mardi 18 décembre 2012

Toujours Gérard

Lettre ouverte d’un Belge à Gérard Depardieu
Contrepoints, Philippe Bouchat, 18/12/2012 (en Français texte en français )
→ lien
Le gouvernement Ayrault ne se rend pas bien compte qu’en s’offusquant ainsi qu’un Français veuille devenir belge, il insulte également notre plat pays.

Un billet d'humeur de Philippe Bouchat, depuis la Belgique.


Monsieur Depardieu,

Cher Gérard, Gégé,

Ainsi donc le très sinistre premier ministre de France vous trouve « minable ». Son ministre du Travail, M. Sapin (qui n’est pas de Noël celui-là), estime que vous avez commis un acte de « déchéance ». Le mini-gaullien Nicolas Dupont-Aignant, dont le seul point commun avec le grand Charles est de s’être présenté à l’élection présidentielle, vous taxe carrément d’acte « similaire aux collabos pendant la seconde guerre mondiale ». Sans compter ceux, dont j’ai heureusement oublié le nom, qui vous trouve « antipatriote ».

Mais qu’as-tu donc fait, cher Gérard, pour t’attirer ainsi les foudres les plus abjectes de la prétendue intelligentsia gauchiste au pouvoir en France ? Tu as dû commettre un bien grand crime pour que l’on te compare ainsi aux vichystes ! Si j’en crois les articles de presse, cette chasse à l’homme serait simplement provoquée par ta décision de t’établir dans mon (encore) pays, le royaume de Belgique, pour « motif fiscal ».

Cher Gégé (tu fais partie de la famille chez nous, donc sois indulgent avec ce ton familier), parlons franchement.

Ta filmographie est impressionnante : de « Inspecteur la bavure » à « Astérix et Obélix », de « Cyrano de Bergerac » au « Comte de Monte-Cristo », des « Valseuses » à « Germinal », de « Jean de Florette » au « Placard », tu alternes le génie de la comédie, de la tragédie, du polar et de l’Histoire. Le nombre record de spectateurs qui ont vu tes films te vaut le titre d’acteur « bankable ». Tes 145 millions d’euros d’impôts payés en 45 ans en sont une preuve éclatante : l’argent de tes films tu ne l’as pas volé, mais tu le dois au public, principalement français et francophone, qui s’enorgueillit de compter dans son patrimoine un des derniers monstres sacrés du cinéma. Tiens, le public d’ailleurs que dit-il de cette affaire ? Quel que soit le côté de la frontière où il se trouve, le public, dans sa grande majorité, trouve que tu as raison de partir et que, de toutes façons, tu es libre ! Le bon peuple est donc derrière toi Gégé !

Certes, tes nombreuses frasques – pisser n’importe où, tes séances de « chat-bite », tes concours de flatulences avec le regretté Jean Carmet, p.ex – ont un peu, bien que légèrement, terni ton image. Mais, tu vois, Gégé, nous on t’aime car tu incarnes l’amour de la vie, du terroir, de la franche camaraderie, l’amour de la Liberté !

Cher Gégé, tu fais bien de quitter non pas la France, celle de Napoléon, de De Gaulle, des Lumières, de l’exception culturelle, des Droits de l’Homme, mais bien cette France-ci : celle de la gauche insultante, arrogante, liberticide, qui emmure vivants les créateurs, les entrepreneurs, les artistes (qui votent massivement à gauche, à ne rien y comprendre), toutes celles et tous ceux qui « se lèvent tôt, travaillent dur et rentrent tard le soir » pour reprendre l’expression bien connue désormais de l’ancien président Sarkozy.

Cher Gégé, ton gouvernement actuel non seulement est injurieux vis-à-vis de ta personne, mais aussi vis-à-vis de la France elle-même, de la Belgique et de l’Europe !

Cette France rose-verte qui appelle de ses vœux les immigrants pour remplacer dans les urnes la classe populaire qu’elle a perdue depuis longtemps, cette France-là n’accepte pas qu’un de ses éminents citoyens puisse « renoncer » à sa nationalité française. Elle insulte ainsi la Liberté pourtant chère à sa devise ancestrale !

Mais le gouvernement Ayrault ne se rend pas bien compte qu’en s’offusquant ainsi qu’un Français veuille devenir belge, il insulte également notre plat pays. La Belgique n’a jamais connu de taxation sur les plus-values depuis sa création en 1830 et n’a donc rien fait pour attirer les riches Français qui fuient bien légitimement la spoliation légale (comment appeler autrement la confiscation de 85% de ses revenus ?) ! Notre ministre des Affaires étrangères, un libéral francophone, et ancien ministre des Finances pendant douze ans, l’a fort opportunément rappelé ! La Belgique mérite plus de respect messieurs les bobos parisiens !

Mais plus que tout, cette France-là est insultante vis-à-vis de l’idée européenne. L’Europe se construit sur le rapprochement des peuples. Une de ses libertés fondamentales est la liberté de circulation et d’établissement. Vos propos littéralement poujadistes ne rapprochent pas les peuples (belge et français en l’occurrence) et violent cette sacro-sainte liberté de circulation et d’établissement du citoyen européen Depardieu !

