mercredi 9 janvier 2013

I have a dream (réponse à yoananda)

Je fais un post particulier pour répondre au commentaire intéressant de yoananda qui questionne la rentabilité de mon idée de SS2I à la campagne...

yoananda
Excellent.

Les conditions techniques sont réunies.

Par contre, "rentable et compétitif sans subventions" ... je ne veux pas être désobligeant, mais tu planes, ça se voit que tu n'a pas "essayé" ce modèle la.

Déjà la bois raméal, c'est le binz pour y parvenir, il faut rentabiliser la broyeuse qui n'est utilisée qu'une fois par an et coûte très cher. Il faut une commune de villages.

Le vélo et la voiture électrique, question d'EROEI c'est beaucoup plus cher que la voiture à essence, et pour l'intermitant (éolienne) il faut des batteries gigantesques si tu veux alimenter ce genre d'appareil.

Les maisons passives et tout le toutim, il faut un capital de fou pour acheter / faire les travaux de rénovation. Combien de temps pour amortir ? je ne sais pas, mais probablement des dizaines d'années.

J'en sais quelque chose puisque je suis en train de mettre en place tout ça chez moi, a l'echelle d'un village. Il y a tellement de soucis dont on n'a pas idée...

La en ce moment, on vient de découvrir des vielles canalisations ... faut tout refaire, une tranchée dans le village, pelleteuse, etc...

Et tout ça à l'electrique ? c'est juste "LOL".

On est accro au pétrole pour encore longtemps. On a rien pour remplacer.

Donc c'est un super projet, mais a moins d'être millionnaire, et d'être prêt a "sacrifier" son capital (car le retour sur investissement ne se fera pas avant 50 ou 100 ans), c'est totalement illusoire.

Par contre, dans le temps, oui, c'est la bonne direction à prendre.


Bon ok pour les voitures électriques. Mais à la rigueur, dans le montant total d'un tel projet, c'est du gadget. Sur les vélos électriques en revanche, j'ai du mal à imaginer plus rentable comme moyen de transport, sinon la basket ou le vélo tout court... Mais il ne s'agit pas là de toutes façons d'interdire les voitures à essence. Juste de s'en passer le plus possible.

Mais à mon avis yoananda, tu rates l'essentiel de mon idée.

Aujourd'hui, un pavillon épave thermique des années 90 à Fontenay aux Roses en fond de banlieue parisienne, pour moins de 200m² au sol, c'est 400 000 €.

Or construire un pavillon de 120m², aujourd'hui, aux normes modernes, c'est environ 100 000€. Ce qui signifie, qu'avec l'usure, le bâti du pavillon sus-cité de 80m² ne vaut guère plus que 60 000€. Soit 340 000€ juste pour 200m² de foncier. Ça nous fait plus de 1700€ le m² de foncier.

Maintenant imagine que dans un tel projet, tu tombes à un foncier à 10€ le m². Tu peux bien quasiment doubler le coût de la construction de ton pavillon neuf, pour les belles façades en pierre, la toiture, l'isolation, une éolienne, un récupérateur d'eau, ta superbe maison avec 1000m² de terrain, tu t'en sors à 200 000€.

Du coup, tu peux bien payer un peu moins tes salariés pour être plus compétitif que la concurrence (et pas plus), que eux s'y retrouveront toujours largement d'un point de vue financier. Et en plus, tu offres bien plus qu'un simple intérêt financier. Tu offres un projet, une alternance travail de bureau/travail manuel, de la souplesse, de la nature, une communauté... Et en plus, faut encore intégrer à tout ça l'économie des temps et frais de transport domicile/travail...

En fait, la rentabilité d'un tel projet se fait sur le refus de payer la rente foncière aux goinfres du papy boom pour qu'ils puissent partir deux fois par an en vacances au ski, en thalasso ou en voyage à Bali...

Sur le bois raméal, justement, l'idée c'est de faire fonctionner ça toute l'année, avec une grosse installation. Pas de broyeur dans un camion, mais une sorte de scierie, qui sert toute l'année, à faire indifféremment du BRF, des granules de bois pour le chauffage ou de la luzerne pour l'élevage.

Quant aux maisons passives, je n'ai pas parlé de ça. J'ai juste parlé de maisons bien isolées avec une éolienne en plus. Une petite éolienne à 6000€, pour 3MWh par an, c'est à dire environ 10kWh par jour en moyenne. De quoi encaisser une grosse partie de la consommation électrique du logement.

