dimanche 23 décembre 2012

Charles Gave : la hausse de la dépense publique fait elle tomber la croissance, ou bien est-ce l'inverse ?

C'est marrant, cette question là, j'y pensais justement hier, en me demandant si sur son graphique fétiche, Charles Gave ne nous faisait pas du Al Gore, en inversant causes et conséquences...



État obèse et croissance économique
Contrepoints, 23/12/2012 (en Français texte en français )
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L’œuf ou la poule ? La croissance du poids de l’État est-elle une cause de la faible croissance ou une conséquence ?

J’ai eu beaucoup de commentaires sur mon précédent article intitulé On vit bien en France mais pour combien de temps ? La thèse de cet article était que la croissance de l’appareil étatique, financé à crédit, était la principale cause de la chute constante du taux de croissance de l’économie française. Pour prouver la relation, je montrais deux graphiques reliant le poids de l’État dans l’économie et la croissance « structurelle », c’est-à-dire la croissance moyenne du PIB sur les 7 années précédentes.

La corrélation était parfaite. La majorité des lecteurs semblaient être d’accord avec l’analyse mais une minorité s’inquiétait fort légitimement du sens de la causalité. Après tout, me disaient-ils, « corrélation n’est pas causation ». Et d’ajouter, « êtes-vous bien sûr que la relation n’est pas : La faible croissance « force » l’État à s’engager plus et cette faible croissance pourrait avoir une autre origine que la hausse du poids de l’État dans l’économie… »

Voilà une remarque légitime, à laquelle je vais essayer de répondre dans ce nouvel article. La discussion sur le rôle et le poids de l’État dans l’économie est à peu près aussi vieille que l’étude de l’Économie et, historiquement, certains gouvernements démocratiquement élus ou pas, confrontés à une crise de solvabilité se sont attachés à faire baisser le poids de l’État dans l’économie soit par conviction (Thatcher, Reagan), soit par pragmatisme.

Comme exemple historique d’une volonté plutôt pragmatique qu’idéologique, je vais prendre le Canada après l’élection de 1993. La situation du pays à l’époque était dramatique : déficits extérieurs et déficits intérieurs abyssaux, la dette de l’État en pourcentage du PNB en hausse constante, voilà qui préfigurait la France d’aujourd’hui. Les Canadiens, à la place d’appeler leur monnaie le « Dollar Canadien » en était venu à la surnommer le « Peso Canadien ».

En 1993, devant cette situation dramatique, les élections portèrent au pouvoir Jean Chrétien du parti Libéral Canadien, plutôt à gauche sur l’échiquier électoral Canadien. L'idée que seul un parti de droite peut faire reculer l’État est une idée qui n’a aucune justification historique.

Conformément à son programme électoral, Chrétien et son ministre des finances Paul Martin commencèrent à faire baisser sèchement les dépenses de l’État, ce qu’ils firent avec beaucoup de vigueur. Paul Martin avait coutume de dire qu’il y avait deux solutions pour faire reculer le Moloch : soit "raboter" un peu chaque dépense, ce qui ne marche jamais, soit y aller à la hache pour supprimer ce qui était vraiment inutile, ce qui marche toujours, mais est mal vu par les groupes de pression divers et variés qui vivent de prébendes non gagnés et ne voient jamais pourquoi cela devrait s’arrêter.

Et à la hache ils y allèrent, gaiement, sous les sarcasmes de tous les économistes qui annoncèrent un désastre imminent… Dépression économique, explosion du chômage, appauvrissement généralisé, rien ne manquait à l’appel.

Voici les résultats :



En 4 ans, les dépenses de l’État baissèrent de 4 points de PIB (ligne rouge échelle de gauche), c’est-à-dire de près de 20%. Promesses tenues.

Pendant les deux premières années, la croissance du PIB resta médiocre avant de s’envoler ensuite (il semble en effet qu’il faille à peu près deux ans pour que la cure de désintoxication fasse son effet).

De façon complètement incompréhensible (pour les keynésiens bien sûr, mais pas pour les économistes sérieux), nous n’avons eu de récession, ni en 1994, ni en 1995, ni plus tard. Le chômage se mit à baisser, le niveau de vie à monter, les taux d’intérêt à s’écrouler… Bref le bonheur économique total. En fait, il fallut attendre vingt ans pour que le Canada connaisse une récession (période hachurée grise) alors qu’auparavant le Canada se payait une récession tous les 4 ou 5 ans, le Canada échappant même « miraculeusement » et sans problème à la récession américaine de 2001-2003.

