mercredi 12 décembre 2012

Bruno Bertez : Pauvreté, qui veut l’ange fait la bête ou encore l’Enfer est pavé de bonnes intentions

Politique Friction du Mercredi 12 Décembre 2012 : Pauvreté, qui veut l’ange fait la bête ou encore l’Enfer est pavé de bonnes intentions par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 12/12/2012 (en Français texte en français )
→ lien
Partout où ils sont passés, les socialistes ont fait plus pour la pauvreté que ceux qui se réclamaient d’un système économique raisonnable fondé sur l’efficacité, le respect des libertés individuelles et une bonne morale. Quand nous disons que les socialistes ont fait plus pour la pauvreté, cela veut dire qu’ils l’ont entretenue, enracinée. Les socialistes ont leurs pauvres, leur clientèle qui vient compléter celle de tous ceux qui vivent de répartition des produits du travail des autres.



Pourquoi lutteraient-ils contre la pauvreté, puisque c’est leur fonds de commerce. Ils veulent que la population déshéritée continue d’augmenter, la preuve, ils sont pour que la France soit le réceptacle universel de la pauvreté et pour qu’il n’y ait ni équivoque, ni retour en arrière, ils veulent octroyer le droit de vote à ces personnes.

Entendons-nous, nous aussi, nous nous sommes généreux, nous voulons de toutes nos forces lutter contre la pauvreté ou plus exactement la misère. Le spectacle, quand nous allons à Paris, des SDF grelottants, avinés, loques humaines, nous révolte. Nous sommes révoltés du gaspillage de la Mairie de Paris qui distribue subventions abusives, de cette Mairie festive, méprisante des travailleurs, de cette Mairie qui se vante de faire la fête et de se coucher quand les autres se lèvent, joue à la culture et se prend pour Walt Disney avec les ressources qui seraient mieux utilisées à restaurer la dignité des sans-abris.

Nous sommes authentiquement généreux, pas électoralement. La bonté, cela commence ici et maintenant, autour de soi, avec son argent à soi, pas celui des autres, avec sa patience, son respect pour l’autre, avec sa disponibilité pour s’intéresser à celui qui agonise sous un porche alors que les employés de l’Etat payés pour s’intéresser à ces personnes ne lui jettent même pas un regard. Normal. Ceux-là sont des professionnels de la charité, celle qui, bien ordonnée commence par soi-même.

Les socialistes et communistes aiment les pauvres car ils leurs sont utiles, ils leurs servent de marche pied pour leur ascension.

En Afrique du Sud, nous étions là, au moment de la fin de l’apartheid, les autorités ont fait un travail considérable pour abattre les townships, les bidonvilles et, en un temps record, ils ont fourni des logements décents et honorables. Moins d’un mois après les démolitions, les bidonvilles étaient reconstruits, à l’identique. Les réfugiés ont afflué de toute la corne d’Afrique, attirés par la manne des aides et soutiens. Le travail du gouvernement s’est révélé digne de Sisyphe. Aucun progrès. Et qui organisait les afflux clandestins, les reconstructions de bidonvilles? Les communistes de l’ANC, ils avaient compris que, pour faire basculer le pays en ces temps d’opportunité historique, il fallait importer des pauvres.

Nous ne défendons pas les riches, au contraire, et ce n’est pas un hasard si nous luttons contre les formes dégénérées, scandaleuses, de l’accumulation de richesse, la forme socialo-kleptocratique. Nous disons que si un système est juste et efficace, il est capable de produire la prospérité et de bien la repartir. A condition de se fixer pour objectif de tout faire, tout faire pour produire de la prospérité.

La répartition des richesses monétaires existantes n’a jamais réduit la pauvreté, toutes les études le prouvent. La pauvreté ne recule que par la croissance. C’est une donnée de fait.

Les pays qui ont réussi dans cette voie ces dernières décennies l’ont fait par la croissance et non par la répartition. Plus l’Etat se mêle d’intervenir et plus la croissance se réduit, la production de richesses stagne, l’emploi cesse de progresser. C’est une constante.

Mais encore faut-il avoir la clairvoyance de penser juste, de faire l’effort de sortir des évidences politiciennes et s’intéresser vraiment aux déshérités et laissés pour compte et de comprendre pourquoi ils sont dans cette situation.

Mais encore faut-il avoir le courage de lever les yeux et de comprendre que la formidable progression des inégalités, ces trente dernières années, est le résultat de 30 ans, non pas de priorité à la finance, mais de 30 ans de dérive vers la financiarisation.

Mais encore faut-il avoir un peu d’intelligence pour comprendre que ce développement de la finance a été rendu possible par l’explosion colossale des déficits et des dettes publiques et que c’est la spéculation et l’arbitrage sur la dette qui a créé ce système pervers et dysfonctionnant.

Mais encore faut-il aller en Espagne, en Grèce, toucher du doigt la pauvreté montante que l’on crée avec bonne conscience pour sauver un système inique et contreproductif de socialo kleptocratie.

Les socialistes produisent structurellement de la pauvreté et encore plus en ces temps de crise et ils s’érigent en défenseurs des pauvres.

Rappel, cette citation de Ayrault : « On ne peut faire reculer la pauvreté si ceux qui ont le plus n’acceptent pas un peu de générosité. »

Voilà comment, sous couvert d’évidence, on proclame, on ancre dans la tête des gens quelque chose de scandaleusement faux.

Cette déclaration permet de continuer comme avant.

Et de continuer à faire marcher la pompe à produire des pauvres.

Prochain objectif des socialo kleptos, la paupérisation des vieux et leur transformation en assistés. En attendant de les parquer dans des mouroirs par le rationnement des soins, la destruction des retraites…

2 commentaires:

  1. Mr Bertez nous n'avons plus de croissance. Et c'est pas avec vos tablettes même made in France que ça va redémarrer. Car entre le raréfaction du travail induit par les robots, le calage du bâtiment induit par des intérêts disons malsain, la technologie occidentale révélée au monde entier, vous voulez la trouver ou cette croissance .... dans le gaz de schiste allons soyons sérieux.
    Reste à parer au plus pressé, car quand on entends quelqu'un dire qu'un logement à 8 degrés c'est acceptable, ce petit monde se retourne vers les rentiers et les classes aisés avec un air qui ne donne pas envie de contrarié aucun d'entre eux. Vous voulez garder vos privilèges alors faut casquer pépé... faut casquer.
    Posté aussi chez lupus.

    RépondreSupprimer
  2. Si je saisis bien Bertez oppose solidarité organique et solidarité mécanique. Mais dans notre société individualisée à l'extrême la première ne semble plus possible qu'au sein de la cellule familiale, et encore les kleptos s'acharnent à la faire éclater depuis plusieurs décennies (dernière attaque en date "l'effacement" des mots père et mère).

    Sinon je ne vois pas dans cette annonce du clientélisme, pour une fois. Les pauvres ne votent plus à gauche depuis très longtemps et ce n'est plus l'électorat naturel du PS. Je récuse également la "bonne intention" puisque je ne crois absolument pas que le PS se soucie des pauvres, pas plus que l'UMP. J'y vois plutôt un écran de fumée pour détourner l'attention. Sarko a usé de ce petit jeu pendant des années lui aussi, avec plus de talent toutefois.

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.