vendredi 11 mai 2012

Le point sur l'Europe

Je vous la fais en vrac...

La revue de presse de Bruno Duvic sur France Inter donne bien le ton du bordel politique actuel en Europe :
La Revue de Presse
France Inter, Bruno Duvic, 09/05/2012 (en Français texte en français )
→ lien 



Merkel ne veut pas de croissance par les déficits publics (ou en tous cas, c'est ce qu'elle dit pour son public en période pré électorale) :
Nicolas Doze/BFM – Angela Merkel tape du poing sur la table !
BFM via Le blog à Lupus, 10/05/2012 (en Français texte en français )
→ lien



La Bundesbank prône de faire de l'inflaiton par les salaires en Allemagne, afin de rééquilibrer les balances commerciales au sein de la zone euro... C'est pas trop tôt...
La Bundesbank préconise plus d'inflation
Le Figaro, 10/05/2012 (en Français texte en français )
→ lien
L'Allemagne pourrait contribuer à améliorer la situation de ses voisins membres de la zone euro en tolérant un peu plus d'inflation que la moyenne chez elle, a suggéré la Banque centrale allemande aujourd'hui.

Selon le scénario étudié par la Bundesbank dans une "prise de position" publiée à l'intention de la commission des finances de la chambre basse du parlement allemand, le Bundestag, "l'Allemagne pourrait dans le futur avoir un taux d'inflation plutôt supérieur à la moyenne de la zone euro".

Cette accélération de l'inflation, qui renchérirait les produits allemands et mécaniquement améliorerait la compétitivité des pays connaissant des hausses de prix plus modestes, doit se faire sans intervention, par les forces du marché, précise-t-elle.



Récession italienne de plus de 1% au 2ème trimestre :
Italian Economic Deterioration Accelerates: Q2 GDP Forecast To Drop More Than 1%
ZeroHedge, 10/05/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Italy's Q2 GDP is now expected to shrink more than 1% in Q2: the worst print since 2009, cementing the country's "double dip"



Taux de chômage des jeunes à 54% en Grèce. 21% de la population :
Greece's Jobless Soar By 42% As Unemployment Rises To Record, Industrial Collapse Accelerates
ZeroHedge, 10/05/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
The unemployment rate hit 21.7 percent from a revised 21.3 percent in January. In the 15-24 age group, joblessness stood at a record 54 percent.



Et alors qu'aucune majorité ne se dessine en Grèce, de prochaines élections sont prévues en juin. Et le score du front de gauche local devrait encore grimper :
Anti-Bailout Coalition Soars In Popularity Ahead Of Second Greek Election
ZeroHedge, 10/05/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
   Syriza: 23.8%, up from 16.8% in the election
   New Democracy: 17.4%, down from 18.9%
   Pasok: 10.8%, down from 13.2%
   Independent Greeks: 8.7%, down from 10.6%
   KKE: 6.0%, down from 8.48%
   Golden Dawn: 4.9%, down from 7%
   Dimar: 4.0%, down from 6.11%




L'Espagne nationalise BFA et 45% de Bankia. On parle de quelque chose comme 10 milliards d'euros de remis, et de 40 encore à venir... Je vous mets qu'un bout du post de Mish, mais ça vaut le coup d'oeil. C'est une véritable boucherie dans le système bancaire espagnol...
Spain Nationalizes BFA and 45% of Bankia; No Bid for CatalunyaCaixa, Bank Worth Less Than Zero; Der Spiegel: Germany Fears "Bottomless Pit"
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 10/05/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
The implosion in Spanish banks continues. On Wednesday, Spain nationalized BFA, the 8th nationalization since the start of the crisis.

After sinking 3 billion into CatalunyaCaixa, Spain tried to privatize the mess but there were no offers at zero euros. Clearly CatalunyaCaixa bank is worth less than zero.

Meanwhile Der Spiegel reports "Bundesbank has no idea of what is happening in Spanish banks". Mish readers do. The Spanish banking system is without a doubt bankrupt.