Encore plus curieusement (pour les keynésiens), le taux de croissance structurel, après deux ans de stagnation au niveau pré-réformes, se mit à remonter sec pour retourner à plus de 3,5% par an pendant 10 ans de suite, avant que l’économie ne soit touchée par la crise américaine de 2008, que le Canada passa d’ailleurs beaucoup mieux que la quasi totalité des pays occidentaux à l’exception de la Suède ou de la Suisse qui suivaient bien sûr le même genre de politique.

Comme Madame Thatcher ou Ronald Reagan auparavant, à l’élection suivante, le parti Libéral et son président furent réélu sans aucun problème. Une fois de plus, il était prouvé que quand un élu fait une politique « courageuse » il est réélu sans problème. Sont toujours battus ceux que de Gaulle appelait les fromages blancs…

Je peux montrer ce même genre de graphique sur la Suède après 1992, la Grande-Bretagne avec Madame Thatcher, les États-Unis sous Reagan ou Clinton (Gingricht), en Asie depuis 1998… Partout et toujours, une baisse du poids de l’État déclenche une hausse de la croissance dans les 12 à 18 mois qui suivent.

Donc, et je conclus là-dessus :

– Oui, c’est bien la croissance du poids de l’État qui fait ralentir l’économie.

– Oui, faire reculer l’État c’est organiser sous les deux années suivantes le retour de la croissance.

25 commentaires:

  1. "Comme exemple pragmatique plutôt qu'idéologique", il a pris un des rares cas de figure où ce genre de réajustement a marché, sans tenir compte du fait que la dépense publique mondiale globale a probablement augmenté à cette époque, comme en témoigne l'essor global des dettes publiques.

    Charles Gave est bien un idéologue.

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  2. Oui, mais Gave, c'est un méchant libéral : Et d'une, aucune chance qu'aucun de ses arguments soient corrects.

    De toutes manières, le libéralisme c'est juste une genre de légende qu'on raconte le soir aux enfants pour leur faire peur. Aucune chance de voir cette souillure sur la France, car aucun de nos saint-énarques ne laisseront le pays replonger dans les heures les plus sombres de notre heu... Enfin retourner dans la barbarie, hein !

    yp

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  3. http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Mediapolis/Sons/Mediapolis-22-12-12-1356875/


    (14'58'') Rocard nous parle de la loi Giscard-Pompidou) .Loi du 3 janvier 1973

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    1. Giscard défend cette réforme en prétendant qu'elle était destinée à limiter l'endettement public. 40 ans après ont peut en apprécier les effets.

      Dette publique de la France sept 2012 un peu plus de 1800 Mds d'euros.

      Et pour le fun :
      taille de bilan de la BNP 2237 Mds d'euros à fin juin 2010
      levier à 25 (les engagements représentent environ 25 fois les fonds propres) et ne parlons pas des autres (SG - CA, ect...)

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  4. Son raisonement n'a rien de scientifique. Il prend 1 cas qui l'arrange et le montre en tant que preuve. C'est de l'enfumage et rien d'autre.
    S'il voulait en faire une vraie preuve il faudrait prendre beaucoup de pays (au moins quelques dizaines) dans des situations géographiques et politiques différentes pour être suffisament représentatifs.

    De plus il ne montre absolument pas du tout le sens de la causalité, ni même qu'il y a vraiment un lien de causalité entre les 2. Le décalage de 2 ans pourrait même montrer l'inverse.

    Pour finir son exemple est bien particulier. Une fois que le poids de l'état commence diminuer la croissance continue à descendre pendant 2 ans. Ensuite on arrive dans la période 1997-2001, la fameuse bulle internet qui a fait monter toutes les économies. Quelque soit le régime appliqué il y avait de la croissance quasi automatique. On doit pouvoir trouver de nombreux pays dans la même période qui ont vu leur croissance augmenter tout en augmentant les dépenses de l'état.

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    1. Au lieu de critiquer les exemples de Gave ou la tratégie à réussie... Citez en donc un, d'exemple, ou la religion anti-libéraleuh à réussie !

      yp

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  5. C'est fou quand même cette capacité de certains à être dans le déni complet. C'est quand même pas compliqué pourtant de comprendre qu'en mettant à un vrai travail productif des branle musards tamponne papier surpayés à faire un truc inutile, tu fais de la croissance.

