mardi 21 février 2012

Pendant ce temps à Pékin

Bon je commence par ce post ci, parce que là, on touche le fond dans le mercantislime le plus crétin et non coopératif...

La Chine, avec son excédent commercial gigantesque, se lance dans une sorte de TVA sociale pour assurer la croissance continue de ses exportations...
Meanwhile, China Moves From Currency Wars To Trade Wars
ZeroHedge, 21/02/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Because as China Daily reports, "Chinese exports are set to get a tax boost." Translated: even as China pushes the CNY higher in infinitesimal and irrelevant increments to appease US Congress, it has just taken out the trade stimulus bazooka. Why? "Export tax rebates will be increased this year in response to an export decline triggered by the European debt crisis. The move, which Commerce Ministry officials said will be implemented when the time is appropriate, will be the first increase since 2009." Still think Europe is fixed? China's answer: nope.


La visée hégémonique de la Chine, par Antoine Brunet
Le blog à Lupus, 16/02/2012 (en Français texte en français )
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Nous suivons depuis longtemps Antoine Brunet. Son obsession anti chinoise mérite attention. La thèse de BRUNET est que la Chine fait tout pour nuire aux américains et aux européens. Il pense que les Chinois veulent nous asphyxier et vassaliser, ce que nous pensons également. Les Chinois sont nos compétiteurs stratégiques et à long terme ils veulent supplanter les deux monnaies de réserves , dollar et euro et promouvoir le yuan. Cela ne fait aucun doute. En attendant ils se servent périodiquement de l’or pour affaiblir le dollar, et ils maintiennent un taux de change trop élevé de l’euro pour nous asphyxier.
Sans cesse les chinois parlent d’aider l’Europe et ils ne font jamais rien, en revanche ils empêchent l’euro de baisser alors que cela ferait du bien en ces temps d’austérité.
La thèse de Brunet mérite d’être mise dans un coin et de rester présente à l’esprit.
Nous avons fait attention et nous avons remarqué la répétition des coïncidences des déclarations chinoises avec les événements et de fait cela est troublant. La Chine tout en proclamant qu’elle nous aide ne fait rien pour nous et nous met les bâtons dans les roues . Les déclarations d’avant hier soir sont un élément de plus au dossier.



Et comme on me l'a fait remarquer en commentaires, vous apprécierez de vous mêmes...
Visite écourtée de Fabius en Chine
Le Figaro, 21/02/2012 (en Français texte en français )
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L'ancien premier ministre français Laurent Fabius a écourté aujourd'hui sa visite en Chine où il n'a été reçu par aucun des hauts dirigeants en tant que représentant du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, selon son entourage.

On sent bien là comment Hollande va faire plier la Chine   




Sinon, la bulle chinoise de fausse monnaie et de mauvais crédit n'en finit plus de gonfler... Pas étonnant que devant une telle inflation de mauvaise dette, les taux d'intérêt réels sur l'épargne soient négatifs. Vous imaginez ça ? Dans un pays à 10% de croissance, la rémunération réelle de l'épargne est négative. Ça me fait penser à wiz qui expliquait sur la bulle-immo que dans le triptique producteur/entrepreneur/investisseur, on pouvait fort bien se passer de l'investisseur, c'est à dire de l'épargnant. C'est le choix de la Chine visiblement. Et elle a choisi un régime de monnaie fondante...

Reste à voir la qualité du crédit émis à foison par tout ce système étatique. Et vue l'inflation (la fonte), ça ne laisse pas augurer du meilleur...

Mais cette politique (comme celle du yuan sous évalué) participe clairement du déni qui est fait aux chinois d'avoir droit à la prospérité par leur travail et par leur épargne. Les dirigeants chinois ne cherchent pas la prospérité immédiate pour leur peuple. Ils poursuivent un autre objectif. Ils visent beaucoup plus haut qu'une réussite à la chinoise ou à la coréenne. Cf Antoine Brunet plus haut.

