mercredi 2 mai 2012

Charles Gave : Quand les « Oints du Seigneur » utilisent l’Argument d’Autorité

Quand les « Oints du Seigneur » utilisent l’Argument d’Autorité
institut des libertes, Charles Gave, 02/05/2012 (en Français texte en français )
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Un certain nombre d’économistes Français, « mondialement connus à Paris », viennent de signer une pétition pour appeler à voter Francois Hollande, ce qui est bien leur droit. Ce qui est un peu plus gênant, c’est qu’ils commencent leur déclaration de principe en disant (je paraphrase) « Nous qui avons consacré nos vies à la recherche de l’efficacité la plus grande pour l’économie de notre pays sommes arrivés à la conclusion que le candidat le plus à même de diriger notre pays est le candidat socialiste, ce qu’ils ont encore une fois tout à fait le droit de dire en tant que citoyens”.

Une rapide recherche sur les noms de «économistes» signataires de cette pétition en utilisant Google ou Wikipedia, recherche rendue nécessaire parce que je n’en connaissais aucun alors que j’ai passé ma vie à lire les œuvres d’autres économistes pour mieux me former, a amené à des résultats fort intéressants, mais hélas, guère surprenants.

   A une exception, ils sont tous fonctionnaires de l’Etat français. La seule exception est que l’un d’entre eux est professeur à Harvard.

   Toujours à une seule exception prés (la même), ils ont tous participés à tous les comités Théodule organisés par le parti socialiste français et ont toujours été politiquement des supporters de ce même parti, voir des participants à des cabinets ministériels pendant la grande époque ou la gauche dominait la vie politique de notre pays. Certains sont passés de ces cabinets ministériels à des positions importantes dans des grandes banques, Françaises bien entendu, (qui d’autre en voudrait ?) ou leurs compétences sont enfin payés à leurs vraies valeurs

   D’ aucun d’entre eux (à ma connaissance, je n’ai rien trouvé dans Google ou Wikipedia infirmant ce point) n’a jamais pris le risque de créer une entreprise indépendante à laquelle le secteur privé n’aurait pas manqué d’avoir recours, compte tenu de leur remarquable professionnalisme. Comme le disent les Américains, aucun d’entre eux n’a jamais eu à payer des salaires à la fin du mois en se demandant d’où aller bien pouvoir venir le fric, ce qui leur a laissé sans nul doute l’esprit libre pour réfléchir aux problèmes de fond de la société Française.

   En fait, ils ont toujours été payés par les impôts que l’Etat Français prélevait, mais il n’y a jamais eu la moindre relation établie entre la qualité de leurs conseils et les rémunérations qu’ils touchent, ce qui est quand même bizarre pour des gens qui se disent à même de juger de l’efficacité d’une politique.

   Ils sont tous sortis des mêmes écoles, Normale Sup, Polytechnique, ENA et surprise, surprise, répétant les schémas de Bourdieu, beaucoup se retrouvent professeurs dans ces mêmes écoles. Et on s’étonne que la France soit mal gérée devant tant de diversité culturelle! car ils sont en effet presque tous professeurs, métier admirable s’il ne fut, mais à mon sens il y a une distinction essentielle à respecter ici : Il ya une grande différence entre un économiste et un professeur d’économie. Je m’explique. Quand j’étais jeune, je jouais au tennis convenablement et j’essayais de gagner ma vie en courant les tournois pour y toucher des prix. Si je perdais au premier tour, eh bien, je bouffais des beignets pendant une semaine en attendant le prochain tournoi. Souvent je rencontrais des « professeurs « de tennis qui gagnaient leur vie en donnant des cours et qui disaient que comme nous, ils étaient des «professionnels», ce qui nous faisait bien rire. Entre eux et nous il y avait la différence entre un chien et un loup. Comme me l’avait dit l’un de mes professeurs aux USA : « si vous ne pouvez pas gagner votre vie avec ce que vous avez appris à l’Université, enseignez-le »

Tous ces braves gens font bien entendu partie de ce que Thomas Sowell appelle avec beaucoup d’humour les « oints du Seigneur » (Voir mon article à ce sujet de Septembre) et ils utilisent avec allégresse l’argument d’autorité. Pour le bénéfice des lecteurs, je reviens donc sur ces deux notions essentielles à la bonne marche de toute démocratie et que curieusement «ils» ne mentionnent jamais.