Another 40 Billion Euros Needed



Here is a number 100% guaranteed to rise: Government tightens provisions in banking, another 20 to 40 billion euros required

Eight Nationalized Banks



El Pais reports Part of war: eight institutions taken over or nationalized in Spain



Un post de h16, dont je sors un graphique de la dépense publique qui continue d'augmenter partout en Europe du Sud. h16 en déduit que l'on n'a pas encore commencé la rigueur, mais c'est surtout que l'austérité en tapis de bombe, avec les stabilisateurs automatiques qui s'enclenchent derrière, ça crée plus de déficits que ça ne les réduit... Parce que si effectivement on n'a rien fait encore en France ou en Italie, à part augmenter les impôts, on ne peut pas dire quand même que la Grèce n'aie encore rien fait en terme de coupes dans les dépenses...
L’austérité ? Quelle austérité ?
hashtable, H16, 10/05/2012 (en Français texte en français )
→ lien



La chronique de François Lenglet sur l'inflation et les détenteurs des créances sur la dette publique... Avec de vrais morceaux de conflit de génération dedans :
La Chronique de François Lenglet
BFM Business, François Lenglet, 10/05/2012 (en Français texte en français )
→ lien 



Et le CIC, le fond souverain chinois, qui ne veut plus mettre un rond en dette publique européenne :
China Gives Up On Europe, Will Target Africa Instead
Bloomberg via ZeroHedge, 10/05/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
"China Investment Corp. has stopped buying European government debt because of an economic crisis on the continent, though it continues to look for new investments there, said CIC President Gao Xiqing. “What is happening in Europe right now is of course of concern,” Gao said yesterday in an interview in Addis Ababa, Ethiopia, during the World Economic Forum on Africa. “We still have pour people looking at opportunities in Europe, even though we don’t want to buy any government bonds.”



Et Faber sur cette Europe qui n'en finit pas de sombrer, et qui anticipe un crash des marchés de l'ordre de celui de 87 :
Marc Faber Sees A 1987-Like Crash Approaching
Bloomberg via ZeroHedge, 10/05/2012 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
unless we get a huge QE3, there will be "a crash, like in 1987" noting he believes we have seen the highs for the year; on the likelihood of QE3 (agreeing with us that the Fed won't act unless asset markets plunge first)

"I do not have a high opinion of the U.S. government, but the bureaucrats in Brussels make the government in the U.S. look like an organization consisting of geniuses. The bureaucrats in Brussels are completely useless functionaries"

20 commentaires:

  1. Concernant le post : "austérité, quelle austérité ?" la pignouferie du jour d'h16, j'ai déjà essayé de lui expliquer poliment pourquoi il y avait austérité ET hausse des dépenses publiques au final. Bien sûr, il ne VEUT, ni ne PEUT rien entendre. Et comme d'habitude quand ça n'arrange pas sa petite propagande personnelle, et qu'il n'a pas de réponse à une objection, il l'a fait tout simplement disparaître, à l'instar de mon post (j'avais pas beaucoup d'espoir, mais il est resté en ligne 15 minutes). La disparition de l'objection légitime... un art tout soviétique parfaitement maîtrisé par ce sous-ersatz de texan.

    Vraiment, je ne sais pas pourquoi tu t'acharnes à perdre toute ta crédibilité en citant ce type.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Au lieu de faire ton cakos mystérieux... accouche, balance.

      Tu as une analyse géniale, même si paradoxale, fais en profiter les autres, au lieu de te plaindre du méchant H16.

      Juste un mot : H16 est quand même très cool. Même si un peu cassant dans ses réponses.

      S'il t'a viré manu militari, tu pars déjà avec un point en moins.

      Mais bon, perso, je reste ouvert : donne ton analyse. Et on discutera après.

      Supprimer
    2. Pour que nous puissions également juger de ta crédibilité, il serait bon que tu signes tes posts.

      Supprimer
    3. Non. On juge de la crédibilité conceptuelle d'un texte en lisant ce qui est écrit, et en évaluant la pertinence de ce qui est écrit, uniquement à l'aune de ce qui est écrit, sans tenir compte des a priori concernant un individu.

