jeudi 13 décembre 2012

Sur ces professeurs soi disant sous payés

Alors qu'on tente en permanence de nous faire pleurer sur la situation des profs, je suis tombé sur les grilles salariales de ces derniers...

Voici la rémunération des professeurs non agregés :


et pour les agregés :


Effectivement, en début de carrière, c'est pas chouilla. Mais ça grimpe vite.

Et franchement, au bout de 20 ans de carrière, une fois que son cours est rodé, qu'avec ses points, on se retrouve dans un bahut pépère, on fait 25 heures maxi par semaine, on a la sécurité de l'emploi, 4 mois de vacances par an, et on touche en non agrégé facilement 2500€ par mois...

Comment dire... Ça va être dur de les pleurer quand même les ptits choux...

Qu'il faille rééquilibrer les situations entre les jeunes et les vieux, entre ceux qui en chient dans les bahuts difficiles et les autres, c'est évident, alors que le conflit de générations joue à plein dans ce secteur de gens de "gôche"...

Mais sérieusement, quand je vois ces grilles salariales, et tous les avantages associés (sécurité de l'emploi, nombre d'heures, vacances, primes, retraite...), va falloir sérieusement arrêter de se foutre de notre gueule quand même avec cette arnaque du prof sous payé... A 20 ans de carrière, ils ont des revenus les plaçant dans les 15% à 20% les plus riches du pays... Et si on "monétisait" tous les avantages en nature, on arriverait surement pas loin du décile le plus riche...

47 commentaires:

  1. Tu veux du gras,je vais t'en donner.

    Les inspecteurs des finances (pas généraux, "juste" les ex-trésors et impôts) :

    A l'école d'application : 2 000 nets
    Première affectation : 2 300 nets, 3 000 nets si services centraux

    Un petit effort et on passe principal (le concours n'est pas "sugar" néanmoins).

    Inspecteur principal (possible au bout de 5 ans) : 3 500 nets environ

    On est là sur une ligne TGV, il ne reste plus qu'à attendre le poste comptable et là ça s'envole. On arrive sur les rémunérations de Bercy qui ont fait parlé d'elle cet été.
    A la décharge de l'administration, s'ils n'étaient pas avantagés, ils auraient la formation pour se casser de le privé.

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  2. Une chanson qui traite pile poil de ce sujet avec humour :
    http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=p5Krz9QZo6U

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  3. Ben merde alors, je suis instituteur, 24 ans de carrière 2060 €/mois tout compris.

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    1. On parle là des profs.

      Et totalement d'accord sur l’aberration de ce système qui paye moins les instits que les profs, alors qu'ils font un boulot autrement plus pénible, avec beaucoup plus d'heures, et beaucoup plus sensible...

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    2. Le tableau qui est au-dessus concerne aussi les instits (prof d'écoles) puisqu'ils sont payés en salaire de base de la même façon que les profs certifiés. Mais ce tableau est bidon dans le sens où il donne pour salaire maximum le dernier échelon de la hors classe. Sauf que 2 à 3 % des instits uniquement atteignent ce dernier échelon de la hors classe. Et ça bien sûr ce n'est pas dit dans le tableau.
      Je suis prof d'école : 30 ans d'ancienneté et je touche 2 240 euros nets par mois. On est loin des 3 2018 euros bruts donnés dans ce tableau.

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  4. Merci de le reconnaitre Disco

    Etant instit depuis 13 ans 1867 euro net

    Je me suis senti mis dans le même panier alors que je n'ai aucune prime des heures sup non payées à recevoir les parents à monter des projets et puis ensuite préparer la classe et corriger les cahiers le soir ;les mercredi et week end sont bien remplis ma vie de famille elle suinte l 'école...tout le temps

    Je trouve ça révoltant que notre traitement soit si faible pour la masse de boulot abattue; mais on ne peut pas lever le pied pour compenser cette perte salariale(qui augmente malheureusement: le smic augmente tous les ans bientôt les instits y seront), lever le pied dans quoi?

    Essaye de ne rien préparer face à ta vingtaine de gamins que tu as 6 h par jour et tu vas comprendre "ta douleur" après.

    ton post ,s'il n'est pas un temps soit peu nuancé , nous mets, nous instits, dans un même bateau

    Nos revendications salariales (justifiées à mon goût) sont rendues inaudibles et illégitimes.

    Un petit bémol à tonpost me mettrait un petit baume au coeur.

