dimanche 27 janvier 2013

De mon rapport à l'extrême droite

Suite au mail que j'ai reçu hier d'un responsable de l'action française, qui m'explique que son mouvement n'est pas d'extrême droite, j'aimerais clarifier certaines choses quant à mon cheminement, et mes convictions.

Effectivement, ces derniers temps, je vais beaucoup regarder du côté de l'extrême droite pour les conférences que je suis.

Soral, Drac, Lugan, Méridien Zéro...

Ce n'est pas par amour. C'est juste que ce sont les seuls aujourd'hui à parler du réel. A se coltiner le concret, le véritable.

Tous les autres, de l'extrême gauche à l'UMP, sont dans la paraphrénie la plus complète. Ils ne touchent plus le sol. Ils enculent les mouches, s'auto congratulent, se donnent de grands airs d'importants, palpent de l'argent des fourmis ouvrieuses pour organiser la destruction de leur quotidien, et au final, à force de déni de réalité, finissent toujours par monter des plans de démiurges constructivistes toujours plus ridicules et condamnés à un échec toujours plus massif, pour camoufler l'échec du plan précédent... Tout ça allant quand même toujours dans le même sens, de l'instauration du Meilleur des Mondes et d'une dictature de la banque.

Encore ce matin, Rocard nous explique qu'il faut baisser le temps de travail et travailler plus longtemps... Toujours cette même fuite en avant dans le n'importe quoi... Comme si c'était pas à 20 ans qu'on avait le plus d'énergie et de temps pour travailler...   

Pour ma part, je suis encore jeune. J'apprends tous les jours. Et je cherche à trouver la voie qui me correspond.

Plus mes lectures avancent, et plus je suis certain que je hais le pouvoir. Je hais les pouvoirs. Ça c'est mon côté anar, et libéral.

Dans le même temps, j'aime beaucoup la description que Michéa fait d'Orwell d' "anarchiste tory". On peut être généreux sans être d'accord avec le constructivisme de nos "élites". Il faut refuser cette humanité hors sol. La culture cohérente, enracinée, le peuple souverain dans une nation souveraine, sont les fondements de tout bonheur véritable, avec ou sans consommation. La culture, la vraie, tout cet ensemble de coutumes et de non dits du quotidien, pas la propagande maçonnique étatique, c'est la seule richesse des pauvres. Et même ça, la gôche a réussi à le leur prendre...

Je conchie cette religion mensongère du "progrès" et de la "modernité". Religion qui est d'ailleurs en train de s'effondrer sur le mur du réel, du peak everything. J'assume un votipérant "c'était mieux avant" sur bien des choses.

Avant, on pouvait nourrir une famille de 5 personnes avec un salaire. Avant, nos villes n'étaient pas des merdes en béton plastique pour des humains hors sol. Avant, la société et la culture française étaient cohérentes, et il y faisait bon vivre. Avant, on ne mangeait pas de la merde. Avant, on avait le droit de penser. Avant il y avait un semblant de démocratie. Avant, on pouvait laisser son vélo dans la rue sans risquer de le retrouver dépouillé. Avant, il n'y avait pas 30% de chômage des jeunes. Avant, les bac + 5 ne finissaient pas caissiers. etc etc...

Toute la religion maçonnique du "progrès" est une escroquerie sans nom. Et tout ça ne tient plus que par la fourniture de biens de consommation à foison issus de l'exploitation moyen-âgeuse de chinois. On les sent bien là les "droits de l'homme"...

Mais même ça, c'est en passe de s'effondrer.

Et on le voit bien aujourd'hui. Dans le même temps qu'on nous fait le "progrès" du mariage pour tous, la gauche cherche le moyen de faire sauter le CDI et de baisser les retraites dans l'indifférence organisée des médias et des syndicats.

Il est loin le temps des congés payés...

Il faut sortir de tout ça. De cette merde. Il faut désapprendre tout ce que le système d'endoctrinement nous a inculqué.

Et ce en quoi je crois de plus en plus, c'est dans le retour de l'individu, au libéralisme pour les petits.

Le temps est à l'Internet, au vélo électrique, à l'autonomie énergétique, à la démocratie à la suisse, au citoyen soldat, au réenracinement, à la fuite des villes devenues invivables pour reconstruire du durable et de la résilience à la campagne, à l'effort pour refaire du beau qui dure en lieu et place des merdes en béton plastique nécessitant 30 ans de crédit pour un T3. Le temps est à se fabriquer soi même ses meubles dans son atelier. A se construire soi même sa maison. Le temps est à la déflation de tous les importants et des sert-à-rien. Le temps est à l'information libre, réellement libre, en dehors de la propagande de la religion maçonnique d'État. Le temps est à la réinstauration d'un système de solidarité de don/contre don, loin des usines à gaz étatiques.

