lundi 7 janvier 2013

10 preuves que nous vivons dans des économies factices

10 preuves que nous vivons dans des économies factices
Express.be via Le blog à Lupus, Audrey Duperron, 06/01/2013 (en Français texte en français )
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« Il est temps d’admettre que nous vivons dans une économie factice », écrit le blog américain The Idealist. Les gens réclament des emplois, et les politiciens les leur promettent, mais les politiciens ne peuvent créer d’emplois. Et il ne faut pas compter sur les médias pour nous ouvrir les yeux, tout occupés qu’ils sont à glorifier les ‘people’, parce qu’ils sont riches. Ainsi, la semaine passée, Kim Kardashian a fait la une du Huffington Post parce que son chat est mort, rappelle-t-il.

Il cite 10 autres preuves qui attestent de l’illusion de nos économies :

1/ Les faux emplois. Non seulement les chiffres du chômage sont minimisés artificiellement par les instances gouvernementales, mais 80% des emplois ne produisent aucune valeur. Ils pourraient disparaître demain sans menacer la survie et le bonheur de l’humanité.

2/ Les problèmes créent des emplois, et non des solutions. Nous ne réglerons jamais les problèmes de la drogue, de la violence, des codes des impôts trop complexes, …etc., parce que ces problèmes permettent d’employer des policiers, des percepteurs, des gardiens de prison, des fonctionnaires… En d’autres termes, nous avons besoin de ces problèmes totalement fabriqués pour créer de l’emploi artificiel.

3/ L’argent n’a pas de valeur. L’argent est l’illusion la plus trompeuse. L’argent n’a de la valeur que parce que la loi le décrète. Mais l’argent n’est que du papier avec de l’encre, et sa valeur réelle est nulle. Les seules choses qui aient de la valeur, c’est le travail, les matériaux, la nourriture, l’eau et l’énergie.

4/ Les banques centrales rachètent les dettes des nations. Aux États Unis, la Fed prête de l’argent au gouvernement américain qui émet des obligations pour financer ses dépenses. Ces obligations sont ensuite proposées aux investisseurs. Mais en pratique, c’est la Fed qui en rachète près de 90%. C’est ce que l’on appelle la monétisation de la dette. Dans la zone euro, cette monétisation de la dette a aussi lieu lorsque la BCE rachète des obligations souveraines des pays en difficulté, comme Mario Draghi s’est engagé à le faire en juillet de l’année dernière.

Or ceci ne consiste en rien de moins qu’une chaîne de Ponzi. Dans ce système, les taux d’intérêt sont artificiellement maintenus à un bas niveau (s’ils étaient le reflet de la demande réelle des investisseurs pour ces dettes, ils seraient plus élevés).

5/ La détermination de la valeur est faussée. Le mécanisme de fixation des prix est désormais tellement affecté par des variables exogènes qu’il devient difficile de déterminer quelle est la valeur réelle des choses. Les subventions de l’Etat, les taxes, les lois et les règlements, la manipulation des taux d’intérêt, et la spéculation sur les matières premières sont autant de facteurs qui compliquent la valorisation des biens et des services.

6/ L’échec est récompensé. On demande aux citoyens de se serrer la ceinture pour porter secours à des gouvernements, des institutions financières, ou des entreprises. Et lorsque quelqu’un réussit par la force de son travail, il est lourdement imposé pour financer les plans d’aide d’institutions qui se sont mal comporté.

7/ Les organisations privées ont les mêmes droits que les êtres humains, mais pas les mêmes sanctions. Cela devient évident lors de catastrophes industrielles : à quoi aurait été condamné un homme qui aurait provoqué une catastrophe de l’ampleur de celle de la plateforme Deepwater Horizon? Il aurait été jugé comme un tueur psychopathe, et on aurait veillé à ce qu’il ne puisse plus jamais nuire.

8/ Les gens achètent des choses avec de l’argent qu’ils n’ont pas. Malgré l’inflation, le chômage en hausse et l’effondrement des marchés immobiliers, l’achat à crédit ne ralentit pas. Or, rien n’est pire pour une économie que des emprunts adossés à des valeurs dont les retours sur investissement sont négatifs : voitures, cartes de crédit, et prêts étudiants, par exemple.

