seniors à la retraite sont, en France les mieux lotis d’Europe et les jeunes de 15 à 24 ans, les moins bien.
« Cette génération (celle des "baby-boomers") a vécu au-dessus de ses moyens pendant sa période d’activité et la dette est là pour le rappeler ». Cette simple remarque conduit à une conclusion en forme de condamnation à l’encontre d’une véritable « spoliation intergénérationnelle….. ».
Il multiplie les chiffres et les courbes qui montrent en détail que «Le bien-être extraordinaire des baby boomers s’est (…) construit sur le dos des plus jeunes, via notamment des politiques qui n’ont pas respecté une nécessaire équité entre les générations ». Parmi les nombreux exemples, celui très sensible aujourd’hui de la dette « souveraine » : rapportée par habitant en terme de salaire moyen net, elle équivalait à deux mois et demi en 1970 et à un an, aujourd’hui.
En dérive un problème de société : « Aujourd’hui le déclassement scolaire toucherait autour d’un jeune sur quatre (et entre 35 et 40% des titulaires du seul baccalauréat) au niveau du salaire ou au ressenti du salarié. » L’auteur n’hésite pas. Il sait qu’il gratte là où ça fait mal : « Un jeune sur quatre occupe un emploi pour lequel il est surqualifié ». Un développement bien documenté sur la question de l’ascenseur social montre que les générations présentes ne bénéficient plus d’aucun espoir solide de faire mieux que leurs parents.
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pour traduire automatiquement les liens avec google)



c'est marrant, les vieux disent toujours qu ils ont commence a travailler a 16 ans., alors que nous nous ne trouvons toujours pas de travail a 25 ans. normal ils ont tout delocalise en chine.
RépondreSupprimerArrêter de râler !
RépondreSupprimerDu boulot il y en a partout. Il faut juste accepter de se lever tôt et d'accepter de commencer en bas de l'échelle.
Trouver un poste à 18 ans il n'y a rien de plus facile.
La France est un pays rempli de feignants.
Vous devriez les remercier car cela laisse de la place à ce qui souhaitent travailler.
Réveillez vous et ouvrez les yeux.
Pays rempli de feignants, au premier rang desquels les Papy Boomers bien sûr. Il suffit de les observer dans le monde de l'entreprise : une productivité d'huître, des méthodes de travail archaïques, fossilisés dans leurs croyances des années 70, incapables de trier un tableau sur une colonne, et, cela va sans dire, les mieux payés de tous. De véritables boulets qui tirent ce pays vers le bas.
SupprimerLes pauvres taisez-vous !
RépondreSupprimerPas de chômeurs, que des fainéants.
Il suffit de faire esclave dans la restauration pour survivre. C'est quand même pas compliqué, non ?
Ah le baby-boomer qui vient faire la morale...Le gars qui a commencé grouillot sans même son bac en poche, qui est aujourd'hui chef de service, et qui vient balancer du "faut accepter de se lever tôt, faut accepter d'être en bas de l'échelle"...Il vient dire ça aux caissières diplômées de master en gestion qui resteront caissières, aux hôtesse d'accueil Master LEA qui le sont "en attente" depuis 5 ans, aux BTS manutentionnaires depuis 4 ans...T'as pas lu l'article? L'ascension sociale, c'est fini! Au bout de 3 ans on te dit que ton diplôme est périmé, et on embauche un des chanceux qui ont eu la chance de trouver un poste correct à la sortie des études pour être ton chef! Quand à la soit disant fainéantise des jeunes...Je suis partie à l'étranger pour trouver un boulot, horaire légal 44h régulièrement dépassé, 16 jours de congés par an...Tu reviens pleurer avec tes 40h hebdomadaires et tes 4 semaines de congés payés?
RépondreSupprimeril n'y a jamais eu d'équité entre les genérations en france,ce n'est pas un fait nouveau,cela date du moyen age
RépondreSupprimerAh bon ?
RépondreSupprimerParce que moi, je me lève tôt, et je bosse dur (éducation militaire oblige), pourtant je ne trouve pas de travail... et pôle emploi n'est pas d'une grande aide.
