mercredi 25 avril 2012

Revue de presse radio (mais pas que...)

Tout d'abord la chronique de Jean-Marc Daniel de ce matin, sur Saint Simon, et les origines du socialisme. Non pas comme une lutte de riches contre pauvres, mais d'abeilles contre frelons, de producteurs contre rentiers, la bureaucratie étant déjà très clairement identifiée du côté des rentiers :
La Chronique de Jean-Marc Daniel
BFM Business, Jean Marc Daniel, 25/04/2012 (en Français texte en français )
→ lien 


Eurostat a sorti hier des publications sur l'évolution du coût du travail dans les différents pays européens. En 10 ans, +20% pour l'allemagne, +40% pour la France. La France étant le pays au coût du travail le plus élevé en Europe, après la Belgique :
La Chronique de François Lenglet
BFM Business, François Lenglet, 25/04/2012 (en Français texte en français )
→ lien 

La balance courante de la zone euro dans son ensemble étant équilibrée, mais l'Allemagne étant très largement excédentaire à l'intérieur de la zone euro, sauf à organiser des transferts, il va donc falloir diminuer le coût du travail dans les pays déficitaires, et l'augmenter en Allemagne, sans pour autant dégrader la balance courante de la zone euro.

Bref, les allemands vont devoir gagner plus, les français moins, et que les allemands utilisent cet argent pour acheter des produits français...


Et au PS, on finit même à reconnaître qu'il y a un problème de coût du travail, cf l'interview d'Alain Rousset de ce matin :
Alain Rousset - Responsable du pôle « Production & Industrie » dans l'équipe de François Hollande et Président de la Région Aquitaine
BFM Business, 25/04/2012 (en Français texte en français )
→ lien 

Petite parenthèse également, mais sur BFM Business, ils parlaient aussi ce matin d'une ruée chez les notaires des vieux riches pour organiser des donations, de peur d'une hausse de la fiscalité sur ce point ci. Et c'est pas moi qui vais aller pleurer là dessus.

En revanche, dans l'interview de Rousset, vous apprécierez de voir comment il s'appuie sur les déclarations de Soros ou Roubini pour pousser à leur stratégie de "croissance" européenne... Je vous en avais déjà parlé, mais vous pouvez retrouver ces déclarations de Soros et Roubini sur le blog à Lupus.

Bref, de la grande politique de gôche qui s'annonce.

Croissance de papier bidon, distribution de wealth effect et de fausse monnaie aux kleptocrates, remontée bidon des marchés et de l'immobilier, et surtout, fabrication massive de conflit de générations, sur le dos de la dévaluation des jeunes et des productifs. Comme aux USA...

Heureusement que ce sont les candidats autoproclamés de la jeunesse, sinon, on pourrait se poser des questions...


Et on notera aussi que Draghi aussi a déclaré qu'il fallait de la croissance à tout prix :
Draghi (BCE)-La zone euro a besoin d'un "pacte de croissance"
Reuters, 25/04/2012 (en Français texte en français )
→ lien
La zone euro a besoin d'un "pacte de croissance" , a déclaré mercredi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE).

"Nous avons un pacte budgétaire. En ce moment, ce qui domine à mes yeux, c'est d'avoir un pacte de croissance (...) donc nous devons revenir en arrière et en faire un pacte", a-t-il dit devant la commission des Affaires économiques et monétaires du parlement européen.



Ou encore la Bundesbank qui annonce que l'Allemagne a besoin de 200 000 immigrés qualifiés par an... Ponzi démographique, quand tu nous tiens...
L'économie allemande a besoin de 200 000 immigrés de plus par an
Le Monde, 23/04/2012 (en Français texte en français )
→ lien
L'Allemagne a besoin d'environ deux cent mille immigrés de plus par an pour compenser son déclin démographique et soutenir sa croissance, estime la Bundesbank, la banque centrale allemande, dans son rapport mensuel, publié lundi 23 avril.

Cet apport régulier de main-d'œuvre étrangère devrait être associé à des réformes visant à prolonger la durée de la vie active et à faciliter la vie professionnelle des personnes avec enfant à charge, ajoute la Bundesbank.

L'Allemagne a déjà prévu de retarder l'âge du départ à la retraite à 67 ans et s'efforce d'attirer de plus en plus d'immigrés, notamment des travailleurs qualifiés, comme des ingénieurs, des informaticiens ou des infirmiers.