Tout cela est encore flou dans ma tête et à creuser. Surtout que pour pas mal de choses, comme la santé, on sent bien qu'on ne peut pas se passer d'un échelon supérieur et mutualisé.

Mais je vois bien en même temps l'impasse et l'aliénation du standard de mode de vie qu'on nous vend comme la normalité, mais qui historiquement, est un extrémisme absolu...

C'est pour ça que j'arrive à écouter aussi bien du Charles Gave, que du Lordon ou du Soral... Tout ça peut sembler fort incompatible, mais personnellement, je sens bien qu'il y a un bout de la réponse dans chacun d'entre eux...

Il faut trouver autre chose. Mais trouver autre chose hors de la politique.

Il faut se le construire. Abandonner l'ancien monde, arrêter de croire que tout viendra du politique, des autres, de la révolution, et oser se jeter dans le vide. Pour ma part, j'en suis là. Et je n'ose pas y aller...

Pour l'instant, je bosse, je suis dans mon appart en hyper centre ville de Bordeaux, je me cogne ce quotidien absurde, on fait du 6h45-19h toute l'année, on travaille comme des cons dans un système abscons, et on met de côté...

J'ai l'espoir de pouvoir me lancer un jour en achetant rubis sur l'ongle ce dont j'aurai besoin pour avoir une résilience maximale, et sortir au maximum de ce système de cons.

Mais dans le même temps, tout n'est pas qu'argent. Il faut pratiquer, apprendre...

Bref, voila où j'en suis...

A force d'épargne, de simplicité volontaire, sans un héritage, en 10 ans, on est arrivé quasiment à 100 000€ d'épargne. Et je regarde sur se loger ce que l'on peut trouver à 60 000€ en fond de cambrousse... Et franchement, j'hallucine pas mal...

Encore récemment, on m'a proposé un taff d'informaticien où je bosserais de chez moi... Et c'est pas les conversations ressemblant à des concours de politiquement correct, sur la dernière merdasse de l'industrie culturelle, ou pour savoir si le dernier iPhone 4GV est meilleur que le Samsung 35W Super Nova, qui vont me manquer... Mais finalement, le problème, c'est que ma femme n'est pas du tout dans la même optique que moi. Et puis c'est vrai que pour la petite, la vie à la cambrousse, aujourd'hui, ça a ses limites...

Alors j'attends. Je planifie. Tout le monde a son seuil de résistance... Et vu la vitesse à laquelle on sombre, le seuil finira par être atteint...

Mais moi même, je ne suis pas sûr de ce que je veux.

Bref, comme vous pouvez le lire vous même, tout ça est confus. Et en même temps, à 34 ans, alors que je ne m'intéresse à tout ça que depuis 6 ans, rien ne serait plus con que d'être pétris de certitudes. 6 ans. C'est rien dans une vie... Et il y a tellement de choses à comprendre...

Comme je le répète souvent, je suis encore jeune. Je cherche. J'apprends. Et ce blog me sert plus de journal intime que d'autre chose. Je me triture la tête et visiblement, il y en a d'autres que ça intéresse également... J'ai de l'audience. Tant mieux. Mais c'est un effet secondaire. Je n'irai pas modifier ce que je pense pour attirer du monde...

33 commentaires:

  1. Faire soi-même, oui, amis il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
    Il y a plein de choses fabriquées à très bas coût grâce à l'effet de nombre qu'il est encore bien plus rentable dacheter que de fabriquer soi-meme :
    - tout ce que vend castorama
    - vêtements et tissus
    - médicaments
    - électronique

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, il faut transitionner "intelligemment" et profiter des faibles coûts dans certains domaines comme marche pieds pour se positionner dans d'autres :
      * nourriture, jardin, verger
      * outillage en tout genre
      * sécurité personnelle

      le plus grand obstacle c'est un système de production d'énergie durable ... pour l'instant ... y a rien qui sorte du bois, sauf de vielles techno rudimentaires avec un rendement pourri qui sont mieux que rien sans pétrole, mais pas folichon du tout.

      Supprimer
  2. Et oui ... la femme et les gosses, c'est l'ecceuil sur lequel tout le monde butte et qui fait que finalement ... les élites peuvent continuer leur merdasse en toute impunité.
    Au final, c'est la que ça se joue : dans notre paire de c...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, même problème pour moi. On doit être assez nombreux dans ce cas !