    C'est édifiant cette capacité à enfumer le poisson et à refuser l'évidence.

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    1. Personne ne peut rien contre la mauvaise foi...

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    2. Tu as une vision des choses trop binaire. Ce n'est pas parce qu'on dit que son raisonnement ne tient pas la route qu'on est un partisan du financement généralisé par l'état. Je suis moi aussi pour une baisse des dépenses étatiques, une simplification très forte de tout le bouzin. Mais je suis scientifique de formation et une telle démonstration ne vaut rien. Si tu veux prouver quelque chose il faut le faire correctement, pas juste en prenant un exemple qui t'arrange et en l'érigeant en preuve. Ca c'est de la propagande pas de la science.

      Il y a aussi une grosse contradiction dans ton discours. Tu es contre l'être aculturé et uniformisé que le système fabrique. Mais tu en est quasiment à insulter tous ceux qui ne pensent pas comme toi.

      Si tu veux une société non uniformisée, avec des individus responsables et capables de penser par eux même il faut accepter que la plupart d'entre eux ne penseront pas comme toi et ne seront pas des idiots pour autant. Il faut accepter qu'il faut de tout pour qu'une société tourne: des gens productifs, des amuseurs publics, des artistes, et même des historiens de l'art. Le tout étant que le système soit équilibré et que chacun trouve sa place sans s'accaparer trop de ressources. Et un tel système ca ne se trouve pas en regardant des feuilles excel ni sur des courbes aussi belles soient elles. Pour ça il faut aller voir les gens, leur parler, chercher à les comprendre. La société c'est avant tout des humains, avec toutes leurs contradictions et leurs défauts.

      En ne regardant les choses que sous l'angle économique, avec des graphes et des chiffres tu fais exactement comme ceux que tu dénonces. Tu es donc de fait un artisan de l'homme aculturé que tu dénonces.

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    3. Si c'était aussi fastoche, tu crois pas qu'on aurait déjà réalisé le grand bond en avant sociétal auquel tu aspires tant ?

      Relis les physiocrates (surtout le concept de finitude des ressources), considères l'éco mondiale comme un jeu à somme nulle et SURTOUT, considères qu'on passe sur à peu près tous les produits un peu partout dans le monde à un marché de renouvellement et non plus d'équipement.

      ...et maintenant demandes toi si transformer desdits tamponne papiers en producteurs de biens réels va réellement créer de la croissance en France /ou bien générer de nouvelles surcapacités et nous rendre encore plus faibles face aux financiers et concurrents étrangers.

      ...enfin je dis ça en l'air ...

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    4. Mouais le cas Canadien je connais j'y ai vécu.

      A quoi sert une croissance temporaire quand en contrepartie tu obtiens:
      - des routes et des chaussées pourries
      - une augmentation de la part des emplois sous-payés
      - un accès aux soins qui devient impossible
      - des étudiants endettés à hauteur de 40k$ en fin de cursus
      - un enseignement primaire et secondaire de piètre qualité

      C'est ça le progrès ?

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  6. Bonjour DiscoTonio,

    N'est-ce pas toi dans le déni, pour ne pas accepter ta mise à mort ?

    Les bobos-gauchistes sont et seront toujours en guerre.

    Le socialo-communiste c'est une fabrique de SDF par excellence, le seul moyen pour les stopper est de lui couper les vivres… à n'importe quel prix !

    Désolé pour ceux comme toi qui ne sont pas encore en guerre.

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  7. Oui c'est surréaliste ! Ca dépasse l'entendement.

    Gave pourrait se mettre tout nu, et jeter dans la Seine en chantant la marseillaise, la clique des gochos bobos gogos continuerait à lui faire des procès d'intention.

    Car en effet, Charles Gave C'EST LE MAL ABSOLU.

    Le -vrai- libéral qui rend hystérique nos gogos bien français (et en plus un social traître puisqu'il s'est barré à Hong Kong).

    Mais de toute façon, rassurons nous, comme le dit quelqu'un d'autre, JAMAIS les crapules politiciennes françaises ne lanceront un tel programme.
    Il faudra attendre un nouveau juin 1940 pour que... éventuellement... ça passe.

    Bref, le fond de la cuvette.

    Cela étant je ferai malgré tout une critique de son travail.

