vendredi 11 janvier 2013

Double dose de Bertez

Bruno Bertez : Modeste proposition aux tenants de la MMT et de la pièce de platine à 1 trillion de dollars
Le blog à Lupus, Charles Gave, 10/01/2013 (en Français texte en français )
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La MMT est la Modern Monetary Theory, la théorie monétaire très en vogue chez les néo et super keynésiens, lesquels prétendent que pour éviter les problèmes d’endettement des gouvernements et de leurs fonctionnaires, il suffit de leur donner le carnet de chèques de la Banque Centrale.



Dans un régime ou souveraineté politique et souveraineté monétaire sont confondues, un régime ou la spoliation des citoyens par la monnaie est donc inscrite dans la constitution et les institutions, l’endettement de l’état est une fiction. On démontre par des identités formelles semblables aux identités formelles imbéciles qui ont permis de donner une fausse base logique aux keynésianisme , on démontre que le recours à la dette par l’état est une idiotie inutile.

Les identités oublient tout ce qu’il y a entre deux équations et bien sur escamotent comme toujours la réalité. Avec les identités, c’est à dire les tautologies, on démontre depuis longtemps que le mouvement est impossible et que ceux qui croient marcher, en réalité sont des rêveurs. On confond tout et comme c’est apparemment logique, on se croit convaincant.

Si nous avons du temps a perdre, nous reviendrons un jour sur la MMT pour en montrer l’absurdité, c’est le vrai mot, l’absurdité. Cette théorie, produite par la situation des économies, comme le Reaganisme en son temps pour les besoins de Reagan, aboutit a retirer toute limite à la dépense de la classe politique, de la classe des fonctionnaires et bien sur elle convient à certaines, pas toutes, parties de la classe klepto. La MMT en donnant libre accès aux ressources monétaires au Pouvoir et à ses alliés institutionnalise l’esclavage des serfs que vous êtes et qui devez produire pour satisfaire leurs envies , envies dopées par un pouvoir d’achat illimité.

Pas de question de taux, de limite de la dette, de plafond, de solvabilité. Tant que les producteurs font tourner la machine, les autres peuvent prélever.

C’est le sens profond de la MMT.

Inutile de dire que les illuminés de la MMT sont à l’origine de la théorisation des bienfaits de la pièce miracle du trillion de dollars en platine.



Le Trésor aux USA, mais quasi partout, a pouvoir de frapper la monnaie, les coins et cette monnaie ne peut être refusée par personne, même pas la Banque Centrale. C’est le privilège de faux monnayeur des Rois sur leurs serfs. Donc le Trésor frappe une pièce de platine de 1 trillion de dollars, il la dépose sur son compte à la FED et la FED en contrepartie crédite son compte de 1 trillion de dollars. Avec ce trillion de dollars le Trésor rachète sa dette sur le marché ainsi la dette totale en circulation baisse en dessous du plafond et le problème est résolu, le Trésor peut continuer à s’endetter jusqu’a la prochaine fois.

Evidemment comme cela aura fonctionné, il n’y aura aucune raison de réduire ses dépenses et son déficit et donc on refera la même chose dans un an avec, pourquoi être modeste, une pièce de deux trillions.

Notre modeste proposition, consiste en ceci , pourquoi réserver la magie des écritures comptables au gouvernement et à ses fonctionnaires , autant faire deux pièces et avec la deuxième faire une distribution aux malheureux citoyens surendettés afin qu’ils réduisent ce stock de dettes qui empêche la machine économique de tourner!

Hélas nous répond-t-on cela ne marcherait pas, car si les serfs étaient libérés de leurs dettes, ils cesseraient de produire et la pièce en platine ne servirait à rien, il n’y aurait pas de marchandise à acheter. Ah bon?

Détérioration sur 12 ans du Revenu médian des Ménages américains (source NYT)



Une consommation oui! mais à crédit et en stéréo….


Résultat: après impôts le revenu personnel disponible par habitant n’a augmenté que de 1,2% depuis le début de la reprise en Juin 2009 jusqu’au troisième trimestre de cette année. En revanche, corrigé de l’inflation le produit intérieur brut par habitant a augmenté de 4,7%.





