mercredi 9 mai 2012

2 vidéos, 2 visions ce ce qui s'en vient

La première est plus anecdotique qu'autre chose. La seconde avec le gars de Chevreux est bien plus instructive...

François Hollande rend hommage au communisme
Libertarien TV, 06/05/2012 (en Français texte en français )


Le plan de bataille des financiers
Les mutins de Pangée, 20/04/2012 (en Français texte en français )

8 commentaires:

  1. 1 ère vidéo -> Et le nombre de victimes du capitalisme, ça fait combien ?
    Esclavage, colonisation, 2 guerres mondiales, etc...
    Les libertariens pèsent quoi dans l'opinion publique ? 0,5% ?
    Ils n'existent pas...

    2ème vidéo -> Faut clairement remettre ces "marchés" à leur place. "Flexibiliser le marché du travail", MDR... Comme si les boites n'avaient pas déjà recours aux contrats atypiques...
    De toute façon, je suis intérimaire. Pas grand chose à perdre... M'enfin pour ces "marchés" (qui ont les mêmes idées que les libertariens) , les 10% de prime de fin de mission, c'est sans doute trop...

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  2. Nombre de victimes du capitalisme ???
    Ouarf !!!

    Esclavage chez les Romains, les Arabes, du capitalisme ?
    Idem chez les Portugais du XVIème s. ou les Espagnols, du capitalisme ?

    Quel est le pays qui le premier a aboli l'esclavage dans son pays et ses colonies, la Grande Bretagne à l'orée de la révolution industrielle.

    Colonisation et capitalisme ? idem, regarder pour l'histoire du XVIème s.

    Capitalisme et 2 guerres mondiales ? Celui qui a porté cela était Lénine, c'est un peu court. Par exemple, contrairement à ce que ce dernier affirmait, les années qui précèdent la Grande guerre furent des années de croissance.

    A ma connaissance, je ne connais aucun homme politique qui, se réclamant du capitalisme, n'a déclencher de guerre civile ou internationale.

    A propos des "marchés", je rappelle qu'ils ne sont que l'allocation de l'épargne - la vôtre si vous en avez - .
    Le meilleur moyen pour ne pas dépendre des "marchés", c'est d'avoir des budgets équilibrés, choses que nous n'avons pas fait depuis plus de trente ans.

    Au passage, si vous regardez dans les pays au marché du travail le plus fluide, sans une caste invirable ou presque et des précaire, sont généralement ceux qui s'en sortent le plus (je pense à la Suisse ou le Canada).

    Cordialement

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    1. Dans le fond, je trouve la rhétorique consistant à comparer le nombre de mort particulièrement pathétique, il aurait simplement pu se contenter de reprendre ses déclarations en Angleterre :
      "On est plus en 1981, il n'y a plus de communiste en France"

      Mais tu me forces quand même à ajouter quelques mots.

      Le capitalisme s'est fait une spécialité d'externaliser tous ces méfaits. C'est même une caractéristique de toutes les entreprises modernes.
      On pourrait parler de la pollution endémique au Nigeria, liée à l'exploitation du pétrole, qui ruine la population de toute une région empêchant toute culture ou pèche viable. Comment tu le chiffres ça?
      On pourrait parler de la somalie, ou les grandes compagnies mondiales vont enfouir leurs déchets toxiques par conteneurs entiers, et où l'on observe maintenant de nombreuses naissances d'enfants mal-formés. Comment tu le chiffres ça?
      On pourrait parler de l’Irlande, qui a connu dans le passé la famine, simplement parce qu'il était plus profitable d'exporter sa production que de nourrir sa population. Ou encore dans le même genre, 2008 et les émeutes de la faim, tu crois que personne n'en est mort de la hausse des matières premières, lié au fait que nos braves banques se détournant des assets financiers ont préféré se tourner en masse vers les commodities? Bien-sur non, on ne doit pas parler de famine dans ce cas...