    Certes l'aspect dépenses publiques est fondamental... mais il ne faut pas oublier l'aspect réglementaire (que même les libéraux purs oublient souvent).

    Et dans le cas de la France, la tâche est juste énorme :

    -casser le scandaleux statut de la fonction publique
    -casser la sécu (mafia publique obligatoire et coercitive)
    -casser le code des impôts et revoir de fond en comble la fiscalité
    -casser le code du travail (des milliers de pages !)
    -casser les pseudo syndicats (groupe de pression au service de mafia privées)
    -casser le mille feuille institutionnel (communes etc.)

    ... et j'en oublie sans doute.

    En d'autres termes :
    -couper les dépenses publiques (même de 25 %) NE SUFFIRAIT PAS pour relancer le pays.

    Il faut prendre en compte tout le "reste"...

    Le projet est donc vertigineux en terme de surface.

    Mais bon... que les gogos bobos gochos ne se réjouissent pas trop vite... Nous aurons bel et bien un second juin 1940, c'est à dire la Débâcle.

    Et là, on rigolera un bon coup.

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    1. La solution à tout les problèmes existe : c'est la solution plus de !

      - Y'a trop de dettes ? La solution est plus de dettes !
      - Y'a trop de réglementation ? La solution est plus de réglementation !
      - Y'a trop de fiscalité ? La solution est plus de fiscalité !
      - Y'a trop d'immigration ? La solution est plus d' immigration !
      - Y'a trop de dépenses ? La solution est plus de dépenses !

      Une fois que l'on a lancé la solution du "plus de", surtout ne jamais arrêter la solution même si les résultats ne sont pas ceux attendus.

      Si le problème persiste malgrès votre acharnement constant, c'est assurément votre façon de mesurer qui est la cause du problème !

      Et si ça ne marche toujours pas, que vous avez touché à tous les petits leviers et boutons, il vous reste encore la solution de répéter en boucle, jusqu'à ce que ce soit vrai : "célafote duméchanlibéralhismeuh kikasstou."

      yp

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    2. casser les pseudos syndicats ça suffirait a débloquer tout.et non ,on ne rigole pas un bon coup quand c'est la débacle

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  8. Et la reforme de la Suede Photonik? Du mou de veau?

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    1. Mais je n'ai rien contre le modèle suédois, par bien des cotés il est bien meilleur que le notre. Je suis pour un contrôle des dépenses et les liiter autant que possible. Je suis surtout contre les dettes qui ne font que s'empiler en réponse faicle à des problèmes qu'on a pas le courage d'affronter.

      Mais le modèle suédois n'est pas non plus la solution miracle. Ils ont substitué la dette publique par a dette privé qui est stratosphérique la bas.
      http://auxinfosdunain.blogspot.fr/2012/09/histoire-de-relativiser-le-modele.html

      En ce qui me concerne je me fout totalement de quel modèle appliquer. Si le libéralisme marche alors faisons du libéralisme. Si le socialisme marche alors faisons du socialisme. Et si le n'importequoiisme actuel marchait je serais très content. Mais pour savoir ce qui marche ou non il faut étudier sérieusement les différents modèles. Et la démonstration de l'article cité n'en est pas une. N'importe quel étudiant dans n'importe quelle matière scientifique se serait fait massacrer avec un tel raisonement. Et s'il avait dit la même chose pour prouver que plus de dépense étatique donnait plus de croissance j'aurai tout autant ralé.

      En fait on prend le problème à l'envers. Chacun défend son modèle fétiche et veut démolir celui des autres. Mais qu'est ce qu'un modèle? Juste un outil. Et comme on dit quand on a un marteau dans les mains tout problème ressemble à un clou. Donc à aussi tout problème est vu comme un manque d'application du modèle fétiche.

      Il faut revenir aux bases et se souvenir que la société c'est avant tout des gens, de simples êtres humains qui décident de vivre ensemble, de mettre en commun leur compétences. Et pour gérer tout cela l'état a été créé. Son but est donc d'organiser la société, de faire en sorte que les individus qui la composent y trouvent leur compte. Mais il y a eu dérive avec la prise de pouvoir des économistes. Les gens ont laissé leur place centrale à l'économie. Quels sont les indicateurs dont on nous abreuve sans arrêt? Le PIB, la croissance, le taux de chômage... Et les humains, ils sont ou? Pas un seul indicateur pour savoir si les gens qui composent la société sont heureux et veulent toujous continuer à avancer ensemble. Si cela continue cela sera la dislocation de la société.