Je ne dis pas que c'est parfait. En revanche, je maintiens que l'idée me paraît très largement rentable aujourd'hui, et ce en faisant un simple arbitrage entre les prix atteints par le foncier en ville et ceux à la campagne.

27 commentaires:

  1. Tonio,

    comment fais tu pour alimenter si régulièrement ton blog tout en étant ingé en SS2I (ce qui devrait pas mal t'occuper quand même...à priori) ?

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    1. Le blog me prend l'essentiel de mon temps libre...

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  2. Bon projet tout cela...

    Et il y a encore moyen de s'amuser avec les co produits de l'agriculture, la chimie, huiles, extraits, etc...

    Si ce genre de projet se monte et qu'il vous faut un biochimiste, je répondrai présent.


    @Yoananda.
    Tu peux mettre en passive ta maison parisienne, car tu en as les moyens.
    Sinon, ça ne sert à rien. Il vaut mieux investir dans une bonne maison de campagne de pays. Les vielles bâtisses sont d'ailleurs des monuments d'économie d'énergie, surtout celles de montagne (peu de perte de chaleur, chauffage au méthane des vaches, par contre faut supporter l'odeur du beaufort). Rien à voir avec les bouses modernes.

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  3. "Or construire un pavillon de 120m², aujourd'hui, aux normes modernes, c'est environ 80 000€"

    Trouves moi une entreprise BTP aujourd'hui qui te fera un pavillon de 120m2 aux normes modernes pour 80000€ et je te tire mon chapeau.

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    1. T'es encore loin Tonio . A minima , 1200€ le m² .Ton pavillon de 120m² tourne plutôt autour des 140/150 k€ sans compter les divers couts ( viabilisation , taxe .... ) 10 % minima de + .

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  4. "Open Source Ecology (OSE) est un réseau de fermiers, d’ingénieurs et de supporters dont l’objectif est la production du Global Village Construction Set (GVCS). Tel que décrit par Open Source Ecology "le GVCS est une plateforme technologique ouverte qui permet la production aisée des 50 machines industrielles nécessaires pour construire une petite civilisation avec tout le confort moderne."1 Des groupes à Oberlin, Ohio, Pennsylvania , New York et en Californie développent des plans, , et construisent des prototypes qui sont ensuite envoyés dans le Missouri2,3. Les machines sont construites et testées sur la Factor e Farm dans le Missouri."

    http://opensourceecology.org/
    http://opensourceecology.org/wiki/Global_Village_Construction_Set

    _-_-_-_-_-_-

    De plus dans ton village idéal, tu as oublié, un outil qui sera visiblement incontournable dans quelques années, le temps que ça mûrisse et que les gens s'y intéressent.

    C'est l'imprimante 3D. Apportant tout un tas d'objets chez nous, la fabrication au plus près de chez nous. Et même des armes s'il le faut pour se défendre et s'il y a les plans ^^
    http://www.extremetech.com/extreme/133514-the-worlds-first-3d-printed-gun

    Vs

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  5. Ok, admettons alors que le prix de construction du neuf soit si peu cher.
    Ce ne sera évidement pas pour tout le monde, mais réservé à quelque uns, puisque par définition, du terrain a construire, il n'y en a pas des masses. Et coté rentabilité, je ne suis pas certain que ca concurrence un immeuble en ville.
    Mais bon, soit.

    De toute manière, je pense que c'est la bonne direction.

    Pour les transports. Vélo électrique oui, a mon sens, meilleur moyen de transport aujourd'hui, voire vélo couché, ou vélo mobile (vélo couché caréné : 40 à 50kmh de vitesse de croisière, 90kmh de vitesse de pointe, 133kmh record du monde 200m lancé), avec une carriole pour les transports. On peut rajouter l'assistance électrique bien sûr.

    Pour ma part, j'aurais rajouté du terrain pour la production de ressources primaires renouvelables : chanvre industriel (on fait plein de trucs avec, tissus, plastiques, très bon rendement), bois, verger, céréales.

    Ensuite, pour le bois raméal, la broyeuse, en effet, il faut qu'elle puisse servir toute l'année. Mais bon le rendement des briques pellet (EROEI) n'est pas terrible. Pour l'instant, je n'ai pas trouvé de bonne solution à ce problème.

    Ensuite il faut rajouter la permaculture.
    On peut, si on est en montagne faire des centrales STEP (station transfert d'énergie par pompage), couplé avec l'éolien pour éliminer l’intermittent, sans pour autant exploser en batteries.

    Il faut un groupe électrogène aussi pour "au cas ou".

