mardi 5 février 2013

Italie : l'affaire Monte del Paschi révèle la véritable nature du pouvoir

On aurait pas pu rêver meilleure affaire à la veille de l'élection italienne...

Monti depuis le début, comme la fausse gôche en France, et tous les pouvoirs en place en occident, se drape des oripeaux de la justice et garantit que l'effort sera partagé équitablement.

Mais l'effort pour quoi ?

L'effort pour bailouter sans cesse des banques détenant du capital fictif, et empêcher ce capital en mauvaise dette de d'évaporer comme il devrait le faire normalement dans un système capitaliste authentique.

Du coup, il faut le dire haut et fort.

JUSTICE MON CUL !

Grâce à un système médiatique totalement verrouillé, personne ne questionne la légitimité du renflouage perpétuel des banques, pour sauver le capital bidon...

Au passage, j'aimerais comprendre comment ces crapules, avec leurs bailouts perpétuels, peuvent oser se qualifier de près ou de loin de "libéraux"...

Et là, bingo.

A 3 semaines de l'élection italienne, une banque italienne fait faillite. Qui plus est une banque italienne possédée par toute l'oligarchie maçonnique de gôche. Que l'on bailoute immédiatement cela va sans dire. Et la droite (que la propagande s'empressera de qualifer de "populiste") ose faire le lien entre le coût de ce énième bailout et la hausse des impôts fonciers votée pour faire de la rigueur "juste"...

L'ancien de Goldman Sachs et sa clique de kleptos pourraient bien exploser en plein vol... Et une défaite du camp klepto bancaire en Italie risque de se propager à l'Europe, au vu de la situation financière italienne...

En bref, la situation italienne, c'est exactement la même situation qu'en 1933 aux USA. Où Saint Zumaniste Roosevelt de-la-Banque-Larbiné, a confisqué l'or du petit paysan du Kentucky pour sauver Wall Stret de la faillite.

Geopolitical Guru Explains The Two Most Worrisome Facts About The Italian Election, And How Berlusconi Made It A Race
Business Insider, Joe Weisenthal, 05/02/2013 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
In a note, Nomura's geopolitical guru Alistair Newton explains the two facts about the polls that have people so worried.

Looking at a range of polls: Bene Commune was standing between 34% and 37% a week ago and is now 33-36%: Mr Berlusconi’s Il Popolo della Libertà was 28-29% and is now 28-32%; and Con Monti per l’Italia remains around 13-14%. Nevertheless, taking account of some possible bias in the polls:

-- Bene Commune’s lead over Il Popolo della Libertà is narrow enough to be coming close to statistical margin of error; and,

--Perhaps more significantly, the combined Bene Commune/Con Monti per l’Italia vote currently looks to be right on the edge or possible just below what would be required to secure a majority under the different electoral system which prevails for Italy’s upper house.

So the lead of the top-tier liberal [sic   ] party is diminishing, and the size of the possible coalition between that party and the Monti coalition is getting too small, perhaps, to form a secure majority.

So why did Bene Commune start to drift lower in the polls?

It all start with, what else, a troubled bank:

However, any advantage which this offered Pier Luigi Bersani and his left of centre Bene Commune coalition at the outset may be being eroded by the Monte dei Paschi affair given the bank’s close association with the left in Italian politics. Furthermore, political opponents are claiming that Mario Monti's unpopular property tax was brought in to pay for the Monte dei Paschi bail-out a few months ago: whatever the rights and wrongs of this claim, it does appear to be sticking in some quarters and may be damaging the prospects of Mr Monti’s Con Monti per l’Italia too.

So there you have it. A bank weakens, a bailout happens, a tax is levied, Berlusconi promises to reverse the tax. And voila: You have yourself a race.

Mon dieu vite ! Les petites classes moyennes italiennes refusent de se faire dépouiller pour sauver la kleptocratie ! C'est la pente fatale du populisme ! Faut d'urgence leur envoyer Dominique Reynié.

Là où ça risque de devenir marrant, c'est si le larbin bancaire local ne repasse pas... Comment vont ils réussir à passer outre la démocratie ? Parce que la démocratie, les kleptos en veulent bien tant que les veaux votent comme on leur dit de voter... Mais s'ils se mettent à voter autrement ?

11 commentaires:

  1. "Où Saint Zumaniste Roosevelt de-la-Banque-Larbiné"... mais bien sûr...

    et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu.

    Tu vis de plus en plus dans un monde parallèle, mon pov' garçon.

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    1. Bon soyons pragmatique et concis :
      »avant FDR:
      Les banquiers font faillite
      Les épargnants avec de la vraie epargne en or sont proteges

      »apres FDR:
      Les banquiers ne font plus faillite
      Les epargnants se sont fait voler 40% de leur epargne

      Point barre

      Et notez la similitude...

      Avant 2008, on avait partout au pouvoir en occident des privatiseurs des faux profits de la bulle de dettes...

      2008 le ponzi pete...

      Et comme par hasard on n'a plus au pouvoir que des socialiseurs de pertes...

      C'est booo la démocratie quand meme !