Tout le monde aura bien compris qu'ici, il s'agit de sauver les patrimoines bidon et les rentes de la croulantocratie et de la bureaucratie... Il faut de la croissance !!! Par tous les moyens ! Il en va du niveau de vie des vieux rentiers et des bureaucrates, et de la pérennité de leur fausse épargne en dette publique ! Surtout pas la déflation ! Beurk ! Et pourquoi pas une baisse de l'immobilier pendant que vous y êtes ? Ou pire encore, que les jeunes voient leur niveau de vie augmenter par déflation de la rente   

Bref, c'est l'impasse.

Le papy boom fait tout ce qu'il peut pour éviter de reconnaître l'inversion (nécessaire qui plus est au vu des ressources mondiales) de la pyramide des âges, faire tenir le ponzi des retraites et faire en sorte que les fausses promesses qu'il s'est faites soient tenues...


Je vous invite aussi à écouter cette interview d'Arthuis, qui à la toute fin, explique qu'ils sont prêts à recevoir au Modem les modérés d'une UMP qui exploserait, et à reconstituer un centre droit puissant :
Jean Arthuis - sénateur de la Mayenne
BFM Business, 24/04/2012 (en Français texte en français )
→ lien 

Et à l'UMP même, avec les déclarations de Juppé, on se prépare déjà à la branlée électorale qui s'annonce, et à la survie de l'UMP...


Enfin, pour finir, une interview d'Eric Saint-Frison sur l'automobile. Marché de 80 millions de voitures neuves, dont 20 millions en Chine. Chine qui a rouvert la grille qu'elle avait fermée aux constructeurs étrangers, pour Renault et sa voiture électrique :
Eric Saint-Frison - consultant automobile
BFM Business, 24/04/2012 (en Français texte en français )
→ lien 

37 commentaires:

  1. Ri-di-cu-le.

    Comme si les Chinois allaient "ouvrir la porte" au gentil Renault pour que le gentil Renault puisse vendre ses gentilles voitures électriques.

    Ce fanatisme est hallucinant. Ils se trompent tous depuis 15 ans sur la Chine... mais non à chaque fois ils recommencent :
    On a eu :
    -les trains
    -les avions
    -les centrales nucléaires
    -et maintenant les voitures électriques.

    Ah ah ah ah.

    Les Chinois ont bien raison de nous enfiler : on est tellement crétins.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En même temps, Renault a investi un max dans cette voiture électrique et ils n'arrivent pas à la vendre chez nous... Faut bien qu'ils rentrent dans leurs sous...

      Supprimer
  2. Jean-Marc Daniel, ou l'art du révisionnisme. Quand Saint-Simon parle de la querelle des frelons et des abeilles, il ne parle pas des petits fonctionnaires, ni des "ouvriers" de la fonction publique qui sont des producteurs, contrairement à ce que "pensent" les piches.

    Non, il parle des grands propriétaires - traduisez capitalistes - des notables, des hauts fonctionnaires, du clergé, des militaires gradés...
    Bref il parle de la noblesse qui s'est replacée dans l'administration.
    En somme, il ouvre la porte à Marx.

    Ensuite, il faut remettre le texte de Saint-Simon dans son contexte : la sortie de l'ancien-régime et le retour de la monarchie.

    http://www.philo.ac-aix-marseille.fr/formations/2003_2004/st_simon/abeilles/abeilles.htm

    En clair, ça n'a rien à voir avec la critique d'une fonction publique à laquelle on accède au mérite, par concours, qui est ouverte à tout un chacun s'il le souhaite, et qui participe largement du système productif.

    En tout cas pas moins qu'un informaticien.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Marx ne disait il pas que le capitalisme a tué le système féodale et que ce fut un système bien pire ?

      Vous défendez avec vos dents votre bout de gras, c'est bien tovarich !

      Supprimer
    2. Mais vous commencez à m'emmerder à la fin avec vos références marxistes.

      Je m'en branle de vos théories soviétoïdes qui sentent le rance.

      Moi je regarde juste qui bouffe gratos et qui en chie...

      Et force est de constater que le cœur des clientèles des partis de "gauche" ne sont pas les plus à plaindre.