    Ensuite pour la connection internet, on a le super wifi qui arrive, ou le wifi directionnel qui permet de se brancher en étant autonome même sur longue distance (>100km) : permet de faire revivre des zones blanches / isolées.

    Il faut s'orienter vers les imprimantes 3D pour relocaliser sur le long terme le tissue industriel et utiliser des normes ouvertes telles que http://www.lowtechmagazine.com/2012/12/how-to-make-everything-ourselves-open-modular-hardware.html
    sorte de jeu de légo open source.
    A combiner donc avec ce qu'il faut pour travailler le bois.

    Pour le travail des métaux, je ne sais pas encore, il y a de quoi dans le DIY mais j'ai pas encore creusé.

    Concrètement, je suis en train de mettre en place le projet "raoul2020" pour de vraie de mon coté.
    Donc tant mieux si on est plusieurs à se passer des billes dessus, parce que c'est pas une mince affaire.

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  6. Désolé de casser un peu ton dream Tonio, mais... il faut dealer avec la Réalité. Et la Réalité c'est, en partie, cela :

    http://tinyurl.com/aydxcrk

    Nous baignons dans un délire absolu et collectif.

    Aussi tout projet "collectif" (ton dream) nécessite de s'y frotter. Impossible d'en faire abstraction.

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    1. Il faut juste prévoir des moyens de défense.
      La gendarmerie déserte les campagnes, ils seraient vite débordés.
      Donc à nous de prendre cet aspect en charge.
      SSII + BAD en somme.
      Car la BAD est fermée et mourra d’asphyxie.
      Donc il faut lui rajouter un projet économique.
      Avec le télétravail, c'est possible.

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    2. Quel problème pourraient poser les immigrés dans une entreprise de cette nature ? J'ai du mal à voir...

      A choisir entre un citadin pleurnichard qui retournera chez lui sitôt qu'il aura compris que ses douleurs lombaires ne s'amélioreront pas en travaillant la terre, et un Africain au moral de légionnaire ayant mis plusieurs mois pour traverser la distance qui nous sépare avec ses propres moyens, presque intégralement à pied, arnaqué par tous les passeurs, entassé avec 25 compatriotes sur une barque puis dans le double fond d'un camion pour un trajet Malaga-Calais, pour finir planqué dans une forêt sur le qui-vive à l'affut des képis, mon choix portera sur le second, sans hésitation. C'est choisir entre un canard boiteux et un cheval du désert.

      C'est la crème de la crème qui nous arrive : physiquement bien plus apte que la majorité d'entre nous, le jeune immigré est également à la base quelqu'un de plus équilibré dans sa tête que l'occidental moyen.

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  7. Pour aider, tu as ce genre de projets qui commence à émerger : http://opensourceecology.org/wiki/Main_Page

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  8. Un commentaire sur la voiture électrique ...

    Personnellement je n'y crois pas du tout. C'est limité à un usage urbain or en ville, il y a bcp plus rapide que la voiture pour se déplacer (bus, métro, tram, vélo, à pied ... voire en taxis qui empruntent les voies de bus et donc vont plus vites).

    En revanche, je pense que l'avenir de l'automobile c'est l'hybride (essence ou gaz et électricité). Cela est absolument génial. J'en possède une et en ville ou sur des parcours embouteillé, tu fonctionnes tout le temps en électrique et tu consommes zéro. Bref une conso moyenne à 5l/100km (Prius) contre les 6l/100km de mon ancienne Mégane Diesel soit -16%.

    Nous n'en sommes qu'au début de la technologie hybride (à peine plus de 15 ans avec Toyota en pionnier et rejoint seulement depuis moins de 5 ans par d'autres constructeurs). D'ici une dizaine d'année, je vois bien des véhicules hybrides consommés entre 1 et 2l/100km soit 75% de moins qu'une moyenne diesel d'aujourd'hui.
    Donc à réserve finie de pétrole équivalente à aujourd'hui, on pourrait multiplier le parc automobile mondial par 4 ou multiplier par 4 la durée d'utilisation de ces réserves.
    D'ici là, je suis convaincu qu'on aura trouvé un moyen rentable de produire du pétrole (ou du gaz ou du biocarburant) à partir de micro-organismes.

    Amicalement,
    Laurent

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    1. Les moteurs thermiques continuent de progresser en réduisant leurs pertes de rendement et les voitures vont (enfin) s'alléger.

