mercredi 18 avril 2012

Revue de presse européenne

En vrac...

L'Italie adopte la règle d'or. Mais dans le même temps, ils repoussent d'un an la date de retour à l'équilibre budgétaire.

On sera rigoureux ! Très !!! Mais plus tard... Toujours plus tard...

Le gouvernement espagnol n'arrive pas non plus à tenir ses finances publiques largement aux mains des régions. Et menace de reprendre la main sur les budgets régionaux.

Et la divergence nord sud en zone euro qui s'aggrave toujours plus :
The European North-South Divide Is Exploding
ZeroHedge, 17/04/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
While a lot of time is spent scrubbing through the details and nuance of each and every macro data point, auction result, earnings comment, central-banker hint, and politician's demeanor, from the top-down the imbalances created by the euro between the North and the South are, in Michael Cembalest's opinion, skyrocketing. They are far greater than any that preceded the Euro, even during the bouts of inflation and devaluation which beset the South in prior decades. Nevertheless, the region appears committed to soldiering on with it, despite the costs. These developments are amazing for a project like the Euro, which was designed to harmonize and sustain Europe’s post-war social, political and economic integration.




Le premier graphique, c'est le taux de chômage des PIIGS.

Le second, la croissance des pays du nord moins celle des PIIGS...

3 commentaires:

  1. Il ne faut pas se leurrer :

    La règle d'or, c'est la diminution de la dépense publique.
    Chose rigolote : la dépense publique est à peu près constante depuis 30 ans en terme de PIB.
    Ce qui baisse franchement en revanche, c'est les recettes...

    Une solution est donc d'augmenter les recettes, mais on revient toujours au même problème :
    1 : les pauvres sont par définition rincés, on ne peut pas les taxer de trop, ça ne rapporte pas et ça peut être dangereux.
    2 : les riches ont les leviers politiques et la mobilité des capitaux pour être peu ou pas taxés et de le rester.
    3 : les margoulins et autres truands, pauvres comme riches, ont les moyens d'esquiver l’impôt ou de ramasser les aides.
    4 : reste les cochons payeurs : les classes populaires à moyennes supérieures : ils sont pas assez pauvres, et pas assez riches. Et ils ont trop à perdre pour risquer la révolte.

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  2. "Chose rigolote : la dépense publique est à peu près constante depuis 30 ans en terme de PIB."oui mais ce qu'on rembourse c'est la dette publique,pas la dette par rapport au pib.quant au pib,il est surgonflé par l'industrie de la finance gonflée par les QE.le pib de l'économie réelle par habitant a du drastiquement baisser

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  3. Avoue Tonio que c'est croquignolet... Je me souviens tu étais très enthousiaste au sujet de Monti.
    ;-)

    Tu commences à comprendre que ce mec... ressemble à tous ces petits copains. Des crapules.

    L'"austérité" fondamentalement il n'en veut pas. Car ça lui coûterait son poste. Il dit qu'il en faut, qu'il fait des "réformes", blablabla... mais c'est du vent.

    Du vent comme en Grèce, Espagne avant lui. Comme en France.

    Toujours la même rengaine :
    -prévisions de croissance
    -révisions des prévisions (à la baisse)
    -plan de "retour à l'équilibre"
    -délai

    ... etc...

    Rincez, recommencez.

    La situation devient de plus en plus surréaliste. Au moins Hollande est plus cohérent : lui l'"austérité" il n'en veut surtout pas
    ;-)

    C'est moins pire que Draghi, Monti, Sarkozy, Merckel, Papandréou, Cameron etc.

    Anyway. Tant qu'on n'aura pas une baisse NOMINALE des dépenses publiques, on saura qu'on demeure dans le théâtre, dans le virtuel, le potemkine pour endormir les veaux.

    L'"austérité" c'est comme "la guerre c'est la paix".

    Il nous faut une baisse nominale, CQFD.

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