      Vous pouvez bien essayer d'enfumer tout ce que vous pouvez avec votre pseudo culture et votre faux savoir, vous n'arriverez pas à effacer cette réalité que l'aristocratie syndicale du public et du semi public est une des castes de rentiers les plus puissantes et riches de ce pays.

      D'ailleurs, vous n'avez pas réussi à escroquer les vrais pauvres et les sans rente à ce premier tourd e la présidentielle. Et ils sont tous aller voter FN.

      Du coup, on sent bien que vous l'avez mauvaise...

      Supprimer
    3. Atterrissez les gars la fonction publique entre le salaire hors réel et la productivité inexistante c'est limite des emplois fictifs...dans certains services l'absence est la règle et la présence l’exception....
      De plus les fonctionnaires ne sont pas soumis a la mondialisation ni a être en concurrence avec les immigrés pour leur chère poste de "travail"....
      Ils sont payé grâce a l’impôt donc pèsent gens qui génèrent de la plus-value.Donc plus il y a de fonctionnaires moins les gens dans le privé ont d'argent voir même perdent leur travail.

      Le fonctionnariat est une rente au même titre que celle du capital.

      Supprimer
    4. Et ben faites comme en Espagne et en Grèce, virez les fonctionnaires et massacrez donc leur salaire pour relancer la production. LOL !

      Bande de niais.

      Supprimer
    5. Il ne s'agit pas tant que de juste baisser les salaires des fonctionnaires, mais de réformer la fonction publique pour en diminuer le coût et en augmenter la productivité, pour le même service rendu...

      Les fonctionnaires en trop, iront alors retrouver du travail sur un secteur privé qui aura été regaillardi par une baisse de la pression fiscale.

      Supprimer
    6. C'est donc tout ou rien?
      DiscoTonio a raison.

      Le bon sens suffit a regeler les problèmes c'est plus efficace que les usines a gaz en gnl.....

      Supprimer
    7. Parce que tu crois que dans les grands groupes privés, il y a moins de gaspillage que dans le public, sous prétexte que c'est privé ? Mais t'as jamais travaillé dans le secteur privé de ta vie ou quoi ?

      Et tous ces budgets communication et marketing qu'on utilise par réflexes sans se poser la question de leur efficacité, et tous ces doublons qu'on appelle "concurrence" et qui amènent les industriels à s'entendre, et tous ces types payés des fortunes pour couler les entreprises, et tous ces branlos d'actionnaires qui pompent les bénéfices en faisant trois clics sur Internet ?
      C'est pas du gaspillage, ça ?

      Faut vous rappeler qu'un instituteur produit, qu'un pompier produit, qu'un gendarme produit, qu'un militaire produit, et que, d'une manière générale, PAR DEFINTION, quand on a du travail, on est PAS un rentier, mais un TRAVAILLEUR.

      Mais plutôt que de faire une chasse rationnelle au gaspillage, qui touche l'ensemble de la société, à commencer par son hypertrophie financière, et qui touche également les léviathans publics et privés, tu préfères faire une chasse aux sorcières à l'ancienne.

      Version 80's.

      Paye ta modernité.

      Supprimer
    8. T'as pas l'air de comprendre que l'augmentation des emplois publics est un phénomène de compensation de l'inévitable réduction du nombre d'emplois privés à production égale, en cas de gains de productivité.

      Or, les gains de productivité ont été prodigieux, en 20 ans.

      à cause des gains de productivité, il n'y a PLUS ASSEZ de TRAVAIL pour tout le monde. Et on ne peut PAS augmenter notre stock de TRAVAIL, sauf en asséchant celui de nos voisins, à l'image de l'Allemagne ou en demandant à nos cousins de consommer comme des tarés.

      Tu peux comprendre la double limite à laquelle se heurte notre stock maximal de travail ou pas ?

      Supprimer
    9. "Le fonctionnariat est une rente au même titre que celle du capital"

      D'ailleurs, en Union Soviétique, c'était une société de rentiers.
      Des stakhanovistes de la rente.
      C'est bien connu.

      On lit vraiment N'IMPORTE QUOI, de nos jours.

