lundi 23 avril 2012

Revue de presse européenne

La chronique de Fiorentino sur le FMI qui organise un téléthon pour demander aux pays pauvres de filer du fric à la riche Europe :
L'édito de Marc Fiorentino
BFM Business, Marc Fiorentino, 23/04/2012 (en Français texte en français )
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On a déjà eu l'avertissement de Fitch sur la dette privée hollandaise. Maintenant, c'est la crise politique là-bas :
Aux Pays-Bas, la crise fait vaciller le gouvernement
Le Figaro, Jean Jacques Mevel, 22/04/2012 (en Français texte en français )
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Le soupçon s'alourdit sur la fermeté de l'Europe à remettre en ordre ses finances publiques: le gouvernement néerlandais, allié inflexible de l'Allemagne sur le front de la discipline collective, se retrouve sur un siège éjectable après l'échec, ce week-end, de six semaines de tractations afin de réduire son déficit.

Dans ce qui s'apparente à un coup de théâtre, le chef de l'extrême droite, Geert Wilders (PVV, Parti pour la liberté), a refusé samedi des coupes budgétaires «qui, dictées par Bruxelles, reviendraient à saigner les retraités». Geert Wilders, eurosceptique déclaré, n'appartient pas au gouvernement. Mais son départ prive la coalition minoritaire du premier ministre Rutte de toute majorité au Parlement. Sans le soutien du PVV, conservateurs et libéraux disposent à peine du tiers des députés.


En Italie, les partis mènent grand train
Le Figaro, Richard Heuzé, 22/04/2012 (en Français texte en français )
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Les Italiens sont à la diète, mais les formations continuent de recevoir de l'État des sommes folles.

La politique vit de la corruption. Pas simplement des scandales qui défraient périodiquement la chronique. Mais aussi des financements publics aux partis qui augmentent - paradoxalement - après chaque nouvelle affaire. De 0,35 euro par électeur et par an, le «remboursement» par l'État des «frais de campagne électorale» est passé à 4 euros lors des dernières législatives de 2008. Il pourrait même atteindre bientôt 6 euros.



Au Royaume Uni : Sans l’Euro et malgré une Livre fortement dévaluée le postulat de la relance par l’export vole en éclat
Le blog à Lupus, The Wolf, 21/04/2012 (en Français texte en français )
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Le déficit commercial continue de se creuser. Surtout avec les pays hors Union européenne.



Le déficit commercial britannique s’est à nouveau creusé en février, au-delà des anticipations des analystes, pour atteindre 8,8 milliards de livres (environ 10,6 mds EUR), portant un coup à la stratégie du gouvernement d’une reprise portée par les exportations.

Cameron et son gouvernement avaient dit compter sur une reprise des exportations pour compenser les effets du plan d’austérité qu’ils ont mis en place, alors que le chômage est désormais au plus haut depuis 17 ans.


Et comme si un mauvaise nouvelle n’arrivait jamais seule, les prix de l’immobilier au Royaume-Uni ont baissé de 1% au mois de mars, leur plus fort repli en plus de deux ans, selon les chiffres de la banque mutualiste Nationwide. Le prix moyen d’un logement s’est établi à 163.327 livres, d’après son baromètre immobilier mensuel. La baisse ressort ainsi à 1% en un mois, en données corrigées des variables saisonnières, un chiffre qui n’avait plus été vu depuis février 2010.

Baisse de l'immobilier, une mauvaise nouvelle ? Pour qui ? En tous cas, leur bulle, ils ont à peine commencé à la purger chez eux aussi...

Et malgré les résultats calamiteux de l’économie britannique l”agence de notation financière Standard & Poor’s (SP) manifestement partisane et pro anglosaxonne a annoncé que le Royaume-Uni ne risquait pas de perdre prochainement sa note maximale, une décision que le gouvernement a aussitôt interprété comme un encouragement à sa politique économique.

SP a ainsi confirmé la note de crédit maximale “AAA” du pays, associée à une perspective stable, signifiant qu’elle n’envisage pas de la baisser prochainement. “Le pays jouit également de la note maximale attribuée par deux autres agences, Moody’s et Fitch, mais celles-ci envisagent en revanche d’abaisser sa note souveraine.



