samedi 5 janvier 2013

Double ration de la lime

Pourquoi la droite libérale française a-t-elle disparu ?
La Lime, 04/01/2013 (en Français texte en français )
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Jusqu'à ces deux dernières décennies, il existait en France une droite libérale, baptisée par convention «orléaniste», à coté des droites «légitimiste» et «bonapartiste».

Or, la droite libérale, dont le dernier avatar était l'UDF, a totalement disparu du paysage politique français. Je soupçonne même que les derniers libéraux de la politique française se trouvent au PS, dans l'aile droite vaincue par le hollandisme spoliateur.

Quand on considère, comme moi et beaucoup d'autres, que le libéralisme économique est LA solution à la plupart de nos maux économiques et sociaux (tout n'est pas économique et social dans la vie, mais c'est important), il convient de s'interroger sur les causes de cette disparition de la droite libérale.

Je vois plusieurs causes :

> politique.

Les libéraux de droite ont fait le choix de l'européisme sans se rendre compte qu'il méprisait les peuples (les orléanistes ont l'habitude, mais ça n'aide pas à gagner les élections) et, surtout, qu'il n'était libéral qu'en apparence.

Ayant choisi le mauvais cheval, les orléanistes se retrouvent comme des couillons, à soutenir une politique auto-destructrice. Comment voulez vous convaincre les électeurs que le libéralisme est bénéfique quand l'exemple de libéralisme que vous leur proposez est l'UERSS ?

> sociologique.

L'orléanisme, c'était le parti des notables de village, des professions dites libérales. Or, cette classe a disparu au profit d'une nouvelle classe de notables, les bobos-élus locaux, qui sont tous socialistes, bien évidemment (on ne mord pas la main qui vous nourrit), les uns fièrement (vraie gauche), les autres honteusement (fausse droite).

> intellectuelle et électoraliste.

La fusion du RPR (droite bonapartiste) et de l'UDF (droite orléaniste), dans l'UMP, pour des raisons électoralistes, a été une calamité doctrinale : elle a brouillée des distinctions indispensables. Les électeurs s'y sont d'ailleurs perdus.

> culturelle et économique

La remarque offensive «gramscienne» de la gauche ces cinq dernières décennies a permis de créer le terreau culturel implantant les valeurs frelatées du socialisme, puis, à partir de ce point, de créer des clientèles économiquement dépendantes du socialisme.

L'espace politique pour le libéralisme en été réduit d'autant.

> médiatique

Enfin, les médias sont violemment hostiles à la droite orléaniste.

Le ridicule de François Bayrou menant son parti dans le mur et faisant allégeance, en vain, au socialisme, est la conséquence de tentatives désespérées, et basses, et grotesques, d'attirer positivement l'attention des médias.

Devant cette accumulation de fautes et de circonstances contraires, il n'est pas étonnant que le libéralisme ait disparu de la politique française.

Tout cela ne nous dit pas comment installer de nouveau le libéralisme dans le paysage politique français. C'est pourquoi je suis très inquiet.



Une nécessité : supprimer le droit de vote des fonctionnaires
La lime, 04/01/2013 (en Français texte en français )
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Il serait juste et très utile de supprimer le droit de vote des fonctionnaires. En fait, je ne vois pas une seule mesure qui soit plus immédiatement utile que celle-ci.

Rappelons que, pendant très longtemps, les militaires n'ont pas eu le droit de vote et que cela semblait normal.

Une modalité, trop restreinte à mon goût mais tout de même utile : interdire aux fonctionnaires de se présenter aux élections. Comme en Grande-Bretagne, qui s'y connait mieux en démocratie que nous, ils doivent démissionner avant de se présenter.

Voici un commentaire de notre ami Bob Marchenoir sur le sujet :

Le suffrage censitaire est intéressant au moins sur le plan théorique. Il permet de poser des questions auxquelles personne ne pense, du style : comment se fait-il que les fonctionnaires aient le droit de vote ? En plus d'avoir le droit à l'emploi à vie et le droit de grève! Ça commence à faire un peu beaucoup...

La proposition de retirer le droit de vote aux fonctionnaires a l'air d'une provocation extrémiste, mais le fait même qu'elle puisse passer pour telle montre que le pouvoir des fonctionnaires sur la société est préoccupant.

Dans une société comme la France, avec le nombre d'emplois publics et les privilèges qui y sont attachés, laisser le droit de vote aux fonctionnaires revient à leur permettre de se voter à eux-mêmes la quantité d'impôts qu'ils soustrairont aux autres citoyens, contre leur volonté, afin de perpétuer leurs emplois, indépendamment de l'utilité sociale de ces derniers.

