mardi 29 janvier 2013

Patrick Raymond : 2013 ne sera pas une bonne année pour l'immobilier... / Végétalisation de la Bretagne...

2013 ne sera pas une bonne année pour l'immobilier...
La chute, Patrick Raymond, 29/01/2013 (en Français texte en français )
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Bizarrement, moi je trouverais plutôt que si.   
Parce que quand on nous annonce que :
- Un marché en résistance (Paris et grandes villes) (mais avec des baisses de prix),
- un marché en souffrance avec une baisse de prix plus affirmée,
- un marché en désespérance, ou LA DEMANDE A DISPARU...

En réalité, la demande n'a disparu nulle part. Il n'y a simplement plus adaptation totale entre prétention des vendeurs "qui ne veulent pas brader", et possibilité des acheteurs éventuels, largement smicards.

Ce partage est largement politique, entre une ville de cadres, les porteurs de pot de chambres du système, jusqu'à ce qu'ils deviennent eux-mêmes le pot de chambre.

Image historique dans l'affrontement des salariés de l'automobile. Les intérimaires étaient sur les chaînes, parce que, eux, n'ont pas, dans les faits, le droit de grève, et les cadres formaient un cordon protecteur, contre les ouvriers en grève...Ouvriers, eux, en CDI.

Les cadres, fonctionnaires et retraités croient encore au système qui ne les maltraite pas trop.



Pour la droite classique, c'est facile. Votent pour elle propriétaires immobiliers rentiers : les vieux.

Pour la gauche, c'est facile aussi. Votent pour elle les fonctionnaires et les immigrés.

Comme le gel-réduction des retraites et l'effondrement de l'immobilier s'annonce, on peut estimer que cette caste va passer doit du vote "raisonnable" à un vote plus protestataire.

Bref, pour tout bon nihiliste qui se respecte, ça baigne. Cerise sur le gâteau, ça va emmerder les boches, l'effondrement français.



Végétalisation de la Bretagne...
La chute, Patrick Raymond, 29/01/2013 (en Français texte en français )
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La Bretagne, suffoquant sous le poids de ses élevages, est en train de régler le problème.

A grand coups de normes, tout s'arrête. "La végétalisation menace les terres bretonnes. C'est le cri d'alarme de la FDSEA du Finistère qui constate le découragement des éleveurs face aux pressions économiques et sociales de plus en plus fortes."

Le constat est simple. Les prix de vente stagnent ou reculent, les coûts de revient augmentent fortement, notamment par le recours à des normes drastiques.

Bien entendu, la solution la plus simple est l'arrêt de la production, ce que les vieux cons de retraités traduisent par "y a du boulot, mais y veulent pu travailler".

"les abattoirs bretons vont bientot être à vides avec des licenciements massifs." Car l'élevage est très producteur aussi, d'emplois induits en amont et aval. (4 pour 1).

Pour ce qui est du reste, c'est le retour à quelque chose de très vieux, l'autoconsommation, présentée comme "nouvelle".

Dans la Sarthe, un village distribue des poules pour réduire les déchets ménagers organiques.

Bientôt, ils distribueront aussi le cochon. Avec le poêle pour brûler les vieux papiers, on pourra encore réduire la fréquence de passage des ordures ménagères, réduites aux métaux, au verre et plastiques.

Quand au coût des poules, pour le village en question, il s'est limité à 600 euros (les particuliers fournis devant acquérir abris et protections contre les prédateurs), avec un rapport immédiat très important.

Ca, c'est une démarche capitaliste. Investir pour produire.

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