Les Oints du Seigneur sont une race à part repérée par le grand économistes Américain, Sowell, noir du Sud profond,, libéral, patriote et ancien «marine» et qui savent mieux que le peuple ce qui est bon pour lui.

   1. Les «oints du Seigneur » commencent par diagnostiquer un problème qui existe dans leur esprit, ou qui en général n’existe pas.

   2. Ils proposent leur solution que l’Etat doit mettre en œuvre pour des raisons de justice sociale, concept fumeux s’il en fut.

   3. Cette solution accroit comme par hasard le pouvoir de ceux qui les payent.

   4. Quand la solution qu’ils ont apporté à un problème qui en général n‘existait pas crée d’autres problèmes beaucoup plus graves, ils expliquent que la situation aurait été bien pire s’ils n’étaient pas intervenus avant (?) , mais que grâce a Dieu, ils ont fait le nécessaire en amont. De plus, ils ont miraculeusement une solution aux nouveaux problèmes, et ainsi de suite

   5. Nous en avons un exemple parfait avec l’Euro, dont ils tous été de chauds partisans et qui est en train de foutre en l’air l’Europe que nous aimions.

Argument d’Autorité . Nous devons la découverte de ce concept à Saint Thomas d’Aquin, le docteur angélique. Saint Thomas disait qu’utiliser l’argument d’autorité –J’ai raison parce que je suis le Chef ou (version moderne) parce que j’ai fait de meilleures études que vous - ne pouvait jamais être accepté dans une discussion. Chaque argument se mesure a sa validité interne et non pas en fonction de la place hiérarchique de celui qui l’avance. Le lecteur remarquera que la pétition de nos chers socialistes/fonctionnaires/professeurs n’utilise que l’argument d’autorité (nous sommes «économistes » et donc nous savons mieux que vous ! Tiens donc et pourquoi ? Bien entendu, ils n’expliquent en rien pourquoi le programme de Francois Hollande serait une telle chance pour la France. Bref, nous sommes en face de socialistes irréductibles, donc fonctionnaires, et qui essayent d’utiliser l’argument d’autorité pour faire triompher leurs idées politiques passant par un accroissement du rôle de l’Etat, lesquelles ont échoué partout et toujours là ou elles ont été appliquées.

Mais après tout, je me demande pourquoi je m’énerve : ces braves gens sont avant tout socialistes et comme chacun le sait, on ne peut être à la fois intelligent socialiste et de bonne foi. Il faut choisir deux possibilités sur trois. Ces « socialistes qui se croient intelligents » réclament donc fort normalement plus de pouvoir pour l’Etat, par lequel ils sont payés, c’est à dire pour eux.

Rien de vraiment surprenant la dedans ! Ce qui me gêne est qu’ils se targuent du beau nom d’économistes, c’est-à-dire de scientifiques alors qu’ils ne sont que des fonctionnaires à l’esprit étroit inféodés à ce qui est en fait une Eglise…

27 commentaires:

  1. comme c'est bien dit !!!
    comme il est facile d'être généreux avec l'argent des autres !!!!
    charité bien ordonnée commence............

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  2. "Ce qui me gêne est qu’ils se targuent du beau nom d’économistes, c’est-à-dire de scientifiques"
    L'économie n'étant pas pratiquée comme une science par l'écrasante majorité de économistes (jetez un coup d'oeil sur la définition de la démarche scientifique), Charles Gave s'énerve pour rien.