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    2. Bon soyons pragmatique et concis :
      »avant FDR:
      Les banquiers font faillite
      Les épargnants avec de la vraie epargne en or sont proteges

      »apres FDR:
      Les banquiers ne font plus faillite
      Les epargnants se sont fait voler 40% de leur epargne

      Point barre

      Et notez la similitude...

      Avant 2008, on avait partout au pouvoir en occident des privatiseurs des faux profits de la bulle de dettes...

      2008 le ponzi pete...

      Et comme par hasard on n'a plus au pouvoir que des socialiseurs de pertes...

      C'est booo la démocratie quand meme !

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    3. Dans la série "je pense avec mes genoux", y'avait aussi.

      -) avant FDR, Hitler a pas le pouvoir
      -) après FDR, les nazis triomphent

      La gestion de la crise de 29 et celle de 2008 n'a juste rien à voir.

      Mais je comprends mieux ta façon de penser. D'après toi, mieux vaut sauver quelques happy few qui possèdent de l'or plutôt que la grande majorité des gens qui travaillent et n'ont pas de quoi bouffer.

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  2. Roosevelt, larbin des banques, on lit de plus en plus de conneries sur ce blog.

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    1. Et la confiscation de l'or des américains de 34 c'était quoi ?

      Et comment t'expliques par exemple que Goldman Sachs aie pu passer au travers de la crise avec ce qu'ils avaient pourtant fait (Blue ridge, Shenandohah...) ?

      Mais c'est ton droit le plus strict si tu veux continuer de gober le catéchisme obligatoire de l'histoire traficotée...

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    2. La confiscation de l'or des américains, c'est une mesure qui concerne la minorité des gens qui possédaient de l'or, dont une minorité de banquier. Après, tu peux t'amuser avec la figure paravent du petit paysan du Dakota. C'est certainement moins la traque de l'or qui l'a ruiné que la chute continue des prix de 1929 à 1934.

      Bref, si tu veux continuer à gober le catéchisme obligatoire de l'histoire traficotée par les républicains américains.

      Je vois pas le rapport entre le fait que Roosevelt ait violemment lutté contre les rentes, et séparer les activités bancaires - ce que les ploutocrates ne font pas aujourd'hui - et le fait que Goldman Sachs ait été plus maline que les autres dans sa capacité à jouer les vautours.

      Le niveau de détestation des milieux financiers envers Roosevelt lors de la campagne de 1936 est un indicateur un peu plus valable que tes références au doigt mouillé. Le fait que les petits paysans aient massivement voté pour Roosevelt aussi.

      Bref.

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    3. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_am%C3%A9ricaine_de_1936
      http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_presidential_election,_1936

      La plus large victoire de toute l'histoire de la démocratie américaine.

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    4. Au fond, ce que tu reproches à Roosevelt, c'est surtout qu'au regard des critères actuels, c'est un gauchiste, et que toi, la gôche, tu l'aimes pas. Pff.

      Mais le Bank Act de 1933 (glass-steagall), c'est bien Roosevelt qui l'a signé.
      Et comme il a instauré un salaire minimum et réduit le temps de travail entre autres réformes sociales majeures, c'est normal que tu le détestes, comme tous les gens bêtement de droite.

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  3. Ben, oui, soyons pragmatiques et concis. Utilisons donc trois arguments pourraves pour prouver que Roosevelt, qui a promu et signé le Glass-Steagall Act et qui a relevé l'amérique pauvre était en fait un salaud à la solde des communistes ET des banquiers.

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  4. "Au passage, j'aimerais comprendre comment ces crapules, avec leurs bailouts perpétuels, peuvent oser se qualifier de près ou de loin de "libéraux"..."

    Tu comprends maintenant pourquoi la vraie gauche et la vraie droite se définissent comme anti-libéraux et d'une façon souvent pas mal virulente ? L'homme est ce qu'il est, sa nature est immuable et tout comme le socialisme réel ce sont les goulags de Sibérie, le libéralisme réel c'est CA et pas autre chose, en 1929 comme en 2008. C'est le libre-échange prédateur et le laissez-faire (la fuite en avant laxiste à tous les échelons de la société et le triomphe de l'individualisme narcissique, la destruction et la négation des valeurs communes). Faites-vous plaisir et qualifiez-moi de constructiviste, j'ai l'habitude du sectarisme des libéraux authentiques (tout comme j'ai l'habitude de me coltiner avec les trotskos et les olibrius du FdG). J'ai pigé le sens de votre définition et je le revendique pleinement.

    On peut ergoter et prétendre que le système n'est libéral que par utilitarisme, comprendre que le libéralisme n'est bon que tant qu'il permet la croâssance, et quand une bulle nous pète violemment à la figure coucou on ressuscite Keynes. On peut regretter qu'il ne le soit pas par respect envers un hypothétique et sacro-saint droit naturel, mais la réalité ne va pas changer parce qu'elle vous déplait. Le résultat des dernières décennies de laxisme financier, économique et sociétal, on l'a sous les yeux. Vous pensez vraiment être différents des socialos qui imposent au forceps la déconstruction et la reconstruction de tous les faits sociaux, en ce moment le mariage et la famille, demain la procréation, après demain... ?

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