      Supprimer
    2. ;-) oui vous êtes nombreux (moi célibataire de 40 ans ça fait presque 9 ans que je bosse à domicile et 4 ans que je rénove une "bicoque" dans les montagnes ...).
      En revanche pour trouver quelqu'un qui à ce stade partagerait ma (mon mode de) vie - c'est à dire à la fois ma précarité financière et mon isolement relatifs - ben TINTIN !!! L'autonomie, c'est dur et très long à mettre en place d'autant que l'on se retrouve très seul et que l'on ne peut compter que sur soi-même (ou presque ...).
      :-|
      (Pierre)

      Supprimer
  3. Yo jeune homme,

    Certes, ces temps vous tirez fort vers la droite... mais pourquoi pas. Disons qu'avec le temps vous êtes toujours plus sur la ligne Soral/empire...
    Visiblement vous êtes en Suisse... D'où ce besoin de passer le temps du à l'ennui de l'endroit, mais bref. Tout ça pour vous dire que la raison parfaite fuit les extrémités en général, mais sans les ignorer. Elle cherche l'équilibre aussi. Je vous dis ceci parce que ce que vient de dire Rocard n'est pas la chose la plus imbécile de la journée. Pensez : il y a de moins en moins de travail... le boulot s'évapore, du a l'efficience de la techno science. Alors, on fait comment ?
    Mais continuez votre blog, il est sympa... Sans foncer tête baissée à la moindre nouvelle, sur ZH par exemple.
    N'oubliez pas ces deux choses :
    - Les bonnes nouvelles marchent et les mauvaises courent
    - Dans l'immense binz du web, info et contre infos sont assez aisées à lancer... Je veux dire par là que vous trouverez toujours la nouvelle qui vous confortera

    Bon vent

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien sûr que c'est grotesque.

      Le simple fait de ne pas s'en rendre compte est le signe d'un récurage de cerveau bien réussi.

      On force les jeunes à faire des bac + 5 qui n'amènent à rien, les caisses à Auchan sont occupées par des sur diplômés en histoire de l'art qui commencent à bosser à 25 ans.

      Dans le même temps, à 65 ans, on est cramés.

      Au contraire, dans sa jeunesse, plein d'énergie et sans enfants, on a largement le temps de bosser plus...

      Et qu'est ce que Rocard propose ? Travailler encore moins quand on est jeunes, pour travailler plus vieux ?

      Mais c'est juste hallucinant de connerie !

      Quand est-ce qu'on va nous débarrasser de ces psychopathes ?

      Supprimer
    2. Vous êtes jeune et fougueux... Nous avons autant besoin de socialisme que de libéralisme. De dirigeants aussi, ce qui n'est pas aisé. J'en fus.
      Rocard est un vieillard, mais la base de son idée n'est pas aussi simpliste que ce que vous interprétez.
      Gauche-droite : ânerie. Miroir aux alouettes. Etc..
      Le plus grand défaut de l'humain est de vouloir conclure.

      Supprimer
    3. merci Tonio pour ce beau témoignage, honnête et humble.

      pour revenir sur la déclaration de Rocard, et faire un lien avec Gave :

      je suis d'accord avec ça : "le travail n'est pas un gâteau à taille unique qui se partage" (Gave, les libéraux). Le travail ça se crée, et il faut des entrepreneurs pour ça !

      Tu as raison, Rocard raconte des conneries. Dommage, parce qu'il lui ait arrivé de dire des choses intelligentes.

      C'est peut être ça qui peut expliquer ton questionnement : "C'est pour ça que j'arrive à écouter aussi bien du Charles Gave, que du Lordon ou du Soral... Tout ça peut sembler fort incompatible, mais personnellement, je sens bien qu'il y a un bout de la réponse dans chacun d'entre eux..."

      en fait, tout simplement, personne ne détient la vérité, et personne n'est à l’abri de sortir des conneries par moment (et puis personne n'est honnête quand le sujet touche notre sensibilité ou nos intérêts ultimes), donc forcement il faut piocher dans différentes personnes.

      yongtai

      Supprimer
    4. @ Mike: de la rhétorique et rien de concret. On comprend que vous fûtes dirigeant.