Bruno Bertez : Sur le fascisme…et ses variantes
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 10/01/2013 (en Français texte en français )
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Je définis le fascisme comme la tentative d’arrêter l’histoire, de nier les contradictions et les antagonismes entre les groupes sociaux en imposant la parole du maitre censé détenir la vérité et ainsi se poser comme légitime à employer tous les moyens, y compris la violence pour gouverner.

Le fascisme dans son essence, c’est la parole du maitre, que ce maitre gouverne au nom de la droite, de la gauche et surtout du centre. C’est la négation des oppositions et des contradictions, le refus des différences qui définit le fascisme, parole ou pouvoir unificateur, réducteur, constructiviste.

Le Monti et sa position sont dans la grande lignée fascisante italienne du soi-disant pouvoir qui ne serait pas politique, mais serait de celui qui sait, au-dessus des partis.

Contrairement à ce que pensent les idiots MSM, on est plus près du fascisme avec Monti qu’avec Berlusconi.

Le centrisme et l’union nationale, c’est la racine du fascisme. Ce mariage de la carpe et du lapin est produit par une mystification, un tour de passepasse au nom d’un soi-disant intérêt national qui n’est en l’occurrence que l’intérêt de l’Internationale noire kleptocratique.

L’enjeu de la crise, c’est la reproduction ou non de l’ordre social des trente dernières années, c’est: qui va payer, qui va être laminé, qui va sortir vainqueur ?

Et les gouvernements gris, mi carpes mi lapins, centristes, recentrés, ou tout ce que l’on veut, sont là, pour gérer les mystifications, la propagande, qui permettent de faire en sorte que les peuples soient perdants, les classes moyennes abaissées et que l’élite klepto avec ses laquais politiques et administratifs restent en place. En place pour faire leur besogne de containment.

C’est tout l’enjeu du combat pour les classes moyennes, ce combat doit faire en sorte qu’elles ne tombent pas du côté des ultras riches et de la finance klepto, qu’elles prennent conscience du fait qu’elles sont en train de se voir imposer la régression pour sauver les ultras riches.

Le recentrage, maintenant manifeste de Hollande, porte donc le nom de
social-libéralisme, ce qui est exactement le positionnement du journal Libération, défenseur de Cahuzac, qui appartient à Rothschild. Le journal appartient à Rothschild, pas Cahuzac…

Le social libéralisme, c’est l’ordre klepto avec la liberté des mœurs, la mise en valeur de la marginalité, dans le cadre d’une alliance sociale antidémocratique des gens qui ne produisent rien et jouissent de la répartition.

Il y a peu de CGTISTES qui lisent Libé. Le Libé qui était auparavant financé par les vieilles familles Schlumberger.

Sitôt qu’un complément est accolé au mot socialiste, il y a danger. Si vous ne m’avez pas compris, je précise. Le socialisme tout seul, cela a un sens ; le socialisme fabien, c’est déjà louche; le socialisme libéral, c’est encore pire; le social blairiste, cela craint et le national-socialisme, je ne vous fais pas un dessin.

Ou le socialisme ose être ce qu’il est, une première gauche, ou il mystifie pour conquérir le pouvoir avec le masque de la deuxième gauche et, dans ce cas, il est prisonnier des intérêts qui lui ont facilité l’accès.

Mélenchon porte une responsabilité énorme dans la situation en cours de dérive que nous connaissons, sa formation d’ex-philosophe qui a cessé de penser le coupe des réalités, il glose, et passe à côté de tout. Son analyse éructative de la politique des Cahuzac et consorts est pitoyable. Aucune structure, articulation, aucun ancrage. Des mots creux et sans portée comme ceux de socio libéraux.

Le progrès, ce n’est pas l’arrêt de l’histoire et le règne de la parole du maitre Monti, Hollande ou d’un Cahuzac. Le progrès ne vient pas d’en haut, il vient de l’interaction des individus qui composent la société, interaction efficace malgré les intérêts égoïstes, pour faire surgir un système plus satisfaisant car plus adapté. Le progrès ne se définit pas, ne se détermine pas, il résulte des adaptations successives des citoyens libres, préoccupés de leurs intérêts, de ceux de leurs proches et de ceux de leur communauté. Le progrès est, voilà le grand mot, une résultante qui échappe à ceux qui prétendent le conduire.

