mercredi 28 novembre 2012

C'est confirmé, l'INSEE n'inclue pas la propriété de la résidence principale dans le niveau de vie

Revenus, niveaux de vie
INSEE, 28/11/2012 (en Français texte en français )
→ lien
Le "Revenu disponible brut des ménages" inclue bien la propriété de la résidence principale :
Revenu disponible brut des ménages (RDB) : revenu tiré de l’activité économique (salaires, revenus d’indépendants, loyers, etc.) et de la propriété, augmenté des transferts reçus (prestations sociales hors transferts en nature), diminué des impôts et cotisations sociales versées. L’évolution du pouvoir d’achat du RDB mesure l’évolution du RDB, corrigée de l’évolution du prix des dépenses de consommation des ménages.
Loyers imputés : qu’il soit propriétaire, occupant ou locataire, un ménage consomme un service de logement ; de même que le loyer payé par un locataire vient abonder le revenu de son propriétaire, on rehausse en comptabilité nationale le revenu des ménages propriétaires occupant leur logement en leur imputant un loyer qu’ils se versent à eux-mêmes.

Mais pas le "niveau de vie" :
Niveau de vie : revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Il est donc le même pour toutes les personnes d’un même ménage. Les unités de consommation sont calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’« OCDE modifiée » qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.
Revenu disponible : il comprend les revenus déclarés au fisc, les revenus financiers non déclarés et imputés (produits d’assurance-vie, livrets exonérés, PEA, PEP, CEL, PEL), les prestations sociales perçues et la prime pour l’emploi, nets des principaux impôts directs (impôt sur le revenu, taxe d’habitation, CSG et CRDS). Il est proche du concept de revenu disponible au sens de la comptabilité nationale mais son champ est un peu moins étendu (en particulier, il ne contient pas de loyer imputé pour les ménages propriétaires occupants).

Et donc, en terme de niveau de vie (et donc sans inclure la résidence principale), on a ce graphique là :


Alors certes, il y a la différence entre déciles, mais surtout, ce que je vois, c'est qu'en réintégrant à la louche un écart de revenu de 2000 à 3000€ de résidence principale, les retraités gagnent à se compter les doigts de pied systématiquement plus que ceux qui travaillent... Le tout grâce à des retraites pour lesquelles ils n'ont jamais cotisé à hauteur de ce qu'ils palpent...

18 commentaires:

  1. Et pendant ce temps, les (autres) branlotins vous saluent bien !

    "Forte progression en 2011 de l'absentéisme à l'hôpital"

    http://tinyurl.com/c3gp23x

    N'oubliez pas de préparer votre 1er tiers, en février.

    On vous remercie par avance.

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    1. pour avoir de la famille qui travaille dans ce milieu là et vu comment leurs conditions de travail se sont détériorés, rien de surprenant...

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    2. Lisez la phrase sur les "fonctionnaires"... Ainsi que l'effet de la journée de carence, et les craintes de contournement.

      Bref... tout n'est pas si simple. Il ne suffit pas de dire "c'est un boulot difficile alors c'est normal".

      -en quoi est ce difficile d'être... dans un bureau administratif dans un hôpital ?

      -eh oui, tous les employés dans les hôpitaux ne sont pas des infirmières ou des médecins en astreintes, ou des urgentistes... loin de là et c'est bien là le problème

      -des tas d'autres gens -dans le privé- ont des boulot à la con, difficiles voire très durs... et pour autant il n'y a pas de tels dérapages concernant les arrêts maladie.

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  2. Ce décalage entre retraités ("jeunes retraités", notamment) et actifs est flagrant. Et encore, c'est en prenant en compte tous les actifs, y compris ceux proches de la retraite. Si on se penche sur le sort des actifs plus jeunes (disons, jusqu'à la 40aine), le fossé est encore plus impressionant.

    Ce qui m'intrigue, c'est l'absence de réaction de ceux et celles qui se font royalement entuber.