      Supprimer
    5. @yomike
      il y a de moins en moins de travail certes.mail il y a beaucoup de besoins inassouvis.ces besoins ne peuvent etre assouvis a cause de l'organisation et de la fiscalité du travail.ces barrières ont les doit en grande partie a ces kleptos -grands sermoneurs du type rocky:la csg crds ont sonné le glas de l'emploi en france.j'éspère que rocky profite bien de ses douze retraites.cet homme a été une catastrophe pour notre pays

      Supprimer
  4. Ne serais-tu pas esclave de tes choix du passé ?

    RépondreSupprimer
  5. "Je n'irai pas modifier ce que je pense pour attirer du monde... "
    Ne change rien.
    auxinfosdunain : pour une vision économique et politique différente ;
    sebsauvage : pour une vision technique qui va à l'essentiel
    ...les seuls 2 blogs que je suis quotidiennement

    RépondreSupprimer
  6. Ouch
    Si je ne partage pas forcément tout, j'en partage la majeure partie.
    J'en ai eu marre d'être un compte d'exploitation en SSII car j'ai eu trop l'impression d'être que çà; le professionnel rejoignait trop la vie de tous les jours.
    Mon retour sur terre s'est effectué il y a seulement 3 ans, en cherchant à comprendre comment tout cela avait pu se produire.
    Et continuer, dans le cadre de la plus vaste opération d'enfumage jamais produite.
    Je suis plus passé par la case Zemmour, même si certaines de ces orientations économiques, un peu trop socialistes, me laissent un peu beaucoup dubitatif.
    Pour le village, en mode autonome, çà aurait pu être une bonne expérience, à tenter avec des amis par contre.
    Et Bordeaux est beaucoup trop loin.
    Dans tous les cas, bonne continuation.

    RépondreSupprimer
  7. @Discotonio

    Et encore, avec tes 100000 euros d'épargne, tu es presque un nanti !

    Néanmoins, je comprend tout à fait ton raisonnement et tes motivations. Reste juste à convaincre ta femme... au besoin, elle devra peut être se reformer.

    J'en connais un paquet, des bac+5 caissiers ou ingés pour 1300/1500 euros par mois nets, qui n'ont pas 10000 euros de coté alors qu'ils vivent comme des moines tellement les loyers et le cout de la vie sont chers. Et ils n'ont pas des masters de merde.

    Perso, je suis allé vers une thèse de sciences juste pour éviter de finir clodo, seul avec mon kil de rouge. 2 mois à la rue ont suffi pour m'abimer la gueule et détruire toutes les illusions qu'il me restait de mes années de fac.
    Et j'en ai ras le c*l de cette vie...

    RépondreSupprimer
  8. Excellent, excellent. HS Comment il a dit soral dans sa dernière conf. avec jovanovic en parlant des objets pas chers qui compensent l'augmentation du loyer. l'expression était pas mal.
    l'autonomie totale c'est aussi une utopie, moins t'es nombreux plus t'es faible. l'union fait la force, mais le partage des taches c'est dangereux aussi çà rend dépendant des autres, c'est aussi mauvais.
    faut faire un compromis.
    Ya des coins de france très agréables à vivre avec beaucoup plus de vie sociale qu'en ville. Tout ce qui te manquera c'est les grands concerts, les grands événements culturels, les magasins spécialisés. Bof c'est vraiment du superflu, t'y penses plus quand t'as ton agenda déjà rempli.
    Mes petits cousins qui vivent à la ferme, t'inquiètes pas ils manquent d'aucune activité ni relation sociale,
    Ils manquent juste d'air pollué de bouchons d'urbanisme de gens pressés de mauvaise humeur, d'insécurité.
    le mot c'est qualité de vie pour résumer tout çà. Ben ils n'en manquent pas.
    Si t'as l'occasion de travailler de chez toi files donc dans un village pas trop loin d'une ville moyenne pour le superflu.
    T'as femme est réticente ? ben t'inquiètes elle est loin d'être la seule. je connais que çà moi aussi. Elles sont beaucoup plus sensibles à l'endoctrinement de la société de consommation et ont peur de ne pas pouvoir ressembler à leurs consoeurs vues à la télé.
    le droit de vote aux femmes.... quand tu vois leur mentalité.
    l'égalité homme-femme.... complémentaires plutot.
    Bon c'est la propagande qui veut çà elles sont plus la cible de stéréotypes. on va dire..
    Pour en revenir à l'extrême droite ? je connais pas trop. j'ai l'impression qu'ils n'ont d'avis que sur quelques thèmes particuliers, qui sous-entend une obsession malsaine. même si je suis d'accord sur la préservation de la nation de la culture traditions etc, de la diversité culturelle, que l'immigration et le grand métissage de mon avis ne peut que détruire alors qu'il n'est pas nécessaire, puisque nous sommes là déjà.
    merci.

