jeudi 26 avril 2012

France : une vague de plans sociaux qui attend la fin de la présidentielle

Les entreprises n'ont même pas jugé utile d'avoir recours au chômage partiel. L'emploi est insauvable pour elles...

Xavier Lacoste - Directeur général d'Alixio
BFM Business, 26/04/2012 (en Français texte en français )
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8 commentaires:

  1. Bonjour,

    Pour suivre les futurs plans sociaux, la Direction du Travail et ses antennes départementales DDTE sont de par la loi prévenues quand un plan social est validé par un groupe/une entreprise.

    Tout cela est ensuite transmis aux organismes sociaux.

    La polémique est donc bien réelle car les services administratifs font alors des projections et des provisions. C'est parois utile une Administration...

    Pour ce qui concerne le choix ou non d'un plan social versus le chômage partiel, je dirais que cela dépend surtout de la taille et de la richesse de l'entreprise/groupe.

    Si nous parlons d'un toute petite entreprise, c'est assez triste mais peu d'alternative. Pour une PME et en fonction de son secteur, certains choix douloureux sont à prévoir.

    Par contre, les grands groupes cotés, là il faut faire tomber une hypocrisie - financière/fiscale/gestion humaine.

    Financière, car la productivité est regonflée par un plan social quelque soit la filiale, le fameux principe de rationalisation "faire mieux avec moins". Tous les experts comptables et Direction Financière le savent. De plus, le plan social est auto financé en un an parfois...

    Hypocrisie Fiscale : les plans sociaux ont des exonérations fiscales pour les salariés et pour l'entreprise surtout quand ce dernier se transforme en plan de départ volontaire...Regardez avec curiosité pourquoi la Société Générale a plus de 2000 départs volontaires alors que seulement 800 postes si je puis dire sont "à supprimer"...Les comportements humains sont souvent très rationnels. La soupe est bonne tout simplement et c'est OPEN BAR!

    Hypocrisie de la Gestion humaine car il n'est pas rare de voir un plan social se lancer avec des prestataires dans la filiale ou le groupe. Ces derniers n'y sont pour rien mais il y a bien là une hérésie sur la gestion humaine. Les prestataires resteront en plus des salariés précaires même après la fin du plan car il ne faut surtout pas regonfler les effectifs quand vous devez montrer aux actionnaires que "vous faites mieux avec moins"...

    Dernière hypocrisie RH, conjuguer des heures supplémentaires et du chômage partiel est aussi un grand signe de mauvaise gestion mais de très bonne gestion fiscale (les heures sont défiscalisées, le chômage partiel est en partie financé par nos taxes et impôts, donc l'entreprise ou le groupe coté se réjouit de cette optimisation fiscale LEGALE...)

    Ne jamais oublié la souffrance de licencier...parfois !

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    1. Oui... Mais toutes ces dérives (et déviances) dont vous parlez ne constituent pas des causes... mais de simples effets.

      Voilà pourquoi il est inutile même de chercher à comprendre toutes les nuances entre plan social et chômage partiel, j'en passe et des meilleures.

      Il faut plutôt s'intéresser aux causes.
      -pourquoi les grands groupes licencient ?

      -pourquoi les PME aussi... même si elles sont souvent contraintes d'attendre le plus longtemps possible.

      etc.

      Voilà le coeur du problème.

      La rentabilité structurelle des PME/PMI baisse lentement mais sûrement en France. Un vrai drame.

      Donc, ne pouvant se développer elles n'embauchent pas. Lapalissade.
      Et ensuite, il suffit d'une période de récession... et là elles licencient.

      Bilan : l'emploi est doublement perdant.

      Conjoncture morose voire mauvaise + rentabilité dans les chaussettes + carcan règlementaire délirant (code du travail) + insécurité juridique (les prudhommes sont là pour t'exploser la gueule, toi salaud de patron) = LA FAILITTE.

      Game over.