    Au fait, ton site est extra, et il faut pas croire que tous les profs ou instits sont de gauche.... (souvent des instits sont mariés avec un petit patron de pme ou avec un artisan; ils savent ce que c'est que le privé et les sacrifices que ça implique comme ne pas se verser de salaire en fin de mois
    bref pour finir tes analyses et les articles que tu relaies je les plus soie très souvent; ça fait plaisir d 'entendre des vérités.

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  5. Tonio,
    Les branleurs il y en a partout...moi prof de techno (en collège)je fais 55h par semaine pour un salaire de 1682 Euros net (je démarre) après une carrière d'ingénieur. Avant j'en faisait 60 comme ingé, mon salaire a été divisé par 2.
    Il y a beaucoup plus d'heures à faire qu'avant au collège ça a vraiment changé, j'ai un regard très différent car je viens du privé mais j'aime ce métier. Il y a des branleurs qui profitent de la situation mais pas tout le monde. Je te donnerai un emploi du temps officiel et réel de mes heures et tu verra qu'il y a du boulot pour quelqu'un qui veut enseigner correctement.
    Maintenant en tant que "libéral" tu devrait te poser la question pourquoi on manque de profs de Math et de Physique en France ? si c'était le Paradis cela ne serait pas le cas...surtout en temps de crise.
    Les gros branleurs ne sont pas les profs car au delà de participer à l'apprentissage des élèves ils participent aussi à leur éducation oui oui je t'assure (ce que ne font pas correctement les parents de beaucoup d'ados.... Les ados sont difficiles et ils passent plus de temps avec nous qu'avec leur parents).
    Là ou j'ai toujours partagé ton point de vue c'est sur l'efficacité...
    Le mille feuille administratif est certainement plus pourvoyeur de branleur que l'éducation nationale (il y en a aussi).
    PS:moi aussi suis un ancien libéral et même chef d'entreprise...pas un branleur je t'assure.
    Sans te vexer Tonio...tu n'as qu'à devenir prof puisque tu penses que c'est une bonne planque? Un conseil ...demande à faire un remplacement en collège difficile après ce dont je suis sur c'est que ta prose aura changé. Comme on dit il faut le "vivre" pour le comprendre et même le croire.


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  6. Bien payés!

    Alors qui peut expliquer pourquoi il n'y a pas foule pour choisir cette profession?

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  7. moyenne cadre du privé : 3 950 nets
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/dix-chiffres-a-connaitre-sur-les-salaires-en-france_307605.html

    profs allemands : + 16 000 par an, le différentiel passe dans la structure
    http://www.atlantico.fr/decryptage/seize-mille-euros-ecart-salaire-annuel-professeur-allemand-francais-timetosignoff-470649.html

    maintenant si on veut payer des masters au niveau des BTS, faut pas s'étonner que les places restent vides ou attirent les bras-cassés

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    1. Sachant que dans le privé, plein de master sont payés au niveau des techniciens (1500 nets début carrière pour des ingés, oui, c'est possible, dans ma branche c'est la norme), et les techniciens au lance pierre.

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    2. C'est normal que les master/ingénieurs soient payés niveau technicien quand ils font des jobs de technicien. Avec l'hypertrophie récente de l'offre de formation, il y a plein de diplômes bac+5 au rabais (j'y inclus les nouveaux master d'enseignement) qui valent à peine les bac+2 d'il y a 30 ans.

      ps:Je côtoie une école d'ingénieur classée dans les 20 premières de France. Le niveau n'est pas brillant pourtant (genre handicapé en calcul mental). Et ils trouvent tous des bons jobs à la sortie.

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  8. Disco, as-tu déjà été faire 1 mois de cours en 3ième ou 5ième au collège par exemple ?

    Je pense que non.
    Moi, si, en province tranquille.

    Ca aide à revoir la notion de pénibilité pour les profs. Ca fait relativiser, ça fait réfléchir...J'ose même pas imaginer les conditions dans les villes !
    Mais tous les profs ne sont pas logés à la même enseigner. On peut trouver le pire comme le cas parfait.

    Relativisons encore : 2500 en région parisienne, c'est pas le Pérou non plus.
    Et j'espère que tu toucheras plus que 2500 dans 20 ans Disco. Penses-y.

    Les prof ont Master, je crois.

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  9. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  10. Je souhaitais réagir :

    Il faut pas oublier que ce sont des bac +4/5 quand même...

    Si on pars dans le privé et que l'on sort d'une business school, on commence à près de 3000 € brut, et après 5 ans d'exp, si on se débrouille bien on peut taper les 4000/4500 € brut. En fin de carrière, j'en parle même pas.