    On entend parler de coopérative ouvrière. mais à chaque fois c'est des ouvriers qui rachètent leur entreprise en difficulté. N'y aurait il pas un système qui permettent aux gens ayant des compétences diverses depuis le pdg jusqu'à l'ouvrier de base de se rassembler pour créer une entreprise depuis le départ.
    Il n'y a plus rien à attendre des riches qu'on nous présente comme les seuls capable de créer beaucoup d'emplois, dans des grandes structures.
    Comment les anarchistes conçoient le processus de création des grandes entreprises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis une femme, je viens de la campagne et souhaite y retourner. C'est mon mari qui refuse. Nous sommes tous les deux cadres à l'étranger.
      Les mecs sont hyper sensibles à la société de consommation, avec tous leurs gadgets électroniques...le droit de vote aux hommes, avec leur mentalité...
      Enfin bref, j'ai beau explique à mon mari que même avec moins, on vivra mieux, et que de toute manière on en est réduit à consommer pour se vider la tête et essayer d'acheter des bouts de liberté, ça à du mal à passer. Je n'ai pas 100 000 € de côté, mais un appart qui roule quasiment seul (c'est un peu mon assurance retraite...), et qui reste vendable malgré la crise.
      Merci de nous éviter vos poncifs.
      Pour ma part, si Tonio veut creer sa boîte a la campagne, je le suis. S'il a besoin d'un DAF...à 2000€ à la campagne je prends, je vivrai mieux qu'ici avec le triple.

      Supprimer
    2. Mais oui c'est çà.
      le mec attaché aux soldes des gadgets électroniques. Mais il fait ses courses sur ebay ou amazon et se les fait livrer, il va pas s'emmerder. Par contre la gonzesse si elle essaie pas son bout de tissu pour pas se louper de taille entre 2 régimes, elle est perdue.
      on pourrait rajouter la mauvaise foi aux poncifs sur la femme.

      Supprimer
  9. Construire une BAD ne veut pas dire s'enfermer dans celle-ci. Elle peut être comprise comme un lieu de repli pour pouvoir continuer la lutte, être moins dépendant du système, avoir une soupape de sécurité, etc. Il ne faut pas que ce soit une fin en soi. Tu n'as qu'à vendre à ta femme une résidence secondaire un peu roots qui permettra à ta gamine d'apprendre encore plus de choses (ce qui est vrai en plus), tout en gardant ton habitation en ville, pourquoi pas. Tout lâcher peut être risqué après tout, c'est compréhensible que cela fasse peur.

    Sinon, Disco, j'ai suivi ton évolution depuis quelques temps, tu verras que tout ce qui te "pète dans la tête" en ce moment va bien proprement s'agencer et t'amener à trouver ta ligne de conduite, celle qui est la meilleure pour toi et ta famille. Il semblerait que le plus dur soit fait.

    -------------

    Les 5 étapes du deuil :

    Un deuil peut se produire lors de différentes situations :

    - à l'approche de la mort et/ou après la mort d'un être cher,
    - à l'occasion d'une séparation, d'un divorce, de l'éloignement d'un être cher ou toute forme de déchirure intérieure reliée à un être cher ou une situation sans retour possible apparent ou réél,
    - lors d'une mort psychologique (ou «petite mort» intérieure).

    Les étapes sont toujours les mêmes. Sur cinq, il arrive qu'une ne soit pas vécue, suivant la situation et la personne qui les vit.


    Le processus psychologique qui suit une séparation amoureuse est semblable à un deuil. Elizabeth Kübler-Ross décrit ainsi les cinq étapes du deuil :

    1. La personne confrontée à une perte, refuse d'abord le fait ou cherche un bouc émissaire : c'est la phase de la négation;

    2. La colère, où se mêlent l'amertume, la révolte et le sentiment d'injustice, suit habituellement la négation;

    3. Lorsque renaît temporairement un espoir, on voit apparaître le marchandage;

    4. La tristesse est une étape marquée par un intense sentiment de solitude pouvant parfois aller jusqu'à la dépression;

    5. L'acceptation, où la personne prend la décision de vivre avec la réalité, pour le mieux, émerge lentement de ce processus.