      Prévoir des consommations de l'ordre de +/-3L/100 pour des petites citadines thermiques économiques à l'horizon Euro 7 (+/-2016-17).

      Ensuite l'hybridation sera multiple : Du simple Start/Stop actuel à l'hybride plug-in (grosse batterie rechargée sur prise la nuit) en passant par le Start/Stop à Batterie de redémarrage à régénération au freinage (au feu vert, la voiture démarre en 100% électrique puis démarre le thermique).

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    2. Ah les "micro-organismes"... il va en falloir des quantités "macro" !
      ;-)

      J'aime (et je respecte) l'indécrottable optimiste dont font preuve certaines personnes. C'est bien, ça nous change.

      Personnellement, j'ai une approche "hybride" qui à mon avis colle davantage à l'homme : soylent green énergétique.

      Après tout, le pétrole c'est ça non ?

      On fait de l'essence avec les vieux.
      ;-)

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    3. 1 ou 2L au 100 ... en bout de chaine, en oubliant toutes les pertes entre la centrale au charbon qui alimente ton électricité. Calculé en TEP, la voiture électrique consomme plus qu'une voiture essence. C'est juste un artifice commercial.
      On a déjà atteint le pic nucléaire, et ITER c'est pas prévu pour ce siècle.

      Donc si on rajoute les énergies grises, c'est pire.
      Comme je dis, ce ne sera que pour une élite de salaire > 5000€ ou quelque chose du genre. Les autres seront a vélo ou en pousse pousse.

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  9. Finalement, c'est surtout grâce à ces farfelus survivalistes que j'ai découvert pas mal d'idées pour améliorer l'indépendance énergétique/réduire son bilan carbone pour pas trop cher :

    > Chauffage et cuisine au biogaz issue du compost des déchets organiques (genre digesteur)
    > Presse à bûchettes de journaux / feuilles mortes pour en faire des combustibles
    > Utilisation d'éoliennes Windside (les verticales) : efficaces, aucun bruit/vibration, sans danger et visuellement peu gênantes
    > Système de récupération d'eau de pluie avec réservoir souterrain (non potable sauf si filtre à charbon actif/pierre poreuse)
    > Potager hors sol/à niveaux (comme les Windowfarms à New-York qui font un carton, ces potagers suspendus aux fenêtres).

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  10. faut peut-être prendre le problème à l'envers pas un petit bourgeois qui construit un village avec son compte en banque mais des dizaines de personne qui construise un village avec beaucoup de temps à prévoir avec comme objectif le confort de tous à long terme.

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    1. Les 2 existent.
      Question de mentalité.
      La version hippies collectif existe. Mais c'est plus un retour à la pauvreté qu'a la nature.

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  11. En somme, un variante du concept de ville en transition?

    Sinon, la direction est vraisemblablement la bonne mais les évolutions dans les dynamiques d'urbanisme et d'aménagement du territoire se comptent en demi-siècles, pas moins.

    Il faut donc composer avec le principe de réalité qui impose de prendre en compte quelques points, entre autres celui-ci :

    La mondialisation est assimilable au retour aux cités-états de la Renaissance (c'est mon interprétation mais cf. les travaux de Saskia Sassen sur les "villes globales").

    Il faut donc s'intéresser aux chiffres qui concernent ces "villes globales" (les "hubs" de la mondialisation), les villes régionales, les petites villes et le milieu rural, notamment les chiffres de population.

    Example de l'agglomération parisienne : suivant la méthode de comptage entre 10 et 12 millions d'habitants.
    Viennent ensuite les 10 plus grandes agglomérations françaises : au maximum 1,7 millions d'habitants (soit moins que Paris intra-muros) mais très vite vers la fin de ce top 10, on arrive déjà aux alentours de 650 000 habitants.

    Pour les besoins de l'expérience, imaginons qu'on dépeuple l'Ile-de-France de 20%, soit environ 2 millions de personnes.
    Même réparties dans les 10 plus grandes agglomérations du pays, aucune ne pourrait supporter 200 000 habitants de plus en l'état actuel.

    Avec la meilleure volonté du monde, dans un pays comme la France, tout projet de déconcentration générale de l'habitat et de l'activité économique prendrait un siècle (alors sans volonté...)
    Et nous avons la chance d'avoir une faible densité moyenne de population. Voir ce qu'il en est en Angleterre ou en Italie.
    Une déconcentration devrait donc peut-être même être pensée à l'échelle européenne. Par exemple dans les pays de l'est, actuellement en voie de dépeuplement... N'en déplaise, la question de la rentabilité deviendrait tout de suite plus évidente pour tous.
    Petit rappel sur les allemands (et leur "modèle à suivre") qui délocalisent leurs retraités dans les pays "low-cost" : http://www.slate.fr/lien/64247/allemagne-maisons-retraite-etranger
    Même les baby-boomers finiront par entrer dans l'âge de la dépendance...