      C'est ainsi que se comporte les agents rationnels...

      L'analyse géniale, que n'importe quel élève de deuxième année d'économie pourrait faire est désormais postée.

      H16 n'a rien de cool du tout. H16, c'est un intégriste à l'ancienne.

      Supprimer
    4. Non, je ne suis pas tout à fait d'accord. Ça nous permettrait de juger de la cohérence et de l'évolution de tes propos.

      Accessoirement, parmi la horde de fonctionnaires-rentiers-anonymes qui rôde sur ce blog (entre celui qui gagne 4K/mois pour tamponner des papiers aux marchés publics, celui qui en appelle au triplement du budget de la culture, celui qui dénonce l'injustice sociale en s'envoyant des bouteilles de plusieurs centaines d'euros tous les soirs de la semaine, etc...) çà nous permettrait de savoir où tu te situes.

      En effet, plaider pour une augmentation des dépenses publiques en étant fonctionnaire, çà n'a aucun intérêt. Comme on dit : la rente de son voisin est toujours plus sale que sa propre rente.

      Supprimer
  2. Bonjour,

    Personnellement, si vous pouviez cher anonyme m'expliquer comment nous pouvons avoir une austérité, i.e. une réduction des dépenses publiques à mon sens - couplées avec une hausse des dépenses publiques - la source est d'eurostat -, je suis très intéressé.

    Je pense que vous pouvez sans problème mettre le commentaire supprimé par H16 sur le blog du nain, et donc lancé un débat qui, je pense, sera intéressant.

    Cordialement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est très simple. D'ailleurs Tonio le signale à sa façon. Ce sera pas exactement le même post, vu qu'il a disparu mais c'est pas grave.

      Le mécanisme est le suivant. Dans un contexte de contraction de l'activité privée, la réduction des dépenses publiques n'est pas compensée par l'investissement privé et contribue à renforcer la récession, en stoppant la demande et en influant sur l'anticipation de tous les agents économiques (épargne + arrêt des investissements, etc.). C'est spécialement vrai quand la crise est généralisée.

      ça, c'est de l'économie de niveau 2ème année de FAC.

      Cet arrêt de l'investissement et cette contraction de la demande renforce l'effet récessif et contribue donc à accroître les difficultés de la zone économique, ce qui pèse négativement sur les recettes de l'Etat (moins de TVA, moins d'impôt sur le revenu) et ce qui pèse surtout négativement sur les prestations sociales, notamment sur l'indemnisation chômage, et les dépenses de santé : en clair, tout ce qu'on appelle les amortisseurs sociaux.

      De plus, la perte de recette de l'Etat contraint l'Etat à continuer de compenser toujours davantage - même à dépenses restreintes - par un recours à la dette qui pèse négativement sur lesdites dépenses en terme de charges des intérêts (c'est particulièrement vrai en cas d'attaque spéculative, comme en Grèce), un autre élément qui contribue à rendre caduque les effets des plans d'austérité.

      ça, c'est de la macro-économie de niveau licence.

      Et tout ça, c'est sans compter cette manie qu'on a de renflouer toutes les banques qui se plantent, en ce moment. Comme par exemple, la banque "Proton" en octobre 2011.
      http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20111010trib000655413/la-grece-nationalise-la-banque-proton.html

      Mais il faut dire qu'à l'université, c'est tous des vendus de keynésiens qui s'écharpent à comprendre vraiment comment fonctionnent les comptes publics, plutôt que de les diaboliser.

      Et H16 n'a que faire de ces éléments d'analyse puisque son but a lui, c'est de faire la propagande de son idéologie et qu'à ce titre, tous les simplismes et tous les raccourcis sont bons.

      Tu sors deux graphiques qui veulent rien dire, un verbiage incendiaire, et le tour est joué. La rigueur a disparu, la souffrance des grecs est niée, et l'Etat est, comme il se doit, cloué au pilori.

      Supprimer
    2. Hum... Mais en quoi il s'agit de "austérité ET hausse des dépenses publiques" ?

      Ah j'y suis... parce que l'état est "obligé" de compenser.