    Tu approches de la fin de ton deuil symbolique. Réjouis-toi ! :)

    Bonne fin de dimanche à toi. Dis-toi que demain, pendant que tu seras au taff' et pesteras contre tes con-temporains, je serai dans le froid en train de nettoyer ma parcelle. Le BRF et cie, ça ne se fait pas tout seul ! ^^

    RépondreSupprimer
  10. s'auto congratulent > j'ai l'impression que ça commence à ce rétrécir en même temps que la classe moyenne continue à s'en prendre trop dans la gueule.

    cherche le moyen de faire sauter le CDI > pas d'accord ils l'ont fait depuis longtemps, il cherche a re-faire des consommateurs de crédit, sauvant la fausse rente de toujours les mêmes.

    30 ans de crédit pour un T3 > je crois que c'est 32 ans

    aussi bien du Charles Gave, que du Lordon ou du Soral > pas trop quand même.

    on est arrivé quasiment à 100 000€ > moi aussi et il ne vont pas me l'ai niquer... au pire c'est pas grave, le stade et franchi.




    RépondreSupprimer
  11. Véracité et saine sincérité.
    Ta simplicité t'honore.
    Merci, grace à ta "thérapie", on se sent moins seul.

    "Le con dénigre, le sage s'interroge".

    RépondreSupprimer
  12. Disco, je suis très sensible à ce que vous dites sur votre envie de tout envoyer bouler dès aujourd'hui pour aller vous installer dans un endroit où vous seriez plus résilient, à la campagne... et sur votre hésitation à le faire notamment parce que votre femme ne partage pas du tout votre envie (votre fille, elle s'y ferait très vite, et elle vous en serait reconnaissante après le collapsus final!).
    Je suis exactement dans la même situation, avec beaucoup plus d'aisance car plus de cash (plus de 400.000) et des enfants qui ont envie de s'installer à la campagne pour élever des animaux et "avoir une ferme"... mais avec le même souci que vous (une épouse qui ne prend pas très au sérieux quand j'essaye de lui expliquer qu'on est condamné à aller dans le mur, qui a un boulot intéressant et bien payé mais qui ne peut pas être effectué ailleurs que dans une grosse agglo). Et moi aussi j'hésite, j'hésite. On pourrait déjà s'installer comme des nababs ou presque dans certains coins, et si on le faisait je serais certain qu'on pourra se dire un jour (même ma femme!) "Purée, qu'est-ce qu'on a bien fait!!!" Mais en attendant, il faudrait assumer de passer beaucoup plus de temps dans les transports, de renoncer à certains avantages du "monde d'avant", de passer pour des guignols dans notre famille et notre entourage immédiat...
    Donc on attend, en se disant mois après mois qu'on a bien fait car à la campagne les prix de l'immo baissent à vitesse grand V. Mais c'est un peu "Jusqu'ici tout va bien", et si on n'a pas pris cette décision quand il en est encore temps, nos 400.000 euros d'épargne partiront en fumée et j'aurai cogité pour rien :-(

    L'idéal serait de trouver un moyen terme pour contenter tout le monde: mon envie d'aller installer un mode de vie simple, convivial et résilient à la campagne, et l'envie de ma femme de pouvoir vivre dans cet endroit-là, quitte à ce qu'elle n'y vive pas en permanence. Histoire de faire la transition doucement, et peut-être aussi d'intéresser d'autres personnes à ce projet.

    Pfff, ça fait des mois que j'en suis là, et je croise les doigts pour ne pas être encore en train d'attendre et d'hésiter quand il n'y aura plus d'autre solution que de changer brutalement de mode et de lieu de vie...

    Bon, j'arrête là le 3615 mylife, et je cite la fin d'une interview d'Orlov qui résume très bien l'état d'esprit où je suis (et vous aussi Disco, semble-t-il):
    La question la plus difficile est la suivante : "Comment peut-on se préparer à l'effondrement ou au déclin sans perdre les connections avec son environnement social actuel, ses amis, ses proches, son travail ou ses clients, et tout ce qui fonctionne encore normalement autour de soi ? C'est une question autant psychologique que pratique".

    RépondreSupprimer
  13. Beau texte honnête, et profil similaire pour moi (ingénieur, moitié de la trentaine, petite famille, lecture assidue de blogs économiques depuis 2007 et prise de conscience du système, ]mais je n'ai pas de solution, je suis 100% dedans et il est difficile de s'en extraire, je n'ai pas les c... d'un Piero San Giorgio).

    Super ton blog, continue ton cheminement, pleins de lecteurs te suivent.

