samedi 19 janvier 2013

Pendant ce temps, du côté des aristos

La grogne grandit dans la fonction publique
Le Figaro, Cécile Crouzel, 17/01/2013 (en Français texte en français )
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Trois syndicats de fonctionnaires appellent à la grève le 31 janvier pour faire pression sur la ministre avant une réunion cruciale sur les rémunérations. Le gouvernement veut ouvrir une négociation sur les grilles de salaire.



L’angoisse du cadre parisien face à la délocalisation en banlieue
Marianne, Eric Conan, 19/01/2013 (en Français texte en français )
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C’est l’histoire du moment qui fait beaucoup rire les banlieusards sur les quais (ou dans les wagons, quand ils ont pu y monter) des trains d’Ile-de-France : les cadres de la SNCF seraient paniqués à l’idée de devoir emprunter eux-mêmes le réseau de leur société pour aller travailler !

La SNCF a en effet décidé de déménager plus de 5000 salariés, dont tout son encadrement, dans de nouveaux locaux situés à Saint-Denis, dans le 9-3. Pour cela il leur faudra prendre le RER ! Et, apparemment, les cadres de la SNCF, qui sont bien placés pour savoir comment cela fonctionne, n’en ont guère envie…

Pourtant le président de la société ferroviaire, Guillaume Pépy, avait donné l’exemple en annonçant qu’il ferait partie des premiers à déménager, abandonnant son superbe bureau panoramique qui domine les voies de la gare Montparnasse. Le Figaro croit savoir que devant la fronde de son personnel la direction a un moment évalué le coût d’un dédit avant de renoncer devant la somme.

Et La Vie du Rail a révélé que pour rassurer ses salariés, certains cadres avaient envisagé spécialement pour eux un accès privé depuis les quais de la station Saint-Denis du RER D aux nouveaux locaux de la SNCF. Guillaume Pépy et son équipe, dont on connaît le sens politique et les talents de communication, sembleraient avoir vite chassé cette idée dont la réalisation aurait eu évidemment un effet symbolique catastrophique digne du Canard enchainé : les cadres de la SNCF se mettant à l’abri de ce que vivent quotidiennement les usagers de la SNCF !

Mais il n’est tout de même pas question de livrer brutalement les salariés au sort du banlieusard moyen. Il serait ainsi prévu d’augmenter le passage des rames sur ce tronçon et d’y affecter une équipe de la SUGE (La « Surveillance Générale », la police ferroviaire, composée d’agents SNCF en tenue, assermentés et titulaires d'une autorisation de port d'arme).

Regrettons que cette délocalisation, à seulement une station de Paris, soit trop limitée : une bonne demi-heure de transports dans ces rames - irrégulières, inconfortables et sales, surchargées, obligeant souvent les usagers à voyager debout pendant les heures de pointes, peu sûres en dehors - aurait encore plus sensibilisé le staff de la SNCF à ce qu’il impose à ses « clients » obligés…

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