      Maintenant sur les différents points que tu abordes

      Et si l'on considérait l'abolition de l'esclavage comme simple conséquence du progrès technique et de la mécanisation, permettant des gains de productivité et rendant superflue, voir non rentable l'esclavage. L'esclave doit être en tout point pris en charge tandis que le salarié s'arrange lui même avec son argent. Crois-tu vraiment que seul le capitalisme l'aurait permis?

      La guerre froide, celle de l'empire du bien contre l'empire du mal. Pourquoi ne jamais considérer une partie des morts du communisme comme conséquence de l'affrontement entre ces deux modèles? Qui avait besoin de cet ennemi fantasmé pour assurer son hégémonie?
      Et allez une petite comparaison osé, l'URSS avait son goulag, maintenant regardons de plus près le système carcérale US, quel part de la population s'y trouve? Pour quel raison? principalement la drogue, quel population? noir et mexicain. Se serait pas une manière de canaliser les laissé pour compte du modèle américain?

      Je t'accorde ce point concernant les marchés, mais ils n'y a pas que la composante déficit public qui les alimente, il y a aussi la part réserve de change lié à notre modèle de globalisation dans les déséquilibres.
      Au passage, je ne nie pas la réussite Suisse, mais ils ont un coté passager clandestin de l'europe et parasite financier, et le Canada compte beaucoup sur ces matières premières, ce qui facilite beaucoup de chose.

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    2. Bonjour,

      Sur la rhétorique du nombre de morts, je me permets de souligner que votre propos initial prêtait le flanc à cette remarque.
      Je vous demanderai juste de m'expliquer en quoi la famine ukrainienne de 1936, celle du grand bon en avant chinois ou l'extermination de la moitié de la population cambodgienne (avec un dignitaire qui dira pour sa défense "je voulais juste être un bon communiste") ont un rapport avec la guerre froide.

      Affirmer que "le capitalisme s'est fait une spécialité d'externaliser tous ses méfaits" me semble prêter le flanc là aussi à un décompte, sinon macabre, du moins sordide.

      Je me contenterai de faire remarquer que les pays qui se sont en premier soucier d'environnement sont généralement les pays les plus capitalistes.

      Sans doute pour une raison simple : le capitalisme - celui qui répond à cette définition historique, i.e. l'accumulation de capitaux pour permettre une amélioration de la productivité des facteurs de production par l'innovation technique et organisationnelle, pour faire très simple et très schématique, et non le crony capitalism trop souvent à l'oeuvre sous nos yeux - ne peut s'épanouir que dans le respect des contrats et de la propriété privée, donc dans un société qui respecte les libertés civiques et individuelles .
      En ce sens, celui qui voit la rivière qui le voisine polluée ou le sol où il a acheté sa maison pollué saura plus se faire entendre que dans un régime politique où ce droit est nié. Les pécheurs de la mer d'Aral s'en souviennent encore...

      A ce propos, les exemples que vous donnez illustrent effectivement des agissements coupables et délétères de firmes qui agissent ainsi non à mes yeux par ce que c'est "le capitalisme", mais d'abord par manque d'état de droit dans les pays concernés. Et effectivement un sérieux problème de rapport de force (que nous voyons sans doute à l'oeuvre aussi en Europe pour la mise en place du Las Vegas européen en Espagne).

      Au passage, sur l'esclavage, effectivement le progrès technique explique le fait qu'il était moins intéressant d'employer des esclaves.
      Je note toutefois que ces progrès techniques se sont d'abord développé et apparu sur une grande échelle dans les pays capitalistes (voir The West and the Rest qui explique cette question du décollage économique de l'occident à partir du XVème s. qui était tout sauf gagné).

      D'ailleurs, si nous voulions continuer sur le décompte, peut être faudrait il aussi regarder les apports de ce montre qu'est le capitalisme (médecine, aisance matérielle, confort, etc.)..

