jeudi 3 janvier 2013

Pourquoi ne pas chercher à grimper dans la hiérarchie

Simple remarque que je me suis fait.

Je bosse en SS2I, et grosso merdo, les seuls perspectives d'évolution, c'est :
   soit management-chef de projet-puis chef de toujours plus gros,
   soit l'expertise technique et devenir vraiment bon dans la fabrication d'applications...

Or ce que je constate, c'est que les techos, les bons, sont de mieux en mieux payés, alors que les petits chefs le sont de moins en moins... Et alors qu'on a eu une inflation des petits chefs, les techos se font de plus en plus rares...

J'en tire une conclusion simple.

Pour devenir chef, il faut vendre son âme et devenir une prostituée du système. C'est grosso merdo la seule compétence requise...

Pour l'expertise, il faut bosser, apprendre, être curieux...

D'ailleurs, je me souviens que pour mon cas perso, au vu du discours que je peux tenir et devant mon refus obstiné d'abdiquer mon bon sens, ma hiérarchie avait dit que j'avais besoin de "grandir"... Comprendre : tant qu'on n'a pas vendu son âme, qu'on garde son libre arbitre, on n'est pas mûr...

Or la société a beaucoup changé. D'une société de classes moyennes dignes et morales ayant à cœur de développer sa sagesse, on est passé à une plèbe impériale décadente sous tittytainment où tout le monde essaie de se faire du fric sur le dos des autres, sans rien foutre.

Il y a 40 ans, les entreprises auraient eu du mal à trouver des kapos, des putasses prêtes à vendre leur âme pour 2000€ par mois en échange d'un boulot pépère. Aujourd'hui, les gusses comme ça sont légion. C'est même devenu une majorité.

En revanche, des gens qui ont le courage de se donner la peine de perfectionner leur savoir-faire, ça, c'est devenu rare...

24 commentaires:

  1. Je dois avouer que je n'ai pas du tout la même vision que toi et pourtant je suis moi aussi dans l'informatique et j'ai aussi travaillé en SS2I.

    Pour information, je suis actuellement chef de projet.

    Je me suis vite rendu compte que les "techos" n'ont aucun perspective d'évolution financière. Pour un chef et une RH, un techos aime les sciences et l'informatique, il n'ai pas vraiment motivé par l'argent.

    Je te rejoins sur le fait que les boîtes recherchent des chefs sans âmes, des béni-oui-oui, prêts à vendre leur soeur pour une augmentation, et je crois que ce n'est pas prêt de s'arrêter.

    Honnêtement dico, si tu veux avoir un meilleur salaire, devient chef et mets de côté tes états d'ames, sinon reste dans la technique et garde ton honnêteté et ton franc parler mais cela à un coup.

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  2. A 40 ans, on peut encore entrer comme (bon) technos ?

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  3. Pour moi qui bosse aussi dans la technique et issu d'une école d'ingé "moyen de gamme", il y a plusieurs facteurs qui expliquent ce que tu décris :

    - La baisse qualitative de la formation scientifique qui élève des bêtes à concours plutôt que de véritables ingénieurs. Une partie croissante des étudiants ne visent que le diplôme, en trichant ou en écrasant la concurrence. La faute à un système éducatif privé qui met en concurrence un grand nombre d'entrants avec un système de sélection basé uniquement sur des critères incomplets (notes, comportement, origines sociales...).

    - Société du paraitre qui met en avant le titre plus que le savoir ou le talent. La légion d'honneur, les césars et autres récompenses en sont des symboles criants.

    J'évalue à plus de 75% le nombre de sortants d'écoles scientifiques incapables de faire preuve d'une réelle autonomie technique, avec la prise en main d'un projet de A à Z. Confrontés à la réalité, ils se retrouvent obligés de se recycler dans les filières manager/commercial/qualité. Ca a très bien fonctionné durant les 20/30 dernières années en période de croissance.

    Théoriquement, ça ne devrait pas tenir le coup en période de crise. Malheureusement, la structure pyramidale du monde du travail est fait de telle sorte que ce sont les derniers postes qui seront supprimés. Les vrais spécialistes techniques n'auront pas d'autres choix que de prendre des risques individuellement et de monter leurs propres affaires.

    Les grosses boites sont devenues des coquilles vides, faites d'intermédiaires qui se contentent d'aspirer ce qu'ils peuvent des flux financiers qui transitent, publics ou privés.