      Supprimer
    10. T'as remarqué que le secteur privé licenciait à tour de bras, ou pas ?

      http://www.statistiques-mondiales.com/ue_chomage.htm

      Je t'invite à jeter un oeil aux taux de chômage des meilleurs praticiens de l'austérité. Les agents publics dégraissés ne retrouveront pas de travail, sauf du travail sous-qualifié qui sera sous-payé pour entretenir... le vrai ponzi que tu te refuses à voir.

      Supprimer
    11. "Et tous ces budgets communication et marketing qu'on utilise par réflexes sans se poser la question de leur efficacité, et tous ces doublons qu'on appelle "concurrence" "
      Si tu lisais réellement ce blog, tu aurais lu que je suis critique vis à vis de ça aussi.

      "PAR DEFINTION, quand on a du travail, on est PAS un rentier, mais un TRAVAILLEUR."
      Pas d'accord, on est un rentier quand on gagne en pouvoir d'achat plus que ce qu'on fournit. Ça peut concerner quelqu'un qui fait un boulot qui sert à rien ou qui est sur payé.

      "il n'y a PLUS ASSEZ de TRAVAIL pour tout le monde"
      C'te blague. On a 70 milliards de déficit commercial, on consomme comme des cons en parasite de la planète, et tu viens nous parler de pénurie de travail... Cette théorie du manque de travail, de l'impossibilité de croître, ce n'est qu'une tentative pour tenter de faire accepter l'état de sous compétitivité de la France et qu'on n'aille surtout pas remettre en question les rentes.

      "Je t'invite à jeter un oeil aux taux de chômage des meilleurs praticiens de l'austérité."
      Parce que c'est de l'austérité idiote. Ils coupent juste comme des cons dans les budgets t les services rendus. Ils n'améliorent pas la productivité et ne diminuent pas la fiscalité à service rendu égal, ils se contentent de réduire le périmètre, de diminuer la productivité, et de transférer les coûts au privé.

      Il faut redevenir compétitifs.

      La prospérité n'est pas un acquis social, ça se mérite.

      Et alors que les émergents nous rattrapent et ne s'arrêtent même pas pour pisser, si on ne vise pas l'excellence, notre pouvoir d'achat va irrémédiablement être bouffé par la hausse des MPs...

      Supprimer
    12. Ben, je te repose simplement deux questions.

      Dans ton merveilleux monde productiviste :
      Qui consomme ?
      Pour combien de temps ?

      Non parce que si tu penses que la bascule de la consommation des développés vers les émergents va se faire en claquant des doigts, tu te le fourres dans l'oeil.
      Et pas de consommateur, pas de producteur, désolé. C'est la vie.

      Et si tu crois qu'on va continuer à développer notre consommation privée (et donc, notre stock de production privée) dans un monde à ressources raréfiées, tu termineras aveugle plutôt que borgne.

      Je note que tu n'as pas relevé le Leviathan improductif de la Finance. Visiblement, ça ne t'intéresse pas.
      J'oubliais, tu n'as pas un gauchiss'.
      La Vraie Grande Rente, ça ne t'intéresse pas.

      "Un rentier gagne en pouvoir d'achat plus que ce qu'il fournit".
      Bienvenue dans le monde des rentiers alors, parce qu'on peut trouver des dizaines de milliers de type qui vont fournir plus de taf que toi, au tiers de pouvoir d'achat. Et finalement, c'est une définition qui conduit à nous considérer tous rentiers, dans un monde d'esclaves.

      Supprimer
    13. "Je note que tu n'as pas relevé le Leviathan improductif de la Finance. Visiblement, ça ne t'intéresse pas."

      Non mais sérieux, c'est une blague ?

      Bon allez, vous me fatiguez. Marre de répondre à des trolls velus...

      Supprimer
    14. Le secteur privé licencie dans les grands groupes mais pas dans les petites entreprises.

      "Et tous ces budgets communication et marketing qu'on utilise par réflexes sans se poser la question de leur efficacité, et tous ces doublons qu'on appelle "concurrence" et qui amènent les industriels à s'entendre, et tous ces types payés des fortunes pour couler les entreprises, et tous ces branlos d'actionnaires qui pompent les bénéfices en faisant trois clics sur Internet ?
      C'est pas du gaspillage, ça ?"

      La Bonne gestion c'est un des problème de nos sociétés mais le bon sens paye en général.

      L’austérité en partant d'un pays ou le pib est pompé a 56% il y a de la marge....