    De plus, si on atterrit dans une bonne société, c'est ticket resto, primes très intéressantes, participation salariale...

    Ensuite sur le coté aspect social, dans le privé on va taffer avec un DG, DAF, des collègues de même niveau, etc...
    Prof, c'est faire un cours à des élèves dont pas loin de 50% en ont rien à branler, faire de la discipline, travailler dans des structures qui ne sont généralement pas aussi agréables que dans une société...
    Des fois un cours dure 2h, donc on peut pas répondre à son tel perso, se relaxer 5 min, aller prendre un café,...

    Et puis dernier point, si vous pensez qu'il n'y pas un bon paquet de cadres payé grassement qui ne fais que 25h de travail effectif par semaine ??? Si vous pensez qu'il y'a des planqués que dans la fonction public...
    Je vous invité à aller voir dans des sociétés très proches de l'état ou sans concurrence, ou alors tellement bénéficiaires qu'il y a du sur effectif et du laxisme général... (FDJ, bailleurs logement sociaux, fédération de sport et autres domaines,...) Et je parle en connaissance de cause...

    Discotonio, j'aime bien vos billets, mais je pense que sur celui-ci, vous avez vos préjugés "anti-fonctionnaire créateur de dette" qui biaise votre jugement...

    Je sais bien que certains prof en ont rien à foutre de leur métier et en font le minimum et le problème c'est que l'on retient que ceux la... Sauf que à coté de cela, il y'en a qui l'aime et se motive à faire des cours de qualité...

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    1. Quels préjugés ? Tout ce que je décris est factuel et ce sont les chiffres du ministère.

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    2. Et c'est reparti ! Ah l'esprit de corps !

      Toujours le même délire : on critique "macro", et y'a toujours quelques personnes (mues par de bonnes intentions) qui la ramènent en parlant de leur cas personnel.

      Bon sang les gars ! Respectez les échelles !

      Bien sûr que :
      -il y a des super profs
      -qui bossent comme des dingues
      -qui se coltinent des mômes difficiles
      -qui y laissent leur santé
      -qui ont la foi

      Ok. ON EST TOUS D'ACCORD.

      Mais ce n'est pas la question.

      Tonio parle au niveau MACRO.

      Il y a UN MILLION DE PROFS en France. Voilà le macro. La masse.
      Et c'est elle qui est intéressante, qui fait débat, qui pose questions et problèmes.

      Merde à la fin. Même chose pour les fonctionnaires en général. On ose critiquer, et zou, les guignolos la ramènent avec les "infirmières", les "policiers" etc. A chaque fois.

      MOI JE MOI JE MOI JE, sans arrêt.

      Un tel manque de clairvoyance, et de capacités d'analyse de base, sont vraiment stupéfiants.

      Donc de grâce mettez vos petits cas perso de côté, et prenez de la hauteur pour saisir la big picture.

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    3. Totalement ok avec le commentaire ci dessus.

      Le fond du problème, et c'est surtout ce que reléve Disco, C'est de voir la grande majorité des profs chouiner sans cesse. C'est la communauté des pleureuses. Ils veulent, le beurre, et l'argent du beurre.

      Ainsi ils voudraient les salaires du privé équivalent a leur niveau d'étude, tout en conservant leur nombre d'heure, de vacances et de sécurité parfois abusive de l'emplois.

      On ne peut pas tout avoir mes amis. Je n'ai rien contre le monde enseignant, je dirais meme que je serais favorable a ce que l'on augmente les profs, en échange de quoi ils auraient moins de vacances, et plus d'heures. Seulement, je sais d'avance que pareille mesure soulèverait les foules de prof manipulant comme a leur habitude les élèves en les amenant dans les manifs.

      Allez voir des ingé ou des experts comptables dans des grosses boites, moi ce que je connais font des semaines de 60h minimum, et pour ceux qui sont envoyés a l'étranger n'ont pas 5 semaines de vacances par an...

      En résumé, on ne peut pas tout avoir !

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    4. Oui mais quand tu as l'habitude d'avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière... Les culs-terreux non fonctionnaires trop bêtes pour passer un concours peuvent bien crever !

      yp

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    5. En gros vous aimez vous vautrer dans les généralités. Surtout ne pas regarder dans le détail. Assez moche comme méthodologie.