      Voilà où est le bug : au nom de quoi l'état serait "obligé" de compenser la baisse de l'activité du privé ?

      Tu fais des grandes phrases, tu en appelles aux études universitaires, mais franchement tu ne casses pas 3 pattes à un canard...

      Un bon vieux keneysien, avec l'argent des autres... comme d'habitude, et qui se drape dans des théories fumeuses pour mieux faire passer sa valda mentale.

      Je m'attendais à un truc novateur, un truc sexy, stimulant, et je ne vois que l'éternelle rengaine, antienne, et biais intellectuel des bobos-gochos.

      Vous êtes indécrottables ? ...

      Tout ton raisonnement tombe à l'eau à cause précisément de ce biais.

      Tu ne comprends pas que la "rigueur" est un mot valise, orwellien, que les politiciens agitent comme un red herring, un hochet, devant les veaux ébaubis.

      "La guerre c'est la paix".

      On s'en tape de l'"austérité" (et là je te rejoins : ce mot ne veut rien dire).

      Il n'y a pas d'"austérité" tant qu'un état continue à dépenser plus que ses recettes.

      CQFD.

      L'état ne devrait pas avoir de déficit budgétaire. Point barre. L'état ne devrait pas chercher à se substituer au privé. L'état est régalien et devrait le rester. C'est tout. L'état est là pour éviter qu'on s'écharpe dans la rue, façon jungle (je schématise).

      -depuis 30 ans, l'état s'est substitué au "privé", pour masquer un appauvrissement relatif, en dépensant sur dettes.

      -depuis 30 ans, les veaux plébiscitent ce genre de politique, car ils en croquent : retraite 60 ans, fonctionnaires à gogo, vacances, 35 heures, Ipad et iPhone, etc.

      Dommages collatéraux : des millions de chômeurs et de crève la misère, mais c'est pas grave. Du moment que les fonctionnaires, les syndicalistes, les retraités sont protégés, tout roule.

      Voilà. Donc arrête avec tes grands discours : reviens sur terre.

      La fête est finie.

      The party is over.

      Merde à la fin en quelle langue il faut vous l'écrire ?

      On va arrêter de péter plus haut que notre cul économique, c'est arrêter de vivre à crédit.

      Tu n'es pas producteur, tu ne peux pas consommer. Enfin si, à crédit, pendant un certain temps. Voilà la règle d'airain.

      Ce certain temps touche à sa fin.

      Et c'est tant mieux.

      Le Grand Reset.

      Supprimer
    3. Déjà, Le Grand Reset, c'était pas le débat. Le débat, c'était la propagande d'H16 nous expliquant que l'austérité n'avait pas lieu en Grèce. En Grèce, les fonctionnaires et les "protections sociales" ont été fracassés et l'impôt n'a pesé que sur les pauvres/classes moyennes.

      Effectivement, si l'idée n'est pas de "sauver notre modèle social" ou notre "prospérité" mais plutôt de générer un champ de ruine et de fumier sur lequel reconstruire un monde meilleur libéral, dans un contexte insurrectionnel, l'austérité est en effet la très bonne recette à appliquer. Succès garanti. Faudra prévoir Pinochet avec.

      C'est toi, apparemment, qui n'a pas envie de comprendre comment marche le monde RÉEL. Après, que tu ne saches pas lire les grandes phrases, c'est pas mon problème. La méritocratie, ça s'appelle.

      Je n'ai pas dit que l'Etat était obligé de compenser. J'ai dit que les mécanismes modernes de notre système économique généraient automatiquement de la compensation. Ce qui expliquait que l'austérité ne pouvait que grever toujours davantage les comptes de l'Etat, notamment en impactant négativement les recettes fiscales. En clair, l'austérité fabrique trop d'effets pervers et le seul cas de figure où l'austérité peut "marcher" - c'est à dire répondre à son objectif d'apurement des comptes publics - c'est dans un contexte global de croissance. Le rétablissement des comptes publics est alors importé.
      On l'a vu avec le Canada, par exemple.

