dimanche 2 décembre 2012

Moody's retire son triple A au MES

Zone euro Moody's retire son triple A au Mécanisme européen de stabilité
AFP via boursorama, 01/12/2012 (en Français texte en français )
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L'agence de notation Moody's a dégradé d'un cran vendredi le Mécanisme européen de stabilité (MES), de Aaa à Aa1, avec une perspective négative, une décision jugée "difficile à comprendre" par le patron du fonds de secours de la zone euro, l'Allemand Klaus Regling.


Et en prime :

L’opération de reprise d’une partie de la dette grecque par…. l’Etat Grec himself, débutera la semaine prochaine
Le blog à Lupus, 30/11/2012 (en Français texte en français )
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La Grèce a annoncé qu’elle lancera «en début de semaine prochaine» l’opération de rachat d’une partie de sa dette, convenue avec l’UE et le FMI . L’Etat grec a obtenu pour cela des prêts additionnels pour un montant de quelque 13 milliards d’euros. En résumé de la dette supplémentaire pour racheter de la dette c’est ce l’on appelle faire « dans la cavalerie », jouer sur les échéances, mème si ces dernières bénéficient au passage d’une nouvelle décote. Continuer à vouloir ainsi gagner du temps n’est ce pas l’assurance d’en perdre (et aussi pas mal d’argent)?

L’opération, sur une base volontaire, est «assez compliquée», a relevé Vassilis Mastrokalos, représentant l’Agence de gestion de la dette (PDMA), qui doit piloter l’opération. Il a précisé que pour financer ce rachat la Grèce avait obtenu des prêts «additionnels» à ceux déjà consentis par ses bailleurs institutionnels, pour un montant «d’environ 13 milliards d’euros». A noté que cette opération, porte sur des créances souveraines détenues par les prêteurs privés. Mais la transaction alimente l’inquiétude du secteur bancaire national, déjà fragilisé par l’effacement de dette souveraine qu’il a dû consentir en mars, et qui craint d’être forcé à participer si les prêteurs étrangers ne jugeaient pas l’opération rentable. La preuve de cette inquiétude est la chute depuis quelques jours des valeurs bancaires à la Bourse d’Athènes. .

M. Mastrokalos a jugé que pour «beaucoup» de détenteurs des titres visés, l’opération serait «rentable». Se refusant à préciser le prix qui serait offert, il a seulement rappelé que les obligations grecques se négociaient désormais «de 28 à 29% de leur valeur nominale», après avoir atteint un point bas d’environ 14% cet été, contre un prix «d’environ 25%» lors de leur mise sur le marché en mars. La presse économique grecque estimait mercredi que l’Etat grec allait offrir environ 35% de la valeur nominale des titres.



Farage On What The Nobel Peace Prize Means To The European Union
ZeroHedge, 30/11/2012 (traduire en Français texte en anglais )
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"The Eurozone is now in a very dark place; economically, socially, politically, and I fear that the countries trapped inside it (in that prison) will be there for many years to come."



7 commentaires:

  1. Beaucoup de bruit pour rien, tout cela...
    Tout cela se finira en bailout généralisé de l'Occident.
    Et dans le tas, les plus petits seront les plus mal lotis (UK, Japon).
    Alors ils peuvent bien s'agiter à psalmodier que l'Euro est foutu. La Grande-Bretagne a perdu l'Europe face à l'Allemagne : car personne n'admire une puissance ruinée...

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  2. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/12/02/97002-20121202FILWWW00124-merkel-n-exclut-pas-un-effacement-de-la-dette-grecque.php

    vs

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  3. Dette publique de la Grèce :

    2005 : dette publique de 195,421 milliards d'euros.
    2006 : dette publique de 224,204 milliards d'euros.
    2007 : dette publique de 239,3 milliards d'euros.
    2008 : dette publique de 263,284 milliards d'euros.
    2009 : dette publique de 299,682 milliards d'euros.
    2010 : dette publique de 329,513 milliards d'euros.
    2011 : dette publique de 355,658 milliards d'euros.
    2012 : dette publique de 300,807 milliards d'euros au 30 juin 2012. En début d'année 2012, la Grèce a fait défaut : 107 milliards d'euros de dettes ont été effacés.

    Et en 2013 ?