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    6. A l'inverse, chaque fois qu'on remet en cause des situations acquises, je note à l'inverse chez certains une pratique qui confine à l'expertise, dans l'art d'enfumer le poisson, de faire passer des vessies pour des lanternes, de détourner le débat, de pointer sur des détails sans importance, de faire de la casuistique dialectique, en mode l'art d'avoir raison de Schaupenhauer...

      Ce pays crève de cette chape de plomb et de cette dictature de la pensée, permettant de préserver par dessus tout le statut quo et les rentes acquises, et imposée au reste de la population.

      Perso, je pointe juste des évidences.

      Comme quoi d'après les chiffres officiels, les profs ne sont pas loin de faire partie du décile le plus riche pour peu qu'on prenne en compte aussi les avantages en nature.

      Point barre.

      C'est factuel.

      Et je me fous du blabla de tous ceux qui tentent de noyer le poisson...

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    7. Et ?

      Quelle est la part de gens éduqués, vrai bac +5 de qualité, dans ceux que tu places en-dessous des profs ?
      Et factuellement, pourquoi il y a un manque de volontaires pour devenir profs si c'est une garanti de faire partie du top 10% ? Tout le monde est maso ?

      Je ne suis pas profs et ne veux certainement pas l'être, je trouve ton argumentation "chiffrée" un peu juste pour le coup. Comme en politique, les chiffres on peut leur faire dire ce qu'on veut, l'important c'est l'analyse associée, et là je te trouve un trop orienté. En tout cas c'est pas la premiere administration qui me vient à l'esprit si on doit faire réduire le train de vie de l'état.

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  11. Vous voulez parlez factuel? Regardez l'aspect offre-demande. Si on n'arrive pas à recruter suffisamment de professeur, c'est que le salaire et les avantages proposés ne sont pas suffisamment attractifs par rapport au travail demandé. Et que les bons candidats trouvent largement mieux ailleurs.

    Alors dans ce blog, je vois à longueur de journée de pseudo-libéraux qui parlent de mérite et se veulent supérieur moralement et intellectuellement. Mais quand on arrive dans le raisonnement cohérent, il n'y a plus personne. Il ne reste que l'enragé primaire anti-fonctionnaire.

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    1. A mon avis, le truc qui refroidit vraiment pour faire prof, ce sont ces histoires d'affectations... On sait jamais où on va tomber et on peut se retrouver à perpete zouille de là où on veut habiter...

      Surtout pour les jeunes.

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    2. Le truc qui refroidis vraiment... C'est clairement de se faire marcher sur la gueule par les jeunes.

      Mais ça c'est pas une question de salaire ou de "moyens". Quand les profs s'attaqueront aux sources du problème en faisant la peau aux parents d'élèves et aux pédagogos on en reparlera.

      En attendant, le "jeveuhplussdesou jeveuhplussdemoaillhein cétropinjuste" on en a juste marre de l'entendre.

      Payer toujours plus cher pour des résultats toujours plus catastrophiques dans un pays ou les gamins apprennent l'histoire d'un peuple africain, et ou les universités doivent faire des cours de rattrapage en français à des bacheliers... Vous n'avez pas honte...

      Et puis cette suffisance (les neuf dixièmes de la population sont capable de sentir quand ils ont un prof devant eux)... Ensuite les profs s'étonnent de passer pour des sans gêne et de cristalliser les railleries...

      yp

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    3. En même temps ce qu'on appel les "jeunes",( comprendre la jeunesse rebelle intoxiquée au "touche pas a mon pote" élevé dans la haine de la France) ont été formaté par cette même caste de prof (ils ont scié la branche sur laquelle ils étaient assis !)

      Le problème du salaire peut se comprendre, mais alors pourquoi ne pas reformer tout simplement l'educ nationale ? Plus d heure pour les profs mais un meilleur salaire ?

      ET bien non, ca ils n'en veulent pas !

      Alors bon...le cul de la crémière en a un peu marre !

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    4. Je suis tout à fait d'accord sur la réforme nécessaire de l'offre de formation. Et sur le fait que ce n'est pas en embauchant plus de profs qu'on va améliorer la situation.

      Par contre, il est mieux de recruter de bon prof. Et ce n'est pas avec du vinaigre qu'on va les attirer. On verra à la longue si on arrive à recruter suffisamment de bons candidats.

      Mais bon, peut-être qu'on a pas besoin de bon prof. Il suffit de recruter les gens qui n'ont pas trouvé mieux ailleurs. Mais, minute, ce n'est pas ce que l'on a fait jusqu'à maintenant et qui nous a amené dans la situation que vous critiquez?