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  4. Je réponds en anonyme histoire de pas me retrouver associé à ce site de réactionnaire extrémiste ;)
    Pour la petite histoire, je suis resté dans la technique et j'ai bientot 35 ans. Je suis au dessus des 75k annuels (net hein, pas brut), comme quoi la technique peut payer aussi.
    D'ailleurs j'ai déjà bossé avec des techos de plus de 50 balais. Mais ca c'était avant comme dirait l'autre puisque maintenant on te berce dans l'illusion que la progession sociale passe uniquement par le stade "chef de projet".
    Mais ce discours est essentiellement celui des SSII de veaux, d'autres boites valorisent aussi l'expertise technique.
    Les deux voies ont selon moi des attraits. Cependant il ne faut pas se leurrer, pour x postes de chefs de projets ou y postes d'experts tu as en réalité un très faible pourcentage de gens qui ont les compétences qui correspondent réellement à leur titre. Ceux que tu observes c'est peut-être justement ceux qui profitent d'un système décadent miné par des SSII et des grands groupes industriels (Je pourrais faire un long article sur le sujet...).
    Je serais vraiment curieux de te voir en vrai dans notre merveilleux monde professionnel, pas sur qu'on s'entende mais ce serait amusant.

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  5. Faire de la technique et avoir un salaire correct ?

    J ai trouve la solution pour ma part. Etre Independant.

    Le seul mauvais coté, la précarité... mais en même temps vu l etat du marché du travail, on est a peut pret tous a la meme enseigne.

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  6. Le point de vue se défend (il y a aussi l'expertise fonctionnelle/métier).

    Sauf qu'après avoir travaillé pendant 3/4 ans avec des ingés de Bangalore, même s'il y a des différences culturelles qui rendent les débuts difficiles, ils sont parfaitement aussi capables que n'importe quel ingénieur français, en plus d'être beaucoup plus nombreux... et bien moins coûteux...

    Et l'informatique est typiquement un domaine où le télétravail ne pose aucun problème (sauf celui de la volonté des managers - j'en ai encore parlé ce matin dans ma société mais ça n'est pas au programme, merci pour mes 10 heures de transport hebdomadaires...)

    Même pour les gens sérieux et compétents, les places vont devenir de plus en plus rares.
    C'est d'ailleurs la raison pour laquelle tout le monde cherche à se planquer (et pour laquelle les concours de la fonction publique sont pleins à craquer - et non pas parce que les français seraient soi-disant des feignants qui ont peur d'entreprendre).

    A lier avec le problème de la bulle immobilière d'ailleurs. Le comportement de gens montre bien qu'au-delà des discours publics bidonnés, tout le monde a compris depuis longtemps qu'il ne reste plus qu'à jouer le sauve-qui-peut.
    Les kapos ont de l'avenir. Pour les autres, il va falloir apprendre à la jouer très fine...

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  7. Je suis également en SSII et j'aimerais faire quelques commentaires :

    - Tu as raison sur les deux filières possibles d'évolution, il en existe néanmoins une troisième, la filière commerciale.

    - Apparemment, tu as eu des modèles de "chefs" qui ne t'ont pas inspiré. C'est comme partout, il y en a des bons et des moins bons. Il en existe aussi qui prennent beaucoup de pression et de stress, qui savent fédérer les énergies et entrainer leurs équipes. Ces gens là sont payés pour prendre les bonnes décisions, s'ils ne le font pas, ils ne restent pas longtemps en poste, crois-moi. C'est ce qui fait en partie le "charme" de nos boites privées.

    - La filière "Techos" est très vaste et demande effectivement de développer soit une culture d'ensemble (pour un architecte technique) ou une spécialisation dans un domaine particulier. Clairement, une bonne partie des connaissances viendront de la peine que tu te donneras à les trouver. Le problème ensuite, c'est de bien choisir son domaine d'expertise. Il faut sentir le domaine porteur pour les prochaines années. Le but devenant alors de se bâtir le CV qui va bien et le réseau relationnel adéquat, lors de son passage en SSII, et de rapidement passer en freelance ou en fixe pour maximiser ses revenus. C'est pour ça que les techniciens ayant acquis un bon niveau d'expertise ne restent pas souvent en SSII, ils savent qu'ils trouveront facilement à se recaser ailleurs avec un meilleur income. La criticité et la rareté des compétences faisant la rémunération, ils sont effectivement pas mal payés en SSII pour essayer de les retenir.