    Mercredi 31 octobre 2012 :
    La Grèce enregistrera en 2013 un déficit budgétaire, une récession et une dette plus lourds que ce qui était prévu il y a seulement un mois, illustrant les difficultés de redémarrage du pays contraint à de lourdes économies, selon le projet de budget présenté mercredi au parlement.
    En 2013, la dette du pays devrait exploser, selon le texte, à 189,1% du PIB, soit 346,2 milliards d'euros, contre 175,6% attendu en 2012.

    http://www.romandie.com/news/n/_Budget_2013_la_Grece_prevoit_une_reprise_plus_lente_que_prevu88311020121230.asp

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  4. Vendredi 30 novembre 2012 :

    Espagne, Portugal, Grèce, Italie : ces quatre Etats foncent vers le défaut de paiement. Pour la Grèce, ce sera le deuxième défaut de paiement en seulement quelques mois.

    Lisez cet article :

    Que se passe-t-il quand un pays insolvable s'endette encore ?

    La solvabilité budgétaire de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce et même de l'Italie n'est pas assurée aujourd'hui : il faudrait un excédent budgétaire primaire énorme, compte tenu des niveaux de taux d'intérêt et de taux de croissance prévus pour 2013 et 2014, pour stabiliser le taux d'endettement public. Cependant, le déficit extérieur disparaît, mais la demande des épargnants domestiques pour la dette publique est insuffisante, d'où le niveau élevé des taux d'intérêt.

    Pourtant ces quatre pays continuent à s'endetter, soit sur les marchés financiers (Espagne, Italie), soit en partie sur les marchés financiers et en partie auprès de l'Europe (EFSF, ESM, BCE, UE), soit dans le futur auprès de la BCE (OMT).

    Si leur solvabilité budgétaire n'est pas rétablie (on ne voit pas comment elle le serait même en 2015 en Espagne et en Grèce compte tenu de la taille prévisible de l'écart taux d'intérêt – taux de croissance), cette accumulation de nouvelle dette ne peut que conduire à une situation catastrophique (défaut).

    Conclusion :

    Endetter davantage, soit sur les marchés financiers, soit auprès de prêteurs publics des pays qui n'assurent pas leur solvabilité budgétaire ne peut que conduire à une catastrophe (défaut à un niveau très élevé de dette publique).

    Dans les conditions présentes de taux d'intérêt et de taux de croissance, l'Espagne, l'Italie, la Grèce et le Portugal ne sont pas solvables. Si on fait, pour la période qui commence en 2015, des hypothèses optimistes portant sur le taux d'intérêt apparent sur la dette et sur la croissance de long terme, l'Espagne et la Grèce restent insolvables, ce qui jette bien sûr un doute sur la stratégie d'accumulation de nouvelle dette par ces pays.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=67248

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  5. Je suis vraiment trop idiote...J'aurais pu avoir une vie carrément plus confortable...
    - J'achète une maison avec paiement du principal à terme
    - Je rembourse uniquement les intérêts...j'ai un beau reste à vivre, je profite bien
    - Arrivé à terme, je contracte un nouveau prêt à terme pour rembourser le premier! En plus avec l'inflation, je suis gagnante!
    Et je refais ça jusqu'à ma mort...mes gosses paieront! Ah, quelle belle vie j'aurais pu avoir...

    La Grèce sera bailoutée quand tous les opérateurs privés auront revendu aux MES et aux Etats. On gagne juste du temps pour...

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  6. Te casse pas la tête BA... le problème grec est "réglé"... jusqu'à septembre 2013 (élections allemandes).

    Je t'avais prévenu.

    Les taux sur les émissions italiennes, espagnoles ? plus personne n'en parle.

    Tout est renvoyé -minimum- à septembre 2013.

    Ensuite, deux lectures possible :
    -les élections "changent" quelque chose
    -elles ne changent rien

    C'est bien sûr la seconde lecture qui est la bonne. ceux qui feignent de croire que ces élections représentent un véritable enjeu (un game changer) se trompent.

    Les mêmes crapules (Merckel, SPD, CDU) continueront la même politique.

    Plusieurs années BA.... plusieurs années.
    ;-)

    Il va falloir prendre ton mal en patience.

    Le vrai game changer, c'est le poison de la récession et le chômage... Mais là encore, le process est très lent.

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  7. "Le problème grec est réglé"

    C'est ce que disait Christine Lagarde en 2009.

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