Les chinois sont en guerre. A la Sun Tzu, ils cherchent la victoire sans morts. En guerre économique donc. Et leur populaiton subit des privations de guerre en conséquence.

Pas étonnant dans ces conditions d'épargne, que la Chine, pourtant première productrice d'or, soit aussi la première importatrice à 600 tonnes par an...


Trappe à dettes : La Chine va restructurer les dettes locales
Le blog à Lupus, 15/02/2012 (en Français texte en français )
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La Commission chinoise de régulation bancaire (CBRC) envisage de restructurer une partie des dettes des collectivités locales en Chine, qui s’élevaient fin 2010 à 10.700 milliards de yuans (1290 milliards d’euros), a rapporté mardi le China Daily. Près de la moitié du montant de ces prêts, soit 4.460 milliards de yuans, devaient être remboursés cette année mais une grande partie des provinces et municipalités ne pourront pas faire face à leurs échéances.


China Exports "Grim"; Bad Loans Rise in Fourth Quarter; China Cuts Bank Reserve Requirements; Looking for Miracles
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 18/02/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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Given the previous misguided stimulus efforts in China, it is not surprising to discover Chinese Banks’ Bad Loans Rise in Fourth Quarter.

Chinese commercial banks’ bad loans increased in the fourth quarter of last year, highlighting pressures the lenders face in maintaining asset quality as the economy slows.

China Cuts Bank Reserve Requirements

Bad loans or not, in an attempt to keep its faltering economy together, China Cuts Bank Reserve Requirements.

China cut the amount of cash that banks must set aside as reserves for the second time in three months to spur lending as Europe’s debt crisis and a cooling property market threaten economic growth.

China's Problems

  • Inflation
  • Bad loans
  • Property bubbles
  • Massive problems with SOEs State Owned Enterprise
  • Pollution
  • Unsustainable growth


Loosening lending standards is the very thing that fueled property bubbles, price inflation, bad loans, and gargantuan problems with SOEs. For more on the SOE problem, please see China Financial Markets: When Will China Emerge From the Global Crisis?

Looking for Miracles

Damn the consequences, central banks everywhere inevitably respond to slowdowns with two actions: print money and loosen lending standards. That holds true for the US, China, Europe, and Japan.

There are no miracle cures because printing money and loosening lending standards are why we are in this global fiscal mess in the first place.


Chine: Debt is harmony et paix sociale/objectif de croissance de 14% de la Masse Monètaire
Le blog à Lupus, 21/02/2012 (en Français texte en français )
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La Chine a fixé à 14% son objectif d’expansion de la masse monétaire M2 (agrégat large) pour 2012, contre un objectif de 16% en 2011, a rapporté la banque centrale sur son site internet.

La situation financière de l’empire du Milieu est globalement saine, avec un endettement public inférieur à 20% de la richesse collective (PIB). Sans oublier que Pékin a accumulé un joli pactole pour les jours difficiles, soit quelque 3000 milliards US en réserves monétaires. C’est le plus grand trésor du monde.

Mais on connaît mal les dettes des gouvernements régionaux, qui ne sont pas comptabilisées dans le budget national. D’où la source des inquiétudes actuelles.

Les collectivités locales ont emprunté massivement après la crise financière 2008-2009 pour relancer l’économie grâce à la construction d’infrastructures et à des programmes immobiliers. Cependant, une partie de ces projets est d’une rentabilité douteuse. En Chine, les collectivités n’ont pas le droit d’emprunter. Pour contourner les règles, elles ont créé des structures obscures appelées «plateformes de financement» (il y en aurait plus de 8000), qui empruntent en leur nom auprès de banques. Or, ces fonds régionaux ont pompé depuis deux ans des milliards dans des projets immobiliers qui, au plan financier, se fissurent à vue d’oeil avec le dégonflement de la bulle immobilière.

