mardi 11 décembre 2012

Bruno Bertez : Depardieu s’en va !

Politique Friction du Mardi 11 Décembre 2012. Depardieu s’en va! par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 11/12/2012 (en Français texte en français )
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Gérard Depardieu n’est pas un intellectuel. Pas de raisonnement, pas de bla bla, il vote avec ses pieds. Déjà il y a quelques semaines au cours d’un déplacement en Suisse il avait éreinté la France et les Français. Comme il le fait toujours, avec ses tripes. C’est un bon vivant, il sait que la vie est courte et comme il dit, il n’a pas envie d’être e..,,dé jusqu’à la fin de ses jours.



Il travaille beaucoup, se donne de la peine, on peut être populaire sans génie, mais pas sans effort.

Son départ devrait être le prétexte, mieux, la justification d’un débat sérieux. Un débat que la fausse droite n’a pas voulu tenir quand les socialio-kleptos ont aggravé la fiscalité au point de la rendre confiscatoire. Normal quand la droite est au pouvoir, elle fait la même chose que la gauche, empêtrée qu’elle est dans son absence de principes, de références et préoccupée qu’elle est de glaner les voix des bobos et du Marais.





   Le premier point sur lequel la droite aurait du porter le fer est le pourcentage considérable de la place de l’état en France.

A 56% de la dépense nationale, la France est étatisée. Le privé, serait-il capable de se reformer et d’améliorer sa compétitivité et son efficacité, qu’il n’ y a arriverait pas tant le reste, les 56% empêchent tout ajustement. Pour économiser 1 euro au niveau de la France entière, il faut que ce soit le privé qui en économise plus de 2 puisqu’il est seul à supporter le poids des ajustements. Nous avons déjà dit que le public ne connaissant pas le chômage, le taux de chômage réel du privé doit être multiplié par deux pour donner une idée du sacrifice imposé à ce secteur. Le public c’est les frais généraux du pays. Et on ne s’ajuste que sur les couts variables, directs, pas les indirects. Les communistes disent que l’emploi est la variable d’ajustement du système, ils oublient de dire que l’ajustement serait moins lourd si tout le monde en portait le fardeau. Nous aimons l’expression de Stoléru sur les planqués de l’arrière dans la guerre économique.

   Le second est que le peuple est toujours d’accord pour augmenter les impôts sur les autres.

Faites un referendum et vous verrez que toute taxation sur les plus aisés est toujours plébiscitée, normal c’est l’autre qui paie. En matière fiscale, la démocratie/démagogie est mauvaise conseillère. Elle néglige les conséquences non visibles, reportées dans le temps.

Le prélèvement fiscal devrait être la responsabilité de Sages, lesquels auraient une vision dégagée des élections et se soucieraient des effets systémiques de la taxation, de ses effets sur l’investissement, sur le futur et bien sur, sur la désincitation. Il faudrait aussi tenir compte du fait que trop d’impôt tue l’impôt en obérant la croissance et en réduisant l’assiette.

   Le troisième est que le gouvernement n’est pas légitime lorsqu’il augmente les impôts avec la volonté affirmée de modifier la société, de niveler, de changer les règles du jeu.

Il n’est pas mandaté pour cela, car cela est du ressort du fondamental. Ce fut l’une des erreurs de Sarkozy de ne pas mettre le doigt sur les mesures de Hollande qui faisaient changer de société, de ne pas montrer que Hollande, par certains aspects, reprenait en soft les patins de Mitterrand. Le changement c’est maintenant, attrape nigaud pour la gauche extrême, produit en fait des mesures qui font changer de société. Au lieu de faire la publicité de l’imbécile limite du déficit à 3%, il eut mieux valu limiter le pouvoir des politiciens démagos sur le peuple et , c’est cela qui devrait être inscrit dans la Constitution. On est dans le fondamental, là, l’organique. Hélas la politique étant faite au profit des kleptos , de leurs complices et des minorités , on ne pouvait espérer qu’un gouvernement de droite se soucie des classes moyennes. Résultat, on a la destruction des bases économiques de la famille avec la confiscation des héritages, la confiscation de l’effort des créateurs d’entreprises, leur interdiction de créer des lignées, la confiscation des revenus des amuseurs publics et autres bouffons qui permettent encore de supporter le quotidien.

   Le quatrième point est plus difficile, et on comprend presque qu »il soit hors de portée des politiques et des médias.

Il y a une contradiction absolue à détruire l’idée de Nation par l’immigration, la distribution, répartition des revenus des Français à ceux qui viennent profiter des largesses françaises et en même temps à clamer le Nationalisme, le Patriotisme fiscal. Les pauvres du monde entier et même les paresseux quelquefois, procèdent à l’arbitrage des avantages sociaux, des revenus tombés du ciel, et viennent en France. Comment imaginer que les Français ne se sentent pas légitimes à faire l’arbitrage fiscal ? On ne peut légitimement dire les frontières sont ouvertes dans le sens de l’entrée, mais elles sont fermées dans le sens de la sortie.

Nous l’avons déjà dit la politique suivie est à courte vue, très courte vue. Pendant 30 ans on a pu se passer de l’épargne et du fonds d’investissement du pays parce que les banques ont créé du crédit qui est venu rendre inutile l’épargne. Maintenant que ce système se délite sous nos yeux, que la financiarisation vit ses dernières années, le besoin de reconstituer l’épargne et le fonds d’investissement va progressivement réapparaitre. Après avoir découragé, spolié, confisqué, viendra le temps de séduire, cajoler, sortir le tapis rouge. Personne n’y songe et on ose dire que gouverner c’est prévoir! Ils ne sont mème pas capable de prévoir les conséquences de leur actes passés!

7 commentaires:

  1. Et pendant ce temps la

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/12/11/97002-20121211FILWWW00353-cmu-revalorisation-du-plafond-en-vue.php

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  2. "On ne peut légitimement dire les frontières sont ouvertes dans le sens de l’entrée, mais elles sont fermées dans le sens de la sortie."
    -> Je n'avais jamais entendu cet argument, il me semble en effet très juste. Quelqu'un voit une faille dans ce raisonnement ?

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    1. Le problème n'est pas le changement de pays.

      Le problème c'est de laisser des profiteurs s'enrichir en France et planquer leur pognon à l'étranger.

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    2. Avec cette logique ils ne vont simplement plus (ou moins) venir. Et vous pensez que nous en sortirons plus riche ?

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  3. http://h16free.com/2012/11/09/18500-madame-la-ministre-deleguee-mecrit
    http://h16free.com/wp-content/uploads/2012/11/lettre_ministre_francais_etrangers.pdf

    "Chers compatriotes établis à l’étranger,
    L’existence d’un ministère des
    Français de l’étranger traduit la conviction
    profonde du chef de l’État que, par-delà
    votre expatriation, vous appartenez à la
    Nation.[...]"
    (Lettre d’Hélène Conway-Mouret - octobre 2012 : §1, phrase 1)

    What else ?

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  4. "Il travaille beaucoup, se donne de la peine, on peut être populaire sans génie, mais pas sans effort."

    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/12/13/luxe-calme-et-volupte-depardieu-met-en-vente-son-hotel-particulier-parisien-pour-50-millions/

    Il faut surtout pas taxer les créateurs de richesses comme Depardieu, mais on pourrait peut-être lui reprendre l'intégralité de cette plus-value qu'il a réalisé sans effort, non ?

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