lundi 14 janvier 2013

Le socialisme est une religion pour Vincent Peillon

Le terme "socialisme" est fort mal choisi. Le mot "maçonnerie" est bien plus adapté à ce que l'auteur décrit... Mais il y a des tabous bien ancrés encore...



Le socialisme est une religion pour Vincent Peillon
ContrePoints, Vivien Hoch, 14/01/2013 (en Français texte en français )
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Derrière le personnage apparemment lisse, voire ennuyeux, se cache un terrible idéologue, un Pape laïque, un grand-prêtre du socialisme.

On critique souvent les politiques sur le fait qu’ils n’ont pas de vraies convictions. Avec Peillon, c’est tout l’inverse. Il faut rester très vigilant et très sérieux devant ce genre d’idéologue. Le grand adversaire de Peillon, c’est le réel.

Nul ne doit être dupe, ni se tromper sur le personnage. La dernière étude du CERU, le laboratoire d’idée sur la jeunesse et l’éducation, que j’ai rédigé, propose une exégèse de la philosophie de Vincent Peillon (disponible sur Amazon et Priceminister). Autant dire que je me suis collé à la lecture de son œuvre complète, et que le résultat se situe bien au-delà de toutes mes inquiétudes.

Derrière le personnage apparemment lisse, voire ennuyeux, se cache un terrible idéologue, quelqu’un de très dangereux, un Robespierre en herbe, un sans-culotte du XXIème siècle, un disciple en droite lignée des grands bienfaiteurs de l’Église que sont Jean Jaurès ou Ferdinand Buisson, qui sont ses deux papas.

Vincent Peillon, c’est un docteur en philosophie – et il n’y a rien de plus dangereux qu’un philosophe qui fait de la politique, un visionnaire pour qui « la révolution française n’est pas terminée », parce que cette Révolution est « un événement religieux», une « nouvelle genèse »  un « nouveau commencement du monde », une « nouvelle espérance » qu’il faut porter à son terme, à savoir : « la transformation socialiste et progressiste de la société toute entière ».

En fait, Peillon n’est ni un homme politique, ni un simple philosophe. C’est un prophète, un Pape laïque, un grand-prêtre du socialisme, plus religieux que le Souverain Pontife lui-même.

Alors, il est responsable aujourd’hui de l’éducation nationale. Ce n’est évidemment pas par hasard. L’éducation a un rôle capital dans son système idéologique, car l’école est « un instrument de l’action politique, républicaine et socialiste. ». Plus encore, l’école est un instrument de la religion laïque dont il se fait le prophète :

C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin. [1]

Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :
C’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. [2]

On comprend alors dans le détail les grands thèmes qu’il impose à l’éducation nationale.

La scolarisation précoce des enfants

De moins de trois ans s’il vous plaît ! (annoncée le 10 septembre par Jean-Marc Ayrault) dans le but, selon lui, de « lutter contre la délinquance » (sic), mais qui correspond en fait en tout point à l’idée peillonienne de coupure totale de l’enfant d’avec autre chose que la République socialiste : (je cite son interview au JDD) « Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… » [3].

Pour ce faire, Peillon se fonde sur une pédagogie bien à lui : il y a un « "infini flottant" dans l’âme de l’enfant », et l’éducation « se fixe pour tâche de lui donner une forme » [4]. Je vous laisse imaginer quelle forme il faut lui donner, à cet enfant nu et dépouillé face au dogme étatique.

La morale laïque

Alors une fois encore ne soyons pas dupes : évidemment que ce qui manque le plus à nos enfants, c’est de la morale. Mais ceux qui applaudissent  cette idée doivent être vigilants. Car le but de la morale laïque, c’est de former des futurs électeurs socialistes avec la théorie du Genre, l’enseignement des « grands homosexuels de l’histoire », la lutte contre les discriminations et l’imposition d’une morale non pas seulement laïque, a-religieuse, voire anti-religieuse.

La morale laïque correspond en tous points à la ligne Buisson de la laïcité que Peillon s’est tracé – en référence à Ferdinand Buisson, l’acteur de premier plan de l’expulsion des congrégations religieuses, auquel Peillon a consacré un ouvrage en 2005. Cette ligne buisson de la laïcité, c’est « de forger une religion qui soit non seulement plus religieuse que le catholicisme dominant, mais qui ait davantage de force, de séduction, de persuasion et d’adhésion, que lui. » Aussi, si « la République socialiste perdure dans la mort de Dieu », elle perdure également dans la mort de son incarnation terrestre, l’Église…

On a déjà un exemple de ce que produit la morale laïque. Elle est déjà bien pratiquée par ce gouvernement, et on voit ce que ça donne : de l’inénarrable Cécile Duflot qui veut « réquisitionner les églises » au message outrageant et discriminant de Michèle Delaunay : « Aujourd’hui les catholiques condamneraient la Sainte Famille : un mari qui n’était pas le père, une mère vierge »… On le voit : la cathophobie est quasiment hérigée en dogme d’État.

