mardi 15 janvier 2013

L’image du jour : Pas d’erreur en 2017 !

Quand de la garantie des dépôts, on finit au too big to fail...

L’image du jour : Pas d’erreur en 2017 !
Les-crises.fr via Olivier Demeulenaere – Regards sur l'économie, 15/01/2013 (en Français texte en français )
→ lien


Soit dit en passant, pour être légitime, tout argent gagné, doit correspondre à un travail ou à une prise de risque conséquente pour ne pas être du vol (mis à part la solidarité consentie et légitime).

Le vol consiste à s'accaparer du travail des autres sans contrepartie consentie. Ça repose sur le même principe fondamental que l'esclavage, à savoir obliger quelqu'un à travailler gratuitement pour soi.

Fondamentalement, tous les revenus d'une banque (et des épargnants) qui normalement se rémunèrent sur la prise de risque, mais qui en réalité, ne prennent aucun risque vu qu'on les recave à chaque concrétisation du risque, sont des revenus pouvant être qualifié de vol...

Forme d'esclavage moderne et diluée par cette abstraction qu'est l'argent torche-cul manipulé... Le pouvoir politique étant alors là pour prélever le fruit de la corvée pour le compte de ses véritables maîtres.

Léon Tolstoï : L'argent ne représente qu'une nouvelle forme d'esclavage impersonnel à la place de l'ancien esclavage personnel.

16 commentaires:

  1. Berruyer se fait mousser avec son "fight" à la con contre les banques.

    Les vrais enjeux ils sont là : démographie...

    http://tinyurl.com/b3mlsm8

    Des chiffres intéressants -et édifiants- sur l'Ile de France... ;-)

    Vous apprécierez au passage le délicieux : "L'immigration jouerait aussi un rôle..." superbe conditionnel.

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    1. Non, je ne suis pas d'accord avec vous. Olivier Berruyer mène un beau combat pour essayer de séparer les métiers bancaires et éviter la ruine des épargnants à la prochaine crise.

      Maintenant vous soulevez un problème démographique de la France, voir de l'Europe entière qui est réel.

      Mais d'un autre coté, on a publié sur ce site, une carte montrant la répartition d'une maladie affectant uniquement des ethnies africaines et nord-africaines.
      N'est-ce pas paradoxal ou bien cela veut-il dire que ces populations ont des enfants tardivement ?

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  3. Heu,
    toute rémunération correspond a :
    * du travail
    * du risque
    * de la location

    en l'occurence, les banques, c'est une formation de location : on loue l'épargne de quelqu'un et on rémunère (selon le taux d'intérêt).
    Plutôt que de louer un champs directement au pourcentage de la récolte, on loue la monétisation du champ selon un pourcentage fixe.

    Le scandale est la : dans le pourcentage fixe, au lieu du pourcentage de la production (mais pour ça il y a les actions).

    Après c'est une question de rapport entre capital / travail pour déterminer si c'est % fixe ou % au prorata de la production.

    Sinon, c'est simple, mon capital, mon épargne, je la garde pour moi en OR sous mon lit et les autres "allez vous faire f...tre" ... du coup, plus de prêt, plus de banques, plus rémunération "ŝure" (location de mon capital) ... mais plus d'économie non plus. On se retrouve dans un pays du tiers monde.

    Je pense qu'a force de lire des pipoconomistes qui perdent de vue les choses simples tu fini par t'embrouiller Tonio. J'ai peut-être mal pigé, mais pour moi le métier de la banque est assez simple : je dépose mon épargne, je demande une rémunération. La banque prête mes sous, en contre partie d'un taux d'intérêt qui m'est reversé (sauf un petit pourcentage pris par la banque pour son service).

    Après si tu considère que louer c'est voler, comme Jorion, qui décrète que seul le capital inutilisé est "loué" (par essence) et que donc, il devrait être récupéré tout simplement (dans ce cas a quoi bon s'échiner à produire un surplus s'il est repris /volé par la communauté ?) ... alors la en ,effet, on peut se scandaliser comme tu le fais.

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    1. Ben quand tu loues ton argent, tu prends normalement un risque de défaut, de non remboursement.