Faut-il rappeler que Pékin impose, depuis un an, diverses restrictions pour endiguer la spéculation immobilière. Du coup, l’État a indirectement mis à mal plusieurs administrations régionales. Ces dernières ont d’importants portefeuilles immobiliers, surtout des terrains qu’il faut revendre pour rembourser des dettes. Le problème, c’est que ce marché s’est effondré. Selon le China Index Academy, le nombre de ces opérations a diminué de moitié en un an dans les 300 principales villes du pays. Les prix des terrains ont baissé d’environ 30%, une chute plus vertigineuse que la baisse des prix des logements, car les promoteurs hésitent à acquérir les terrains. La situation menace aussi plusieurs banques, qui ont prêté aux villes et aux provinces. Citigroup a déjà évalué que 20% de ces prêts seraient potentiellement irrécupérables.

Surtout que les problèmes financiers des régions viennent assombrir le portait économique chinois, qui laisse voir plusieurs bavures. À preuve, voici quelques indicateurs récents:

- Les investissements étrangers directs (IDE) en Chine ont diminué en janvier pour le troisième mois consécutif, a-t-on appris jeudi. Le pays a attiré 9,9 milliards US en IDE, un montant en baisse de 0,3% sur un an. Les investissements provenant de l’Union européenne ont eux plongé de 43%.

- L’indice PMI dans le secteur des services a montré un net recul en janvier, tombé à 52,9, contre 56,0 en décembre.

- Et la Chine a enregistré en janvier son excédent commercial le plus élevé en six mois (27,3 milliards US). Une bonne nouvelle? Pas vraiment, car celui-ci résulte d’une chute de 15% des importations (sur un an) tandis que les exportations diminuaient de 0,5%.

Bref, les affaires ne vont pas à merveille pour le dragon chinois.

Le dernier bilan économique apporte des motifs supplémentaires aux autorités pour qu’elles soutiennent la croissance. Samedi, la banque centrale chinoise a d’ailleurs annoncé qu’elle réduira le ratio de réserves obligatoires des banques (d’un demi-point de pourcentage à 20,5%) pour alléger les restrictions sur le crédit.

Une baisse des taux d’intérêt suivra-t-elle sous peu? Qui sait.



Et pour conclure, avec de vrais morceaux de Peak Everything :
La Chine pèse de plus en plus lourd sur les marchés agricoles
Le blog à Lupus, 21/02/2012 (en Français texte en français )
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“La Chine est un pays majeur dont la moindre intervention sur la scène internationale fait bouger les cours et cela devrait encore se renforcer dans les années à venir”, estime Benoît Labouille, analyste pour Offre et Demande Agricole (ODA), société française de conseil aux professionnels du secteur. L’ex-empire du Milieu a déjà renversé le marché du soja avec des importations qui ont triplé depuis 2004 pour atteindre aujourd’hui 60% des échanges mondiaux.

Tout a changé avec la hausse de la consommation de viande des Chinois. “Comme il faut sept protéines végétales pour produire une protéine animale, la multiplication des troupeaux entraîne mécaniquement une envolée de la consommation de maïs notamment”, explique Mme Hicter.

Seule solution pour le pays: aller chercher des terres arables hors de Chine, d’où une course aux terres en Afrique, en Nouvelle-Zélande et aux Philippines.

Dans ce contexte, le pays a encore dû concéder l’an dernier une brèche dans sa politique d’autosuffisance en important du blé fourrager d’Australie, de nouveau pour l’alimentation animale.

2 commentaires:

  1. http://www.realpolitik.tv/2012/02/herve-juvin-bienvenue-dans-la-crise-du-monde/

    Une analyse intéressante sur la conquête des terres arables, cette nouvelle colonisation qui ne dit pas son nom et les conflits que cela va engendrer.

    (et au passage un super site géopolitique)

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  2. un article bien puant anti chinois de la part de brunet.qui met le monde a sac aujourd'hui:goldman sachs ou les chinois?la volonté d'hégémonie est présente chez tous les pays,et probablement bien plus chez les occidentaux que les chinois

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