      Toi, tu veux appliquer un Dogme et faire passer en force un changement idéologique de modèle, n'importe comment, en risquant une révolution communiste ou fasciste. C'est TOI qui ne vit pas dans le monde REEL et n'a aucun sens de la responsabilité publique. Aucun sens de la façon dont marche le monde.

      Pour répondre à ses missions régaliennes correctement, l'Etat a besoin de stabilité sociale, et quand cette stabilité sociale n'est plus assurée par le contexte de l'économie privée, il intervient. On peut donc ainsi considérer que la stabilité économique fait partie intégrante des missions régaliennes de l'Etat, qui consistent à assurer la sécurité d'un territoire.

      C'est la seule façon qu'on a trouvé pour sauver le capitalisme. Que vous soyez trop truffes pour vous en souvenir, tant pis pour vous, vous serez les premiers à pleurer sur vos libertés perdues.

      Le phénomène est d'ailleurs vrai y compris quand la part providentielle de l'Etat est faible. On l'a vu avec l'Espagne.

      TU préfères imaginer un monde dans lequel tes théories marcheraient plutôt que de vivre dans le monde Réel. Mets toi aux grands discours, revois tes bases de macro-économie et reviens sur terre. Si tu pouvais emmener cette conne de Merkel dans tes bagages, te gène pas.

      Et putain de bordel de merde, mettez-vous dans la tête que "dépenses publiques" ne signifie pas forcément "endettement public". La dépense publique, ça se finance par l'impôt. Du coup, il faut prendre partiellement le problème à l'envers. Nous n'avons plus les moyens d'entretenir une aussi faible pression fiscale, à l'échelle de toute la planète, sur les quatre premiers déciles, les grandes entreprises et la vaste fumisterie financière.

      Supprimer
    4. Commençons par faire le ménage de ce côté-là, par une bonne grosse répression financière, mais gardons à l'esprit que ça ne résoudra RIEN de notre problème de fonds : parce que notre problème de fonds, c'est le fait que le capitalisme productif de masse est CONDAMNE.

      On est donc de nombreux "keynésiens" à ne pas penser que l'avenir est aux politiques productivistes de relance. Par contre, nous sommes à peu près les seuls à avoir et proposer des sorties par le haut. Sans doute parce que nous sommes les seuls à ne pas envisager le couple public/privé comme étant par nature antagoniste, contrairement aux deux idéologies archaïques du 20ème siècle : le communisme et le libéralisme.

      De même, envisager la relation consommateur/producteur comme étant antagoniste est d'une imbécilité sans nom.

      Supprimer
    5. Deux points qui me semblent primordiaux dans la logique exprimée :

      Austérité = arrêt de l'investissement public.

      La structure du budget de l'Etat se décompose comme suit (budget 2010):
      dépenses sociales (assurance maladie + retraites) = 45 %
      dépenses de fonctionnement = 30 %
      investissement = 6%
      ...

      Ton postulat de départ me semble donc erroné. L'austérité doit se manifester dans un premier lieu par une baisse de la redistribution dite "sociale" et par une diminution des dépenses de fonctionnement. Quant à l'effet récessif dû à une contraction de la consommation et de l'investissement privé, il est parfaitement normal, prévisible et surtout sain.

      Second postulat : "Baisse des recettes = augmentation de la dette"

      Encore niet sauf à être un keynesien convaincu...Baisse des recettes accompagné de baisse des dépenses (en l’occurrence de fonctionnement et de redistribution dite "sociale") signifie budget un peu moins déficitaire. Bien évidemment, il faut accompagner les mesures de rigueur budgétaires par des mesures de libéralisation (bouh le gros mot) du travail permettant une stimulation économique et par là même une compensation des baisses des recettes par une augmentation de la quantité de charges patronales perçues... (niveau 1ère ES). C'est le chemin tracé par l'Allemagne.

      Tes références à la FAC sont assez désagréables, ce qui t'es inculqué à la FAC n'est pas à prendre comme parole d'évangile ; nous les asséner de cette manière nuit à la clarté du discours et te fait passer pour un petit con pédant. Je comprends que H16 t'ai giclé....