La fronde contre l’enseignement catholique trouve elle aussi son sens

Peillon commence à s’attaquer aux retraites des enseignants du privé (déjà dévalorisée de quasiment 30% par rapport à celles du public), puis à produire une circulaire (en fait une bulle pontificale)  qui enjoint les recteurs « à rester vigilant envers l’enseignement catholique » parce que ce dernier s’était prononcé contre le mariage homosexuel. « Rester vigilant envers l’enseignement catholique » veut dire, dans son système, qu’aucune idée ne peut se transmettre en dehors des cadres dogmatiques de la République socialiste.

Vous comprenez pourquoi il n’y a aucune contradiction dans leur esprit lorsque Peillon interdit à l’école privée de parler du mariage gay alors que Belkacem en fait l’apologie au collège. Nous sommes clairement dans une dialectique marxiste, que la contradiction n’effraie aucunement. Le moment passé (à savoir les traditions, l’histoire de France, les valeurs chrétiennes) doit être annulé par le moment à venir : le monde poli, libre, joyeusement socialiste, délivré enfin du joug de la méchante Église catholique et de ses principes désuets.

Grâce à ce genre d’idéologues au pouvoir, nos enfants en sauront bientôt davantage sur la contraception, le mariage homosexuel, l’homophobie, le trans-genre et le cannabis, que sur l’histoire de France ou les règles de conjugaison. Le catéchisme socialiste doit se réciter dans toutes les écoles, par la bouche de tous les fonctionnaires-prêcheurs, et les enfants doivent apprendre cette vérité tombée du ciel sans broncher…

Finalement, la plus grande honnêteté pour Monseigneur Peillon et son clergé serait de se l’appliquer à eux-mêmes, la laïcité, avant que ce pays ne sombre dans une théocratie socialiste…

Notes :
  1. Vincent Peillon, La révolution française n’est pas terminée, Seuil, Paris, 2008, p. 195.
  2. La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 18.
  3. Entretien au Journal du Dimanche, 2 septembre 2012.
  4. La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 194


Fête de l'Être Suprême au Champ de Mars (20 prairial an II - 8 juin 1794)



Maintenant, toutes ces joyeusetés festivistes, n'ont été permises que par la croissance, et l'enrichissement constant. Comment est-ce que ses gusses vont faire pour continuer de faire accepter leur agenda de destruction de la civilisation pour créer leur nouvelle Babel, sur fond de pouvoir d'achat et de conditions sociales en chute libre, avec en plus des émergents et une Asie qui ne jouent pas le jeu ?

14 commentaires:

  1. Les types de contre-points savent manifestement plus quoi écrire pour se rendre intéressants. On croirait lire du mauvais Glen Beck de la grande époque.

    En fait, c'est drôle. Et parfaitement insignifiant.

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    1. Il est très bien Glen Beck.

      Son principal mérite : donner de l'urticaire "fâchiste" aux gogos dans votre genre. Et ça c'est rafraîchissant.

      Maintenant sur le fond : il ne faut pas confondre causes et effets.
      C'est justement en raison de la crise, que les petits kapos comme Peillon peuvent pousser leur obsession idéologique.

      Ce n'est pas un frein, mais bien un accélérateur.

      Flippés, perdus, désorientés, appeurés, les gens sont mûrs pour devenir totalement infantilisés, et pour accepter le Nouvel Etre Suprême, pour s'en remettre à l'image du Père.

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    2. Pas dit.

      Parce que leur religion est indissociable du fait de prélever toujours plus sur les fourmis ouvrieuses pour distribuer des rentes aux nouvelles classes des héros identifiés de la gôche, servant leur projet d'Homme Nouveau, boboland et immigrés en tête (cf terra nova)...

      Tant que tu fais de la croissance, pendant que tous les festivistes ponctionnent et vaticinent, tu peux prendre toujours plus aux fourmis ouvrieuses qui elles, gèrent le principe de réalité, font tourner la machine, et subissent le poids des décisions des festivistes sus cités, sans que leur niveau de vie baisse.

      Mais sans croissance, la ponction ne peut plus se faire que dans la douleur...

      Perso, ce que je pressens, c'est que cette bande de clowns est à contre temps total de l'histoire.

      Le grand appauvrissement qui s'en vient, va impliquer un retour de la réaction, du bon sens, du réel, et renvoyer tous ces clowns dans les poubelles de l'histoire.

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    3. Hello,

      C'est connu Disco, en période de crise le bon sens revient en force. Enfin parfois précédé de périodes douloureuses...