      ""Le fonctionnariat est une rente au même titre que celle du capital"

      D'ailleurs, en Union Soviétique, c'était une société de rentiers.
      Des stakhanovistes de la rente.
      C'est bien connu.

      On lit vraiment N'IMPORTE QUOI, de nos jours."

      Je maintient en union soviétique la phrase était "ils font semblant de nous payer on fait semblant de travailler"

      Et je maintient fonctionnaire c'est une rente pas un travail(j'exclue les flic pompiers et hospitaliers)

      "il n'y a PLUS ASSEZ de TRAVAIL pour tout le monde"

      C'est pas un gâteau le travail,plus t'es riche plus tu crée de travail autour de toi.
      tu veux des exemples si tu bosses t'as pas le temps d'aller faire tes courses ou de laver ton linge ou ton ménage ,si tu as assez d'argent pour vivre correctement tu peux faire bosser des gens pour ça.


      Les 70 milliard de déficit c'est justement a cause du manque de production de plus-value de production primaire a forte marge si tu préfères,ce que l'on ne fait plus en France car il y a trop de prélèvements sur les sociétés pour payer tout le train de vie de l’état fonctionnaire,secu,alloc et autre du même acabit.

      Supprimer
    15. Le gâteau, c'est pas le travail, c'est les ressources et la façon dont on les consomme. La répartition du gâteau ayant un impact direct sur le stock de travail. Et la réduction de la taille du gâteau, itou.

      Forcément, comme nous n'avons jamais vécu en système de rareté, les théories classiques sont plutôt de courtes vues sur ces questions.
      Et elles ont toujours pris le problème à l'envers, en partant du travail. Aujourd'hui, on se trouve confronter à un renversement.

      Vous avez une vision idiote du système soviétique. J'imagine que le lavage de cerveau pratiqué en occident y est pour beaucoup. Aussi peu innovante fut-elle, l'économie soviétique fut une grande force productive de la planète, et cela jusqu'en 1991.
      Pas mal pour une société composée à 100% de rentiers (selon votre redéfinition orwellienne du terme).

      En tout cas, à défaut d'avoir été efficace, on peut largement la juger comme ayant été tout aussi efficiente que la nôtre actuellement dans sa relation à ses propres ressources, notamment matérielles.

      Bien sûr, il faut avoir l'esprit un peu libre pour l'admettre.

      Supprimer
    16. "la planification économique stalinienne conduisit à une croissance élevée pendant les années 1930, la mobilisation de la période de la Seconde Guerre mondiale, et pendant les deux premières décennies de l'après-guerre. L'économie soviétique devint la deuxième plus grande en termes de volume de production après celle des États-Unis. L'URSS devint le plus grand producteur mondial de pétrole, charbon, minerai de fer, ciment, et acier. Elle était un des plus grands producteurs de manganèse, or, gaz naturel et d'autres minerais."

      Supprimer
    17. Je note que tu as esquivé les deux questions ci-dessus :

      Dans ton merveilleux monde productiviste :
      Qui consomme ?
      Pour combien de temps ?

      Non parce que si tu penses que la bascule de la consommation des développés vers les émergents va se faire en claquant des doigts, tu te le fourres dans l'oeil.
      Pas de consommateur, pas de producteur, désolé. C'est la vie.

      Et si tu crois qu'on va continuer à développer notre consommation privée (et donc, notre stock de production privée) dans un monde à ressources raréfiées, tu termineras aveugle plutôt que borgne.

      Débattre, ça t'intéresse, ou aimes-tu seulement polémiquer ?

      Supprimer
    18. "Je note que tu as esquivé les deux questions ci-dessus :

      Dans ton merveilleux monde productiviste :
      Qui consomme ?
      Pour combien de temps ?"

      Je n'esquive pas. C'est que j'en ai marre de répondre à tout ça...

      Si il y a bien un site qui s'intéresse au peak everything dans l'économie, c'est celui-ci.

      Maintenant, la rareté des ressources sera surtout subie par ceux qui ne seront pas capables d'être compétitifs et d'en faire le meilleur usage.

      Sauf à ce que les pays producteurs de ressources privilégient la consommation locale de ces ressources, même de manière sous compétitive (cf subventionnement ud pétrole), les ressources iront aux meilleurs et à ceux qui sauront en faire le produit le plus efficace en terme de rapport qualité/ressources. Et ces pays pourront en garder une part conséquente pour leur propre usage.