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    2. certes, mais a la base, ce n'est pas le risque qui est rémunéré, mais la "privation", le fait que tu n'utilises pas ton champs et que tu n'en récolte plus les fruits, et non pas le risque que ton champ disparaisse ...

      l'autre solution, c'est de salarier des gens pour qu'ils labourent et récoltent pour toi. Les fruits t'appartiennent, mais tu dois les revendre pour toucher une somme qui servira pour les salaires.

      Ce sont des systèmes échanges, qui sont plus ou moins avantageux selon la situation.

      Le risque, c'est annexe dans ces cas la, il n'est rémunéré que dans certains cas précis, et en plus, il y a des assurances pour s'en prémunir.

      Le risque c'est plus quand tu pretes à quelqu'un pour qu'il monte une société et qu'il soit un mauvais gestionnaire. La il y a un risque en effet qui peut être rémunéré parce qu'il y a un vrai risque, malgré la bonne volonté et en tout légalité que tu ne retrouves pas ton capital.

      Si quelqu'un te "vole" ton argent, ce n'est pas un risque qu'on rémunère, c'est juste illégal.

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    3. Le vrai fond du problème selon moi, je reprends la robinsonade du "je loue mon champ", qui n'est qu'une forme plus ancienne de j'épargne a la banque, qui loue mon capital n'étant la monétisation de mon surplus, a taux fixe.

      Donc, je loue mon champ de pommiers qui produit en moyenne 100Kg par an.
      2 solutions s'offrent à moi :
      la plus "juste" : je prends 10% de la récolte, et le reste a celui qui travaille mon champ. Si la saison est bonne, j'ai beaucoup, si la saison est mauvaise, j'ai moins. Mais dans tous les cas, je n'ai que 10% du travail de récolte fait par le "serf".
      la moins "juste" : je prends 10% de la valeur du champs, c'est à dire que de manière fixe, je prends toujours 10kg. Si la récolte est bonne, alors ca fait un petit pourcentage, il restera plus pour le serf, si la récolte est mauvaise, alors le serf est perdant, mais moi, j'ai mon "fixe".

      Maintenant, comment on fait pour choisir l'un ou l'autre ? c'est une question de rapport de force, et une question de spéculation.
      Si on sait que le verger est vieux que les pommiers vont donner de moins en moins, en tant que propriétaire, je préfère le revenu fixe.

      Il est plus équitable pour répartir les risques de prendre un pourcentage sur la récolte, comme ça, tout le monde est logé à la même enseigne.

      Mais le vrai problème, le fond du problème, c'est : comment je sais que la récolte du serf est de tant ou tant cette année ? Il me dit qu'il a récolté 100, mais peut-être qu'il me truande et qu'il a récolté 200, du coup, j'ai perdu 10Kg !!!

      Et c'est la que le propriétaire va systématiquement choisir le pourcentage fixe dès qu'il atteint une certaine taille, dès qu'il n'a plus confiance, ou qu'il n'a pas les moyens de tout surveiller ...

      C'est le cas des banques. Voila pourquoi on a des taux d’intérêts fixes partout la plupart du temps. Voila pourquoi la dette d'état est si attirante. On se prends pas la tête ... en principe, du moins pendant quelques années, tant qu'il y a de la croissance.

      Donc, il n'y a rien de "lutte des classes" ou de méchants papys trop riches, mais juste la logique économique derrière tout ça.

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    4. Historiquement, le prêt et le vol ne sont pas si différents chose...
      D'ailleurs, pour les deux activités, on s'adressait autrefois aux mêmes personnes.
      Et le milieu du commerce était très riche en personnes malhonnêtes...

      A cette époque, le prêt était un sale milieu, et celui qui ne remboursait pas était sur de souffrir.

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    5. est t-il possible d'être salarié maréchais et de gagner assez d'argent pour devenir à son tour propriétaire d'un lopin de terre agricole >peut-être à condition de faire un autre travail à coter tout l'année c'est bien le dernier métier qui ne nécessite pas des investissements ( à crédit bancaire ) pour être au norme du lobby européenne.

