mercredi 27 février 2013

Bruno Bertez : La preuve par neuf, sociale démo/klepto, même combat

Superbe !

Et surtout, notez bien au passage tous les socio traitres qui font partie de manière évidente de l'alliance kleptocratique...

Les Clefs pour Comprendre: La preuve par neuf, sociale démo/klepto, même combat Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 27/02/2013 (en Français texte en français )
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La sociale démocratie européenne a fait le forcing afin d’influencer le vote des Italiens. La collusion antidémocratique pour tordre le bras des Italiens et les faire voter en faveur de la coalition de centre gauche a été totale, cynique. Personne ne s’est caché. Preuve du pouvoir de ces gens, sûrs de leur impunité.



Les déplacements et déclarations ont fait se souder une étrange alliance de la droite allemande à Mélenchon. Lequel Mélenchon n’a aucun scrupule à assassiner Hollande, tout en soutenant un social-démo, pire que Hollande en Italie.

Les marchés, souvenez-vous, ont bu du petit lait, tant que le centre gauche maintenait une avance.

Les premiers résultats semblent donc indiquer un avantage formel au centre gauche, mais une situation délicate au Sénat rendant l’Italie difficilement gouvernable.

Quand on dit pudiquement « gouvernable », il faut entendre que le nouveau gouvernement aura du mal faire imposer une nouvelle cure de baisse du niveau de vie et les réformes demandées par les autorités européennes, entendez par là, le cartel des banques mondiales.



Les Américains ne pensent pas, mais ils font des modèles, établissent des corrélations, ils s’interdisent maintenant de parler en terme de cause et de causation.

Dans ce cadre, on ne peut que remarquer qu’à la suite du vote italien le secteur des banques euro et globales a fortement chuté. La corrélation est nette, quand les peuples se rebellent, quand les socio-démos et fausses droites ne gagnent pas… les banques chutent.

Traduit en mode de pensée courant, cela veut dire que la défaite des socio-démos équivaut à une défaite des banques et que ceci se reflète dans le cours de bourse spontané du secteur. Ce que nous appelons « la preuve par neuf ».



Le PS français, le Front de Gauche de Mélenchon ont soutenu la coalition des banques et ils n’ont pas gagné, voilà ce que nous dit la réaction des marchés mardi matin. Car les marchés parlent, envoient des messages, lorsqu’ils ne sont pas manipulés. Les mains faibles de l’internationale noire de la kleptocratie lâchent prise, bradent le papier acheté sur les espoirs de défaite des classes moyennes.

Quel est lien avec le fondamental, le radical, que nous exposons régulièrement?



C’est simple et évident, les élections sont l’un des aspects du combat qui est engagé pour savoir qui va être ruiné, détruit, laminé. Qui va être détruit : les banques, la finance et leurs alliés, la classe des politiques et des fonctionnaires ou bien les peuples, le privé, les classes moyennes, le secteur productif et nos enfants ?

Les rebelles ont marqué un point en Italie, mais un point seulement. Anticipez les magouilles honteuses à venir qui vont les priver de leur succès, le temps n’est pas encore venu.

Les dégâts des socio-démos et du secteur financier ne sont pas encore assez grands pour constituer un front du refus large. Nous ne sommes pas encore dans la vraie impasse, puisque l’enjeu, c’est encore la capacité à imposer de nouveaux rounds d’austérité.


Un vote contre l’Europe, l’Allemagne et le consensus klepto européen

La démonstration dont il est question ci-dessus étant faite, comment se présente la situation italienne?

D’abord, comme incertaine ; ensuite, comme scandaleuse ; enfin, comme positive.



   D’abord, incertaine, car la coalition de centre gauche de Bersani ne devance celle de Berlusconi que de 0,4%, majorité faible, fragile, peu légitime, à la Chambre Basse donc. Des alliés de Berlusconi demandent un nouveau décompte des voix. Berlusconi lui-même prétend qu’il ne fera pas alliance.

Le mouvement Five Star fait plus de 25%, c’est le premier parti à la Chambre Basse, le second au Sénat.

Le grand, l’énorme perdant est Mario Monti et les Européens de tous bords qui ont cherché à l’imposer, puis le reconduire.

Bersani va tenter de former un gouvernement, de nouvelles élections sont une possibilité, mais personne n’en veut pour le moment.