Le progrès de l’internet, de Google, de Facebook ne doit rien à Obama. Ce que l’on doit à Obama, à ses prédécesseurs et aux pouvoirs politiques en général, c’est le désastre des carburants bio, le désastre du solaire, le désastre de la voiture électrique Tesla, le sauvetage des banques, tous consommateurs de richesses transformées en gaspillage. Ce que l’on doit à ces gens, ce sont les guerres, le mal être généralisé, la vie pourrie et l’exploitation par le biais de la finance klepto.

4 commentaires:

  1. "Tant que les producteurs font tourner la machine, les autres peuvent prélever." Keynesians

    "Tant que les producteurs font tourner la machine, les autres peuvent s'endetter." Reaganians

    Dans la pratique, les deux se mixent.

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  2. Un article remarquable qui démonte à coup de cric le mythe de l'"austérité"...

    http://tinyurl.com/a6bccam

    Tous les veaux, les gogos, les idiots se sont jetés sur l'"austérité" comme le nouveau repoussoir à la mode.

    Il faut les combattre pied à pied.

    Il n'y a pas d'austérité.

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    1. Cet article joue sur les mots et les chiffres pour faire passer sa propagande. Son message est de dire qu'il n'y a pas d'austérité en Europe alors que c'est la seule solution pour retrouver la croissance. Pourtant les schémas sensés montrer le manque d'austérité montrent une baisse des déficits depuis 2009.

      Une des méthodes habituelles pour montrer un manque d'austérité est de prendre la moyenne européenne. On peut voir ici:
      http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/index.php/Government_finance_statistics/fr
      sur le graphique 4 que les dépenses montent jusqu'en 2010 puis stagnent en 2011.
      Mais pour l'instant il y a peu de pays, et pas les plus gros, qui ont vraiment entamé l'austérité. Et ce n'est pas la Grèce qui peut faire baisser sensiblement la moyenne européenne.

      Pourtant il y a bien baisse notable des dépenses en Grèce ou en Espagne depuis 2009, comme on peut le voir ici:
      http://www.contrepoints.org/2012/06/28/88588-depense-publique-austerite-et-croissance

      Le fait de prendre la part des dépenses par rapport au PIB est aussi une manipulation: la baisse des dépenses fait baisser le PIB. Le fait de faire le rapport entre les 2 masque donc cette baisse des dépenses. Idem pour le rapport dépenses / recettes vu que les recettes diminuent également.

      Par la suite l'article cité par Anonyme fait de la manipulation pure et dure. Il prétend que la baisse des dépenses va entrainer une baisse des salaires et des prix. Soit. Il dit même que puisque l'état a baissé ses dépenses il peut baisser ses impôts. Mais il oublie totalement que cette baisse des salaires et des prix entraine une baisse des recettes. Donc une possible augmentation des déficits.

      Dans leur exemple du restaurateur ils prennent la même prévision des recettes avant et après la baisse des dépenses. Comme si les gens allaient concommer autant avec de plus faibles salaires... Pourtant ils prennent bien en compte la baisse des coûts. Leur raisonnement perd donc toute valeur et passe dans la case propagande.

      Pourtant on a plusieurs exemples européens qui nous montrent que ce phénomène doit absolument être pris en compte. Cela concerne d'ailleurs le mea culpa du FMI qui a avoué l'avoir sous estimé. Tout raisonnement ne le prenant pas en compte n'a donc aucune valeur.

      Et inutile de me traiter de socialo communiste, je suis pour la baisse des dépenses. Il faudra le faire volontairement ou contraints et forcés. Mais pas comme en Grèce ou ce sont les gens de base qui supporte la plus grosse partie de l'effort. Pas en enfonçant les gens, en les laissant crever comme des chiens pendant que d'autres œuvrent pour garder la plus grosse partie de leurs richesses. Il faut avant tout s'attaquer aux rentes en tout genre qui sont greffées sur la dépense publique. Les subventions inutiles voire contre productives, les aides superflues. Mais il faut avant tout garder la cohésion de la société, faire en sorte que les besoins de base sont toujours assurés (et non un ibidule, une thalasso ou un grand appart en centre ville ne sont pas des besoins de base).

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    2. Par contre je suis bien d'accord sur le fait qu'il n'y a pas vraiment d'austérité en France. Cela viendra mais pour l'instant nous n'avons encore rien vu de la crise. Ceux qui se plaignent de la situation actuelle n'ont pas fini de râler...

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