      Par contre je suis totalement d'accord avec la stupidité du fait de renflouer les banques (avis je le crois partagé par H16) et qui va à l'encontre d'une pseudo rigueur.

      Supprimer
    6. Mais bon sang, arrêtez de vivre dans un monde imaginaire et allez regarder EN DETAIL la tronche de l'économie grecque et notamment la tête de son PIB. Ce ne sont pas tant les investissements DIRECTS de l'Etat qui comptent, que le fait que les prestations sociales sont tout autant des dépenses directes que des stimulus de l'économie privée.

      Austérité = arrêt de l'investissement privé. Les exemples historiques sont innombrables, et les seuls contre-exemples d'une austérité réussit l'ont été dans un contexte de croissance globale aux périphéries.

      Baisse des recettes = augmentation de la dette. Encore une fois, arrêtez de vivre dans un monde imaginaire. Pour assurer son fonctionnement, y compris son fonctionnement régalien, un Etat ne se laisse pas affamer sans chercher à grailler tout ce qu'il peut grailler. Et dans ces cas-là, les spéculateurs les plus avisés peuvent en profiter pour prêter à des taux usuriers. C'est pour le coup la même mécanique que celle que connaissent absolument tous les sur-endettés.

      Quant à la libéralisation du marché du travail, les effets attendus, si toutefois ils existent, ce que je veux bien partiellement croire, ils ne peuvent prendre en effet qu'à moyen terme, ce qui laisse largement le temps à la situation sociale d'exploser. D'autant plus que ces mesures de libéralisation fragilise tout le temps le corps social et contribue donc à renforcer son potentiel insurrectionnel.

      Et le chemin "tracé par l'Allemagne" dont on voit aujourd'hui à quel point c'est moins de la croissance que l'assèchement des économies voisines, il s'est fait dans un contexte de croissance globale. Dans un contexte de crise de l'économie du secteur privée, les remises fiscales aux entreprises ne servent qu'aux désendettements ou à la constitution de trésor de guerre pour passer la crise. En effet, il faut aller un peu plus loin que la 1ère ES pour le comprendre.

      H16 m'a giclé sans que j'ai besoin de lui rappeler que tout ça c'est globalement de la macro-économie pour les nuls. H16 gicle tout ce qui est contrariant, comme tous les fanatiques idéologues autistes.

      Et vindicte est telle qu'il vous suffit de peu puisqu'il dit, au fond, non pas la vérité, mais ce que vous voulez entendre.

      Supprimer
    7. Et sinon, on verra bien tout ce qu'il y a de "sain" à un retour de la dictature militaire en Grèce.

      J'imagine que de votre côté, tant qu'il y aura du profit, vous en ferez votre affaire, comme à l'époque de Pinochet, au nom de la "liberté".

      Supprimer
    8. Quand on regarde la structure économique de la Grèce on s'aperçoit qu'elle est plus proche de celle de la Moldavie ou de la Tunisie. La Grèce n'a donc rien à foutre dans l'Union et ira rejoindre la place qui était la sienne il y a quelques décennies et qu'elle n'aurait jamais du quitter : celle d'un pays du tiers monde.

      Si une dictature militaire communiste ou néo-nazi doit y prendre place, ce sera leur problème. Ce qu'il y aura de sain dans tout ceci c'est l'arrêt du racket qu'on maquille sous le doux nom de "tranferts de solidarité" qui consiste à utiliser la TVA payée par la caissière de chez Auchan pour renflouer des Grecs qui n'ont jamais payés d'impôts locaux pendant des décennies. Si leur pays s'effondre, ils seront tous coresponsables car ils en ont tous profité. Certains (souvent les moins à plaindre) plus que d'autres évidemment.

      Enfin, pour rappel, la croissance mondiale pendant la période au cours de laquelle le Canada et la Suède se sont réformés était moins porteuse que celle des dernières années. Inutile donc de chercher des excuses aux pays faillis du Sud. Ils ont eu tout autant de chance de se réformer, sinon plus car eux ont bénéficié des fonds structurels de l'UE. Mais c'est leur politique clientéliste à base de toujours plus de dépense publique qui les a condamné. La question pour eux est maintenant d'une manière ou d'une autre de régler l'addition, et non pas de savoir quel nouveau plan Keynésien adopter pour les renflouer une fois de plus.