Cher Gégé, ancien directeur de cabinet ministériel, avocat et actuel conseiller au ministère fédéral de la Sécurité sociale, je me mets à ton entière disposition pour t’accompagner dans tes démarches !

Cher Monsieur Depardieu, cher Gérard, cher Gégé, la France, cette France-là, ne te mérite pas. Bienvenue en Belgique ! En venant chez nous, tu protèges peut-être tes intérêts financiers, mais quoi de plus légitime ! Surtout, en venant chez nous, tu fais honneur à la vraie France, à la Belgique et à l’Europe !

Merci Gégé !



A noter aussi cette page facebook "Soutien à Gérard Depardieu" qui en est à 44 000 "likers"...

Barbier à C dans l'air hier, expliquait fort justement que la gauche se plantait misérablement à insulter ce géant populaire du cinéma, en croyant stigmatiser la droite... Les français l'aiment, et le comprennent massivement (ils parlaient d'un sondage à 90% hier). Comment ces politocards qui ruinent le pays depuis 30 ans, sont tous riches à millions d'argent public pris en échange de non services rendus à la patrie, osent l'ouvrir... Nos socialauds se placent juste encore un peu plus du côté de ceux que la population déteste... Et le pire, c'est qu'ils sont tellement obtus, qu'il a fallu 3 jours pour qu'ils s'en rendent compte et qu'ils se mettent à rétropédaler dans leurs insultes...

On retiendra juste tout de même dans l'affaire, que la déchéance de nationalité, c'est par pour ceux qui violent et tuent. Non, eux, c'est des socialement proches... La déchéance de nationalité, c'est réservé à ceux qui refusent de se faire racketter pour payer toutes les rentes des clientèles électorales des enfoirés de l'UMPS au pouvoir... Là par contre, attention, le grisbi, c'est sacré !

Alors certes, Gérard n'est pas tout blanc, alors qu'une grosse partie de ses cachets est venue de subventions publiques au cinéma. Et lui aussi en a croqué. Idem sur sa plus value sur son hôtel particulier (merci la bulle immo, le ponzi démographique, l'euro, toussa toussa)... C'est pas Gérard qui est à soutenir, c'est cette classe politique d'escrocs qui est à vomir... Fallait l'entendre le député Yann Galut chez Brunet hier, tenter de faire pleurer sur le sort des pauvres qu'ils fabriquent et importent volontairement par millions, et tenter ensuite de nous faire croire que leur situation, c'est la faute à Gérard...

6 commentaires:

  1. Dans le quotidien Libération de ce mardi, l'acteur Philippe Torreton réagit à l'exil fiscal en Belgique de Gérard Depardieu. Il s'adresse même directement à l'interprète d'Obélix dans ce texte titré "Alors Gérard, t'as les boules ?". Extraits.

    Philippe Torreton s’étonne que l’acteur des "Valseuses" ait pris "la mouche pour un petit mot" - le "minable" du Premier ministre Jean-Marc Ayrault - et "en appelle au respect, comme le fayot dans la cour de récré..."

    "Mais Gérard, tu pensais qu’on allait approuver ? (...) Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ?, écrit le comédien. Le problème, Gérard, c’est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du "je pense qu’à ma gueule", celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales...".

    Philippe Torreton cite même "Cyrano de Bergerac" : "On n’abdique pas l’honneur d’être une cible". L’ex-sociétaire de la Comédie-Française interpelle Gérard Depardieu : "Tu t’en souviens ? Tu devrais... En ce temps-là, tu apprenais ton texte... On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, (...) faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt".

    Et de conclure, toujours en écho à Cyrano: "Un pays que tu quittes au moment où l’on a besoin de toutes les forces, en plein siège d’Arras, sous les yeux des cadets médusés... Adieu".
    POUR MA POMME: Je suis ok aussi avec ci dessus même si des bémols sont à apporter liés aux gabegies!

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  2. 'faut quand même être un peu bouseux pour écrire une lettre pareille en 2012...

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  3. A voir l'excellente interview

    http://www.lefigaro.fr/impots/2012/12/17/05003-20121217ARTFIG00683-reynders-si-d-autres-francais-veulent-venir8230.php

    Et bravo GG de dire merde à cette gauche puante !

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  4. Vu que tu aimes bien l'affaire Gégé, voilà un autre son de cloche

    http://www.rtl.fr/emission/la-chronique-d-eric-zemmour/ecouter/la-chronique-d-eric-zemmour-gerard-depardieu-pas-patriote-7755992934

    C'est bien la gauche qui est a contre courant dans sa critique de Depardieu, qui finalement incarne bien ce qu'elle représente, (même si gégé à tout de même gardé son coté franchouillard rabelaisien qui lui permet d'avoir encore un bon capital sympathie de ma part) mais bon quand il est question de gros sous, tout part en couille.

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  5. tient pourquoi ce post ne passe pas ?

    http://www.lefigaro.fr/impots/2012/12/17/05003-20121217ARTFIG00683-reynders-si-d-autres-francais-veulent-venir8230.php?cmtpage=0#comments-20121217ARTFIG00683

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