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    5. Le problème tient en fait en deux paramètres :

      - les affectations sur Paris pour les candidats issus de province.
      - les wesh.

      Réglez ces deux problèmes, il y aura pléthore de candidats...

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    6. Si vous dit qu'il y a un soucis dans l'offre de formation on est d'accord (ce que je comprends dans "offres de formation" : matières, pédagogie et qualité, cela implique donc forcément une sélection du public).

      Or, "sélection du public" va forcément vouloir dire baisse des effectifs (au moins dans les filières classiques.) Donc baisse du nombre de profs (dans les filières concernées.) Je ne pense pas que cela soit envisageable.

      De toutes manières, trois choses sont absolument problématiques dans l'ednat : le nombre d'administratifs qui n'enseignent pas et celui des titulaires qui n'enseignent pas et le recours constant à des vacataires pour fair les pompiers.

      Un autre point important : un prof n'a pas vocation à être le pote des élèves. Et si l'élève ne respecte pas cette règle, il faut que le prof ait des moyens coercitifs concrets - et s'en serve ! (Sans qu'un cpe vienne mettre son nez dedans.)

      Je crois savoir qu'en Allemagne (système éducatif bâti sur l'apprentissage) les profs gagnent beaucoup mieux leur vie. Ils sont moins nombreux et leurs résultats au PISA ont l'air d'être meilleurs.

      yp

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  12. C'est à dire que si on les paye moins, ils vont partir à l'étranger, vous comprenez.

    Les talents, ça se monnaye !

    Hein, quoi ? Pas crédible ? Plus crédible que pour les grands patrons en tout cas.

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  13. En tant que fils de prof, fils d'infirmière scolaire, neveu de prof et petit fils d'instit (95 ans la madame), j'aimerais rappeler deux ou trois fondamentaux :

    Mon père bossait 18 heures par semaine + 4 heures sup et quelques heures à la maison à corriger des copies sur son lit en écoutant de la musique. Les préparations de cours, une fois réalisées sur plusieurs années permettaient de disposer d'un panel d'exercices/TS/DS suffisant chaque année. Il enseignait le Français/histoire-geo en collège.

    Ma tante bossait 9 heures par semaines payées 80% du salaire...prof d'anglais en collège....elle pique un peu celle là (9h00, 80%)

    Mon enfance a toujours gravité autour des pédagogues ; je n'ai jamais vu ou entendu parler d'un prof de collège bossant 55 heures par semaine. Par contre du bas du front de cégétiste ou de l'encarté du Mrap ; ça oui, j'en ai côtoyé et là, ça a toujours larmoyé sec. Sur le salaire, et sur les pauvres bouts de choux....J'en ai même vu un défendre le pire taré psychotique du collège (minorité ethnique, donc forcément victime de la méchante société ultra capitaliste de merde - alors que Foued (c'était son petit prénom) méritait plus surement d'aller en hôpital psychiatrique ou en taule - pour l'anecdote, cette pauvre victime est morte dans une attaque à main armée 10 plus tard....)

    C'est donc en vacances 4 mois par an, ça touche plus de 2k€à bosser moins de 30 heures et ça pleure...C'est une blague. J'ai une amie prof de musique, qui vient d'être titularisée l'année dernière, elle s'est retrouvé pendant cinq mois à être payée à ne rien foutre. rien, pas de classe, nada.

    Histoire de recadrer un peu les choses, ma grand mère avait 80 élèves de 2 ans à 10 ans qu'elle allait chercher à pieds en bas du vieux lyon et qu'il fallait monter en haut (une heure de marche chaque jour en plus de son trajet domicile-travail d'une heure aussi, elle faisait plus de 60 heures par semaine. Elle devait torcher les gamins de 2 ans et ils venaient tous de milieux totalement différents. La seule chose qu'ils avaient en commun, au dela du respect des anciens, c'est que quand il passaient en classe supérieure, ils savaient tous lire, écrire et compter correctement (ce qui tombe plutôt bien dans la mesure ou la moitié arrêtait l'école dans la foulée).

    Moi, les pleureuses de l'ednat je leur rappelle toujours le cas de ma grand mère, normalement ça les calme un peu. Et puis quand ça ne fonctionne pas je leur demande leur salaire horaire primes comprises, histoire de le comparer avec celui d'un psychiatre, pour rire...

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    1. c'est beau la jalousie... mais qu'est-ce que tu attends pour faire prof ?