Le conflit d'intérêt est patent, et pourtant personne, absolument personne [si, nous], ne l'évoque.

Je précise que l'adoption seule du suffrage censitaire suffirait à exclure les fonctionnaires du vote, puisque ces derniers, contrairement à ce qu'ils aiment tant à répéter, ne paient pas d'impôts. Pas un euro.

En effet, les impôts nominaux qu'ils règlent sont intégralement financés par... l'impôt que leur corporation extorque aux travailleurs du secteur privé. Les impôts apparemment payés par les fonctionnaires sont donc une astuce comptable, une arnaque économico-politique : l'État majore artificiellement leur salaire, intégralement tiré de l'impôt, d'un certain pourcentage dans ce but. L'État leur donne de l'argent, qu'ils rendent ensuite à l'État pour "payer" leurs impôts.

Les fonctionnaires sont bien les seuls dans ce cas ! Les Français normaux, eux, payent vraiment des impôts, car la portion des profits de leur entreprise qui est retirée de leur salaire pour payer le tiers provisionnel va à l'État. Elle ne retourne certainement pas dans les caisses de leur employeur, comme c'est le cas pour les fonctionnaires...

Rappelez-vous cela, la prochaine fois qu'un fonctionnaire défendra devant vous la dépense publique, en disant que "nous aussi, on paye des impôts", voulant suggérer par cela: plus il y aurait de fonctionnaires, plus l'État s'enrichirait, puisque cela suffirait à faire rentrer de plus en plus d'impôts !

On voit bien qu'en français courant, ce "raisonnement" porte un nom et un seul : celui d'escroquerie.

Il n'est peut-être pas nécessaire d'en arriver à ces extrémités. En Suisse, avec leur vraie démocratie de référendums permanents, le statut des fonctionnaires a sauté. Avec une majorité de non fonctionnaires, il serait impossible que ce statut perdure si on le soumettait à référendum... Et il en va de même de toute la gabegie publique...

Mais bon pour ça, il faut une vraie démocratie, à la suisse. Pas un suffrage censitaire...

4 commentaires:

  1. Il n'y a que trois principes libéraux défendables : initiative personnelle, principe de responsabilité, principe de subsidiarité. Le reste n'est qu'absurdité conceptuelle et bouillie idéologique simpliste, plus ou moins cohérente suivant les branches.
    Ne surtout pas croire que tout est binaire entre individualisme libéral et socialisme/collectivisme, et qu'aucun autre prisme d'analyse n'existe. Une grande entreprise est la forme la plus aboutie de totalitarisme collectiviste par exemple. Le libéralisme étant pour moi un constructivisme comme un autre.

    Sur ce débat j'invite à lire et à relire Alain de Benoist :
    http://www.alaindebenoist.com/pdf/contre_hayek.pdf
    http://www.alaindebenoist.com/pdf/critique_de_l_ideologie_liberale.pdf
    http://www.alaindebenoist.com/pdf/le_liberalisme_et_la_morale.pdf
    http://www.alaindebenoist.com/pdf/communautariens_vs_liberaux.pdf

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    1. Alain de Benoist est une blague vivante en terme de libéralisme, qui n'existe que par son réseau chez Bloch.

      C'est un grand fan de René Guenon, de l'hyperborée (certains diront l’Atlantide ou Thulé, mais la dernière fait trop aryen), sans parler de ses amitiés avec les autres gus de la nouvelle droite. Même s'il se donne du mal pour paraitre respectable.

      Question œuvres, Alain de Benoist est vraiment unique en son genre :
      Il a réussi à promouvoir, au fil des années et en vrac :
      fatras ésotérique, franc-maçonnerie, new age, satanisme, athéisme, nazisme, eugénisme, racisme, anti-christianisme, luciférisme, anti-nationalisme, européisme, mondialisme, impérialisme, pornographie, fédéralisme européen, gender, pédérastie, prostitution, homosexualité, néo-paganisme...

      Et en plus, c'est un pote à Soral...

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  2. "Le libéralisme étant pour moi un constructivisme comme un autre."

    C'est bien la preuve que vous n'avez rien compris (ou alors que vous n'avez même pas pris la peine d'ouvrir un dictionnaire, ce qui est pire.)

    yp

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  3. A ce sujet, lire " le secret de la droite" de Reichman

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