    RépondreSupprimer
  14. A titre un peu de provoc; qu'est-ce qui concrètement différencie ton profil de celui d'un bobo à part la rhétorique ? A part ça, merci pour ton blog. super intéressant

    RépondreSupprimer
  15. Apparament, chose agréable finalement, nous sommes plusieurs et espérons que le nombre grandisse, à avoir ce tpe de profil. Pour ma part chef d'entreprise (associé) , de deux PME, de 22 et 35 salariés dans le domaine de la santé. Je lis depuis 2007 également de nombreux blogs et sites économiques et sociaux. Ici, les moutons enragés, soral, jovanovic, lescrises, Jp Chevlaier, Charles Gave, écoute des vidéo de Farage, de MAx Keiser, le blog à lupus également... et j'en oublie !!!
    Autant de sites et lectures qui m'ouvrent l'esprit.
    Je pensais récenment qu'il y a également du vrai chez chacune de ces personnes.
    Et pourquoi ne pas regroupez ces personnes, utiliser leurs compétences propres, leurs connaissances, imaginez un regroupement, un collectif avec à sa tête un ou deux économistes des consultants économistes, des sociologues un regroupement des gens qui pensent comme ça avec des idées simples, des demandes simples surtout. On aura pas toutes les solutions mais on aura les attentes d'une certaine catégorie de la population.
    Ca serait peut être un flop, mais beaucoup de ces personnes font un travail fabuleux, mais chacune dans leur coin.
    Dommage.
    De plus l'année prochaine il y a les élections européennes, ce collectif aurait peut être pu présenter des candidats dans les différentes zones concernées; pour être entendu il vaux mieux être dans la cabine de pilotage que passager. Il faut prendre les commandes et dire à ces idiots inutiles à Bruxelles, que les Français ne veulent plus des technocrates. POur cela il faut prendre le pouvoir.

    Olivier

    RépondreSupprimer
  16. Bravo...Un blog de jeune et sans la science infuse...J'ai même réussi à me faire censurer par Les crises.fr...
    A vous tous qui envisagez le départ (j'en fais partie) pensez à tous ces villages et villes qui sont dynamiques, solidaires et accueillants...Les exemples ne manquent pas; allez voir la vraie démocratie à Vandoncourt...
    http://actuwiki.fr/dossier/1782

    RépondreSupprimer
  17. Beau billet plein de sincérité.
    Je venais sur ton blog pour l'économie, j'y viens maintenant surtout pour tout le reste. Ton ouverture d'esprit t'honore.
    Bonne continuation et merci pour tout.

    Salutations. Mandrin

    Ps: et n'oublie jamais, ce qu'on dit dans mon milieu, "beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur"

    RépondreSupprimer
  18. Ce que je peux te dire c'est que le temps passe bien vite.

    Aqua.

    RépondreSupprimer
  19. Faut pas exagérer, en france on peut très bien ne pas avoir de diplôme et toucher un bon salaire !!

    Par exemple chauffeur à 6000 euros brut mensuel ou bien jardinnier à 4000 euros brut mensuel !!
    http://www.observatoiredessubventions.com/2013/salaires-des-employes-du-senat/

    :)

    RépondreSupprimer
  20. Merci discotonio pour ce blog et ton témoignage empreints à la fois d'ouverture d'esprit, de questionnement et d'humilité (n'est-ce pas la vraie intelligence ?). La lecture de tes billets quotidiens sont devenus pour moi - et sans doute pour beaucoup d'autres - un moment très attendu, toujours instructif et captivant, que je conseille autour de moi.

    Mais il est difficile de "transmettre le virus" tant il est vrai que les sujets abordés et les points de vue défendus détonnent de l'information mainstream. Le billet d'aujourd'hui est le bienvenu pour "donner le cap" politique et social que d'aucuns pourraient trop rapidement positionner à l'extrême... pimo

    RépondreSupprimer
  21. "C'est juste que ce sont les seuls aujourd'hui à parler du réel. A se coltiner le concret, le véritable."

    Voilà pourquoi ils font mouche. Il ne faut pas écouter ce que les politiciens du FN pensent de la crise (en bon politiques ils ont leur propre agenda caché, certainement pas plus honorable que celui de l'UMPS), mais il faut écouter pourquoi les gens votent pour eux. Je veux dire ce qui est inquiétant ce n'est pas que les vrais fachos paramilitaire fassent dans leur culotte de joie à chaque scrutin, mais que les gens normaux doivent se tourner vers ces partis pour sentir que leur voix compte enfin, pour une fois.
    Comme tu dis "C'est pour ça que j'arrive à écouter aussi bien du Charles Gave, que du Lordon ou du Soral... Tout ça peut sembler fort incompatible"
    Fort incompatible si on regarde via un prisme gauche-droite traditionnel. Mais imaginons qu'un parti puisse catalyser la somme des frustrations de la population mais avec un programme partant de la base, des problèmes réels économiques et écologiques. Tous mes amis s'étant frotté aux partis traditionnels en sont sortis dégoutés. Je n'ai donc pas beaucoup d'espoir de voir naitre une réelle alternative politique avant longtemps, mais le jour où elle apparaitra, ce sera hors du cadre.
    Donc OK pour le moment l'extrême droite a le monopole du coup de gueule, mais pas pour trop longtemps j'espère.