    - Toutes les filières d'évolution possibles en SSII ne demandent pas les mêmes qualités et les mêmes capacités. A toi, de te "connaitre toi-même" avant de faire un choix.

    D'une manière plus générale, à te lire depuis de nombreux mois, c'est justement un point qui me semble crucial te concernant. Il me semble que tu passes beaucoup de temps dans une contemplation désabusée et aigrie de notre société en accumulant des signes que tu interprètes à ta sauce, pour renforcer sans cesse ton point de vue d'une décadence future. Tu sembles même appeler de tes vœux une révolution qui permettrait de rebattre les cartes. Il faut te rendre compte qu'elle a beaucoup plus de chances de ne jamais arriver que de se produire, cette révolution. Il faut jouer avec le jeu que tu as reçu et avec les règles qui existent et te débrouiller pour gagner quand même. Sois américain dans l'esprit, et ne reste pas dans une critique du système qui peut être pertinente par moment, mais qui risque d'être également vaine et qui caractérise si souvent notre esprit français.

    De fait, à mon avis, tu ne passes pas assez de temps à te construire un avenir (te former, etc...). Laisse donc la France aller là ou ça lui chante, et pense à toi, à ta famille et à ton propre développement perso. C'est dans la période 25-40 ans qu'il faut maximiser son investissement professionnel, après c'est en grande partie déjà joué.

    --> le conseil ci-dessus est purement gratuit, je ne te connais évidemment pas, si ça se trouve, c'est complètement à côté de la plaque, tu en fais ce que tu veux.

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    1. "Laisse donc la France aller là ou ça lui chante" :

      http://www.youtube.com/watch?v=pyHDi0G5qPY

      "Tu sembles même appeler de tes vœux une révolution qui permettrait de rebattre les cartes. Il faut te rendre compte qu'elle a beaucoup plus de chances de ne jamais arriver que de se produire, cette révolution." :

      Il ne faut jamais dire jamais, car la "décadence future" est déjà présente. En outre, le monde occidental qui a la prétention de se donner le titre de "CIVILISATION" pourrait également se donner utilement la devise :
      Décadence - Démence - Déchéance

      Pour ce qui est de la Révolution, il faut oublier les fausses références de la "révolution" française de 1789 qui n'était qu'une insurrection, ou de la "révolution" verte qui n'était qu'une mécanisation de l'agriculture...

      Par comparaison, combien de joueur "pro" du poker voudrait participer à une compétition avec des tricheurs ? AUCUN.

      En France (comme ailleurs), celui qui connaît le Droit peut violer la Loi !

      En France, il y a + de 70 Codes de droit, sans compter les lois, les ordonnances, les décrets, les arrêtés qui ne sont pas codifiés. De plus, il faut également comptabiliser toute la jurisprudence des tribunaux administratifs, civils, et autres "chambres" pénales et criminelles. Donc, à moins d'être dans l'ignorance, il y a toutes les raisons d'une Révolution.

      POUR RAPPEL :

      Préambule de la D.D.H.C. de 1789 :
      "Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements..."

      http://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution

      Article 34 de la D.D.H.C. de 1793 :
      "Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé."

      Article 35 de la D.D.H.C. de 1793 :
      "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

      http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1793

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    2. Je n'ai pas dit qu'il n'y aura jamais de révolutions. J'ai dit qu'il y avait plus de chances qu'il n'y en ait pas plutôt que l'inverse. Mieux vaut s'adapter au contexte de son époque (au sens de Darwin), en évitant de passer trop de temps à déplorer tel ou tel aspects législatifs, fiscaux, ou politiques. Il y a toujours eu des dominants et des dominés. Dans toutes les sociétés. Au grand dam des utopistes, depuis la nuit des temps. Il faut faire avec cette réalité et essayer de transmettre le bâton à la génération suivante avec une meilleure position que celle dans laquelle on l'a soit même reçu.

      Ta métaphore avec les joueurs de Poker est intéressante. Il y a effectivement des joueurs à éviter, pour tout un tas de raisons. Et justement, c'est à toi de décider avec qui tu joues et quand tu joues, et c'est à toi de te cultiver en lisant des bouquins et en étudiant les stratégies possibles. De fait, si Tonio est frustré par sa situation actuelle, à lui de se bouger pour trouver l'environnement adéquat qui le placera en bonne position dans la partie.