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  14. Juste pour rappeler les faits :
    - 8 millions d'enfants scolarisés,
    - 800.000 enseignants,
    - 400.000 administratifs.

    Soit 1 enseignant pour 10 élèves, et 1 administratif pour 20 élèves.

    Plutôt que de parler de salaires, il faut surtout parler de l'inefficacité inouie de cette organisation.

    Rappel : l'éducation n'est pas une mission régalienne de l'Etat.

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    1. Et le sevice public gloire de notre nation, alors ?

      Quand au sous-effectif de des enseignants, ca tombe bien ! On va embaucher 18000 de professeurs d'avenir ! (Offre réservé aux habitants des zones urbaines sensibles - non jamais de discrimination.)

      yp

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    2. @ will :

      Tu peux dire merci à NS pour le tripotage des chiffres !
      Il n'y a pas 800.000 enseignants pour 8M d'enfants scolarisés.
      Ceci a été pointé sur ce blog, dans un autre article sur l'Education Nationale.
      Avant de parler, on essaie de se renseigner un minimum sur les chiffres, ou alors on demande, plutôt que tirer des conclusions n'importe quoi.

      Lewu

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  15. De toute manière si vous touchez a l'educ nationale, cela ne peut etre qu'en leur donnant plus de vacances (on a pas entendu bcp de prof se plaindre des quelques jours en plus a la toussaint !!!)

    C'est en fait un lobby, qui utilise les enfants en les embrigadant dans leurs aventures de petit bourgeois révolutionnaire trotskyste.

    Biensur tous les profs ne sont pas comme ça. Ceux qui ne pensent pas pareil sont contraint au silence sans quoi ils sont montrés du doigt et désigné du terme horrible et satanique de "droitard". Stupidité absolue quand on sait que ceux qui défendent la rente et sont donc des gardiens conservateurs de l'ordre établit insultent ceux qui ne pensent pas comme eux, de conservateur de droite !

    Toujours la même technique lénifiante de ces penseurs qui se disent libre, mais qui ne sont rien d autre que des petits bourgeois imposant leur chape de plomb au détriment de l’intérêt général.

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  16. Je comprends parfaitement votre analyse, notamment sur les retraités. Néanmoins, je partage un peu moins celle qui relève du salaire moyen des fonctionnaires. Il faudrait comparer plutôt le revenu par rapport à la qualification et au grade. Ainsi il n'y a pas d'employés dans la fonction publique et les cadres sont "surreprésentés". En comparant en revanche cadre du privé et du public, à qualification et niveau comparable, là on ne peut que relativiser...

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  17. Et bien allez-y faire prof si c'est si bien...

    Foncez les gars.
    Moi j'en viens. Je vous laisse ma place !

    Mais foncez bon sang !!

    Go ! go ! go !

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    1. C'est clair, passez votre CAPES si ça vous fait tant rêver.

      Ca me saoule toutes ces pleurnicheuses qui veulent descendre quiconque a un salaire meilleur que le leur. Si on les écoutait on retomberait tous au niveau du SMIC.

      Alors que ce ne sont pas les profs qui gagnent trop, c'est plutôt vous dans le privé qui ne gagnez pas assez. Occupez-vous de votre assiette au lieu de baver sur celle du voisin, battez-vous pour faire augmenter vos salaires.

      Drôle de mentalité qu'ont certains.

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    2. @ Ced :

      J'approuve totalement !
      C'est typiquement une mentalité de médiocratie, non, de vouloir faire baisser les salaires de ceux qui gagnent plus ?
      En tout cas, c'est ce qui est répondu à ceux qui parlent de limiter les revenus des patrons...

      Lewu

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    3. Le capes ou l'aggreg sont peut être durs à passer. N'empêche qu'en dépit du pognon jeté dans le mammouth, nous obtenons de très jolis résultats :

      http://auxinfosdunain.blogspot.fr/2012/12/apres-pisa-le-timss-et-le-pirls.html

      http://auxinfosdunain.blogspot.fr/2010/12/education-la-france-dans-les-choux.html

      Mais c'est sans doute de la faute du matériel humain (les élèves), qui sont d'une nullité insondable...

      yp

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    4. Vous inversez les rôles chère ami.
      Le poste de Disco est en réaction a la pleurnicherie des enseignants. Il n'est pas question de voir leur salaire baisser, mais de mettre en évidence qu'ils sont mieux lotis que ce qu'ils veulent bien faire croire.