      Pour répondre à votre question sur les émeutes de la faim, je ne dis pas que personne n'est mort, mais l'agiotage, car c'est plus de cela dont il s'agit, des banques n'est aussi possible que par la mise en place d'un système de banque centrale qui me semble plus proche du crony capitalism que de l'accumulation patiente de capital par l'épargne.

      Enfin, votre vision de la Suisse est par trop réductrice : sa richesse s'explique bien plus par la richesse de ses PME et son système politique qui freine largement l'inflation législative et étatique que nous connaissons en France que par ses banques.

      Cordialement

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    3. Le tout premier commentaire n’était pas de moi. J'avoue que j'aurais du me concentrer sur le fond plutôt que de commencer mon énumération mais je voulais répondre à la tienne, et montrer que le capitalisme, fut-il dévoyé, avait lui aussi ses victimes.

      Tout système n'est pas foncièrement bon ou mauvais. Derrière il y a l'homme et ce qu'il en fait.
      Le communisme a connu son délire égalitariste forcené et ses tentatives de création d'un "homme nouveau"
      Le capitalisme transforme souvent la liberté d'entreprendre en liberté de faire n'importe quoi sans en subir les conséquences, et l'accumulation de capital deviens souvent le moyen de graver dans le marbre des situations et des fortunes parfois mal acquise. Mais il a aussi des cotés bien plus insidieux, comme le fait de vouloir mettre un prix sur tout, que tout face l'objet de transaction, sa volonté de mettre l'homme dans tous ses choix et ses actions face au dieu marché. Bref un aspect particulièrement étouffant qui asservit plus qu'il libère puisqu'il est quasiment impossible de vivre dans nos sociétés sans y adhérer.

      Tout ça pour en venir au fait que notre monde actuel se déclare tout de même en majeure partie capitaliste d'inspiration libérale (encore une fois surement dévoyé par rapport à ton idéal) et que, le chemin qu'il prend m'a l'air particulièrement sombre et peu engageant que se soit du point de vue démocratique, économique, énergétique et même alimentaire. Il y a quelques années, je prenais les survivalistes pour des allumés alors que maintenant je m'y intéresse de près en me disant que ça me sera surement utile.
      Alors, bientôt la faillite du monde à cause du capitalisme comme la faillite de l'URSS à cause du communisme? Ou tout simplement à cause des hommes qui l'animent(certains plus que d'autre) et de l'idéologie dogmatique qu'ils en ont fait.

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  3. "Les libertariens n'existent pas", c'est sans doute le plus bel hommage qu'on puisse rendre à leur petit égo hypertrophié.

    Mais bon, ils sont comme tous les fondamentalistes militants.
    Ils font beaucoup de remue-ménage.

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  4. Ce type est un clown, sous son costard, il y a le néant, le lobotomisé du système. En quoi la fin du cdi va changer quoi que ce soit à la situation fi des pays de l'eurozone : nada
    Regarder en Grece, ça plonge, en espagne, en italie idem. Si la France s'en est mieux sorti c'est grace à sa super rigidité !
    Le souci majeur de cette crise, c'est le pétrole et l'euro. Le premier mettra 30 ans à se résoudre (transition vers un société sobre), le 2eme, 5 minutes le jour où un seul pays sortira de l'euro

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  5. Petit rappel : la révolution russe de 1917 a été faite sur les ruines de la Russie tsariste de 1916, et financée par Wall street.

    Deux chose :
    - première mission diplomatique des bolcheviques : à wall street.
    - parmi les bolcheviques, très peu de nationalistes russes, mais une large majorité d'internationalistes.

    Bref, une révolution tout sauf russe.

    Accordons au moins un mérite à Staline : celui d'avoir russifié l'URSS en un empire russe. Les purges staliniennes ont servi majoritairement à éliminer les internationalistes comme Trotski (qui n'était pas russe, soit dit en passant).

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