   Ensuite, comme scandaleuse. Scandaleuse car Bersoni, c’est l’alliance de la carpe et des lapins dont le seul but politique était négatif, empêcher le peuple de s’exprimer de façon claire contre l’Europe. Il est extraordinaire que Bersoni ait profité de voix de gauche pourtant anti-Europe, ce n’est possible que dans le monde de mystification et de déni de démocratie dans lequel nous vivons.

La rébellion du peuple, à notre avis, est condamnée à l’échec dans sa forme institutionnelle: problèmes d’organisation, de morale, d’unité d’action, insolubles. On a vu l’exemple grec. Et celui du mouvement Poujade en France. La politique a un côté institutionnel qui résiste aux chocs de ce type.

   Enfin, un grand espoir. Nous n’avons jamais considéré que les populistes constituaient une solution positive, non, absolument pas. Le populisme ne résiste pas à l’épreuve du Pouvoir. Le populisme n’est utile que pour cristalliser les refus, rien de plus.

L’espoir, il est dans le refus, la négativité, pas dans les capacités positives de Grillo ou de Berlusconi. Il faut que les peuples aient fait le tour de tout l’échiquier et fait le constat d’impossible, pour que quelque chose de neuf puisse sortir. Le succès des populistes n’est qu’une étape sur le chemin des échecs, et de l’approfondissement de la crise, et du besoin de changement.

La solution ne peut venir d’aucune institution représentative de l’ordre qui est responsable du désordre actuel. Il manquera toujours la confiance, l’adhésion, et bien sûr le Projet autour duquel se rassembler. Le réel va se charger de le montrer, pas les hommes.

En revanche, il convient de se méfier et d’être vigilant sur les dérives autoritaires, dures ou molles. Franches ou subreptices. C’est semble-t-il la parade de la coalition au pouvoir en Europe formée des fausses droites, des socio-démos, des kleptos, des fonctionnaires et classes de la répartition, des bobos, des marginaux.


Italie : les images parlent

Nos sociétés vivent sous la dictature du signe, du signe ou des signes. Les signes tiennent lieu de réalité, bien peu de gens s’en aperçoivent ou en ont conscience.

Le signe privilégié, c’est la parole ou l’écrit ; bref, les mots que l’on assemble. Les mots qui sont couchés sur le papier ou bien parlés.

Hélas le signe « mots », la parole, l’écrit, ont été, comme beaucoup de chose, récupérés par les Pouvoirs. Au lieu d’exprimer le réel, d’être signe de vérité, ils ont basculé. Ils trahissent le réel, le travestissent, le renversent. La parole, au lieu d’être échange authentique, devient mensonge et manipulation,

Comme la monnaie à laquelle elle ressemble, la parole cesse d’être instrument de liberté pour devenir celui de domination, d’esclavage. La similitude est tellement forte entre parole et monnaie que l’on dit « La parole est d’or, mais le silence est d’argent » ou l’inverse, selon les cas.

Les Pouvoirs maitrisent parfaitement les jeux de la parole, ils en usent, abusent. A tel point que, maintenant, la problématique de la parole de Pouvoir n’est plus son contenu, mais sa crédibilité. Elle est comme les monnaies, dévalorisée.

Nous reviendrons sur ces questions, désinformation et autres, à l’occasion d’un compte rendu d’un beau livre de Bruno Lussato sur la désinformation, livre intitulé : « Virus, huit leçons sur la désinformation ». Editions des Syrtes.

Nous regardions les chaines internationales pour apprécier le traitement de l’information italienne. Nous avons alors mesuré la lourde chape de la désinformation et admis, comme le dit Lussato, que la désinformation, ce n’est pas les autres, mais c’est nous. Nous sommes tous coupables, nous en sommes les véhicules comme les réseaux informatiques sont les véhicules des virus.

Pourtant, il y a eu des moments de vérité dans ce fatras minable.

Nous avons vu, en parallèle, chacun en moitié d’écran, à droite Monti et à gauche Beppe Grillo.



Le positionnement est déjà de la désinformation car toute image à droite est plus valorisée que toute image à gauche d’écran. Et pourtant, tout le vrai message du signe visuel était intact.

Et là, on voit qu’ « ils » n’ont pas encore la maitrise de tout, la vérité passe encore.