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  3. Ma femme est infirmière dans un CHU, le terme "branloteuse" ne correspond pas DU TOUT à son quotidien.... Je conseille aux esprits forts d'aller faire un stage dans un service type cancero, et on en reparle après svp des arrêts maladie du personnel en stress quasi permanent

    Si on pouvait éviter les banalités du café du coin sur ce blog, ça serait pas mal

    Merci

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    1. il y a de tout dans l'administration,des gens travailleurs et des branlotins.ce qu'il voulait dire c'est que c'est devenu de plus en plus facile pour les branlotins dans la fonction publique.dans les tpme c'est impossible

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  4. Disco,
    je me suis permis de copier ton billet avec le lien sur un article de médiapart qui commentait l'etude de l'insee. J'ai moi aussi poster un truc du même genre et a ma surprise, les réponse etait plutot favorable. J'ai l'impression que les gens commencent a realiser.

    il y a des commetaire comme celui ci:


    "La spéculation rapporte désormais plus que le travail."

    C'est l'évidence même : glander en encaissant les plus-values fiscalement protégées de sa cagnotte est beaucoup plus lucratif que suer sang et eau pour obtenir un salaire de survie taxé au maximum, mais ces cons de pauvres ne l'ont toujours pas compris et votent encore pour les représentants des glandeurs.

    A l'échelle des grosses entreprises, cela donne que la plupart investissent plus sur les marchés que sur l'outil de travail (et ne parlons pas des salaires).

    Il faut taxer le capital et surtout ses plus-values à une hauteur telle que cela dissuade de glander, et diminuer la taxation du travail et augmenter les salaires à un niveau tel que cela incite à travailler, et hop, l'économie repartira ! Mais les riches glandeurs, qui se sont achetés le pouvoir et les médias, n'en veulent pas, naturellement, et ils se sont arrangés par le biais de la mondialisation pour empêcher les états de les déranger localement en les étranglant par la finance internationale.

    ou encore:

    @ Luc GWEN ;
    bill baroud a raison cependant : le gouvernement de droite rose a laissé des béances pour défiscaliser l'héritage des riches et très riches: BFM a une émission quotidienne qui leur est d'ailleurs spécialement dédiée en fin de matinée: etc, pour vous en convaincre écouter cette vidéo ou https://www.bienprevoir.fr/bienprevoir-vu-dans-la-presse/placements-financiers-assurances-vie-etc-liste.html

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  5. L’immobilier le holdup générationnel – Le retour du métayage.



    Pourquoi en est-on arrivé là ?

    Je ne suis pas en expert, loin de là mais je donne mon opinion personnel :

    Les banques ont donné des crédits trop facilement, permettant le surendettement.
    Les inégalités augmentant, les surplus d’argent de la classe supérieur se sont placés sur l’immobilier.
    Les politiques ont arrangé une multitude de niche pour s’acheter l’électorat, et ont contribué ainsi à une gigantesque bulle immobilière.
    L’explosion des divorces et des familles monoparentales ont exacerbé la pression.
    Les agents immobiliers étant payé par rapport à la valeur du bien, ont eu un fort intérêt à encourager le phénomène.

    Tout comme dans les pays anglo-saxons (en pire en Espagne), beaucoup de gens ont cru à l’argent facile. J’achète puis je revend plus chère. Une variante consistant à acheter le bien et le séparer en deux logements pour empocher la plus value. Ce comportement encouragé par l’état est ou a été suivit généralement par les gens possédant les apports important sur le dos des primo accédants voyant les biens accaparé par les spéculateurs, creusant encore l’écart entre les générations. Les jeunes ne pouvant plus s’offrir de logement, le gouvernement ne retrouve alors obligé d’offrir des avantages fiscaux encore plus important aux spéculateurs pour continuer le marché de la construction.

    Ces « investisseurs » font plus d’argent avec les plus-values qu’avec leur salaire annuelle. La spéculation rapport désormais plus que le travail.

    l’époque de mes parents le pouvoir d’achat suivait l’inflation et érodait le fardeau des mensualité. Aujourd’hui le pouvoir d’achat stagne ou diminue. La mécanique est cassée. Deplus les politiques ont eu l’excellence idée de demander à la BCE de contrôler l’inflation.

    Le retour du Métayage

    Le moyen de devenir propriétaire est à travers l’héritage et non à travers son travail. Où est la morale ? les locataires vont passer sa vie a remboursé le bien d’un autre. Ils n’auront rien à transmettre à leurs enfants. Les propriétaires vont accumuler du capital et accentuer la concentration de richesse. nos députés dont la moyenne d’âge est désormais de 60 ans, chouchoutent leur clientèle (Réf 3) à travers les avantages fiscaux.