    A titre individuel, tout porteur de projet pertinent et viable de relocalisation en zone peu dense ne devrait avoir aucune hésitation à se lancer mais à condition de penser économie locale.
    Pourquoi une SSII? Si les activités informatiques sont techniquement parfaitement délocalisables, la réalité de la dynamique de la mondialisation, c'est la super-concentration, pas l'inverse.

    Au final, la vérité c'est que même en essayant d'imaginer à quoi ressemblera le monde "d'après crise" ou du moins de se prémunir contre les dangers à venir, nous avançons tous en territoire inconnu.
    Un bon début est déjà de s'assurer avant tout d'être certain de savoir sur qui on peut toujours compter en toutes circonstances...

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  12. Le Bois Rameal, c'est super, mais on peu pas en faire toute l'année: faut éviter le bois vert du printemps ;-)
    En plus faudra replanter les haies entre champs qui ont sûrement été arrachées.
    Elles donneront le Bois Rameal.

    les energies renouvelables c'est bien, mais c'est intermittant. Faut donc des batteries: elles sont couteuses.
    Sans oublier un software pour controler l'énergie!

    L'idée est là, c'est faisable, mais faudra être malin pour limiter les couts.
    Le Suisse

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  13. Moi, mon truc ce sont les maisons en paille comme celle des "3 petits cochons". J'espère m'en construire une dans ma propriété afin de libérer mon taudis et le retaper de haut en bas.

    Les voitures électriques, j'y crois pas du tout car si j'en crois Jancovici, un moteur à explosion donc thermique est plus rentable car l'électricité ne se trouve pas dans le sol, il faut la produire avec du fossile principalement.

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  14. génial - mais construire à moins de 1000 € le m², ça ne me parait pas possible. il me semble qu'on a largement dépassé les 1000 €.

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  15. Sur le BRF, il ne faut pas le transformer en une ressource à exploiter hors de l'endroit où il est produit (cf. Claude Bourguignon). Il doit servir à réensemencer et nourrir le sol duquel il est issu. C'est la base même. D'une certaine manière, rien ne doit sortir d'une parcelle si on ne veut pas à terme épuiser le sol. L'idée est : je te donne mes légumes, tu me donnes ton caca. Bon, on peut bien prélever son bois de chauffage mais certainement pas le transformer en une petite industrie qui à terme appauvrit la terre. C'est une question de philosophie aussi.

    Je viens justement de commencer à replanter des haies chez moi. Le but est d'expérimenter le BRF mais surtout de permettre à tout un tas de bestioles de se loger et de se nourrir. Elles serviront ensuite d'auxiliaires anti-nuisibles au jardin tout comme la vie qu'abriteront les petites mares que je vais créer cette année. etc

    Pour aller loin dans le temps, je pense qu'il faut abandonner l'idée d'"exploiter" la terre. Il vaut mieux la soigner et ensuite espérer qu'elle nous nourrira. Mais faut pas croire que c'est facile surtout après cinquante ans d'agriculture intensive. En plus le sol est bas ! ;-)

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  16. Salut
    Merci encore pour l’énorme boulot abattu par notre hôte, travail de collection mais de plus en plus travail de réflexion et d'analyse. mes neurones sont parfois en désaccord avec vous mais ils vous remercient chaleureusement de la sollicitation.

    Concernant ce projet, c'est a peut près ce que je fais depuis 5 ans mais dans mon coin. J'ai créé une petite boite d'informatique et je bosse à distance sur les serveurs (donc la nuit) mon associé gère les clients et les urgences. Du coup, je peux construire ma maison. En paille, bioclimatique, le plus autonome possible, sans aucunes subventions (car j'aime pas ce que ça implique à tous les niveaux).
    Je n'ai pas encore fini (mais je ne suis plus trop loin)
    Je vous laisse spéculer sur la pertinence de ces choix, et sur les avantages.
    Je vais plutôt parler, sinon des points négatifs, au moins des contraintes.

