vendredi 4 janvier 2013

Du côté du pas si futur front que ça

On dirait que l'occident se dégonfle...

La possible nomination de Chuck Hagel met en lumière les clivages à Washington
Voltairenet.org via E&R, 31/12/2012 (en Français texte en français )
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La bataille pour la nomination du prochain secrétaire US à la Défense fait rage à Washington. Le président Obama souhaiterait choisir Chuck Hagel (ainsi que nous l’annoncions avec deux semaines d’avance dans notre édition du 5 décembre). Mais dès le 21 décembre, lorsque son nom a été publiquement évoqué, l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le lobby US pro-Israélien, a lancé une campagne brutale pour l’accuser d’antisémitisme.

On verra dans les prochains jours si l’AIPAC a encore les moyens de casser les carrières aux États-Unis, ou si le déclin de son influence lui fait perdre ce rôle.

Quoi qu’il en soit, les soutiens qui se sont manifestés en faveur de M. Hagel permettent de mieux cerner le camp qui se dessine en faveur d’un partage du pouvoir avec la Russie, d’une distanciation avec Israël et d’une paix au Proche-Orient. Il comprend d’abord les officiers supérieurs ayant participé à la « révolte des généraux » (2008) autour de l’amiral William Fallon (voir document joint) —c’est-à-dire les officiers qui s’étaient opposés au projet du vice-président Cheney d’attaquer l’Iran—. Il comprend aussi quatre anciens conseillers nationaux de sécurité : James L. Jones, Brent Scowcroft, Zbigniew Brzezinski et Frank Carlucci —tous connus pour leur peu d’empressement vis-à-vis d’Israël— [1].

Après la neutralisation des principaux responsables de l’OTAN et du Bouclier anti-missile, tous placés sous enquête administrative pour corruption, l’opposition au projet Obama ne porte plus que secondairement sur le partage du pouvoir avec la Russie, pour se focaliser principalement sur la possible évolution des relations avec Israël.

Et vous pouvez aller voir la pétition des militaires pour la nomination de ce gars. La liste des noms en bas est impressionnante... Déclaration publique d’officiers supérieurs en soutien à Chuck Hagel

On dirait que la purge des gusses du NPAC est en phase terminale, et que comme l'explique Drac, la ligne mondialiste Rockefeller/Brzezinski s'est imposée. Les USA se rabattent sur un mondialisme multipolaire et ils abandonnent l'idée de l'unipolarité. Au passage, Israël se retrouve tout seul dans l'histoire...

Mais concrètement, les USA battent en retraite. Et c'est franchement pas dit qu'ils puissent même réussir à se rétablir sur cette nouvelle ligne là...


Quand la communauté du renseignement se rebelle contre la stratégie suicidaire de la France en Syrie
Afrique Asie via E&R, 03/01/2013 (en Français texte en français )
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Selon un ex-officier des renseignements français, « la crise syrienne a réveillé l’ours russe… Assad tiendra et notre politique doit changer ».

A. D., ex-officier de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure française) parie sur le temps pour rattraper les erreurs commises par le gouvernement français, dans la gestion de la crise syrienne, tout au long de ces deux dernières années. De retour de Beyrouth (il refuse d’avouer s’être rendu en Syrie et y avoir rencontré des responsables de différents services de sécurité), il énumère les erreurs commises par la France :
   Le ralliement à la politique américaine d’alliance avec les islamistes, sans tenir compte des intérêts historiques de la France en Syrie.
   Le renoncement à la précieuse mine syrienne de renseignements que lui fournissaient les services anti-terroristes syriens et qui protégeaient la France du terrorisme depuis de nombreuses années.
   Le pari irréfléchi sur la chute du régime de Bachar al-Assad, un pari qui a réveillé l’ours russe acculé, depuis le précédent libyen, à défendre férocement ses intérêts. Il en résulte une nouvelle guerre froide qui met à mal les fragiles intérêts de la France à travers le monde.
   La perte de la coopération stratégique avec la Syrie, en matière de sécurité et de politique au profit d’une situation dont le dénouement est amer dans le meilleur des cas et dans le pire des cas, un immense chaos qui risque de ne pas épargner les rues de Paris dont les banlieues contiennent une forte concentration de populations musulmanes.

3 commentaires:

  1. Spectaculaire contresens...

    En outre, comment on colle les expressions "mondialisme multipolaire" et "partage du pouvoir avec la Russie"... avec le bordel ambiant en Syrie, hum ?

    Réseau Voltaire est totalement aveuglé par sa haine des US, et son obsession du "déclin US".

    L'éventuelle nomination d'une (soit disante) "colombe" comme secrétaire US à la défense, fait partie du plan.

    Il n'a jamais été question que les US attaqueraient directement l'Iran... Beaucoup trop risqué politiquement.

    En revanche, une attaque israélienne, suivie par riposte iranienne, et... hop... les USA seraient "obligés" de prendre part à la mêlée.

    Au passage, quelques centaines de morts US (navire coulé) achèveraient de retourner l'opinion US.

    La bottom line est simple :
    -Israël ira.
    -l'Occident a plu que besoin de ce conflit pour masquer, faire diversion de la Grande Récession qui s'annonce.

    Face à cela, les manies obsessionnelles de Meyssan ne pèsent pas lourd !

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  2. et bah bravo RantanFlan !!
    "le chaos, c'est maintenant !" Votez pour moi !

    yongtai

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  3. Ben oui, à la différence de nos politiputes, nos militaires ont encore la culture de l'intérêt nationnal...

    Pourtant, il en faut, pour qu'ils sortent de leur "devoir de réserve"...

    Mais tout cela confirme que nos pilitiputes sont bien des traîtres à la nation et devraient être jugés comme tels (mais cela n'arrivera jamais, l'EdNad a bien fait son travail qui était de détruire la cohésion et la fierté nationnale.)

    yp

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