    RépondreSupprimer
  22. "C'est juste que ce sont les seuls aujourd'hui à parler du réel. A se coltiner le concret, le véritable."

    Voilà pourquoi ils font mouche. Il ne faut pas écouter ce que les politiciens du FN pensent de la crise (en bon politiques ils ont leur propre agenda caché, certainement pas plus honorable que celui de l'UMPS), mais il faut écouter pourquoi les gens votent pour eux. Je veux dire ce qui est inquiétant ce n'est pas que les vrais fachos paramilitaire fassent dans leur culotte de joie à chaque scrutin, mais que les gens normaux doivent se tourner vers ces partis pour sentir que leur voix compte enfin, pour une fois.
    Comme tu dis "C'est pour ça que j'arrive à écouter aussi bien du Charles Gave, que du Lordon ou du Soral... Tout ça peut sembler fort incompatible"
    Fort incompatible si on regarde via un prisme gauche-droite traditionnel. Mais imaginons qu'un parti puisse catalyser la somme des frustrations de la population mais avec un programme partant de la base, des problèmes réels économiques et écologiques. Tous mes amis s'étant frotté aux partis traditionnels en sont sortis dégoutés. Je n'ai donc pas beaucoup d'espoir de voir naitre une réelle alternative politique avant longtemps, mais le jour où elle apparaitra, ce sera hors du cadre. Donc OK pour l'extrême droite qui a le monopole du coup de gueule, mais pas pour trop longtemps j'espère.

    RépondreSupprimer
  23. "Encore ce matin, Rocard nous explique qu'il faut baisser le temps de travail et travailler plus longtemps... Toujours cette même fuite en avant dans le n'importe quoi... Comme si c'était pas à 20 ans qu'on avait le plus d'énergie et de temps pour travailler... "

    Ben oui, mais quand on fait des gains de productivité (donc destructeurs d'emploi) et qu'on ne reporte les gains que sur les travailleurs restants, c'est un peu compliqué, non. Comment on fait si l'emploi ne suit pas? On accepte un chômage toujours plus massif et on continue à acheter la paix sociale avec des RMI et des RSA financés à crédit?
    Après, évidemment, on peut imaginer des temps partiels avec compléments de revenus pour nos seniors de 60 à 70 ans par exemple. Nos parents ont ces âges là et à ce que j'en vois, parfaitement capables de travailler plutôt que de se la couler douce en faisant des voyages à l'étranger sur le dos des fourmis travailleuses. Même eux l'admettent, d'ailleurs...
    De toute façon, vu la pyramide des âges, ça risque de coincer assez vite.
    De plus, le système par répartition est à conserver, vu qu'il évite de faire des plans sur la comète sur la valeur future des capitaux épargnés, ce qui est quand même un peu plus sûr que le système par capitalisation que nos vendus de banquiers essaient de nous servir dès qu'ils en ont l'occasion... (Les Ricains sont d'ailleurs en train de s'apercevoir de l'arnaque et vont morfler de leur refus d'un minimum de socialisation.)
    Rocard restera peut-être dans l'Histoire comme un des architectes du futur effondrement de l'Europe politique mais sur ce coup là, je ne suis pas sur que ce soit si idiot.

    Sur l'extrême droite:
    Ok pour Drac que je trouve assez intéressant. Soral par contre, dans le genre complotiste, il fait un peu fort, non?
    De toute façon, historiquement, quand les élites ne savent plus comment prendre en compte le réel, les extrêmes dévorent l'espace politique laissé vacant. Ce n'est pas tant le peuple qui s'extrêmise que le discours du conservatisme mou des élites au pouvoir qui devient intenable. Il faut quand même se rappeler que les plus lucides (avant) puis les résistants (pendant) la seconde guerre mondiale se sont recrutés d'abord aux extrêmes, à droite comme à gauche (avec aussi des pourris dans tous les camps évidemment). Pas parce que les français devenaient cocos ou fachos, mais parce que ceux qui comprenaient les enjeux ne pouvaient plus se reconnaitre dans le gloubi-boulga de l'époque...

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.