    Voilà donc où nous en sommes. La génération de mes parents s’est préparé un jolie nid douillet :

    Une retraite médiane de 1200 euros par mois
    Une rente via l’assurance vie créer par l’endettement du pays que les jeunes devront remboursés
    Une rente via la spéculation immobilière
    Un système de santé à la pointe.
    Une rente via les fonds de pension qui ont délocalisé le travail de France en Asie pour garantir les rendements.
    En bonne santé nos jeunes retraités de la classe moyenne vont voyager 4 fois par an.



    Voilà où nous en sommes. Mon voisin s’est convaincu que son logement vaut le double qu’il y a 10 ans ; même si sa maison n’a pas changé et que les salaires ont stagné. Le fait que cela équivaut à 15 ans de salaire annuelle cumulé d’un couple du village ne le met même pas mal a l’aise. La moyenne d’âge des primos accédant est de 36 ans.

    Mes solutions (taxer les rentes et non le travail)

    Taxer sévèrement tout logement en dehors de la résidence principale.
    Taxer l’assurance vie pour remboursé la dette
    Taxer plus sévèrement la transmission des biens immobilier.
    Une retraite unique pour tout le monde. Il est normal que les salaires varient en fonction de notre productivité. Il n’est pas normale que nos retraites varient alors que nous ne produisons rien.
    Les aides sociales en tout genre ne doivent être accordé qu’aux pauvres. Fin de l’universalité des aides.

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    1. "Une retraite unique pour tout le monde."
      100% pour !

      Il faut maintenant s'organiser pour que ces idées atteignent le niveau exécutif, en virant toute la classe politique actuelle qui ne pense qu'à son fond de commerce.

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  6. mon cas est particulier (comme quelques milliers d'autres)
    j'ai construit seul ma maison pendant dix ans
    parpaings, charpente, etc...
    je n'ai pas eu le temps de me compter les doigts de pieds.
    je suis maintenant à la retraite.
    dites moi combien je vous dois.

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    1. Bien vu :-)

      Ton cas n'est pas particulier la plupart des gens ont construit leur maison grâce à leur travail.

      Ici, on pense que les types comme toi ont un plan diabolique pour tondre les jeunes et que il faudrait libéraliser tout (histoire de tout planter ?).

      Bien sûr, si les banques n'accordaient que des crédits en € à taux fixe sur 15 ans max avec 10% d'apport mini, ça résoudrait le problème de la bulle immo ...

      ... mais non, ça serait trop facile de faire du crédit avec zéro soucis pour l'emprunteur et la banque.

      Mieux vaut faire de la croissance à crédit avec des emprunts débiles et reporter la faute sur une population qui n'a pas la moindre d'idée de ce que ces choses impliques.

      Qui dans la POPULATION avant 2007 avait conscience que la bulle immo favorisait la croissance par le biais de l'augmentation de la masse des crédits ? Combien de baby boomer comprennent que la bulle leur est globalement favorable ... alors que ça plante complètement leurs gosses, pour leurs plus grand désespoir ?

      De toutes façons si la bulle immo tient à peu près, c'est parce que les français sont économe et que les parents ont souvent quelques économies pour aider leurs enfants.

      A noter que dégonfler la bulle immo maintenant, c'est INDISPENSABLE mais c'est la mort pour de nombreux jeunes et les banques qui vont avec.

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    2. Très bien vu en effet. Vous ne devez rien à personne.
      Défendre votre bien, n'avez rien à nous donner.

      Nous on survivra simplement sur les ruines des illusions que la classe politique vous ont vendues, classe politique qui vous promettait la belle vie consumériste et égoïste. Le seul reproche que je pourrais vous faire, c'est d'avoir été naïf de croire que la classe dirigeante oeuvrait pour votre bien. Mais comme le dit Ron ron : "Qui dans la POPULATION avant 2007 avait conscience que la bulle immo favorisait la croissance par le biais de l'augmentation de la masse des crédits ? Combien de baby boomer comprennent que la bulle leur est globalement favorable ... alors que ça plante complètement leurs gosses, pour leurs plus grand désespoir ?"