      Faut arrêter de gober de la pastille mondialiste à chaque repas, et de penser que le monde est un.

      Le monde est fait de nations qui se tirent la bourre. Et il y a moyen dans ce tirage de bourre d'être meilleur que les autres. Et les ressources iront à la Corée du Sud et à sa robolution, pas à la France...

      Il n'en reste pas moins qu'il n'y en aura pas pour tout le monde.
      Et il y en aura d'autant moins pour nous qu'on sera sous compétitifs.

      Supprimer
    19. "Le secteur privé licencie dans les grands groupes mais pas dans les petites entreprises."

      Heu... C'est en train de changer.

      La PME va attendre le plus possible... pour une raison très simple : licencier c'est la croix et la bannière.

      L'autorisation administrative de licenciement a été formellement supprimée dans les années 80... mais a été reconstituée par le mille feuille du code du travail et les prudhommes corrompus et gôchistes.

      Donc, la PME... reculera ce moment le plus possible.

      Certaines PME... n'ont même pas le choix : licencier coûte cher. Très cher.

      Si tu es déjà dans le rouge... eh bien tu ne PEUX PAS licencier. Donc tu attends. De crever.

      Les grands groupes ont des armées d'avocats pour s'occuper de toute cette merde. Ca passe en frais généraux.

      Mais je peux t'assurer... la rentabilité structurelle des PME/PMI était déjà très faible. Elle est en train de s'écrouler.

      La récession (officielle) les achèvera.

      On va vers des faillites très nombreuses.

      Ca fera autant de chômeurs en plus... qui auront du temps libre pour réfléchir au sens de la vie.

      Et pour se dire qu'ils se sont peut-être faits gentiment enfiler par 3 décennies de social collectivisme honteux.

      On va vraiment se marrer, je m'en réjouis d'avance.

      Supprimer
    20. Ah parce que tu crois qu'en situation de ressources rares, la plus grande armée du monde va se préoccuper de sa compétitivité ? LOL !
      Tu crois que l'URSS à l'époque, se préoccupait d'être "compétitif" ?
      C'est oui-oui, ton truc.

      Si tu bases ton système sur la compétition économique, je te promets que ce ne sont pas les "lois du marché" qui domineront, parce que les lois du marché ne sont amusantes que quand le gâteau grandit. ;)

      Du coup, clairement, la compétition n'est pas la voie pacifique.

      Mais sinon, tu n'as pas vraiment répondu.
      Tu pars du principe que, c'est différent.

      De fait, l'optimisation de la gestion des ressources signifie une diminution notoire de la quantité de travail nécessaire pour produire une quantité équivalente de biens/services (sachant qu'en plus, on devra sans doute produire moins de choses matérielles), donc, comment tu maintiens ton niveau d'emploi ? En faisant en sorte que personne d'autres sur la planète ne travaille ? En le captant compétitivement ?

      Et tu crois que ceux a qui tu le prends vont se contenter gentiment d'attendre, comme les grecs et les espagnols attendent gentiment les allemands ? Dreaaaamer. You know you are a dreaaaamer.

      Ton raisonnement est à la fois paradoxal et contradictoire.
      Il peut tenir la route à court terme et faire illusion.
      Il ne tient pas la route à moyen terme.

      Supprimer
    21. Vous avez une vision idiote du système soviétique. J'imagine que le lavage de cerveau pratiqué en occident y est pour beaucoup. Aussi peu innovante fut-elle, l'économie soviétique fut une grande force productive de la planète, et cela jusqu'en 1991.
      Pas mal pour une société composée à 100% de rentiers (selon votre redéfinition orwellienne du terme).

      En tout cas, à défaut d'avoir été efficace, on peut largement la juger comme ayant été tout aussi efficiente que la nôtre actuellement dans sa relation à ses propres ressources, notamment matérielles.

      Ça tombe bien je suis passé de l'autre coté du rideau de fer en 1987.

      On pouvait voir de beaux biens publics,(ou le tram avait la caténaire qui ne touchait plus le fil éclectique dans les virages a gauche...)

      On pouvait acheter de beaux produit d’équipements (un modèle d’état pour chaque produit mais certainement le meilleur car jamais renouvelé depuis la naissance du modèle)

      On pouvait acheter des biens culturels(ceux que le parti éditait et avait passé largement a la censure)

      On pouvait acheter du caviar a un prix dérisoire.