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  3. Cet article est idiot. C'est comme de constater que les employés des grandes banques sont tous passés par de grandes écoles de commerce. On pourrait du coup en déduire qu'il est normal qu'ils soient analphabète en matière de sciences politiques.

    Bourdieu et d'autres ont déjà largement analysé, et de façon bien plus intelligente, nuancé et fine, les effets d'habitus, qui font que les individus sont déterminés par leur environnement familial, économique, social et professionnel. Ce qui n'enlève rien à la pertinence ou pas de leur propre.

    Contre l'argument d'autorité - indiscutable - Gave emploie ainsi un autre argument populiste de pure rhétorique : l'argument ad hominem. Cet type d'argument rhétorique cherche à disqualifier les hommes a priori, sans vraiment s'intéresser à la justesse de ce qu'ils disent.

    Dans tous les cas, argument d'autorité, argument ad hominem, le niveau de la réflexion est NUL...
    Ce n'est pas parce que ce sont des économistes qu'ils ont raison, mais ce n'est pas non plus parce que ce sont des économistes français qu'ils ont tort. (contrairement aux économistes républicains du sud des USA qui auraient tous raison sous prétexte qu'ils sont "hors système").

    Cet article ne relève pas le niveau.

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    1. si ils n'ont pas fait l'effort de chercher des collègues non fonctionnaires, ou indépendants de leur théodule pour signer leur torchon.

      Ila auraient pourtant pu faire facilement signer un prix nobel : Krugman...

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    2. Une bonne dizaine de détenteurs du prix en mémoire d'Alfred Nobel auraient pu signer ce papier (pas celui de Gave, là, c'est zéro; celui des économistes atterrés).

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  4. "Cet article est idiot. C'est comme de constater que les employés des grandes banques sont tous passés par de grandes écoles de commerce."

    Ce présupposé concernant les employés de banques est complètement faux. Donc déjà çà part mal...

    Ensuite que l'on soit d'accord ou pas avec Gave, il y a quelques chose qui devrait faire tiquer tout le monde dans ce qu'il dit : tous les économistes qui ont signés ce plédoyer sont des fonctionnaires à l'exception d'un seul... Cela ressemble dangereusement à ces rapports scientifiques (OGM, ondes, médicaments, etc...) dont les auteurs étaient cul et chemise avec les lobbies qui y avaient de l'intérêt.

    Mais non, pour les quelques trolls bobo-fonctionnaires qui rôdent sur ce blog, le déni de réalité est plus fort que tout...

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    1. Sinon, chers trolls plouco-populistes, vous avez le droit de faire marcher votre cerveau. Dans le système français, il est normal que tous ces chercheurs soient fonctionnaires. C'est comme ça que ça marche chez nous, puisque la recherche et l'enseignement sont essentiellement financés par des fonds publics. Et pour corriger mon parallèle, c'est comme de constater que la plupart des analystes financiers travaillent pour des banques d'affaire. D'ailleurs, vous pouvez vous amuser à traquer ces économistes qui bossent tous aussi, pour la plupart, en libéral, pour des banques d'affaire.

      Bref, franchement, le niveau baisse, à droite.

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    2. Cerise sur le gâteau : un figure de rétro pédalage réthorique assez croquignolette façon syllogisme :
      -fonctionnaires = argent public
      -recherche = argent public
      -donc "c'est normal" : recherche = fonctionnaires

      faudrait voir à retourner un peu à l'école, avant de t'aventurer dans tes trucs que tu manipules manifestement sans beaucoup d'adresse.

      en tout cas, ça ne trompe personne.

      et non ce n'est pas "normal".

      il n'y a pas de "norme" dans ce domaine.

      la constatation de gave demeure parfaitement valide et juste : les guignolos "économistes" qui "soutiennent" l'autre pays du fromage sont tous... fonctionnaires.

      est-ce "normal" ?

      le questionnement socratique t'aidera.