Résurrection : L’Islande est le seul pays qui a tourné le dos aux banques et qui a gagné…
Le blog à Lupus, 21/04/2012 (en Français texte en français )
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Le gouvernement a signé un accord avec les banques, qui sont été partiellement nationalisées, pour annuler la part de l’endettement des ménages qui dépasse 110% de la valeur de leur propriété. De plus, en Juin 2010, un jugement rendu par la Cour Suprême islandaise a statué que les prêts indexés sur des devises étrangères étaient illégaux et que les familles n’étaient plus tenues de rembourser la part qui correspondait aux pertes de change de la couronne islandaise.

En juin 2011, l’Islande était revenue sur les marchés financiers, en émettant un emprunt obligataire de 1 milliard de dollars pour une durée de 5 ans à un taux proche de 5%. Les investisseurs ont manifesté à l’époque un grand enthousiasme, et ils étaient prêts à lui octroyer le double de ce montant.

L’Islande est le seul pays à avoir laissé ses banques faire défaut. Les citoyens ont même rejeté un paiement de 4 milliards d’euros au profit de la Hollande et du Royaume Uni par référendum. Ces défauts n’ont pas eu l’impact négatif sur les investisseurs et la capacité de financement du pays auquel on aurait pu s’attendre, et que les experts ont souvent brandi comme justification de la nécessité du maintien de la Grèce dans la zone euro.



Retour de la répression financière : Les gouvernements trouvent de nouveau des moyens de manipuler les marchés pour contenir les coûts de financement de la dette publique
Le blog à Lupus, 22/04/2012 (en Français texte en français )
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Voici un salvateur rappel de Carmen M. Reinhart datant de juin 2011 et un document extrèmement interessant mème si les travaux des auteurs ne tiennent pas totalement compte des carateristiques de la situation présente avec en particulier de tres gros créanciers internationaux comme la Chine, le Japon, les producteurs de Pétrole, la Russie: Ces creanciers ne se laisseront pas laminer voire ruiner avec la meme facilité que dans le passé. Il y a cette fois une forte composante géopolitque qui fait l’originalité de la situation actuelle de surendettement.

Vu le niveau record, ou presque, des dettes publiques et privées, il est probable que la réduction de la dette et des déficits publics restera le principal souci de la plupart des pays avancés pour l’avenir envisageable (Reinhart et Rogoff , 2010).

Tout au long de l’histoire,le ratio dette/PIB a été réduit de diverses manières, notamment :

   La croissance économique;

   Des ajustements de fond de la politique budgétaire (dépenses et fiscalité), tels que des plans d’austérité;

   Une déclaration de défaut ou la restructuration de la dette privée et/ou publique;

   Une flambée soudaine d’inflation (ce qui réduit la valeur réelle de la dette); et

   La répression financière, c’est-à-dire la décision officielle de réserver à des usages publics (et habituellement à des taux inférieurs à ceux du marché) les fonds qui seraient autrement allés à d’autres emprunteurs (encadré 1).

Comme ces méthodes ne sont pas mutuellement exclusives, il n’est pas rare que plusieurs soient employées en même temps. La répression financière a joué un rôle important dans la réduction du ratio dette/PIB après la Seconde Guerre mondiale et elle a récemment refait surface, en même temps que l’endettement public augmentait fortement, dans les pays avancés.

3 commentaires:

  1. Trois textes de l'OFCE sue la récession qui s'annonce :

    http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/#!/l-ofce-s-oppose-a-l-austerite-menee-par-les-autorites-europeennes-a45996669

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  2. à propos des Pays-Bas:

    “The Netherlands’ problem isn’t its public debt, which was 66% of GDP last year. The budget deficit in 2013 is expected to be around 4.6% of annual output—higher than the European Commission’s 3% ceiling but hardly an outlier in Europe these days. Rather, the Netherlands’ problem is the ongoing bust in real estate, which has saddled households with mortgage debt exceeding 100% of GDP. Total household debt stands at 249% of GDP, the highest in the euro zone.”
    Willem Buiter, Chief Economist Citibank

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052702303459004577359552117811814.html?mod=europe_opinion

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  3. Comme quoi la notation des pays par les états c'est juste bon à affaiblir la souveraineté des peuples..

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