      Supprimer
    9. "que le fait que les prestations sociales sont tout autant des dépenses directes que des stimulus de l'économie privée"
      A ouais, cramer 25% de mon salaire brut dans des prestations sociales de merde dont je ne verrai jamais la couleur ou dans une retraite débile dont je ne verrai jamais non-plus la couleur est un stimulus de l'économie privée...Je ne crois pas que nous vivions dans le même monde ; ces ponctions sont des poids morts mal gérés, hors de prix et destructeurs de la vraie économie.

      "Austérité = arrêt de l'investissement privé. Les exemples historiques sont innombrables,"
      Non, ce qui met fin à l'investissement privé, c'est la crise économique et la peur du lendemain. C'est un mécanisme sain qui permet de réserver l'épargne pour les situations d'urgences ; c'est de la même manière, que je gère mon foyer. Si les exemples sont si "historiques", je te prie de bien vouloir m'en donner....

      "Pour assurer son fonctionnement, y compris son fonctionnement régalien, un Etat ne se laisse pas affamer sans chercher à grailler tout ce qu'il peut grailler. "
      Là nous sommes d'accords, il faut tuer l'hydre de Lerne.

      "Dans un contexte de crise de l'économie du secteur privée, les remises fiscales aux entreprises ne servent qu'aux désendettements ou à la constitution de trésor de guerre pour passer la crise"
      Tu raisonne à l'envers comme tous les gauchistes, une remise fiscale n'est pas un cadeau, c'est une "non-ponction". Les "défiscalisations" sont des outils permettant aux états de contourner la stupidité de leur fiscalité.

      "En effet, il faut aller un peu plus loin que la 1ère ES pour le comprendre."

      En effet, j'aurais été à la place de H16 je t'aurais aussi éjecté et j'aurais banni ton IP des commentaires. Tu vis dans un monde dans lequel il est normal de jouer avec l'argent des autres et dans lequel les états, alors qu'ils devraient avoir la même gestion que des entreprises, se comportent comme des cigales. Tu refuses de voir le fait que cela fait 60 ans que la France se tire des bastos dans les pieds. Fin de partie mon lapin, le mur souverain de la réalité se rapproche à grande vitesse.

      Supprimer
    10. Tu mets le doigt là où ça fait mal Alecton. Bravo.

      Il faut creuser le problème des impôts, des ponctions au sens large... et la raison pour laquelle les gens essaient (de plus en plus) de s'y soustraire.

      il y a bien sûr la question du taux, de l'assiette. si tu estimes qu'on te pique trop... tu réagis. Action / réaction. Vieux comme le monde.

      Mais... je pense qu'il y a un second facteur, sous jacent, ignoré car trop explosif.

      Payer des impôts = prix pour appartenir à une communauté. Une communauté nationale.

      Or... et si les gens commençaient à se rendre compte qu'il n'y a plus de "communauté nationale" ? Alors l'acceptation des ponctions serait plus bcp plus réduite.

      Je crois que nous assistons à ce phénomène.

      Personnellement, je récuse l'état, qui est non seulement devenu un GIE de mafias servant des intérêts privés, mais qui en plus à laissé ou provoqué le délitement de la communauté nationale.

      L'idée est simple :
      -je ne me reconnais plus dans les "nouveaux" français, dont on nous a imposé la présence

      -je vomis toutes ces "cultures" étrangères, qui n'ont rien à voir avec notre histoire, nos racines.

      -donc je refuse de payer pour quelque chose auquel je n'appartiens plus.

      CQFD.

      En clair : le ferment pour la sécession, l'émigration.

      La France est terminée.

      Les gens mesurent très mal, les dégâts qui ont été provoqués depuis 30 ans.

