samedi 5 janvier 2013

Plutôt que le combat de coq Copé/Fillon, le choix entre mondialisme ou Etat nation, le véritable enjeu de la droite

Un post, toujours suite à l'excellente interview de Guaino postée hier, et en réaction à un commentaire reçu ici, juste pour dire que le véritable enjeu à droite aujourd'hui, c'est de savoir s'ils restent dans la ligne mondialiste, ou s'ils actent la faillite totale de cette idéologie, et reviennent à la défense de l'État nation.

Dans sa dernière campagne électorale, Sarkozy avait déjà largement franchi le pas.

D'où la diabolisation par la franc maçonnerie de gôche qui forcément évoque le retour des heures les plus sombres de notre histoire chaque fois que le mot "nation" est prononcé, comme à l'extrême droite, qui voyait dans ces discours une énième supercherie...

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le projet européen comme le mondialisme sont en passe de mourir. Les USA sont déjà en train de battre en retraite.

L'Europe c'est plus de 10 langues différentes. Parler de culture européenne, de peuple européen, c'est du pur fantasme.

Qui plus est, ce qui a fait la force de l'Europe justement, c'est le tirage de bourre permanent entre nations. Tirage de bourre qui a certes tourné mal au XXème siècle avec les guerres mondiales, à une époque où les sociétés étaient résilientes, limite autarciques, et agricoles. Mais la guerre est devenue une insanité aujourd'hui. Personne n'a plus rien à gagner à une guerre. Nos économies sont devenues tellement fragiles, avec des nœuds critiques de partout, que personne ne s'osera plus à un conflit direct. Et l'Europe n'y est pour rien là dedans.

Quant à ceux qui nous expliquent que ce à quoi on assiste depuis 40 ans, c'est à la faillite des États, et qu'il est temps d'en finir avec ce concept éculé, c'est tout le contraire justement. C'est à la faillite de l'Europe qu'on assiste. Europe qui a justement pris de plus en plus de pouvoir depuis 40 ans. Euro, frontières, libre échange, normes et inflation législative, tout ça pète à la gueule de nos élites... Et elles auront beau dire ce qu'elles veulent, elles n'enfument plus grand monde. On l'a bien vu en 2005 d'ailleurs avec le référendum sur la constitution européenne. Et ça s'est pas arrangé depuis.

Leur monde va s'effondrer avec la faillite de leur idéologie. Tout le monde vomit ces "élites" désormais. Regardez les côtes de popularité des clowns que l'on nous place au pouvoir.

Et alors que ce qu'il faut bien appeler des traitres à leur peuple, ont toutes les chances de finir dans les poubelles de l'histoire, la droite doit choisir son camp. Le blougui boulguisme ou la mort d'un côté, le retour de l'État nation de l'autre. Quoi qu'il en soit, la purge va piquer... Les "élites" de droite ont encore une chance de sauver leurs fesses, en retournant leur veste, et en organisant le changement dans la continuité. Pour les autres, qu'elles profitent bien de leurs dernières années de dictature.

Je rajouterai que pour changer, tous ces clowns sont en retard d'une guerre.

Dans le monde de demain, ce qui va compter, c'est la cohésion, la résilience, la rapidité, l'adaptabilité, la souplesse. Pas la taille.

Tels les grands dinosaures, les golgoths uniformisés vont disparaître. Car pas adaptés. Trop lents. Trop de rentes. Trop de différences. Trop de conflits. Trop de frottements...

La taille n'est une garantie de prospérité que pour l'oligarchie. Pour le peuple, seule l'excellence permet de s'élever.

Cf la Corée du Sud...

On le voit bien. La dictature oligarchique de l'€URSS s'effondre. Déjà l'Angleterre est en passe de la quitter. Tous les candidats à l'euro se rétractent. Personne n'a les moyens de recaver l'Espagne. Encore moins l'Italie ou la France. L'occident n'arrive plus à s'imposer au monde, cf la Syrie...

Ça sent la fin de partie... Sifflée par la Russie. Et surement aussi la Chine, en coulisse...

Quant à avoir des envies de dictature ouverte, je souhaite bon courage à l' "élite" pour arriver à faire tirer l'armée ou la police sur la population au nom de leur €URSS et de la destruction de la France pour confier le pouvoir à Goldman Sachs...

On y croit tous très fort...

Non mais sérieux...

Nous expliquer que des gens qui n'ont pas la même langue et ne sont même pas capables de se comprendre s'ils se retrouvaient l'un en face de l'autre forment un même peuple...

On aura tout entendu...

Nos élites sont dans un tel hubris, elles se prennent pour de tels démiurges, elles ont tellement nettoyé l' "élite" de toute opposition, qu'elle ne se rendent même plus compte des énormes conneries qu'elles débitent.

Devant le manque de contradiction qu'elles ont organisé, elles sont devenues des médiocres. Complets. Tout le monde le voit, sauf elles.

