mardi 18 décembre 2012

La gauche va tenter de réformer l'Etat

La gauche s'attaque à nettoyer les écuries d'Augiasse de la dépense publique...

En attendant, j'estime aujourd'hui à la louche qu'un gros tiers de nos impôts sert à payer des rentes illégitimes, de la complexité inutile, de l'abus à la solidarité, de faux profits pour les groucho capitalistes, des sur salaires à branlotins protégés, etc etc...

C'est de loin le chantier le plus important de tous. Bien plus que les questions d'immigration par exemple.

Si la gauche arrive à faire ce ménage correctement, autrement qu'en rognant juste sur les services rendus, mais en faisant autant, voire mieux, avec moins, alors je réviserai mon opinion sur ce que j'estime être une bande de bras cassés mise au pouvoir pour protéger ses clientèles qui biberonnent à l'argent des autres.

Quelle recette pour réduire les déficits de l'Etat ?
La Tribune, 18/12/2012 (en Français texte en anglais )
→ lien
L'exécutif se penche dès ce mardi sur une réforme de la Fonction publique. Il doit trouver une solution pour diminuer les dépenses de l'État de 50 milliards d'euros d'ici à cinq ans.

MAP, pour « modernisation de l’action publique », voilà le petit nom de la réforme que commence à élaborer le gouvernement ce mardi 18 décembre. L’équipe de Jean-Marc Ayrault dévoilera aujourd'hui un programme d'évaluation des dépenses de l'État, des collectivités locales et de la sécurité sociale, avec en toile de fond la nécessité de dégager les économies nécessaires à la baisse des déficits publics promise sur le quinquennat. François Hollande s’est engagé à les faire fondre de 50 milliards d’euros sur cinq ans.

Cette modernisation de l'action publique (MAP) se substitue à la RGPP (Révision générale des politiques publiques) menée sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Les politiques de la famille (allocations familiales, avantages fiscaux…), des aides publiques aux entreprises, du logement (logement social, aides aux ménages), de la formation professionnelle et de l'apprentissage sont au programme des discussions. Les premières décisions ne devraient pas être annoncées dès ce mardi, l’exécutif attendant d’avoir audité ces différents domaines avant de trancher sur les coupes budgétaires à opérer.

Sauf que ça part mal... Alors que le "service public" est devenu le "public au service des clientèles", et que la gauche est le parti d'une majorité de ces dernières, je les sens mal les "coupes budgétaires"...

12 commentaires:

  1. Je crois que tu surestimes nos politiciens : JAMAIS ils ne prendront le risque de faire les poches de leurs clientèles.

    Sous la gauche, c'est les retraités qui vont prendre sévère. Pour le reste "kick the can"...

    yp

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  2. Un peu de concret :

    Tous les budgets/dotations sont en baisse (sauf ministères prioritaires.)
    L'année dernière -15 à -20%. Cette année -10% au moins. On parle de la FP d'état. Il ne reste plus de marge de ce côté là, à moins de mettre au chomdu un paquet de fonctionnaires. Après avoir passé en revue toutes leurs marges de manoeuvres 3, 4, 5 fois de suite, les gestionnaires ne savent plus comment faire !
    Ou trouver l'argent: coupera-t-on le chauffage, arrêtera-t-on de faire des formations , ou laissera-t-on les fuites du bâtiment B ??

    Reste à traiter tout le reste : collectivités territoriales, établissements publics, politiques de subventions aux entreprises, etc..
    Là, il reste du gras.

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  3. si on récapitule la situation nous avons:



    1 - Le travail disparait :

    Une robolution qui réduit le nombre d’emploies productive nécessaire et augmente la part des richesses qui va a la rente.

    Une concurrence des pays du tiers monde qui pousse les industries a délocaliser.



    2 - La fiscalité et l’évasion fiscale poussent les capitaux hors de France :

    Une fiscalité qui poussent les rentiers hors de France.

    Une évasion fiscale qui se monte à 50 milliards d’euros par an en France (enquête médiapart), soit quasiment le déficit du pays.


    3 – La stagflation

    Les prix augmentent à cause de la spéculation.

    Les salaires baissent à cause de la rigueur budgétaire.



    4 - La balance du pouvoir tourne vers les BRICS

    L’accès aux ressources va être de plus en plus concurrentiel donc chère.

    La géopolitique devient de plus en plus instable.



    5 - le Ponzi démographique



    Le départ à la retraite des papy boomers accroit les pressions entre la rente et le travail.

    L’immigration souvent peu qualifier subisse de plein fouet le chômage et vive en parti grâce au aide de l’état.

    Les aides que l’état apporte aux entreprises poussent ces dernières a tirer les salaires vers le bas pour en bénéficier.

    Un nombre historiquement élevé de fonctionnaire qu’il est difficile de réformer



    6 – Augmentation des inégalités

    Pour un peu toutes ces raisons, les inégalités entre riches et pauvres augmentent.

    Cette classe moyenne ne croient d’ailleurs toujours « moyenne » alors qu’elle a parfois du mal à rejoindre les deux bouts. N’ayant pas réaliser qu’elle est devenue pauvre, elle se croit persécutée par les impôts et accusent les vraiment pauvres de profiteurs. Pendant ce temps, les riches et les rentiers qui ne payent que peu d’impôt se marrent de voire les pauvres et les vraiment pauvres se battre entre eux pour les causes de leurs misères, se traiter de fainéants et de profiteurs. La vrai raison de leurs conditions est en faite la libre circulation des capitaux et l’absence de gouvernement mondiale qui fait que l’argent s’évade du pays et ne profite à personne.



    au lieu de appauvrir les pauvres et supprimer les aides, il serait plus constructif de militer pour une harmonisation fiscale en Europe, la lutte contre les paradis fiscaux, la luttes contre les niches fiscales.



    disco, en t’acharnant sur les fonctionnaires, les aides sociales et le trop d’impôt pour les riches, tu contribues indirectement au creusement des écarts entre riche et pauvre et empire la situation. nous sommes du coté des pauvres…






    The

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    1. Pas mal.
      Tu as juste oublié le principal, le tarissement des ressources, dont le pétrole en premier lieu.
      Tu peux aussi rajouter le bousin Européen.