      D'autre part en réponse a leur envie de gagner plus, plusieurs commentateurs ont souligné le fait qu'ils pourraient travailler plus (un peu moins de vacances scolaire, des cours de rattrapage pour tirer les enfants vers le haut), mais ces solutions proposée n’intéressent pas. Il semblerait que dans l'educ nationale, on veut travailler moins pour gagner plus. Ca ne marche pas comme ça.

      Arrêtez donc votre désinformation et détournement du propos de Disco, cela ne marche pas.

      "Et bien allez-y faire prof si c'est si bien...

      Foncez les gars.
      Moi j'en viens. Je vous laisse ma place !

      Mais foncez bon sang !!

      Go ! go ! go !"

      Discours simpliste et réducteur. On ne choisit pas sa profession uniquement pour des avantages, il faut la fibre non ? Surtout pour l’éducation.
      S'il est devenu difficile d'enseigner, c'est avant tout due au laxisme ambiant et a la soumission aux Kaids. Or même si cela ne vous englobe peut être pas, le corps étudiant vote depuis 50 ans majoritairement pour les promoteurs du laxisme...
      On a que ce que l'on mérite, et tant pis pour les pauvres bougres sérieux et qui prennent en pleine face la laxisme et la décadence de la société.

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    5. "Il semblerait que dans l'educ nationale, on veut travailler moins pour gagner plus."

      T'es débile ou quoi ? Bien sûr c'est ce qu'ils veulent. Moi aussi c'est ce que je veux, et pourtant je suis dans le privé. Et toi c'est pas ce que tu veux ? Tu veux quoi alors ? Travailler plus pour gagner moins ? Tu fournis la vaseline avec ?

      Bande de larbins. Réveillez-vous.

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  18. Jeune prof : pas cool
    Vieux prof : cool
    Prof à la retraite : super cool

    ex : mes beaux-parents, nés en 1950, prof d'anglais, CAPES, sont partis à la retraite après 33 ans de service (3 enfants) 11ème échelon à 80% de leur dernier salaire càd 2600net revalorisé d'environ 2.5% chaque année depuis 10 ans. Ils font 15 voyages par an à l'étranger (leurs pauses sur le territoire national servent à aller chez le médecin...) et sont partis pour 40 ans de retraite dorée. Tout ce qu'ils ont fait est légal, ils ne grugent pas, c'est juste que la France a été bâtit pour leur être ultra favorable. Et je parle pas des héritages défiscalisés qu'ils ont touché ou du patrimoine immo pas cher qu'il ont acquis (résidence principale et secondaire) et ce sans être des fourmis, loin de là, croyez-moi ;)

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  19. j'étais au lycée il y a 40 ans,dans une banlieue cossue,et je me souviens d'avoir eu une majorité de mauvais profs.A l'époque les momes étaient gérables.Ce qui était intéressant c'est qu'il n'y avait déja aucune évaluation ,aucune remise en question de leur qualité d'enseignants .c'est une grosse partie du problème.

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  20. "Et franchement, au bout de 20 ans de carrière, une fois que son cours est rodé" : Le cours "rodé" que l'on ressort tous les ans c'est un mythe, ça ne concerne qu'une minorité de profs dans une minorité de matières.
    "avec ses points, on se retrouve dans un bahut pépère" : je ne sais pas ce que vous appelez un bahut pépère.. Voulez vous dire un établissement normal où on peut exercer son métier ?
    "on fait 25 heures maxi par semaine" je rêve là! on est dans l'enfumage total... de nombreuses études ont montré que le temps de travail réel du prof tournait autour de 40-42h par semaine en moyenne avec de fortes variations selon les disciplines. De plus, il faut vraiment n'avoir aucun sens des réalités pour ne pas comprendre que sur les heures de service (15h ou 18h+heures sup), une heure de cours devant une classe n'implique pas le même investissement (à tous les niveaux physique, intellectuel..) qu'une heure au bureau.
    "on a la sécurité de l'emploi" : oui, c'est clair qu'il n'y a pas de plan social et une sérénité relative par rapport à l'avenir qui est très appréciable dans les temps actuels, mais il ne faut pas exagérer, un prof peut être licencié pour faute comme tout le monde. Donc ce n'est pas un avantage absolu.
    "4 mois de vacances par an" avec ça je suis d'accord, en apportant un bémol: une partie des vacances, même si elle est minoritaire, est consacrée au travail.
    "et on touche en non agrégé facilement 2500€ par mois..." : Oui et alors au bout de 20 ans de carrière avec ce niveau d'études je ne vois pas le scandale excusez moi !
    "Mais sérieusement, quand je vois ces grilles salariales, et tous les avantages associés (sécurité de l'emploi, nombre d'heures, vacances, primes, retraite...)" : comme expliqué au dessus, le nombre d'heures ne peut pas être réduit aux heures de service en classe et les heures de cours en classe ne sont pas équivalentes à des heures de travail personnel ou de bureau. J'ajoute que pour les primes, elles ont été créées pour compenser des charges de travail supplémentaires ces dernières années et que ramenées à l'heure elles sont dérisoires.
    "A 20 ans de carrière, ils ont des revenus les plaçant dans les 15% à 20% les plus riches du pays..." : Et alors ? avec 20 ans de carrière et dans ce type de poste, je ne vois pas le problème. Si je prends un cadre du privé bac +5 avec 20 ans de carrière je pense qu'il est aussi dans les 15-20% des plus "riches" comme vous dites et même au dessus.
    "Et si on "monétisait" tous les avantages en nature, on arriverait surement pas loin du décile le plus riche... " : oui sans doute, et on peut faire la même chose avec des cadres du privé en monétisant les avantages en nature aussi pour les grandes entreprises dont les CE donnent bien plus d'avantages que le ministère de l'educnat.