      On ne trouvait pas de quoi manger dans les magasins(d’État)mais par contre chaque payants vendait sa production personnelle au marché noir a un prix prohibitif...

      On avait enfin des personnes médecin a bac + 8 payés au même prix que les balayeurs....(je ne juge pas la valeur intrinsèque de chaque métier mais juste le fait que le niveau d’engagement pour réussir n'est pas franchement le même...)

      Mais c'est vrai que ne pas avoir a bouffer et être tout le monde pareil au niveau des salaire c'est une réussite qui pousse les gens a l’excellence.

      Supprimer
    22. "De fait, l'optimisation de la gestion des ressources signifie une diminution notoire de la quantité de travail nécessaire pour produire une quantité équivalente de biens/services"

      Une diminution au niveau mondial certes.

      Mais ça ne dit rien pays par pays, de la part du travail et donc des revenus qu'ils auront. Et on peut même avoir le plein emploi chez les meilleurs (cf la Corée du Sud).

      Supprimer
    23. ET bien dans ce cas, n'espère pas la paix entre les nations.

      Supprimer
    24. "Et pour se dire qu'ils se sont peut-être faits gentiment enfiler par 3 décennies de social collectivisme honteux.On va vraiment se marrer, je m'en réjouis d'avance."

      Tu voulais bien sûr dire, puisque tu ne ré-écris pas l'histoire, 3 décennies de dé-collectivisation et de libéralisation économique financées à grand coup de contributions publiques...

      Il n'y a que les truffes qui confondent la socialisation des pertes et des frais liés à la libéralisation avec du socialisme, de l'Etat providence, et du collectivisme. Surtout que quand on regarde les flux, ces trente dernières années, les flux publics sont allés en grandissant vers les premiers déciles et les grandes entreprises.

      Quant à trouver ça drôle...

      Supprimer
    25. C'est fou le nombre de gens qui sont passés de l'autre côté du rideau de fer deux ans avant la chute de l'URSS et qui se font un avis sur le système dans son ensemble. Moi, je suis allé faire un tour en Grèce et en Espagne, il y a deux jours, pour juger de la réussite du capitalisme. Des logements vides à profusion, des magasins fermés de partout, et 25% de chomage. Et la réussite du capitalisme russe est également des plus brillantes, avec une espérance de vie en continuelle diminution.

      Mais la question n'est pas là. L'URSS n'a jamais réussi à développer de société de consommation, et il en est socialement mort, donc jauger son appareil productif sur la consommation est quelque chose d'assez idiot. Son appareil productif a toujours été centré sur les biens de première nécessité, la santé et les dépenses militaires. Et sur ces trois points, ça n'a pas mieux, ni moins bien marché que le capitalisme le plus débridé. L'espérance de vie en URSS était au niveau des pays occidentaux, la puissance militaire, itou.

      En ce sens, c'est assez comparable à Cuba, l'embargo en moins. Bien sûr, en terme de confort matériel, de voitures, de télévisions, et de merdes bling-bling, c'est la pénurie. Mais si on analyse objectivement en terme d'efficience sur ce sur quoi le système productif s'est concentré, il n'y a pas eu de grandes différences.

      En quant à juger de l'allocation des ressources en terme qualitatif, je crois qu'on peut dire que le capitalisme est tout aussi merdique que le communisme. Les deux systèmes sont à mettre à la poubelle.

      Supprimer
    26. Il serait sans doute temps qu'on développe une lecture non-idéologique de ce que fut l'économie soviétique, une lecture impartiale qui puisse expliquer pourquoi tant de gens en sont encore nostalgiques, malgré le fait que c'était un système pourri.

      La guerre froide est maintenant finie depuis plus de 30 ans.

      Supprimer
  3. Bref, qu'est-ce qu'il faut pas faire pour éviter qu'on ne regarde du côté des vrais frelons modernes : les rentiers du capital.