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    3. Tu le fais exprès de ne rien comprendre?
      En France, on a décidé (ce que l'on peut critiquer) que les chercheurs dans le public sont fonctionnaires. Alors c'est normal que tous ces économistes sont des fonctionnaires.

      L'alernative, c'est les économistes du privé. A ma connaissance, soit ils bossent pour une banque (depuis la crise, on s'est rendu compte de leur piêtre compétence), soit ils travaillent dans des lobbys. On peut donc aussi douter de l'impartialité des économistes du privé.

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    4. Non, mais c'est pas la peine de changer de sujet, en parlant rhétorique. Il faut juste que vous admettiez qu'en France, notre système d'éducation et de recherche fait que, quand on pratique le métier d'économistes, d'expert sur les questions économiques, on a généralement une place d'enseignant dans une université. Et il se trouve qu'en France, quand on a une place d'enseignant dans une université, on est payé par de l'argent public et on est fonctionnaire.

      Donc, venir glapir sur le fait que ces économistes sont des fonctionnaires, c'est comme glapir sur les infirmières qui connaissent pas le vrai travail parce qu'elles sont tous fonctionnaires, les pompiers qui connaissent pas le vrai travail parce qu'ils sont tous fonctionnaires, ou les flics qui connaissent pas le vrai travail parce qu'ils sont tous fonctionnaires. C'est juste idiot.

      Et comme je disais, la plupart de ces types, du moins les plus reconnus, bossent quasiment tous en libéral pour des banques d'affaires ou des cabinets de conseils...

      En clair, cet article est parfaitement démagogue.
      Et vous faites manifestement partie des gens qui en sont dupes.

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    5. Le seul point sur lequel on peut considérer que Gave a raison - ce qui est somme toute une chose vraiment très rare - c'est quand il dit que les économistes font argument d'autorité et que ça n'a pas grand intérêt. Le seul fait qu'il soit économiste ne présage pas de la validité de leurs arguments. Et c'est tout aussi vrai de ceux qui appellent à voter Sarkozy, au nom de la science économique.

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    6. et une idiotie de plus : toutes les infirmières ne sont pas fonctionnaires ... et oui je sais c'est pas cool pour vous mais c'est comme ça.

      Vous aimez que l'on claque le fric de vos impôts avec ces abrutis, que vous appelez économistes alors que ce ne sont que des fumistes keynesiens, c'est votre droit.

      Mais ce n'est pas en faisant un amalgame entre profs pompiers policiers et ces fumistes que vous arriverez à nous convaincre.

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    7. Et donc, il n'y a que les infirmières en libéral qui travaillent vraiment et comprennent le vrai travail, c'est ça ?
      C'est décidément pathétique.

      Je vous laisse le qualificatif de "fumistes keynésiens" qui montre que vous avez arrêté de réfléchir il y a longtemps et que vous prenez désormais partie de façon dogmatique, sans même peser l'intérêt ou la complexité de ce que disent vos opposants. Vous êtes un idéologue, et ça n'a pas d'intérêt de discuter avec des idéologues. Du coup, ça m'étonne pas que vous aimiez cet article idiot de Gave, puisque, à défaut d'apporter des arguments, il vous caresse dans le sens du poil.

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  5. Je suis moi-même employée dans une grande banque (française), et je confirme que le présupposé d'Anonyme est faux.

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  6. Anonyme (May 2, 2012 02:03 AM) a raison. Charles Gave ne contre pas les arguments mais attaque les économistes qui soutiennent Hollande.

    Du coup, on peut utiliser le plaidoyer de Charle Gave, sans quasiment changer un seul mot, pour descendre en flamme les économistes qui soutiennet Sarkozy dans cette tribune:
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/02/economistes-sans-parti-pris-ideologique-nous-soutenons-nicolas-sarkozy_1694172_3232.html

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  7. un financier qui se moque des fonctionaires.gave est lui meme un peu fonctionaire puisque les etats subventionent la finance afin d'eviter qu'elle ne fasse faillite

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  8. Ce que fait Charles Gave s'appelle un argument ad hominem.