      Avant de savoir quel modèle appliquer il faut savoir quelle est la cible. Le modèle n'est que l'outil qui permet de l'atteindre. Et parmis la cible à atteindre il y a quelques impératifs:
      - assurer la continuité de la cohésion de la société. Donc que chacun doit pouvoir trouver sa place. Les irréductibles qui préfèrent vivre en marge de la société ne doivent être que des cas marginaux, sinon c'est que la société ne remplit pas son rôle.
      - la durabilité, et ce que ce soit pour les ressources naturelles mais aussi pour tout ce qui sert au bon fonctionnement du système. Donc pas d'endettement sans fin et ce que ce soit public ou privé.

      Ensuite il faut affiner, définir des objectifs précis, des indicateurs permettant de les suivre (tout en gardant toutjours à l'esprit que ce ne sont que des indicateurs, donc loin d'être très représentatifs). A partir de là les principes de base du modèle viendront tout seul.

      Chaque pays, chaque culture, aura ses propres objectifs, donc son propre modèle à l'arrivée.

      Les modèles théoriques ne marchent jamais, et ce que ce soit le libéralisme, le socialisme, le communisme, l'anarchisme... Ils sont très bien sur le papier mais ne résistent pas à la réalité de l'être humain. Un modèle qui marche et qui est durable doit évoluer en permanence, s'adapter à son environement, et donc ne pas être dogmatique.

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  9. La vérité -enfin- sur Monti, la crapule italienne.

    Il n'a rien fait.

    http://tinyurl.com/c7glfj9

    Autant pour tous les gogos qui ont cru, une fois de plus, à un vrai changement.

    Ce type était doomed depuis le début. Une mascarade, un petit coup d'état parlementaire. Tout ça pour gagner du temps, soit disant donner le change aux marchés.

    Il n'y a eu AUCUNE réforme de fond.

    Mission accomplie.

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  10. D'accord avec "Anonyme23 décembre 2012 19:32" et Ced,

    si on paye des tamponne papier, c'est pour les occuper. C'est le mal de notre société ... si le travail est de plus en plus fait par des machines, il faut trouver de quoi occuper les gens, et leur faire croire qu'ils sont utiles pour qu'ils consentent a ne pas tout foutre en l'air.

    La solution moins d'état, je suis pour, mais après, on fait quoi ? avec la techno actuelle, on se retrouve en surproduction, ou bien on fini de détruire la planète, et après ?

    Mettre les gens a des vrais boulots "productifs", soit, mais quels boulots au juste ? aller encore plus vite, plus loin, plus fort, pour produire toujours plus de conneries ?
    Si on n'avait pas des armées des gogos pour consommer des iphones inutiles, et d'autres gogos pour les produire on ferait quoi au juste ?

    Le problème est plus profond.
    On est dans une société qui a perdu tout sens, toute direction, c'est un bateau ivre.

    On n'a plus comme but d'aller dans l'espace ou même de survivre au méchant d'en face. Notre seul but, c'est de trouver une forme de drogue ou une autre pour nous sentir vivant ou du moins, ne plus nous sentir si "vide".

    Prends un humain, coupe le du monde actuel, met le dans la nature, avec de quoi survivre. Il va tellement se faire chier qu'il va se suicider en moins de 7 jours. Déjà s'il tient 3 jours sans rien pour "stimuler" son cerveau malade ... ca sera bien.

    Donc, les solutions simplistes "réduire l'état", oui, dans l'absolu je suis pour les mesures intelligentes. Mais le problème, c'est après, on fait quoi ?

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    1. il y a tant de besoins dans l'offre de soins ,l'enseignement,l'accompagnement des personnes agées,la transition énergétique,la production agricole de qualité....pas mal d'emplois a créer si la fiscalité était adaptée.donc du boulot il y en a sauf qu'on fait tout pour le tuer. tout cela ne doit pas passer par des emplois de fonctionnaires.quand au débat socialisme ou libéralisme c'est peste ou choléra:quand t'as un cancer aux usa,tu passes toute ta vie a rembourser tes soins,en france c'est gratuit,chaque système a ses avantages ou défauts,le problème n'est pas la.en france notre problème c'est clientélisme,corruptio,bradage des biens et espaces publics aux lobbies

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    2. Bah, à t'écouter on a les mêmes problèmes que tous les Etats structurés : la politique et l'économie ça sera jamais Bisounours Land...