      Supprimer
  3. Quel pseudo as tu utilisé, je suis curieux de connaitre ton explication....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tiens Tonio.... du vécu sur la galère des "djeunes" et leur exploitation...

      http://tinyurl.com/cez3brh

      Supprimer
    2. Je ne sais plus quel pseudo j'ai utilisé. De toutes façons, le post a disparu, comme tous les post contrariants sur le blog d'H16. Il filtre et censure absolument TOUT ce qui n'entre pas dans sa ligne idéologique.

      TOUT. J'ai essayé plusieurs fois, en restant poli.
      Faites l'essai vous-même, il suffit d'écrire un truc un tant soit peu de gauche, ça ne résiste pas plus de deux heures.

      Seule exception, quand il organise un "diner de con", c'est à dire quand il tombe sur un gauchiste dont les arguments sont nuls et qu'il peut se faire un plaisir de dégommer. Sachant bien qu'il se gardera toujours le dernier mot si le "troll" s'avère plus coriace que prévu.

      Encore une fois, H16, c'est le copycat d'un bolchévik.

      Supprimer
  4. Tous ces débats au sujet de l'"austérité" sont stériles. Car toutes les prémisses sont fausses.

    Quand l'un dit "=arrêt des investissements", il a en effet tout faux. Les dépenses publiques sont des dépenses... de fonctionnement (au sens large). Point barre.

    Quand l'autre dit "dépenses publiques n'est pas égal à dettes publiques"... tout faux encore. Les chiffres le prouvent.

    Les "dépenses publiques" constituent un paravent, pour dissimuler des métastases : un cancer.

    Le cancer de l'état.

    Le budget régalien devrait être équilibré. C'est tout. Ce n'est pas de l'"austérité", c'est du simple bon sens.

    Prétendre le contraire, utiliser toutes les circonvolution imaginables relève de l'escroquerie intellectuelle.

    J'entendais E.Chouard affirmer que sur 30 ans, "les dépenses de l'état n'avaient pas augmenté", en % du PIB.
    http://tinyurl.com/7jw4dyx

    C'est ahurissant (le type a pourtant des qualités). Quelle est la règle qui commande que les dépenses publiques devraient progresser de manière linéaire par rapport au PIB ?
    Pourquoi ça devrait être automatique ???
    C'est dément.

    Bref. Tout le débat est piégé.

    Pour en revenir aux Grecs, la seule vérité est que leur niveau de vie (qui fut "virtuel", et "volé" depuis l'Euro) DOIT BAISSER.

    Où est le problème bon sang ? !

    Ah bien sûr, ça ne se fait jamais de gaité de coeur.

    Il n'y a pas d'"austérité". Il y a eu juste le RETOUR AU NIVEAU DE VIE EN RAPPORT AVEC LA PRODUCTION DE LA GRECE.

    C'est à dire : pas grand chose.

    Je vous rappelle en outre que la Grèce était un pays du tiers monde, dirigé par des juntes militaires jusqu'au début des années 80 ! 30 ans à peine.

    Donc oui :
    -baisse de la consommation de produits importés (la Grèce fut pendant quelques années un des 1er marché export pour les bagnoles de luxe allemande !!)

    -arrêt des politique clientélistes (je t'engage en tant que fonctionnaire, j'augmente ton salaire, et tu votes pour moi, moi la crapule mafieuse Papandréou).

    -dégonflement des bulles immo locales (prix aussi cher à Athènes qu'à Paris, totalement absurde)

    etc. etc.

    Voilà.

    Retour à la réalité, c'est à dire : APPAUVRISSEMENT.

    Il se passera le même phénomène en Espagne, Italie, Portugal et... France.

    C'est sain. C'est un mouvement de retour de balancier pour revenir à l'équilibre.

    Arrêtons de péter plus haut que notre cul en croyant que nous sommes "riches".

    On produit de moins en moins (au sens large, y compris du côté de l'éducation), donc NOTRE NIVEAU DE VIE DOIT BAISSER.

    Ca c'est une règle universelle.

    Ceux qui prétendent le contraire et cherchent des martingales pour prolonger le rêve, l'hallucination collective, sont des escrocs.

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.