      Cependant j'ai 36 ans, ma fille a deux ans et je ne peux accepter ce deal : "il faut travailler pour payer la pension de nos ainés"
      Mon premier ministre belge l'a pourtant encore affirmé la semaine dernière, dès que le budget 2013 fut "adoubé" , je cite "Il est important que le travail continue à alimenter les caisses de l'état afin d'assurer la pension des ainés".

      C'est de l'esclavage....y a que cela qui me dérange. Et je le refuse. Tu veux une pension? Ben tu économises toute ta vie. Dans les années 80 le ministre Dehaene, ex administrateur de Dexia (ben tiens) a dépensé tout l'argent des pensions....je demandai à mon boss "hé quoi tu faisais quoi quand Dehaene a fait cela? T'as pas été dans la rue pour gueuler? " Il répondit "non je m'en foutais". ...je lui réponds alors " ben tu vois ta pension je m'en cogne et faudra que tu travailles jusqu'à ta mort alors. Moi j'épargne pour ma pension...pourquoi pas toi? ". "Fasciste, et la solidarité? ' m'a t il rétorqué. "solidarité n'est pas esclavage, le fasciste c'est celui qui met les gens en esclavage dans des camps au service des multinationales capitalites non? tu connais BASF?" fin de la conversation.

      Bref.... très simple mon bon monsieur...vous avez buché pour construire votre maison. Je ne peux que vous souhaiter du bonheur. Pour votre pension par contre.....que faisiez vous lorsque vos ministres ont délapidé la caisse des pensions? rien? ben vous continuerez à travailler. (supposant qu'en France, vous aussi vos caisses pensions ont été dilapidées, ce qui doit être le cas si on vous dit aussi qu'il faut travailler pour payer la pension des ainés)
      Concernant la bulle immo....ben que les jeunes comme moi et ceux d'apres n'achètent pas d'immo....qu'ils louent. Quand un bien est trop cher...ben tu attends que les prix descendent. Si des idiots viennent s'endetter pour acheter un bien immo ....ce n'est pas votre faute. on va pas vous reprocher non plus d'être né à la bonne époque...non?
      Ok, mais le papy qui veut vendre sa maison à un prix surévalué? Soit il trouve un pigeon (va y en avoir de moins en moins) soit il descend son prix...
      De toute façon le système va imploser.... faudra bien s'entraider.

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    3. je suis un cas intermédiaire:j'ai hérité d'une somme de départ pour acheter une maison que j'ai rénové.je l'ai revendue pour en acheter une autre plus grosse et ainsi de suite.j'ai mis beaucoup d'argent et de boulot dans les reparations tandis que d'autres s'achetaient des fringues de marque ou partaient en vacances au club med.combien je dois payer?pareil avec les crédits:je n'en ai jamais pris,j'ai toujours acheté ce que je pouvais me payer,pas plus.combien je dois pour avoir plombé l'économie actuelle?je croyais que les bouquins d'orwell étaient des satyres d'un monde totalitaire virtuel.il semble que non....
      j'ajoue que je paye une taxe d'habitation ET une cotisation foncière des entreprises sur le meme bien parce que je travaille a domicile:alors pourquoi pas une taxe sur le "non loyer payé" en plus?

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    4. C'est surtout le niveau des retraites que je remets en question...

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    5. Ce qui je trouve scandaleux, n'est pas le fait que vous ayez bati votre maison.

      Ce qui je trouve scandaleux, c'est qu'une génération à organisé la pénurie du foncier.

      Si vous deviez re-construire une maison identique maintenant, combien vaudrait votre terrain ?

      Remarque : Ce phénomène n'existe pas qu'en France : Lire ce (très) viel article sur le sujet de l'organisation de la rareté du foncier et de ses conséquences :
      http://www.objectifliberte.fr/2008/09/subprimes-cause.html

      yp

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    6. Cas particulier ne fait pas généralité, et ne change rien aux conclusions que l'on peux faire de l'étude INSEE.

      De plus, votre témoignage ne parle pas du prix du terrain...

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  7. 2000 à 3000 € de loyer en moyenne, c'est effectivement une très grosse louche. Faut pas pousser non plus... On est à des niveaux de loyer en plein centre de Paris là.

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    1. Ces statistiques, ce sont des revenus par an et par personne. Donc les 2000 à 3000 euros dont parle Tonio, c'est le loyer annuel par personne.

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