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  2. L'idéologie laïque est une forme certaine de religion mais c'est une religion nationale et apparement representative.
    Il est vrai que la FM est LA religion d'Etat cachée, il suffit de s’élever un peu dans l’échelle sociale pour se rendre compte de son pouvoir. La fonction publique est le clergé de la république. En même temps, dans un pays où il y a plus d'une religion, le seul régime possible est le régime laïque à condition qu'il ne soit pas accaparé par une élite issue d'une seule religion !
    Je dirais que tant que la FM avait une convergence d’intérêt avec la nation et le peuple, aucun souci pour moi mais ça commence à mal tourner. A mon sens l'immigration anarchique qui a été privilégié depuis les 70's ainsi que l'Union Européenne sont deux facteurs très déstabilisant de la société civile. Je les vois comme une fuite en avant (demographie = croissance, ethnicisation = diviser pour mieux regner, union européenne = on tue la nation avant qu'elle ne nous tue mais comme la nation avait elle même tuer les régions).
    Je ne sais pas comment ça peut tourner mais en réalité, il n'y a aucune alternative, pas de système concurrent (plus d'URSS, plus d'église ou roi), donc en gros ça continuera pendant un sacré bout de temps.
    Mon seul souhait : Que la FM fasse son coming out et qu'on sorte d'un pouvoirn obscur à un pouvoir assumé et identifié (mais je peux rever encore qq siècles avant que cela se réalise)

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    1. Excellent commentaire.

      Je crois que c'est çà.

      C'est à partie des années 70, surtout autour de l'immigrationisme, de l'Europe et du mondialisme, qu'intérêt populaire et des élites ont commencé à concrètement diverger...

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    2. Tonio, religion, idéologie même combat, occuper les cerveaux
      Un seul but consommer plus que la veille sinon la machine s'arrête... Pour éviter l'autonomie et le prise de conscience qui mène à la Liberté.

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  3. Mariage pour tous = meilleurs des mondes

    Regardez la couverture du meilleur des mondes. C'est exactement l'avenir que nous propose les partisans du mariage homosexuel. Le mariage pour tous c'est l'adoption par les couples homos, la PMA pour les lesbiennes, donc la GPA (gestation pour autrui) pour les homos, et tout ça emballé dans un nouveau droit, le droit à l'enfant, enfant que l'on va acheter dans un bocal sur une étagère.

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  4. 1. Le système Peillon n'est absolument pas gênant pour les riches, y compris les riches musulmans.
    J'en ai bien connu un (musulman) qui, conscient de la nullité de l'école publique (d'alphabétisation) du quartier, s'était battu bec et ongles pour arracher l'inscription de son fils à l'école catholique du coin (c'était à Marseille, il est vrai).

    2. Une société moderne n'est dirigée que par 5 % de ses membres. Le tout est de s'y placer, puis d'y caser sa descendance.
    Avec le système Peillon, les gus qui arrivent en fac de Droit (vécu) rédigent comme des gamins de 3ème il y a 30 ans, avec, de surcroît, des fautes de français et d'orthographe partout. Nul doute que la classe laborieuse est surreprésentée dans ce désastre.

    3. Pour ce qui est des religions, compte tenu de la régression internationale de l'Islam vers le Califat mahométan, la France ne va pas rire longtemps. Là encore, merci à Chirac et son regroupement familial.
    Il est vrai que nombre de "quartiers" sont, de facto, en état de sécession.

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  5. Merci Mr Tonio pour cette vidéo.

    D'une façon plus générale merci pour ce blog finalement assez éclectique et sur lequel je vais très souvent.

    Je ne pensais pas que Peillon et consorts versaient à ce point dans l’idolâtrie de l'homme et sa raison... un très gros potentiel d'ayatollah chez ce garçon, il me fait encore plus peur que la Belkacem à l'école.

    Bref il m'a l'air disposé à faire tout ce qu'il jugera nécessaire pour faire plier les hommes qui ne partagent pas ses croyances...

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  6. Peillon commence à s’attaquer aux retraites des enseignants du privé (déjà dévalorisée de quasiment 30% par rapport à celles du public)

    t'en mieux diviser pour mieux sauter

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  7. Une question pour les lecteurs du blog: vous arrivez encore à parler géopolitique ou économie avec votre entourage? Quand je vois les théories fumeuses qui s'écrivent, j'ai peur qu'ils vont vous interner.


    Vous croyez que le monde est controler par une "élite" qui maitrise tout. arretez de fumer. La maitrise est une illusion.

    J'ai assisté à conférence que le general anglais en charge de la campagne en libie a fait pour une entreprise de la défense. Il explique qu'un matin au ptit dej, il voit a la BBC un journaliste montrant une colonne de voitures de kadafi quitter le pays . Le journaliste disait "l'OTAN a du leur donner le feu vert, sinon ils auraient été détruis"
    Ce générale disait entre autre que la campagne médiatique était tellement bien réussi que les journalistes n'imaginaient même pas que son convoi n'avait simplement pas été détecté par l'OTAN. Ils s'imaginaient que l'OTAN avait une maitrise totale de la situation.

    un peu comme vous avec votre élite FM

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    1. un peu comme vous avec votre maîtrise de la grammaire et de l'orthographe ...

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    2. Bien vu. J'ai vraiment du mal

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