    RépondreSupprimer
  4. un petite tour du côté Grande-Bretagne, où tout va .... bien, ah ben non en fait

    http://www.leparisien.fr/economie/royaume-uni-en-pleine-cure-d-austerite-la-recession-revient-25-04-2012-1971229.php

    RépondreSupprimer
  5. C'est de plus en plus saisissant ; il faudrait idéalement quadrupler le budget de la culture

    RépondreSupprimer
  6. Disco : "Bref, les allemands vont devoir gagner plus, les français moins, et que les allemands utilisent cet argent pour acheter des produits français..."
    Je te rappelle que les cousins germains n'achèteront jamais français sauf du lvmh et encore, yaka voir les hollandais en camping en France, ils achètent tout au pays-bas...
    La vie est ainsi faite, amen, donc comment on réequilibre la balance courante ? En baissant les salaires ? (du privé, du public...), ça ne change rien (cf. italie, grece, uk, espagne). Le seul pb de l'Europe actuelle c'est l'euro. Disco, à 2,5€ le litre de super et 50000 euro la vw golf, je te garantie que la "transition energetique" du pékin moyen va se faire rapidos. Certes, on aurait de l'inflation mais n'est ce pas l'euthanasie des rentiers et le symptome d'un pays qui va mal et qui de facto est obligé d'agir pour s'en sortir (cf argentine, islande et même ta chère corée)
    L'euro nous fait vivre dans l'illusion de richesse alors qu'on est des assistés temporaires comme la grenouille dans l'eau qui bout. Tout le reste n'est que du baratin. Ta vision de la société française est la bonne mais rien ne changera, yaura tj des rentiers et des mecs comme nous pour payer. Si ça te rend malade, passe un concours et planque toi mais attention le moral des fonctionnaires aigris explique notre consommation de psychotropes, se sentir utiles aux autres pour de vrai n'a pas de prix même qd on est informaticien du privé.
    J'en profite pour demander publiquement à quoi nous sert l'euro aujourd'hui, en quoi est il un avantage, un "rempart" (à quoi ???), si il a été en quoi que ce soit un avantage pour le pekin moyen que je suis à part de me faire croire à une richesse illusoire (tu dirais non méritée mais il n'y a rien de volontaire !). Quand on parle de ce pb autour de nous les gens sont dans le deni, ne comprennent pas l'enjeu, bref c'est comme un toxico avec sa came. Notre salut est simple et difficile mais la vérité est l'ombre de la réalité.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'Euro sert essentiellement les rentiers et les spéculateurs.

      Il facilite les mouvements de capitaux
      Il maintient leur pouvoir d'achat mondial.

      etc...

      Supprimer
  7. Rousset se résume à ceci : http://numerique.aquitaine.fr/WiMax ... un homme qui ne connait pas Pi*r2 ni la règle de trois et qui dépense des fortunes d'argent public pour fournir du 56kbps dans les territoires oubliés (je pèse mes mots, et encore je suis gentil, je fournis la démo à qui le veut comme je l'ai fourni à Rousset).

    Cet homme, au demeurant respectable et respectueux de tous, est un ANE! il ne comprend rien à rien, tord son discours pour le rendre soporifique et incompréhensible, en espérant que ses interlocuteurs s'endorment; et lorsque cela devient trop technique, il renvoi la discussion à ses commissions de spécialistes (je me rappelle encore multimedia-ville à bordeaux, où il nous expliquait que ses "experts" lui avaient démontré que la fibre ça ne sert à rien).

    Oubliez Rousset, c'est juste un politique qui essaye de façon malhabile de transformer le mot spoliation en redistribution, et le mot VOL en don consenti ...

    C'est pire qu'un socialiste, c'est un vrai communiste; un de ceux que décrit si bien Soljenitsyne dans "l'archipel du goulag", un de ceux près à vendre chaque once de liberté des citoyens pour son propre profit.

    Ne vous laissez pas leurrer par le phraséologie de cet homme. Pour l'avoir rencontré et lui avoir mis sous le nez le mur mathématique de ses propres contradictions (sur le wimax entre autres ... histoire d'essayer d'éviter le carnage), c'est une personne qui m'a répondu (devant témoins): "mais enfin, si c'était si simple, nos experts l'auraient déjà vu depuis longtemps".

    sam

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rousset, un communiste... Soljenitsyne... l'archipel du goulag... y'a vraiment des gens qui doivent arrêter la drogue.

      Franchement, va falloir commencer à décerner des points Godwin à tous ceux qui parlent de goulag, de Cuba et de la Corée du Nord.

      Supprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.