Monti était une image de mort, il symbolisait inconsciemment la grande faucheuse, les forces de mort dans son costume gris et son visage sinistre, ces forces de mort de cette société en crise et qui s’accroche pour emporter tout, tout le reste dans sa tombe. Monti symbolisait tout cela, le mort qui veut se saisir du vif et l’entrainer dans les ténèbres des zombies.

Beppé était fantastique, avec ou sans lunette il était dans le soleil, porté par les forces de vie, celles qui, de la crise, veulent émerger, sortir, faire éclore. Eclore, non pas les pousses rabougries des Bernanke et Monti, mais celle de la vie et de la jeunesse. Celles de l’avenir. Celles que les Monti, Hollande et Merkel s’arque-boutent pour empêcher de sortir. Dans leurs petits costumes étriqués et tailleurs de croque morts.

Ah, la belle phrase de ce sinistre monde, au sortir de la victoire de Beppé Grillo: ont-ils dit en chœur.

Le mort doit continuer à s’imposer au vif, traduisons-nous.

Il n’y a pas plus conservateurs que ces gens, non pas conservateurs de ce qui est bien, les valeurs, la culture, la civilisation, non, conservateurs de leurs petits avantages acquis de leur médiocre volonté et ambition de puissance satisfaite, de leurs petits phallus rabougris qu’ils croient encore scintillants.

L’un des moyens d’échapper à la propagande est celui-là, changer de registre, ne plus se laisser dominer par les mots, les paroles fausses, mais prêter attention aux autres signes, aux images par exemple, aux actes, et devenir réceptifs aux messages qu’ils transportent.

4 commentaires:

  1. Bon, j'aime beaucoup Bertez, mais là, ça suffit.

    Ca vire au grand guignol : les méchants banquiers contre les gentils peuples.

    En gros, les banquiers et les bruxellois veulent imposer l'"austérité", et comme ils représentent le mal (oui), alors l'"austérité" c'est le mal par extension (non).

    Et inversement : rejeter l'"austérité" c'est donc le meilleur moyen pour dire merde aux banquier et aux bruxellois.

    Voilà. CQFD. C'est circulaire. C'est beau.
    De Mélanchon... à Bertez... la même inférence.

    Mais ça ne correspond pas à la réalité !

    Le rejet de l'austérité c'est LA POURSUITE DE L'ESCLAVAGE, c'est le renforcement du pouvoir de nuisance des banquiers et des bruxellois !

    Bertez fait un contresens lourd de conséquence.

    Que Mélanchon le fasse (à dessein), c'est normal, puisque c'est une crapule soit disant de "gôche" qui en fait une cheville ouvrière du Système.

    Arrêtons avec ce délire orwélien au sujet de l'"austérité".
    -les mafias publiques sont en collusion avec les banquiers : ils utilisent la coercition publique pour renforcer leurs pouvoirs.

    -le public se finance au détriment du privé, comme un vampire.

    -l'austérité signifie que la sphère publique rapetisse, réduise la voilure.

    -à l'inverse, le refus de austérité, c'est la hausse continue et mécanique des "dépenses publiques" (au détriment des forces vives des nations), et donc à la fin un renforcement leurs pouvoirs !

    Bref, il est stupéfiant de voir des gens qui critiquent le Système, partir en sucette et se mettre à brailler avec les Mélanchon "contre l'austérité" !

    L'austérité est une vertu.

    Elle seule peut nous garantir contre les mafias déguisées en "public", qui pompent nos forces et nos ressources.

    Corollaire, pour combattre le Système il faut :
    -promouvoir l'austérité, et même la frugalité, et chercher coûte que coûte à l'affamer, c'est à dire à lui couper les vivres.

    Réduire les dépenses de l'état (et plus largement de tous les parasites "publics") c'est donc faire acte de résistance.

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    1. Désolé, mais tu n'a pas compris, tu n'a pas lu, tu as projeté.

      Je ne suis pas certain a 100%, ne me rappelant pas de tous les Bertez que j'ai lu, mais le choix n'est pas seulement austérité vs bailout. Le choix est aussi défaut, laisser faire faillite aux banques.

      Ensuite, Bertez note une polarisation dont l'Italie n'est que la précurseur.
      D'un coté, les européiste et tout ce qui va avec : les bobos, les rentiers, les ponctionnaires, les kleptos, etc...
      De l'autre coté, les autres, artisans, pmi, pme, producteurs, etc...