      Pourquoi voulez vous qu'il y ait encore des fous (des cons ? ) pour investir et surtout créer des emplois dans ce pays de merde ?

      Ca n'aura bientôt plus aucun sens.

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    2. Un article passionnant au sujet de l'Allemagne.

      http://tinyurl.com/6o73zyb

      -Merckel voudrait des élections anticipées, qui donneraient une coalition CDU et socialos du SPD... qu'elle dirigerait, car elle n'est pas réellement CDU (convervatrice), car formée en ex RDA, elle pratique l'entrisme à merveille, mais demeure au fond une étatiste.
      Ses actions depuis 2008 l'ont prouvé.

      -elle se débarasse ainsi du FPD (les vrais libéraux), qui n'étaient pas contents avec les bailouts, et qui se prennent tôles électorales sur tôles électorales (la prochaine début mai)etc.

      Eh oui, car les Allemands, comme les Français, ne sont pas "libéraux". Ils veulent le ponzzi, la rente, la belle vie à crédit, le status quo.

      ... et elle pourrait ainsi continuer sa politique, fondamentalement crapulesque, la même depuis 2008. En association, avec les nouvelles crapules, du style Hollande en France.

      Ajoutez au dispostif le père Draghi à la BCE en mode supercharge, Monti, etc...

      Une bien belle union !

      C'est pas beau, ça, comme plan hein ?

      Merckel est un véritable animal politique, qui cache son jeu sous des extérieurs d'aimable mégère, et avec des discours en constante contradiction avec ses actes.

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    3. "Pourquoi voulez vous qu'il y ait encore des fous (des cons ? ) pour investir et surtout créer des emplois dans ce pays de merde ?

      Ca n'aura bientôt plus aucun sens."

      Il y aura toujours des humains avec une soif de dominer plus importante que la moyenne. (chez beaucoup de patrons, cela relève de la pathologie)

      Les patrons ne sont en aucun cas une espèce menacée.

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    4. C'est votre obsession qui relève de la pathologie...

      On parle économie, le monde s'effondre... et vous continuez avec vos "salauds de patrons dominateurs qui s'en foutent de l'argent qui veulent juste écraser les gentils employés" !

      Vous vous rendez compte de l'énormité de ce que vous racontez ?

      Bien sûr qu'il doit y avoir des patrons psychotiques... mais c'est quoi le rapport avec la choucroute ?

      Les gens sont flippants. Vous êtes flippants.

      Vivement que je me casse en Suisse, en haut, sur une montagne. Ca devient irrespirable.

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    5. C'est la soif de dominer qui te fais choisir le haut d'une montagne ?

      Oui, ça devient irrespirable... la faute à qui ?

      Quand les capitalistes font n'importe quoi, et perdent toute décence, c'est toujours les rouges et les bruns qui reviennent.

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  2. http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100016668/europe-faces-japan-syndrome-as-credit-demand-implodes/

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  3. Re bonjour,

    Etant la personne qui a écrit le 1er commentaire, je venais juste clarifier certains points. Primo, mon explication donne un éclairage sur l’émission radio qui relate des coups de téléphones entre le Ministre du Travail et certains groupes pour retarder les futurs plans( aucune preuve...). Secundo, si les causes des plans sociaux ne sont pas présentées, vous en connaissez beaucoup. Je peux juste dire, entre autres, que les causes sont toujours multiples et très particulières :débouchés quasi nuls dans certains métiers, forte concurrence dans certains secteurs, situation financière fragile pour les très petites PME et PME, crédit crunch pour les PMEs... Pour les grands groupes, je ressort une source vérifiable et constante - leur CA est pour plus de la moitié fait en dehors de France et forte pression actionnariale...parlez à certains patrons qui ont coté leur entreprise, ils vous disent tous qu'il y a un "avant" et un "après"...Pas de procès binaire entre les salariés et le patronat. Par contre, ne soyons pas dupes sur certaines dérives qui sont selon moi malsaines ( cf mon post).

    Bonne lecture

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