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    3. "Il faut faire avec cette réalité et essayer de transmettre le bâton à la génération suivante avec une meilleure position que celle dans laquelle on l'a soit même reçu." :

      Oui, c'est vrai et c'est bien pour cela qu'il est nécessaire d'être bien préparé pour éviter de se faire abuser...

      "Ta métaphore avec les joueurs de Poker est intéressante. Il y a effectivement des joueurs à éviter, pour tout un tas de raisons. Et justement, c'est à toi de décider avec qui tu joues et quand tu joues, et c'est à toi de te cultiver en lisant des bouquins et en étudiant les stratégies possibles." :

      Oui, mais ce principe à des limites car les tricheurs se trouvent dans tous les étages du système, et c'est à cause de cela que dans certains cas il est impossible d'éviter la confrontation.

      Ainsi, il est utilement nécessaire de se demander :
      - pourquoi il y a autant de textes de droit ?
      - pourquoi le cursus scolaire n'inclut pas le droit dès le primaire, notamment dans l'apprentissage de la lecture ?
      - pourquoi les parlementaires sont dans l'ignorance du droit ?

      Le droit n'est qu'un exemple parmi tant d'autres sujets...

      En conséquence, il est nécessaire d'être bien "armé" pour faire face à un environnement hostile.

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  8. Le souci de l'expertise, c'est qu'avec une nouvelle techno, tu peux devenir rapidement obsolete.

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    1. et aussi qu'en temps de crise il n'est pas forcément facile de rester sur son domaine d'expertise

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  9. le commentaire d'anonyme 19h15 est intéressant.
    mais peut être que Tonio a, durant cette période de sa vie, préféré son développement personnel (ce blog de très bon niveau l'atteste) au détriment de son développement professionnel. C'est un choix respectable.

    yongtai

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  10. Aller un commentaire.
    Je suis ingénieur.
    mais j'ai penché du coté technique, le coté manager, il faut vraiment etre un pourri de la tete pour l'etre aujourd'hui... si tu as des valeurs, oublie.
    A une epoque, j'ai été consultant technique de haut vol : salaire 4500€/net, a coté des tas de petits chefs de projets (avec les dents qui raclent), payés 2500€ ... bon plus jeunes aussi.
    La RH a dit de ne surtout pas dire combien j'etais payé.
    je peux le faire ici :-))))
    Tres bonne analyse, comme d'habitude.





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  11. Très intéressant. Je suis actionnaire de deux entreprises dans le secteur de la santé, (établissements de santé). Je suis associé avec un groupe national sur un des deux établissement, et en fait, c'est exactement ce que vous expliquez. Pour monter dans la hiérarchie faut devenir corvéable à merci par le groupe. Je garde mon indépendance en acceptant d'être rémunéré qu'aux dividendes tout en gérant la structure au quotidien et en étant minoritaire. Mais je souhaiterai être aussi salarié, et garder mon indépendance. C'est comme demander à vivre en prison, mais pouvoir aller et venir à son gré.
    On voit bien à la mentalité des directeurs , et des directeurs régionaux, ce qu'est la mentalité d'un groupe.
    Les chiffres rien que les chiffres. Toute opposition est balayée tel un rouleau compresseur. C'est dramatique pour "l'âme humaine" selon moi.

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  12. cela fait des années que la france se nivelle par le bas.Je crois que c'est notre seul problème et c'est valable dans la majorité des secteurs.En clair,on essaye d'embaucher ceux qui couteront le moins cher,ou recommandés par des copains quel que soit leur niveau de compétence.J'ai bossé aux usa et en france et j'ai toujours été frappé par cette différence

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  13. Je partage votre analyse, mais deux remarques cependant :

    1) La pure technique est dure à vendre quand on change d'entreprise, c'est même parfois considéré comme une faiblesse par les RH. J'ai eu l'occasion de le constater quand on m'a reproché de vouloir aller vers l'architecture des SI et pas vers le management ... une forme de manque de maturité et de sens des responsabilité du point de vue des RH que j'ai rencontré.

    2) A tout prendre que vaut-il mieux? Donner l'apparence de vendre une part de son âme, et pouvoir faire changer les choses en travaillant avec les spécialistes que l'on a choisi? Ou bien laisser les vrais brigands du management pressurer les personnes compétentes et voir ses vendus en tirer les fruits?

    Tout n'est pas blanc ou noir ... c'est beaucoup plus un jeu d'ombres de mon point de vue.