      Cette opposition, qu'on soit pour ou contre l'austérité, ou le défaut, ou n'importe quelle solution... cette opposition est une bonne grille de lecture de la situation Italienne.

      Quand a dire que l'austérité a du bon ... lol, on croirait lire un Allemand !!! hahaha
      Ce qu'il faudrait c'est la dévaluation. L'austérité, c'est le moyen pour dévaluer "certains", puisqu'on ne peut dévaluer tous. De dévaluer le travail au profit du capital, de la rente.

      L'enjeu c'est l'euthanasie des rentier, sans trop faire de dégât, a cause de l'armée des papyboomer qui ont prévu d'être malade et de vivre longtemps sous perfusion.

      La question, c'est qui on va sacrifier ?
      Les jeunes ou les vieux ?

      Les vieux sont pro Europe, pro rente.
      Les Jeunes évidement sont anti europe, anti rente.


      Bon, si je me trompe ou je simplifie trop, peu importe, ta grille de lecture de Bertez a mon avis est totalement fausse.
      Va sur son blog et interpelle le, tu verras.

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    2. tout a fait d'accord.j'aimerais bien savoir si en grèce il existe toujours des castes protégées,style conducteurs de metro d'athènes ou autres syndicalistes.en france le clientèlisme continue.en 2012 l'emploi a t il augmenté dans les collectivités locales et les agences d'état?quant a Bertez,son histoire d'amour avec Berlusconi continue,tous nos voeux aux jeunes mariés

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    3. Si je lis bien : "il faut entendre que le nouveau gouvernement aura du mal faire imposer une nouvelle cure de baisse du niveau de vie et les réformes demandées par les autorités européennes, entendez par là, le cartel des banques mondiales."

      L'inférence est là bon sang :
      -la baisse niveau de vie (l'"austérité") est demandée par les crapules bruxelloises et le cartel bancaire
      -les peuples n'en veulent pas (de l'"austérité") donc rejettent les candidats soutenus par les crapules.

      CQFD

      Je suis désolé, mais c'est le gloubilboulga mental qu'on nous sert depuis de 2 ou 3 ans. Et à chaque élection.

      -Hollande a été élu contre l'"austérité" (fantasmatique de Sarkozy !)

      Demande autour de toi : le mal est fait. Les gens sont contre l'"austérité", qui est présentée comme le mal absolu. On utilise le chiffon rouge de la Grèce, Espagne pour effrayer les autres.

      C'est d'autant plus efficace et pervers au niveau du contrôle social que ça utilise un levier psychologique fort, voire vital : accepterais tu de voir ton niveau de vie baisser de 25 % demain ?

      Réponse : non.

      Bingo.

      Ce "niveau de vie"... a été volé et financé à crédit pendant des années, et distribué par les mafias publiques (prélèvant leur dîme au passage).

      Donc, toute réduction des dépenses publiques au sens large... implique mécaniquement une baisse du PIB. Dans tous les pays de l'Europe du sud.

      Bilan : les gens rejettent l'austérité.

      Et font donc le choix de la fuite en avant (dettes, impression monétaire) et donc in fine... RESSERRENT LEURS CHAINES d'esclaves.

      C'est ça le génie du Système qui n'a plus besoin de nous écraser la gueule à coup de chaussures à clous : le Système fait de nous nos propres bourreaux.

      C'est la fabrique du consentement, une mécanique subtile et géniale.

      Je maintiens que nous avons à faire face à un gigantesque contresens collectif.

      Le Système, dont le coeur est une mafia privée se présentant comme "publique", n'est pas pour l'austérité, puisque la baisse de ses ressources réduirait ses pouvoirs.

      Le Système promeut les dépenses publiques, et l'impression monétaire, puisque c'est la source de ses pouvoirs.

      Dire que les "banquiers", les bruxellois, les (faux) "libéraux", la droâte en général (dans l'imagerie populaire) veulent imposer l'austérité est donc totalement absurde.

      L'"austérité" est utilisée comme une arme supplémentaire pour pousser les peuples... à réclamer toujours plus d'"état" (mafia privée déguisée en "chose publique"), et donc à intensifier encore leur mise en esclavage.

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