    ça n'a pas grand intérêt.

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  9. Lorsqu'on met en évidence que tous ces signataires émargent à la fonction publique (à une exception près) et qu'aucun d'eux n'a jamais été à son compte, ça devient un argument ad hominem...

    C'est pourtant le genre d'argument qui est tout le temps utilisé par les étatistes, mais qu'il est interdit d'utiliser contre eux, car cela pourrait froisser la haute estime qu'ils ont d'eux même.

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    1. C'est quoi un étatiste ? Non parce que je connais des démocrates, des monarchistes, des jacobins, mais les étatistes, je n'en connais pas... ça n'existe pas, c'est un fantasme de démagogue. Des gens qui sont pour l'Etat en tant que tel et qui ne se posent pas la question de ce qu'est l'Etat, ça n'existe pas. Tandis que des gens qui sont pour le Marché, mais qui se pose pas la question de ce qu'est le Marché, j'en connais plein. Je les appelle comment du coup. Des Marchistes ?

      Ce n'est pas que ça devient un argument ad hominem, c'est que C'EST un argument ad hominem : "l'argument ad hominem désigne le fait de confondre un adversaire en lui opposant ses propres paroles ou ses propres actes. Il sert fréquemment à discréditer des arguments sans les discuter en raison de la personne qui les présente".

      Typiquement un argument ad hominem est construit comme suit :

      - A (des économistes) affirme la proposition B (Hollande, c'est mieux).
      - Opposer que A n'est pas crédible (pour des raisons liées à ses paroles, à ses actes, genre c'est un fonctionnaire) quand il dit B.
      - Donc la proposition B est fausse.

      C'est une technique de rhétorique.

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  10. Je vais te donner un argument ad hominem : "tu ne vois pas les étatistes, tu ne sais pas ce qu'est un étatiste... car tu en es un ; étatiste" !

    Voilà. T'es content ? Tu dormiras mieux ce soir ?

    Au lieu de t'échiner à essayer de comprendre ce qu'est un argument "ah hominem" - pour mieux noyer le poisson - tu ferais mieux de revenir sur terre, et de répondre aux vraies questions.

    La réthorique, cheap telle qu'on peut la voir ici, c'est pour les ploucs.

    Donc retour à la case départ : tu un étatiste. Ils sont des étatistes. Mais -heureusement- nous ne sommes pas tous étatistes.

    Vous nous fatiguez. L'état est en effet l'ennemi. Tu peux le nier, car tu en fais partie, on s'en cogne. Le sang dont vous vous nourrissez tels des parasistes bientôt ne coulera plus.

    Plus de thunes. Party is over.

    Tu feras quoi alors ?

    Et pendant que tu continueras à deviser sur le sexe des anges, ton monde s'écroulera.

    Et cette idée est hautement réjouissante.

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    1. Niveau de l'argumentation nul. Tu es manifestement incapable de définir ce qu'est un "étatiste". Parce qu'encore une fois, les étatistes, ça n'existe pas. Personne ne défend l'Etat pour l'Etat, il n'y a que des gens qui défendent des types d'organisation de l'Etat, tous très différents, plus ou moins démocratique, plus ou moins étouffant. Et d'un autre côté il y a des rêveurs, des utopistes, des anarchistes et des fous.

      Et je pense que tu t'illusionnes hautement sur la faiblesse de l'Etat et sur qui donne son sang à qui. Sans Etat, pas de marché.

      Réjouis toi comme tu peux.
      Les anarchistes du marché vont finir où ils auraient dû rester.
      à la niche.

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    2. L'économie, c'est à dire le réel, commande le politique.

      Ca va à l'encontre de ce qu'on t'a appris au collège. Mais c'est un fait.

