samedi 29 décembre 2012

Pourquoi les investisseurs devraient revendre leur portefeuille de titres allemands

Pourquoi les investisseurs devraient revendre leur portefeuille de titres allemands
Express.be via Le blog à Lupus, Audrey Duperron, 21/12/2012 (en Français texte en français )
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Le pays développé le plus performant de la dernière décennie est l’Allemagne, rappelle Matthew Lynn sur le site Marketwatch. Elle a continué de croître sur cette période, au moins aussi rapidement que les plus grandes économies, elle est devenue une puissance exportatrice tout autour du monde, malgré des coûts de main d’œuvre plus élevés que ceux de la Chine, un système d’Etat-providence bien plus onéreux, et des horaires de travail bien plus réduits que ceux des ouvriers de l’empire du milieu.

Chaque année, nos voisins de l’Est exportent pour 1.547 milliards de dollars de marchandises. C’est plus que les États Unis, et près du double de ce qu’exporte le Japon. En outre, le pays a su diversifier ses marchés, et seulement 40% de ces exportations sont destinées à des pays de la zone euro.



Mais ce temps béni semble révolu, affirme Lynn, comme l’indiquent ces quelques signes :

-La production industrielle du pays s’est réduite de 2,6% en novembre.

-La bundesbank n’a prévu qu’une croissance de 0,4% en 2013, alors que l’on anticipait encore 1% 6 mois auparavant.

D’autres faits semblent indiquer qu’il ne s’agira pas seulement d’un ralentissement cyclique :

   1/ Une grosse partie de l’essor de la décennie passée provient de la croissance galopante des pays émergents, et notamment de la Chine. Les exportations destinées à ce pays ont quadruplé sur la dernière décennie, et elles représentent désormais 6% du total, alors que les exportations destinées aux USA sont passées de 10% à 6% au cours de la même période.

Or, les Allemands exportent surtout des machines-outils, des voitures, et des produits pharmaceutiques. Mais les pays émergents se développent rapidement, et bientôt, ils n’auront plus besoin d’acheter des machines-outils, mais plutôt des objets de prestige (vins, vêtements, smartphones), qui ne correspondent pas aux spécialités de l’Allemagne. Il est probable que le boom des exportations à destination des pays émergents va commencer à s’essouffler.

   2/ Le pays est rattrapé par la récession de la zone euro. Avec un recul de l’ordre de 2% du PIB italien cette année, de 1,4% du PIB espagnol, et la stagnation de l’économie française, l’Allemagne ne peut pas trop compter sur ses partenaires européens pour développer ses exportations à destination de l’Europe. Et le gouvernement, endetté à hauteur de 82% du PIB, n’a plus guère les moyens d’initier des politiques de relance.

   3/ Les plans de sauvetage n’ont rien coûté aux contribuables allemands jusqu’à présent. Mieux : ils ont même permis au gouvernement allemand de gagner de l’argent, parce qu’il emprunte pour moins cher qu’il ne prête. Mais cela ne pourra pas durer. Il devient de plus en plus probable que la Grèce devra faire à nouveau défaut sur une partie de ses dettes, de même que l’Italie et l’Espagne. C’est l’Allemagne qui devra payer, que ce soit directement par l’annulation des créances du gouvernement, ou que ce soit par l’intermédiaire de ses banques auxquelles elle devra consentir un plan de sauvetage. Dans les deux cas, on assistera à une escalade de l’endettement du pays au pire moment, celui de l’entrée en récession du pays.

« La valeur en bourse dont il faut se débarrasser dès maintenant ? Celle de l’Allemagne », conclut Lynn.

1 commentaire:

  1. c'est bien sous estimer les allemands et prétendre qu'ils ne sauront pas s'adapter.franchement,entre la france et l'allemagne,lequel s'est le mieux adapté ces 10 dernières années?les allemands ont meme réussi a passer devant la france dans le domaine agricole qui n'était pas leur spécialité.les allemands ont un bon sens civique et ils sont durs au travail

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