vendredi 8 février 2013

Décryptage: Fin d'un monde, fin d'un cycle économique ?

Un article autour du dernier livre de François Lenglet. J'avais déjà pas mal parlé de ce livre en son temps, mais vu que tout le monde me pousse cet article, je vous mets des morceaux choisis :

Décryptage: Fin d'un monde, fin d'un cycle économique ?
via boursorama, François Lenglet, 08/02/2013 (en Français texte en français )
→ lien
François Lenglet, pourtant peu suspect d’anticapitalisme, nous invite à la réflexion, à prendre un peu de recul par rapport à l’actualité court-termiste qui ponctue la vie des marchés. Il l’assure : « le monde libéral, c’est fini. Un ordre nouveau se met en place sur les décombres de l’ancien »...

Une génération insouciante, celle du baby-boom, arrive alors aux responsabilités et avec elle une certaine conception de l’existence (elle n’avait pas connu la guerre, elle voulait « jouir sans entraves ») qui s’accommode très bien de l’économie de marché et du développement du laissez-faire à tous les niveaux... Même les socialistes au pouvoir en France depuis 1981 ne tarderont pas à se transformer en promoteurs zélés de cette mutation historique de l’économie au cours de ces années-là. L’écroulement salutaire des dictatures communistes à l’Est va renforcer cette confiance absolue dans les lois du capitalisme libéral. La décennie s’achèvera en apothéose par la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, dix ans après le début de cette révolution libérale, ouvrant une période d’extraordinaire optimisme. C’est à cette époque que le philosophe Francis Fukuyama osera évoquer la « fin de l’Histoire » pour signifier la victoire définitive de l’économie de marché et de la démocratie.

Une réflexion qui amène immédiatement une autre interrogation. Pourquoi les créanciers s’accrochent-ils à ce point et continuent d’imposer leurs conditions drastiques à des débiteurs exténués par le chômage et les politiques de rigueur (cf plans d’austérité en Europe du Sud) ? Pour François Lenglet, il faut en rechercher la cause principale dans la démographie et le conflit intergénérationnel qui prévaut en Europe. « Les seniors, en position de force, détiennent l’épargne et ne veulent surtout pas ni « hair cut » ni inflation. On comprend d’ailleurs leurs réticences à « euthanasier le rentier ». Un pays comme l’Allemagne, dont la démographie décline, illustre à souhait ce paroxysme » se désole François Lenglet qui ne mentionne pas toutefois les plans de restructuration et d’annulation d’une partie de la dette grecque qui bien qu’insuffisants (PSI) ont le mérite d’exister. Mais le constat général est sans appel pour la génération du baby-boom. Le capital est concentré entre les mains d’une génération qui aura au final profité au maximum des vertus de la libéralisation de l’économie et qui laisse en bout de course une montagne de dettes aux générations suivantes.

2 commentaires:

  1. J'ai acheté ce livre sur vos conseils.

    Bien mal m'en a pris!

    LENGLET accuse le libéralisme. Il s'imagine que les mouvement soixante huitard sont des mouvement libéraux.

    Ils s'imagine que le système de retraite par répartition est libéral, Il s'imagine que la l'industrie financière irresponsable est libérale, il s'imagine que l'endettement des Etat à 30 ans est libéral, il s'imagine que le tripatouillage de la monnaie par les banques centrales est libéral...


    Ce LENGLET n'a apparemment jamais ouvert un livre de BASTIAT, HAYEK ou VON MISES.

    Bref ce livre est nul.

    SJA

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    1. Effectivement, ce livre a le mérite de s'intéresser au réel et de délaisser la pureté doctrinaire qui nous sert de pensée unique en économie depuis 40 ans. Il est donc nul, CQFD :)

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