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    6. @Anonyme15 janvier 2013 14:58

      tu peux préciser en quoi prêt et vol sont similaire "historiquement" ?
      A moins de remonter du temps ou la propriété privée était encore "floue", je ne vois pas à quoi tu fais références.
      Quelles sont tes références ?

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    7. "Sinon, c'est simple, mon capital, mon épargne, je la garde pour moi en OR sous mon lit et les autres "allez vous faire f...tre" ... du coup, plus de prêt, plus de banques, plus rémunération "ŝure" (location de mon capital) ... mais plus d'économie non plus. On se retrouve dans un pays du tiers monde."

      -> Non je ne pense pas. Il y aurait clairement beaucoup moins d'activité. Mais il en resterait encore une part significative. Et ces activité serait plus saines, les bulles moins faciles à ce créer, la valeur de la monnaie plus stable...
      Je pense qu'il faudrait chercher un équilibre un peu moins drastique. Ça serait un choc mais pas du tout la fin du monde.

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    8. @Yoananda.

      Je remonte à l'antiquité.
      Ces activités sont similaires car elles étaient pratiquées par les mêmes personnes : celles qui avaient des capitaux (le plus souvent d’origine douteuse) à investir.

      Les groupes de truands existaient déjà à l'époque, et faisaient les activités de tout malandrin qui se respecte, y compris le prêt à intérêt (d'où le "tu vas souffrir si tu ne rembourses pas").

      Pareil sous l'empire sumérien, où le marchand peut faire des opérations de banque, et utiliser la force publique pour se faire rembourser car il est aussi agréé par l'état pour percevoir les taxes...

      Pour l'exemple actuel, il faut aller en Italie. Le crédit étant vital aux entreprises, et les banques ne prêtant plus, les seuls pouvant accorder des prêts sont ceux qui ont de l'argent à placer : les mafias.

      Or, à toutes les époques, les groupes de truands pratiquaient le vol, et le recel par la complicité de marchands peu scrupuleux sur l'origine de leurs marchandises.

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  4. attention dans le raisonnement, la totalité de l'épargne ne constitue que 5 à 10% de la totalité des prêts ! (je ne suis pas certain du chiffre, c'est l'ordre de grandeur)

    yongtai

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    1. Heu non, de mémoire, regarde un bilan bancaire, c'est quasi équivalent au prêts interbancaires prêts ...

      tu confonds avec le ratio de cooke

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    2. non yoananda, je ne parle pas du ratio de cooke (que je découvre par ta remarque).

      je parle de création monétaire.

      comment se fait il que l'on a eu avant la crise de 2007, une hausse de la masse monétaire (donc création de crédit) de 10% par an pour 2 à 3% de croissance ?

      et depuis 2007, on a une masse monétaire qui a fait de l'ordre de +40% pour un ridicule 1% de croissance.

      voila les ordres de grandeur.

      donc, non, l'épargne des uns ne fait pas le crédit des autres !

      yongtai

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    3. tu mélanges les choses.
      Regarde un bilan bancaire, tu verras que le crédit des uns fait l'épargne des autres (et non pas dans l'autre sens).

      quand tu fais un prêt pour acheter une maison, ce prêt est aussitôt redéposé par l'entreprise dans sa banques et sous forme de salaire, eux même déposés sur les comptes à vu et sous forme d'épargne.

      Au final, si tu ne me crois pas, je le redis, tu prends ta banque, tu télécharge leur bilan comptable annuel, et vérifie ce que je te dis, c'est marqué noir sur blanc. (au prêt interbancaire prêt) !!

      Toi tu poses une autre question, indirectement celle des collatéraux qui sont censés garantir la création monétaire, et aussi éventuellement de l'inflation que cette création causerait.

      La c'est un peu plus compliqué, puisque l'inflation "officielle" est contenu, mais que sont calcul est largement maquillé et qu'elle ne prends pas en compte toute sorte d'actifs comme les actions les prix immobilier, etc ... ou il y a création de bulles à répétitions qui sont la manifestation de cette création monétaire débridée...
      D'ailleurs les bulles de fonctionnaires, les bulles des retraites et des soins médicaux en sont les conséquences directes.

      Mais, pour faire simple je le redis "crédit = épargne".

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