      Quand le pays tourne sur l'argent public, et donc la dette, tes petites fesses d'intello bobo appartiennent littéralement à tes créanciers.

      Oui je sais, y'a ka faut kon, il suffit de piquer tout le blé des "riches".

      Faisable. Mais, cela ne suffira pas.

      Oui, je sais, il suffit de supprimer les niches fiscales, les "privilèges". etc.

      Faisable. Mais, cela ne suffira pas.

      Supprimer d'un trait de plume les 39 milliards du budget de la défense par exemple. Faisable. Mais, dans ce cas là, tu mets au chômage les mecs de l'industrie de l'armement, les soldats et leurs familles, la myriade de sous traitants... autant de revenus en moins... autant donc de consommation et d'investissement en moins.
      Retour à la case départ.

      Alors ? Tu fais comment ?

      Perdant toute prise sur le réel, vous vous réfugiez dans des délires de puissance. Ta tirade sur l'état, et sa puissance fantasmée, est de ce point de vue édifiante, mais si symptomatique.

      Nous avons affaire à des générations totalement décervelée pour qui l'état peut tout, assure tous nos besoins, fait office de papa et de maman.

      Quand cet état a les moyens, alors ça fonctionne. Ca a fonctionné pendant 30 ans.

      Mais quand cet état dépend totalement des méchants "marchés" comme tu dis, il reste quoi comme solutions ?

      Il y en a malgré tout, mais temporaires et tout à fait non orthodoxes.

      Pre requisit : on ne change surtout rien (aux dépenses), puisque c'est ce qui fait tenir le système.

      On met simplement en place une entourloupe comptable, pour assurer (en apparence) le financement de ces dettes.

      La BCE, via le LTRO, "file" 1000 milliards aux banques. Un gros paquet lui revient. Mais plusieurs dizaines de milliards sont utilisés par certaines banques nationales... pour acheter les émissions de dettes des souverains, au fil de l'eau.

      Espagne, Italie.

      Bilan, les taux baissent ! Et donc l'état peut continuer son ponzzi. Peut continuer à "payer" ses fonctionnaires, à injecter du blé dans l'économie.

      Le hic... c'est que ça finira par se voir... Ca s'appelle l'inflation (au mieux).

      Et là, objectif ultime des étatistes, la classe moyenne sera décapitée. Tout le monde sera appauvri. Mission accomplie.

      Le piège est redoutable.

      Tant qu'il y aura des gens de ton espèce, c'est à dire des étatistes, pour qui la dépense publique (sur dette) est l'alpha et l'omega de l'action, alors on ne sortira pas de ce piège.

      Je vais même plus loin. Quand ton champion, le gentil Hollande, sera élu... il ne se passera rien.

      Rigoureusement rien. La France ne sera absolument pas "attaquée", comme disent les veaux pour se faire peur.

      Les taux sur les OAT 10 ans pourraient même se payer le luxe de baisser encore.

      Hollande ne fera rien. Ca on le sait déjà (regarde la TVA sur la restauration... il a déjà annoncé qu'il ferait une "réunion" avec les mecs, pour évaluer les choses n'est ce pas).

      Toute son action relèvera du symbole. Des trucs qui ne coûtent pas grand chose. On parlera bcp de racisme, d'intégration, de lutte contre le "fascisme"... harlem désir aura un ministère majeur dans le gvt. On fera de grandes fêtes.

      Il faut bien occuper les veaux électeurs...

      Non, les vrais ennuis ne viendront que début 2013. Et encore.

      Car, et j'en reviens à mon premier point : tu as politiquement tord, car mathématiquement tord.

      Le ponzzi étatiste se terminera. Forcément. C'est une certitude mathématique.

      Et forcément dans la douleur.

      Et les méchants "marchés" (il n'y a plus de "marchés" ,juste des illusions) n'y seront pour rien.

      Vous serez les responsables.