9/ Les créateurs d’entreprises sont punis. Règlementations abusives, multiplication des considérations écologistes (pas toujours fondées)… Nos économies créent de la dépendance là où il n’y en a pas besoin. La bureaucratie toujours plus lourde entrave les entreprises, quand elles ne les étouffe pas de façon fatale.

10/ L’esclavage moderne. Les banques centrales et les banques commerciales créent de l’argent à partir de rien, et cette création monétaire transforme les gouvernements, les industries et les familles en esclaves. Et même en l’absence d’endettement lié à un crédit, il faut payer des impôts et les effets de l’inflation…

5 commentaires:

  1. D'accord. Mais tout ça est loin d'être nouveau.
    A part des société primitive (sans être péjoratif), à économie vivrière, je vois pas.
    Toutes les sociétés dites "développées" ont été comme ça.

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  2. "80% des emplois ne produisent aucune valeur" tu la sens ma grosse louche?
    "En d’autres termes, nous avons besoin de ces problèmes totalement fabriqués pour créer de l’emploi artificiel." Non mais Rousseau on a fait le deuil non?
    "L’argent n’a pas de valeur." Direct dans le top ten des phrases qui font avancer le schimlblik!
    " L’échec est récompensé." Ha le nombre d'imposable à l'ISF qui hésites à tout larguer pour vivre avec 400E/mois pour "profiter un max"!
    et j'en passe...

    Non mais sans déconner les copains, être libre penseur (au sens ou ne pas rester bloquer dans une idéologie gaucho/UMpépé) ok, mais de la à enfiler des perles.... avec trois idées ressassée, un article d'une page, c'est du foutage de yeule! ça donnerait presque envie de couper la pub sur son blog...non?

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  3. Pour le 1/ 80% d'emplois inutiles : il me semble que dans un monde parfaitement libéral, un emploi privé ne pourrait exister sans répondre à une demande... Mais dès qu'on s'éloigne de la concurrence parfaite, des positions de rente apparaissent: l'entente sur les prix dispense les grandes entreprises de rogner sur leurs marges, le droit du travail gène pour se débarrasser de la main d'oeuvre inutile, et on se retrouve avec des monstres bureaucratiques où chaque salarié dépense plus d'énergie dans des luttes de pouvoir internes qu'à faire son travail...
    Et je ne parle pas du public, semi-public, para-public, demi-privé subventionné...
    Donc, oui, énormément de gens dépensent une énergie folle à brasser de l'air... Un zéphyr de powerpoints, une tornade de réunions sans but, sans décision...
    L'artifice de l'emploi, du travail, est venu remplacer pour beaucoup l'artifice des charges royales sous l'ancien régime...

    Vivrions-nous l'enfer sur terre ? Du moins le 4ème cercle de l'enfer de Dante : condamnés à un travail inutile...

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  4. Les 80% c'est juste du Pareto typique : 80% des effets sont produits par 20% des causes. C'est quelque chose d'assez universel dans les systèmes complexes (c'est cette analyse qui mena Brzezinski à formuler le tittytainment). Connaissant ce genre de lois de puissance depuis plus d'un siècle, faudra m'expliquer un jour comment les économistes peuvent vivre encore et toujours dans l'illusion que tout est gaussien.

    PS : on parle au dessus du travail de bureau sans but. On en est au point où dans les écoles d'ingé les mieux cotées en France (ECP, Mines Paris, Ponts Paris, etc) on n'apprend plus tant le métier d'ingénieur que l'art de vendre du vide en étant bien sapé et avec un sourire ultrabright, la gestion de projet, tourner les chapeaux en réunion, faire de zolies slides dans un ppt (bref le métier de manager, de petit kapo quoi). Ces écoles se transforment doucement en business schools à l'américaine et les meilleurs étudiants s'y emmerdent tellement qu'ils s'inscrivent en parallèle au magistère d'Orsay pour suivre de vrais cours (qu'ils majorent sans difficulté).

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  5. "6/ L’échec est récompensé." devrait plutôt être nommé "6/ La réussite est découragée"

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