lundi 31 décembre 2012

Quand la presse comprend que la bulle immobilière est une des causes premières de la sous compétitivité française

En même temps, vu les transferts de richesse gigantesques qu'elle induit, des travailleurs vers la rente foncière (et donc des jeunes actifs vers les vieux inactifs), y a rien d'étonnant.

Tous ces couples de retraités papy boomers avec des niveaux de vie à plus de 4000€ par mois et plus, le tout sans épargne réelle, leur pouvoir d'achat, faut bien qu'il provienne de quelque part vu qu'ils ne bossent plus...

Immobilier : la bulle coince en Allemagne
Marianne, Emmanuel Lévy, 04/12/2012 (en Français texte en français )
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Malheureusement, ce canal de perte de compétitivité par les salaires n'est pas le seul à l'œuvre. La bulle immobilière a déformé le tissu économique de la France au profit de la construction et du BTP, et au détriment des entreprises manufacturières, comme Peugeot. Peu connue, l'étude de l'OCDE «Exports And Property Prices In France : Are They Connected ?», publiée en 2010, a cherché à mesurer la perte de compétitivité de l'économie française à l'exportation à la suite de la hausse des prix immobiliers. A la question : «Les exportations et les prix immobiliers sont-ils connectés ?», les deux auteurs, Balazs Egert et Rafal Kierzenkowski, répondent par l'affirmative. Et plutôt deux fois qu'une ! Ils ont calculé que, à chaque fois que la pierre se renchérissait de 10 %, cela se traduisait in fine par une baisse de 1,4 à 1,8 % des exportations françaises. Le lien entre ces phénomènes : la compétitivité.

Entre 2000 et 2010, toujours selon nos deux économistes, la France aurait perdu 5 % de sa compétitivité à cause de la hausse des prix de l'immobilier. C'est ce qu'on appelle l'effet d'éviction. «La hausse des prix de l'immobilier a augmenté les marges des entreprises du BTP. Ce faisant, leur plus grande attractivité pour les investisseurs s'est faite au détriment des entreprises industrielles tournées, elles, vers l'exportation», explique Rafal Kierzenkowski. Cette course à l'échalote se transforme rapidement en cercle vicieux. La baisse continue des marges conduit les entreprises à rogner sur leur budget en recherche et développement, ce qui signifie qu'elles sacrifient leur compétitivité hors prix, la qualité et l'innovation. Bref, Vinci se porte comme un charme quand Peugeot est au bord du gouffre.

1 commentaire:

  1. au niveau automobile y a aussi une autre raison le cout de l'état, fascisme sur l'automobilisme, stresse qui en découle. On peut encore rouler dans une poubelle peu kilométré acheter à un héritier ou à une femme à la retraite qui ne conduit plus et faire sa vidange pour 32 euros même quand on y connait rien.

    ça n'empêche Résolution 2013 plus de voiture désobéissante civile.

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