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    3. "L'économie, c'est à dire le réel, commande le politique."

      Ouais, c'est ce que disait le CEO de Repsol avant de se faire dégager par la présidente argentine. C'est sans doute aussi ce que disaient les grands banquiers français avant de se faire dégager par De Gaulle, c'est aussi ce que disaient les libéraux classiques de 1929 à 1933, avant qu'un peu de bon sens ne vienne les foutre à la porte.

      Sur quelle planète vous vivez ?
      Challenge Magazine ?
      La vie rêvée du Capital ?

      L'économie, C'EST de la politique.

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    4. Je note que t'as toujours pas défini le terme "étatiste". C'est pas très crédible d'utiliser des mots qui ne veulent absolument rien dire. On appelle ça des mots valise et ça nuit profondément à la qualité d'une analyse. Dans ton cas, ça se voit.

      Qu'est-ce que j'en ai à faire que mon pays soit endetté quand cette dette m'appartient à moi, gros épargnant ? Je m'en coltine le bourrichon. Parce qu'au fond, cela veut juste dire que ce que l'Etat me donne d'un côté, il me le reprendra de l'autre. Pour l'instant, depuis 30 ans, l'Etat donne d'un côté, ne sois pas surpris que soit venu le temps où il va reprendre. A ceux qui peuvent lui donner.

      Les marchés, c'est un bout de toi et moi.
      L'Etat, c'est un bout de toi et moi aussi.

      Sans Etat, il n'y a pas, et il n'y aura jamais de marchés.
      Alors que l'inverse a déjà, sans grand succès, exister dans l'Histoire.

      D'ailleurs, "les marchés" s'en rendent bien compte, eux qui demandent désormais la rigueur et la croissance, la quadrature du cercle.

      Par ailleurs, ça ne m'étonne pas que tu sois du genre à rejeter la faute sur les autres. C'est le principe des grands tartuffes du libéralisme. TOUS RESPONSABLES MAIS PAS MOI.

      Les tartuffes libérales qui geignent après "l'étatisme" sont des pleureuses. Et comme toutes les pleureuses, elles finissent toujours par venir se réfugier dans les jupes de l'Etat (l'Etat militaire, l'Etat policier) quand les choses tournent au vinaigre.

      Quant à parler de certitudes mathématiques, il y a peut-être simplement à faire le constat que tu ne sais pas compter. Car si nous manquerons de ressources, nous ne manquerons jamais d'argent.

      Du coup, mon conseil : paluche-toi donc toute ta vie sur l'apocalypse. C'est ce que les gens sans rêve et sans hauteur ont de mieux à faire.

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  11. Cet article tient en effet de l'encéphalogramme de la grenouille. On pourrait le résumer par : "whahaaa d'abord, c'est tous de fonctionnaires, ces mecs, je l'ai vu dans Wikipedia !".
    Gave nous a écrit cet article en sortant de son bistrot, c'est tout.
    Autrement plus intéressantes étaient les chroniques sur les moyennes salariales comparées, publiées il y a quelques jours sur ce blog.
    Car on observe un renversement de paradigme.
    Auparavant, la fonction publique était réputée rémunérer moins que le privé, en contrepartie de la stabilité de l'emploi ; ce qui ne semble plus être vrai maintenant.
    Le privé semble désormais être moins rémunérateur ET plus précaire que le public.
    La fonction publique d'Etat diminue ses effectifs, alors par auto-protection elle s'augmente en salaire, considérant récompenser ainsi les gains (effectifs) de productivité réalisés.

    On peut trouver ça bien ou pas, mais imaginons que nous décidons que c'est pas bien et qu'il faut privatiser l'Etat (soit dans le contexte actuel : faire faire le boulot par des mecs moins payés et virables à merci).
    L'intérêt général va-t-il y gagner ?
    Imaginons l'enseignement privatisé à 100%. Les gains réalisés serviront-ils à alléger les impôts, ou à rémunérer les propriétaires des boîtes créées pour occuper le créneau de l'Etat ?