    Pour terminer je voudrais m'étonner d'un tel discours qui veut faire passer les profs pour des privilégiés et des riches. Les profs ne sont pas à plaindre, mais il est inadmissible de les désigner comme une élite parasite. Cela me rappelle Hollande qui parlait de riches à partir de 4000 euros par mois... Tapper sur les profs, c'est être l'idiot utile de l'hyperclasse qui vit sur le dos des classes moyennes, qu'elles soient du public ou du privé... Je commence à en avoir par dessus la tête de cette opposition dérisoire public privé... De qui sert-elle les intérêts ? Qui divise pour régner ? Merci donc de ne pas vous faire l'idiot utile de telles divisions !

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  21. Moi, je suis prof depuis 20 ans, je gagne 4000€ par mois net. Je baise mes étudiantes de BTS, des nouvelles chaque année. Le cheptel se renouvèle. J'ai 4 mois et demi de vacances et la sécurité de l'emploi et comme tout le monde le sait, je ne branle rien ; 18 h par semaine de boulot.
    Alors y des jaloux ici chez les anti profs qui disent n'importe quoi ? tas de cons ces pauvres aigris....Les concours vous sont ouverts au fait....
    Un prof qui a de l'humour. Moi aussi, je peux dire des conneries,comme certains neuneus ici. Les autres, cela ne vous était pas destiné

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  22. Bonjour,

    Prof depuis 15 ans en lycée professionnel et maintenant technologique, j'ai un bac plus 5. Avant j'étais cadre en entreprise et je gagnais beaucoup plus qu'aujourd'hui.
    Je trouve affligeant d'écrire ce que je lis sur les profs. Sur payé ou sous payé, le problème ne se situe pas principalement à ce niveau. On a la possibilité de passer des concours pour évoluer. Je ne suis pas d'accord avec le système qui consiste à avoir une bonne inspection pour avoir une bonne promotion. Certains savent s'y prendre pour "séduire" son inspecteur et lever le pied une fois ce dernier hors de l'établissement.
    Cependant je propose aux donneurs de leçons de venir enseigner dans les sections difficiles de collèges par exemples. Nous devons en plus de faire passer un savoir, éduquer vos "champions" que vous ne savez plus éduquer..Beaucoup de parents sont dans la consommation et revendiquent des "droits" en oubliant leurs devoirs...celui de s'occuper sérieusement de leurs chers têtes blondes...
    Nous sommes au quotidien face à l'irrespect et à la violence verbale ou physique..d'élèves soutenus par les parents....plus de distance avec les ainés...car le père ou la mère est un copain, plus un adulte..
    Dénigrer notre profession n'est pas très malin....vous contribuez à détruire le système éducatif de Jules Ferry...Vous creusez la tombe de l'école pour tous...Nous sommes entrain de brader la fonction publique pour un sytème privé à deux voire trois vitesses...et ça avec la complaisance de ceux qui critiquent les profs par jalousie ou par bêtise....Des fainéants et des profiteurs, il y en a partout : dans le privé comme dans le public.
    Alors de Grâce, arrêtez de raconter n'importe quoi. Venez voir comment on travaille et passez les concours pour venir nous aider ...si vous en êtes capables évidemment..ce dont je doute à la lecture de vos faibles arguments...reflet de votre pauvreté intellectuelle.

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