    quelques chiffres pour placer le débat:
    moi 192cm 130kg
    maison de 300 m²
    terrain de 6000 m²
    ville de 5000 habitants la plus proche : 8 km
    ville de 25000 habitants la plus proche : 30 km
    points forts : isolation, eau chaude solaire/bois, toilettes sèches, autonomie en eau, pas d'autonomie prévue pour l’électricité pour l'instant (je n'ai pas trouvé de système suffisamment satisfaisant pour l'instant) mais traque au negawatts

    cout du terrain : environ 30.000 euros
    cout des travaux pour l'instant : environ 100.000
    reste 20.000 euros je pense ou j’espère (voir plus bas)

    remarque sur les couts : la construction ne fait pas partie de mes champs de compétences initiaux, donc j'ai fait pas mal d'erreurs ce qui se traduit par plus de temps et d'argent. évaluation de la perte : au moins 20% en temps et argent
    300 m², ca peut paraitre beaucoup mais en fait c'est énorme surtout a construire. avec le recul, je ferais en plusieurs étapes, mais encore plus difficile à planifier
    les couts incluent des "salaires" pour des gens qui m'ont aidé. Pas vraiment une nécessité mais plus un besoin de motivation extérieure pour moi (quand on paye qqn ca nous motive pour bosser)

    maintenant les "contraintes":
    - convaincre votre conjoint (pour moi pas de pb)
    - ne pas avoir peur de se former (c'est peu de le dire). pour atteindre des prix de constructions tels que les miens, il faut tout faire soi même (même la charpente)
    - avoir des fonds (est ce qu'une banque prêtera pour un tel projet?)
    - avoir beaucoup beaucoup bcp de motivation (si vous lisez ce blog, je pense que vous pouvez trouver vos bases de motivations sans trop de problèmes)
    - ne pas avoir peur de travailler car maison + boulot + femme + enfants, des fois ça dépote
    - ne pas être juste (budget, planning...) car si les dépassements ne sont tout de même pas ceux de tout bon projet administratif qui se respecte, il y en a tout de même pas mal
    - savoir prendre du temps pour que tout ne vire pas au cauchemar (sur le chantier ou dans sa vie perso)
    - être tout de même un minimum costaud, habile de ses doigts et de bon sens (je ne trouve pas mieux. Ah si, "aware" selon un philosophe qui est sur cette intervention et si on y réfléchi bien, bien moins crétin que beaucoup, mais faut réfléchir; beaucoup, peut être même dépasser la pensée première dudit philosophe)
    - ne pas être sujet au vertige est un plus quand on bosse sur la charpente ou le toit mais c'est tout de même faisable (j'y suis sujet et 8 mètres de vide puis du béton bien lisse, ça pique les yeux))

    je ne pense a rien d'autre actuellement mais je vous jette ça pèle mêle, il y a surement plein d'autres trucs

    Note de bas de page à destination de notre hôte:
    à écouter : l’émission "des cliques et des claques" sur europe1 de ce jour mercredi 9 janvier justement sur le retour a la campagne et télétravail.
    Ça vole pas haut de ce j'ai entendu mais au moins un témoignage qui dit que c'est possible

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  17. La principale association d'informaticiens français, le Munci, a dénoncé mercredi le prêt de 100 millions d'euros accordé par le gouvernement français à une zone franche marocaine employant 55.000 salariés travaillant majoritairement pour des grands groupes français.

    "C'est invraisemblable, le redressement industriel et la relocalisation des emplois (en France) sont censés être des priorités", déplore dans un communiqué l'association qui regroupe quelque 2.400 salariés principalement issu des métiers de l'informatique (SSII).

    Le 12 décembre, à l'occasion du déplacement du Premier ministre Jean-Marc Ayrault au Maroc et du Forum économique franco-marocain, l'Agence française de développement (AFD) a annoncé la signature avec le MEDZ (filiale de la Caisse des dépôts et de gestion marocaine) d'une convention de prêt d'un total de 150 millions d'euros.

    Dans cette enveloppe, 100 millions d'euros sont "destinés au refinancement des activités +offshoring+ (délocalisation) développées par la société Casanearshore", selon le communiqué officiel.

    Cette société, en réalité une zone franche créée en 2006, "emploie environ 55.000 personnes et prévoit d'atteindre les 100.000 d'ici 2015. Elle propose essentiellement des plateformes de centres d'appel et des services informatiques", a indiqué Regis Granarolo, président du Munci.

    source : "http://www.jeanmarcmorandini.com/article-297621-centres-d-appels-au-maroc-les-informaticiens-francais-taclent-le-gouvernement.html"

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  18. Bonjour,
    Connaitriez-vous des livres qui parlent plus ou moins de cette idée ?

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