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    2. bonne remarque J en parle très légèrement au point 4

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    3. Le tarissement des ressources ne changent rien à la situation. Ce problème va simplement amplifier les phénomène de spéculation. Soit l’état va payer la note(donc les pauvres indirectement) soit tout le monde. Ce qui va tuer dans l’œuf chaque départ de retour de croissance. La croissance ne reviendra pas, soit à cause de la spéculation soit à cause du manque croissant de ressource.



      Jusqu’à présent, la croissance permet de masquer les inégalités et d’offrir de l’espoir aux pauvres. Sans croissance, donc sans nouvelle richesse crée, la concentration mécanique des richesses liés au capitalisme va devenir insupportable.



      Je pense personnellement que la transition a l’économie verte est la meilleur solution pour générer des emplois et limiter la consommation des ressources. Pour faire cela il faut une cohérence globale dont une harmonisation fiscale donc une forme de gouvernement mondiale.

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  4. Tout à fait d’accord !!
    Diviser pour mieux régner :
    Employés du privé contre fonctionnaires…
    Français de souche contre immigrés…
    Jeunes contre vieux..
    Travailleurs contre assistés…
    Mais dans ce système de libre circulation laisser-fairiste mondialisé financiarisé seul les ploutos, wall street et la city ce gavent….les politiques sont aux ordres des marchés pas au service du peuple…A qui profite vraiment le crime ? C’est la seule bonne question à se poser selon moi !!!
    On reprendra le "pouvoir" (démocratique) quand on comprendra que le peuple peut s'unir et refuser cette merde!!

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  5. Je cite les chiffres de mémoire parce que je n'ai pas le temps de les vérifier : on a quelques 18 millions d'emplois privés pour une population active de 35 millions, plus de six millions de personnes dans la fonction publique, plus de six millions de chômeurs réels. Il est clair que ça ne peut pas tenir.
    Problème : où trouver le gras de la fonction publique ? Virer les fonctionnaires surnuméraires c'est automatiquement aggraver le chômage et pas qu'un peu sachant qu'un grand nombre sera inemployable pour une raison X ou Y. Et les emplois ne reviendront pas, tu parles assez souvent de la robolution pour en avoir conscience (en fait c'est une dynamique qui remonte aux années 70). D'où le tittytainment pour contenir les frustrations des laissés pour compte de la mondialisation.

    Je vois que deux principes : transparence totale vis-à-vis des dépenses publiques et principe de subsidiarité. C'est à dire choisir la structure (publique) la moins complexe possible pour effectuer une fonction de service public.

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  6. Arrêtez de prendre des hirondelles pour des canards sauvages.

    -le budget de l'Etat NE BAISSE PAS. C'est une escroquerie que de l'affirmer ("sauf ministères prioritaires").

    -Soyons sérieux une minute : est ce que vous voyez Hollande et Ayrault réformer QUOI QUE CE SOIT lié à l'état, et surtout ses dépenses ?
    C'est une hallucination collective votre affaire là.

    -L'idée selon laquelle le Système cherche à diviser pour mieux régner, est un mythe. Sympa et efficace sur le papier, mais dans les faits ce sont bien les mafias publiques qui cherchent tout simplement à prolonger leurs privilèges, aux dépends du privé, comme des sangsues sous LSD et amphet'.

    Deux questions à ce sujet :
    -qui osera aligner les retraites du public sur le privé ? Personne.
    -qui osera remettre en cause le scandaleux statut de la fonction publique ? Personne.
    Donc, c'est bien le public CONTRE le privé.

    -Enfin, vous savez très bien que ce n'est pas avec les économies sur les ramettes de papier ou même les missiles nucléaires que l'on fera fondre le porc engraissé étatique... Là aussi il faut voir, comprendre et accepter les grandes masses.

    Or la grande masse dans les dépenses publiques... ce sont LES SALAIRES DES FONCTIONNAIRES. CQFD.

    Donc, je résume : qui osera virer purement et simplement 1 million de fonctionnaires (minimum) ? Personne.

    Donc on fait quoi ?

    Rien.

    On attend. Que tout se casse la gueule. Et seulement après on pourra avancer.

    Mais il faut se souvenir qu'en France, ce genre de gros mouvements... s'appelle une révolution.

    Et ca se passe généralement dans la douleur...

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    1. C'est votre commentaire qui est hallucinant : contre-sens, imprécisions, raccourcis, lieu-communs...

      On vire 1 million de gars (LOL) et hop une révolution ! (re-LOL).

      On va aller loin avec des gars comme vous !!

      La grande masse de la dépense publique c'est le budget de la SECURITE SOCIALE.
      L'état un quart, en gros. Le reste c'est les collectivités territoriales.
      Pauvre ignorant..

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    2. Effectivement, vous : ne faites surtout rien.
      LOL

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    3. je suis d'accord avec l'anonyme de 20:43.il ne se passera rien avec notre classe politique actuelle(fn compris).on fait l'erreur de croire que tous ces emplois fictifs de la fonction publique ou du privé diminuent le chomage.ils sont bien trop payés par rapport a ceux qui ont un vrai emploi soumis a la vraie concurrence donc ils plombent le pays.la vraie question c'est comment on peut sortir du clientélisme?

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