mercredi 12 décembre 2012

Le secret qui couvre Goldman Sachs et la BCE

Le secret qui couvre Goldman Sachs et la BCE
Les mots ont un sens, 30/11/2012 (en Français texte en français )
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La Banque centrale européenne (BCE), dont le président Mario Draghi est un ancien de Goldman Sachs, a été autorisée par la Cour Européenne de Justice (CEJ) à conserver secrets des documents expliquant comment la Grèce a savamment camouflé sa dette. Avec l'aide (très) active de... Goldman Sachs. Tout va bien...

Au nom du droit à l'information, selon lequel "tout citoyen de l'Union a un droit d'accès aux documents de la BCE", l'agence de presse Bloomberg a demandé, en aout 2010, la divulgation de deux documents internes de la banque centrale. Il s'agissait de savoir si des membres de la BCE étaient informés de (voire impliqués dans) ces malversations, qui ont coûté des dizaines de milliards d'euros aux citoyens européens. La demande a été retoquée du tac au tac. Bloomberg a donc fait appel à la justice. Mauvaise pioche : le tribunal de première instance de la CEJ vient de lui répondre... sous forme de boutade :

"La divulgation de ces documents aurait porté atteinte à la protection de l'intérêt public, puisqu'ils concernaient les politiques économiques de l'Union européenne et de la Grèce". Un telle publication "aurait pu avoir des conséquences négatives sur l'accès, notamment de la Grèce, aux marchés financiers, et aurait pu affecter la conduite effective de la politique économique de la Grèce et de l'Union", affirme l'arrêt.

Justice ? Défense des citoyens devant des malversations de fonctionnaires européens ? Que nenni... "Les tribunaux se plient aux règles économiques" imposées par l'administration politique, plutôt que de juger sur des principes de droit, a déclaré Georg Erber, un spécialiste allemand de la régulation des marchés financiers. "Cela révèle implicitement que l'Union européenne a bien été informée sur ce qui se tramait et qu'elle n'a pas pris les mesures nécessaires pour éviter la crise".

5 commentaires:

  1. Les institutions européennes coûtent horriblement chers.

    Et tout ça pour quel résultat ???

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    1. Ce qui est stupéfiant... c'est que ce soit Bloomberg (entreprise américaine) qui tente l'action en justice...

      En Europe, en France, personne n'en a rien à faire, car personne ne comprend rien, et il y a une confiance aveugle dans l'"autorité publique".

      Le vrai scandale il est sans doute là.

      Car le "non" de Bruxelles n'est absolument pas une surprise venant d'un système totalement soviétisé.

      Non j'insiste le vrai scandale : c'est la veulerie des européens, et leur profonde bêtise.

      Cons et contents d'eux-mêmes.

      Tiens on me balance une info dans mon oreillette : le contrat de génération, le joujou de Hollande, coûtera 1 milliard. Lundi le plan pauvres avec RSA c'était 2,5 milliards.

      Qui déjà parlait de "hollandisme révolutionnaire", comme quoi Hollande pourrait surprendre tout le monde ?

      Ah oui, cette tache de Todt.
      ;-)

      Chaque jour qui passe, et ce pays devient de plus en plus malade, psychiquement... La psychose totale n'est plus très loin.

      Un Grand Délire Collectif.

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    2. Tout à fait d'accord, sauf un petit bémol pour la veulerie des européens, moins de 50% des gens vont voter aux élections européennes, ce qui signifie que plus de 50% n'y croient pas.

      J'ajouterais que dans un pays où remettre en cause le bien fondé de l'euro et de l'UE fait de vous un fasciste pédophile nazi mangeur de petits enfants et empoisonneur de puits, la contestation est difficile...

      Quant au "hollandisme révolutionnaire" c'est gagné, hollande a dejà surpris tout le monde, mais pas dans le sens espéré...

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    3. "Voter" Sarkozy ou Hollande, c'est bien voter "européen". On ne peut pas (plus) dissocier les deux.

      La veulerie s'exprime d'abord au niveau national.

      Et si tu fais le compte, ça fait un paquet de crétins.

      On peut dire la même chose dans chaque pays... Espagne, Italie... Un coup "UMP", un coup "PS"... on appelle ça l'"alternance"...

      Les veaux sont ravis. Ca les occupe.

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  2. Le jugement est pourtant clair. Il y a des éléments qui ne sauraient être publics car ils sont révélateurs de l'implication de Membres de la CEE et effectivement "Cela révèle implicitement que l'Union européenne a bien été informée sur ce qui se tramait et qu'elle n'a pas pris les mesures nécessaires pour éviter la crise". Dire le droit est une chose, dire la vérité en est une autre... et nécessité fait Loi comme chacun le sait.
    Je trouve l'énoncé du jugement très informatif au second degré évidemment.

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