    Si l'on suit l'édifiant exemple de la Sarkozye, il s'agit avant tout de permettre aux Bouygues et autres Bollore de venir se goinfrer (le projet du "Pentagone à la française" résume à lui-même tout ce mécanisme).
    L'intérêt général passe toujours en dernier.

    Alors soyons réalistes : quand le privé débarque dans le secteur public, c'est toujours pour faire de l'argent, ce n'est jamais pour exercer une mission de service public mieux que le public.

    Mais ne dites pas ça à Gave : son cerveau va surchauffer.

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  12. L'art et la manière d'enfumer les gens. Encore et toujours.

    D'abord, ton "semble".

    On dirait qu'il t'a fallu en effet un gros, très gros effort de réflexion et de recherche pour finalement reconnaître que "semble t il" Houston we've got a problem...

    Soit tu n'es pas très malin, soit mal informé, soit de mauvaise foi. Rien de bien réjouissant. Mais je penche plutôt pour un mix des trois...

    Donc on va le répéter : il est devenu totalement injustifiable que les fonctionnaires aient la sécurité de l'emploi, par rapport au privé.

    Tous les gauchistes se gardent bien d'adresser cet énorme problème. Au pire ils disent simplement "tout le monde devrait être fonctionnaire, problème réglé".

    Ensuite, deuxième injustice : en effet les salaires piquent du nez dans le privé.

    Bref le prolo est moins payé, et en plus il est mort de trouille car il peut perdre son boulot à chaque instant.

    Alors qu'en face (c'est bien d'une guerre de classe dont il s'agit) le fonctionnaire est peinard, tranquille et gagne plutôt bien sa vie. Il est accueilli à bras ouverts par les banques pour choper un crédit (alors que le prolo va pouvoir se gratter, de plus en plus).

    Deuxièmement : personne n'a dit qu'il fallait "privatiser" tout l'état.
    C'est à dire transférer des services vers le privé.

    Ca c'est l'économie de rente qui se poursuit (tu changes juste les bénéficiaires).

    Ce qu'il faut faire c'est purement et simplement SUPPRIMER des missions assurées par l'état.

    C'est très différent !

    Donc pas de privatisation, mais des coupes ENORMES dans ce bordel ambiant, ces poupées russes mafieuses, qu'est devenu l'état.

    Là bien sûr les gauchistes restent sans voix. Ils ne peuvent même plus agiter le chiffon rouge (après "fascisme" etc.) de "privatisation", mot censé effrayer les foules.
    ;-)

    Horreur malheur.

    Mais ça ne marche plus.

    La belle mécanique qui vous a permis de vampiriser l'économie de ce pays ne tourne plus.

    Et Gave se bidonnera sévère lorsqu'il sirotera un cocktail de fruits frais, le cul sur une plage, en contemplant votre petit monde en train de s'effondrer, et vous -ses plus ardents défenseurs-, les médiocres, les mous du buble, courrir en pleine panique, comme des lemmings vers le précipice.

    Et on sera quelques uns à partager cette joie intense.

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    1. Ouais, faut faire ce qu'ils font en Espagne depuis 3 ans, quoi.
      Avec une Grraaaande réussite. Hihi.

      J'imagine que la joie de quelques-uns sera à la mesure de leur aigreur maligne. On a tous ses petits problèmes psychologiques. Enjoy !

      Sinon, d'accord avec Ztong, l'heure est à la mesure. Il faut qu'on se débarrasse des discours extrémistes anti-fonctionnaires, sans quoi, il sera impossible d'imaginer une vraie modernisation de l'Etat.

      D'ailleurs, on l'a vu avec Sarkozy, qui n'a rien modernisé, mais tout déstabilisé. L'heure est au rapprochement entre les démocrates pour isoler les vendeurs de haine de l'UMP, du FdG et du FN.

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