      Plus sérieusement, la transition énergétique et la production agricole de qualité c'est quoi ? un nouveau logo pour vendre plus cher l'énergie et la bouffe...et donc tirer au forceps un peu de croaaassance.

      Les viviers d'emploi dont tu parles (énergie, santé, éducation notamment) dépendent foncièrement de l’État par leur fonction stratégique et par l'intensité et la durée des investissements requis: donc, création de fonctionnaires, donc fiscalité.

      ...Faut savoir ce que vous voulez : le darwinisme ou l'Etat

      ...enfin je dis ça en l'air...

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    3. "la production agricole de qualité c'est quoi ? un nouveau logo pour vendre plus cher l'énergie et la bouffe":non,c'est les gens eux memes qui recommencent a produire et a vendre,avec le minimum de traitement chimiques.marre de voire des pommiers pleins de fruits gratuits sur le bord des routes et les gens qui continuent a acheter des pommes neo zélandaises a intermarché.seulement voila,impossible d'aller cueillir tes pommes et d'aller les vendre sur le marché sans cottiser au vampire de la msa(mutualité sociale agricole,400 euros minimum).quant aux autres emplois qui te dit qu'on doit embaucher des ponctionnaires?l'admr(aide a domicile) c'est des emplois privés!

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  11. Alors, perso (et ceux qui ont lu d'autres de mes commentaires ne pourront pas me suspecter de sympathies libérales, ou d'être pro-capitaliste), je trouve que la théorie est intéressante.
    Même si j'ai l'impression de l'avoir entendu un million de fois avec les ultra-libéralistes (l'Etat est la source de tous les maux), là au moins j'ai l'impression qu'il y a une tentative de construction fondée.

    Mais comme toute théorie en gestation, il reste à l'étayer, avant d'en faire la promotion. Il faut donc commencer par choisir une dizaine de pays, et essayer de récolter les données sur une longue période. Et c'est seulement à partir de là qu'on pourra vérifier si la théorie est digne d'intérêt, et passer à une véritable validation (l'étape suivante, essayer de vérifier avec un nombre de données suffisantes pour que les lois statistiques permettent de faire le tri et de dire si on peut en tirer une conclusion valable).
    Donc, pour commencer, sélectionner une dizaine de pays représentatifs (USA, Russie, France, UK, Japon, Allemagne, Italie , Brésil, Argentine, Japon, Finlande, Chine, Inde, Nouvelle-Zélande, Australie, etc...), et une période assez longue pour que l'échantillon statistique commence à être significatif (quand il est disponible pour chaque pays), par exemple de 1919 à 2009 ? Et ensuite trouver les données et faire de belles courbes ?

    C'est honnête, non ?

    Lewu

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    1. Il faudrait aussi isoler les autres variables : par exemple l'offre en pétrole est bien plus structurante que la politique de l'état a mon avis. Mais bon, peu importe ce qu'on pense, il faudrait isoler les autres facteurs. Et donc il faudrait déjà les déterminer.
      La politique de la banque centrale me semble aussi structurant. Il faudrait enlever les effets conjoncturels des différentes bulles, éliminer les aspect géo-économiques pour autant que possible.

      Ca me semble être un boulot digne d'un prix nobel, et pas d'un article avec un calcul en coin de page a la Gave ...

      Mais ce serait très intéressant si on pouvait parvenir a une réponse dans ce domaine, de manière définitive et claire.

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  12. Les gains de productivité ont été énormes ces 20 dernières années. En tout cas dans l'industrie. Et pas que sur les lignes de production mais surtout dans les services supports (ingénierie, projets, commercial).
    Exemple, je suis aujourd'hui tout seul pour faire le boulot de 6 personnes en 1999....et ce n'est pas fini, mon job actuel sous sa forme actuelle est menacé en 2013...il va falloir muter ou disparaître. C'est la dure réalité. Indispensable et incontournable : On n'arrête pas le progrès ! Il avance inexorablement. Gare à ceux qui s'y refusent !

    Je n'ose imaginer que l'administration ne soit pas dans cette dynamique.
    Certes avec plus d'inertie et de retard que le privé, mais la dynamique du progrès est forcément identique.
    On n'a donc toujours moins besoin d'administratifs à iso-charge !
    A quand les conséquences sur la diminution du poids de l'état dans l'économie ????

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