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  14. Tout à fait d'accord avec cet article. Le système est aux mains d'hommes qui comme nous tous cherchent à sécuriser leurs positions. Ne peuvent progresser dans ce système que ceux qui se plient au principe de réalité du système, celui de l'inféodation aux dominants et donc acceptent la compromission, de n'être que les relais des dominants, de ne pas remettre en question le système établi des hiérarchies.
    Maintenant dans un système prospère ce fonctionnement peut perdurer, en situation de crise où seules les vraies choses utiles ont une valeur je ne suis pas sûr que cela puisse continuer longtemps de passer toute son énergie et d'être payé à tenter de maintenir une position hiérarchique...

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  15. Je suis né avec un caractère indépendant et j'aurai dû me diriger vers une profession indépendante, ce que je n'ai pas fait et je le regrette.
    @ discotonio, ta liberté de penser ne te favorise guère auprès de tes supérieurs hiérarchiques. La liberté comme la servitude ont un coût.
    http://www.bacdefrancais.net/loup.php

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  16. Mon conseil :
    - ni l'un ni l'autre,
    - mets toi à ton compte dès que tu peux, avec internet tu peux bosser de n'importe quel endroit du monde,
    - bosse avec les gens qui te plaisent, virent les clients cons,
    - internationalises-toi (=parles anglais ou allemand voir langues asiatiques lol),
    Et surtout barres-toi ! Le socialisme est une idéologie qu'il faut combattre, et quoi de mieux que lui couper l'herbe sous le pied

    Bien à toi ...

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  17. "... Pour les RH un manque de maturité ... "
    Et ben belle mentalité ma foi...
    Des enfants qui font joujou avec la technique, dirigée par des Papas qui surveillent ca ???
    Quelle vision , mon dieu ... ca vole bas dans leur tete.
    Un equipe a besoin de tout le monde, pas de kapos inutiles...
    La mangement en France est une catastrophe, et bien a cause de ca qu'on en est reduit a ces deficits.

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  18. Oui enfin tout ça ça fait un peu crise d'ado qui s’aperçoit que le monde est laid.
    Après on grandit on constate qu'on est impuissant, et grosso modo, il y a 2 attitudes :
    * ceux qui essayent d'en tirer leur parti comme ils peuvent
    * ceux qui essayent de changer les choses, mais ils faut se salir les mains.
    la 2ème option est quasi incompatible avec une vie de famille, reste donc la 1ère pour la plupart des gens.

    Voila pourquoi très vite les gens finissent par se foutre de la situation, du système, et essayent juste de tirer leur épingle du jeu.

    Tonio, tu es dans les phases du deuil de Kubbler Ross : déni, colère, marchandage, dépression, acceptation (quelque chose comme ça).
    Il te reste encore du chemin à faire.

    Expert Technique, c'est galère, faut suivre l'évolution, tout réapprendre tous les 2 ans, pour somme toute jouer avec des trucs qui ne servent à rien qu'a refaire ce qu'on faisait déjà il y a 2 ans. En général, ceux la ont un pauvre relationnel et se réfugient dans la technique.

    Chef de projet est un boulot ingrat : faire tampon entre le client et les techos. Aucun des 2 bord ne comprends les contraintes d'un projet et tous râlent et dénigrent le chef de projet, qui en plus doit s'impliquer pour des projet et des gens qu'il n'aime pas forcément. Alors oui, le salaire compense ... (sans compter les horaires).

    Je ne crois pas qu'il y ait de voie idéale, si ce n'est des choix personnels.

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  19. "En général, ceux la ont un pauvre relationnel et se réfugient dans la technique."
    Et ben bonjour les prejugés ... tas de conneries oui ...

    "Chef de projet est un boulot ingrat"
    parfois, mais un vrai bon chef de projet doit avoir certaines qualités, et dans la plupart des cas, (en général) elle ne sont pas presentes non plus.
    leur salaire justifié ? pff, a mourrir de rire... y a aussi des technos qui comptent pas leur heures.

    J'adore qd il arrive que les technos soit mieux payé qu'un chefaillon a deux balles ou un petit chef de projet... qui pense l'etre et n'a aucune qualité pour l'etre... et ca j'en ai vu un paquet.

    j'ai un connu un qui etait une catastrophe hunamime, mais bon son chef qui l'avait nommé ne pouvait se defausser a le virer, ca aurait fait desordre, donc on prefere que les degats soit foits.

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