7 commentaires:

  1. "Nous expliquer que des gens qui n'ont pas la même langue et ne sont même pas capables de se comprendre s'ils se retrouvaient l'un en face de l'autre forment un même peuple..."
    C'est pourtant ainsi que la France a été construite. En mettant ensemble des Franciens, des Bretons, des Lorrains, des Alsaciens, des Savoyards, de Occitans, des Basques, des Catalans et des Corses (sans parler de l'Outre-Mer), en leur imposant la langue de Paris comme seule et unique acceptable et en dévalorisant systématiquement comme "arriérées" et "primitives" les cultures locales, pourtant véritabement ancrées dans un rapport au monde, et vivantes car imprégnant le quotidien et continuellement recréées par les gens. L'homme hors-sol, déculturé, sans racines, c'est là qu'il commence, et l'Europe qu'on tente d'imposer aujourd'hui n'est que le prolongement de cette même logique centralisante et uniformisante. La question n'est pas de renforcer les Etats-Nations mais de nous réenraciner réellement pour faire contrepoids à cette logique.

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  2. On sent bien que c'est l’échelon administratif de l'état Nation qui n'a plus lieu d'être aujourd'hui. Il faut revenir à une plus forte régionalisation avec acceptation de ses particularités, court-circuiter la Nation pour passer à l'échelle Européenne qui par sa taille représente quand même 500M d'habitants.
    ET en finir avec le centralisme Parisien et suicidaire pour le cas de la France.
    Centralisme inexistant chez bien de nos voisins à la structure plus Fédérale et diffuse avec des régions puissantes politiquement et économiquement (ie: sièges sociaux de grandes entreprises "Mondiales").
    Il est anormal que seul Michelin ait encore son siège social en province .....

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  3. Vous continuez de penser dans le monde d'avant.

    Monde qui ne le sait pas encore, mais qui est déjà mort...

    prospective de la part de la consommation mondiale

    La consommation va s'effondrer. Votre beau rêve va s'effondrer sur le peak everything.

    Et sans consommation, les peuples voudront retrouver de la résilience, de la cohésion, de la qualité de vie, faute d'ipads...

    C'est fou comme les gens sont incapables d'anticiper les retournements, ne savent que prolonger les tendances passées et finalement, ont toujours un coup de retard...

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  4. Est-ce qu'il reste assez de peuple pas trop zombifié, pour reconstruire résilience, cohésion et qualité de vie? Je crois qu'actuellement la réponse à cette question est à géographie variable, et je crains que les endroits où la réponse est clairement non ne soient déjà trop nombreux...

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  5. le truc c'est que l'europe se construit contre ses citoyens.
    Tout absolument tout est contre ses citoyens. Si à la limite on y gagnait encore quelque chose sur un tableau, mais non.

    C'est ça qui fait qu'on est contre l'Europe, les seuls à gagner du fric sont les exploiteurs en tout genre et les politiques en particulier.
    Peut-être que la France s'est construite de cette façon, mais le roi ou ses gouvernants n'ont pas joué contre le peuple.

    Même nos semences on peut plus les utiliser (fin, je dis nous, mais c'est surtout les associations styles Kokopelli), on nous surveille (et ça va certainement empirer, on nous austérise), on détruit nos cultures, nos valeurs.

    Sérieux, ceux qui veulent plus d'Europe sont soit complétement idiots, soit des petits laquais serviles soit des complices sans hontes et qui y gagnent.

    Allez dire aux grecs en pleine manifestations (et allez-y sans protection quelconque leur dire que l'Europe c'est pour leur bien), je VEUX que tu le fasse! Ha t'as perdu tes couilles.

    En plus sans nous demander notre avis on va intégrer l'UE dans les US (et non l'inverse).

    Tout cela ne va aboutir qu'à la création d'un monstre qui va bouffer ses habitants (déjà l'Europe est pas mal dans le genre).

    Pour le reste, je suis d'accord avec Disco.

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  6. "Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le projet européen comme le mondialisme sont en passe de mourir. Les USA sont déjà en train de battre en retraite."

    J'ai bien du mal à y croire. Les entités supra-nationales n'ont jamais été aussi fortes.
    Quand au titre du billet, il pourrait laisser entendre que Fillon est plus étatiste et Copé plus mondialiste. Je ne le crois pas non plus.

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  7. L'Union Européenne, l'euro : le sujet où je suis le plus en désaccord avec Tonio.
    Le renforcement de l'UE n'est pas dans l'air du temps et c'est peu dire, les adversaires de l'UE/euro ne se donnent même pas la peine d'argumenter, et je suis trop découragé pour le faire.
    Quelques remarques quand même :

    1/ L'UE est imparfaite mais pas mauvaise en soi. Nous n'avons pas intérêt à ce que ce projet échoue, les USA si.

    2/ Il est *évident* que les Européens sont proches, qu'ils partagent 90% pour ne pas dire plus de ce qui fait leur culture, leur civilisation. L'argument de Tonio sur les langues différentes laisse pantois.

    3/ Il est trop facile de prendre une idée, par exemple "Union Européenne", et de lui accoler tout un tas de mots à connotation négative : mondialisme, idéologie, blougui boulguisme, dictature, golgoth uniformisé, rente, oligarchie, URSS, Goldman Sachs... Mais en quoi cela fait-il une argumentation ?

    Ah, une dernière remarque, plutôt un conseil. Si vous êtes étudiant, faites une année Erasmus. Si vos enfants sont étudiants, poussez-les à faire une année Erasmus. Je ne connais personne qui l'ait regretté.

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