Même quand j'acceptai d’être déclassé et de commencer en tant que technicien, je ne pouvais pas à cause de conventions collectives à la c*n...
tu as raison sur les conventions collectives.si personne ne veut de toi ,une solution:monte ton entreprise ou rachetes en une a crédit.si les banques t'embetent pour le crédit il existe le microcrédit ou l'état....beaucoup de gens sont déclassés en france ,ça n'est pas un drame ,des injustices il y en a toujours eu,l'argent n'est pas tout sinon on serait tous traders
Supprimer@Anonyme
RépondreSupprimerTu as raison.
Tente les concours de la fonction publique. Même pour catégorie C (payé en dessous du SMIC !), il y a un bon tiers de Bac+3 à Bac+5. C'est dire la galère...
Du temps de mon grand père, c'était près de 4 postes pour 1 candidat... et personne n'en voulait tellement c'était mal payé par rapport au privé.
j'ai posté sur les échos :
RépondreSupprimerJe peux vous parler d'un cas tout à fait ordinaire en France :
- Couple né en 1950,
- profs Capes en 1972 à 1500€/mois (équivalent aujourd'hui),
- qui achètent un 100m2 neuf (juste avec leur salaire) en primo accès en petite couronne bien placé,
- qui finissent de travailler en 2005 après 33 de "bons et loyaux services" (11ème échelon à 3000€net/mois),
- qui touche 80% en retraite de leur dernier salaire indexée sur l'inflation,
Combien ont-il versé au "pot commun" pendant 33 ans de travail en compensation de leurs 20 ans d'études et de leur 30-40 ans de retraite à 2500€/mois ? Pas le dixième de ce que doivent leur verser les jeunes travailleurs sous payés.
Le compte n'y est pas. Le contrat intergénérationnel est brisé. Ce que les boomers se sont promis sur le dos des "pas encore nés" est nul et non avenu. Cette classe d'âge surreprésentée a démocratiquement obtenue tout ce qu'elle voulait (et c'est bien normale en démocratie) au détriment des autres générations (elle a rincé ses parents par l'inflation et verrouillé son patrimoine et ses rentes par la stagflation...) et de l’intérêt nationale supérieur à moyen terme.
En vampirisant les jeunes actifs par un immo bullesque, des rentes tout azimute et un remboursement des intérêts de dettes souveraine (qui sert à faire fructifier son capital, même 3% c'est trop cher payé...) asphyxiant pour les états, elle scie la branche sur laquelle son propre confort repose.
Tout cela va très mal finir, car le jour où les jeunes méritants (et pas les jeunes humanistes masqués) en auront vraiment assez, tout basculera dans l’excès inverse (la Terreur de 1792 !) et là, il ne fera pas bon être grabataire...
Donc, 2 solutions pour les boomers :
- soit ils comprennent et acceptent leur propre déflation pour maintenir le système.
- soit il leur explosera à la figure à terme.
Depuis des années (2005) que je m'intéresse au sujet, j'ai compris qu'ils ne lâcheraient rien (par ignorance ou incompréhension du problème).
PS : je ne blâme pas cette génération car j'aurais probablement fait la même chose à sa place. Mais, peut-être aurais-je eu la finesse tactique de lâcher un peu de leste aujourd'hui pour maintenir jusqu'à ma mort mon confort mal acquis...
Beaucoup de gens en train de geindre et de s'apitoyer sur leur sort dans les commentaires... Des français quoi, qui se croient plus intelligent que les autres pays ou les gens sont moins payés, mais aussi moins caractériels en étant autant formés.
RépondreSupprimerLa situation est ce qu'elle est !
Si vous voulez gagner plus ou trouver du job, il faut vous former, être astucieux... faire un effort sur vous même, peut être quitter ce pays de loosers et arrêter de perdre votre temps avec ce type de commentaire de pleureuse bien confortable expliquant que la faute c'est les autres... Bref vous sortir les d...gts.
Sinon la restauration et le batiment ont du mal à recruter.
Pays de jeunes et vieux prétentieux assistés, gatés et paresseux !
Houhouuuu, faut redescendre sur terre... Les brésiliens, chinois and co sont en train de vous l'expliquer.
oui !
RépondreSupprimertout ca va mal finir, tres mal finir.
la solution passe par la crise, la dure, la violente.
car les problemes sont inextricables !
Yongtai