jeudi 21 février 2013

Italie : les banquiers commencent à pétocher sévère

C'est décidément très intéressant de suivre le Business Insider...

JPMORGAN: Here's What You Need To Know About The Radical Comedian Who's Offering Everyone In Italy A Free iPad
Business Insider, Joe Weisenthal, 21/02/2013 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
Today I had the chance to talk to three very high-level financial professionals about the upcoming Italian election, which takes place this upcoming Sunday and Monday.

They were nervous.

Italy has made a lot of progress reducing its borrowing costs, ever since Mario Monti came into power in late 2011. But while borrowing costs have come down, the economy has not picked up, and that's created a backlash.

What you have is a battle between the candidates of "credibility" (like Mario Monti) and the populist candidates, like Silvio Berlusconi, and Beppe Grillo.

And though Silvio Berlusconi is a cause for consternation, it was Beppe Grillo that made them appear physically sick to their stomach.

Grillo -- who is a comedian and the head of his own Five Star Party -- offers up ideas that the less-off in the public like, but which sophisticated people know are bunk. Italy has too much debt? Just don't pay it! Oh and everyone gets a free iPad with free internet (Seriously).

JPMorgan has a note out today titled A Crash Course In Grillonomics, which likes the Grillo movement to SYRIZA in Greece. SYRIZA is the left-wing party that came in a narrow second in last year's elections. And though SYRIZA is more clearly left wing, both parties have thrived by promising to do the impossible and stick it to the man (although SYRIZA is pro-Euro, whereas Grillo is not).

This table put together by JPM has a nice outline of Grillonomics.


J'espère que vous avez bien suivi...

Vouloir la démocratie, retrouver la souveraineté, et refuser de rembourser jusqu'au dernier liard la dette odieuse, c'est le mââââl...

En tous cas, à ce que je lis, ils ont l'air de pas en mener large la coalition-zumaniste-du-bien-de-gôche-dans-la-justice-sociale-de-la-Banque-larbinée...

Et les banques italiennes dérouillent en bourse...

Je me prendrais presque à rêver là...   

13 commentaires:

  1. Ne rêves pas. Si Beppe passe , ils vont exploser l'Italie... Histoire de faire un exemole

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  2. Si Berlusconi passait, et qu'il ait réellement envie de s'opposer à l'eurodictature et aux banques, le système le ferait tomber en quelques mois. Une prostituée mineure, un traffic quelconque... c'est trop facile. L'Italie serait en miettes mais c'est un peu tot pour le systeme qui prévoit la dislocation des nations par la poussée régionaliste après l'établissement du traité transatlantique. L'euro tombera en son temps aussi. Et puis on a un pape (ghanéen?) à élire, alors il faut calmer un peu le jeu.

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  3. Non Tonio, ce serait une grave erreur (de rêver).

    Le comédien c'est comme le FN. Succès... d'estime on va dire... Le mec fera 15 %.

    C'est beaucoup en effet, puisqu'il partait de... 0.

    Mais ce ne sont pas ces 15 % qui comptent... ce sont les 75 % autres.

    Et là on retrouve les bonnes vieilles magouilles UMPS (avec la coalition de "gôche", Berlu et la crapule Monti "les centristes").

    Kif kif France.

    Bref.

    Au mieux, il y aura une instabilité du pouvoir en Italie. Pas de quoi avoir une vraie révolution.

    Au pire : les larrons s'entendent (exactement comme ils le firent en Grèce, où "droite" et "PS" se sont alliés pour voter tous les bailouts et saloperies européennes.

    Enfin, je te renvoie aux résultats des élections... à Chypre.

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    1. (et 75% & 15% ne font jamais que 90%)
      Mais d'accord sur la résilience du système et sa facilité à marginaliser ce type d'électron libre...

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  4. je pense que si grillo avait eu une chance,il aurait déja été liquidé.souviens toi de coluche

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    1. Pétoche ? Tu veux rire.

      Le système "judiciaire" est parfaitement aux ordres. Et tout se passe très bien, merci.
      Alors le Coluche italien, une vaste poilade.

      http://tinyurl.com/a3ol9bd

      ************************
      An Italian court rejected a legal challenge to Banca Monte dei Paschi di Siena SpA receiving 3.9 billion euros ($5.2 billion) in state aid.

      The court in Rome threw out the claim by consumer group Codacons that the Bank of Italy and other regulators didn’t adequately monitor the Siena-based lender’s activities, the court said in a ruling published on its website. The central bank said two weeks ago the assertions were “inadmissible and unfounded.”

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  5. "refuser de rembourser (...) c'est le mââââl" (DT)

    Oui, en effet. Rembourser, ça s'appelle respecter un contrat, responsabilité, toussa. C'est pas folichon, je reconnais.

    Vous vous souvenez, il n'y a pas si longtemps, des journaux de gôche, des "experts" subventionnés, des pipoconomistes fonctionnaires nous certifiaient qu'il n'y avait pas de problème de dette, qu'on pouvait continuer ad vitam aeternam, que c'était normal.

    http://sites.google.com/site/duconoclaste/

    C'est à eux qu'il faut demander des comptes.

    Car maintenant il faut payer : surprise !
    ("La cigale et la fourmi" : niveau CE1.)

    Mais loin de moi l'idée d'imposer mon opinion, bien au contraire. Au fait, j'ai bien envie d'un appartement à St Tropez, merci à tous les lecteurs de ce blog qui sont contre le remboursement de bien vouloir me prêter 10 euros. Ca devrait suffir largement.

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    1. Quel "contrat" ?

      Ceux qui ont dépensé le fric pour eux mêmes et ceux censés rembourser ne sont pas les mêmes...

      Et on n'a jamais demandé leur avis aux seconds.

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    2. "Quel "contrat" ?" (DT)

      C'est l'Etat qui a emprunté et il y a donc bien officiellement un contrat.

      Faut-il comprendre que tu es contre tout emprunt de la part d'un Etat, sous prétexte que ceux qui rembourseront ne seront jamais (exactement) les mêmes que ceux qui ont emprunté ? C'est une position qui pourrait se défendre (quoique peu réaliste je le crains), mais ce n'est pas dit très clairement dans ton billet.

      "Et on n'a jamais demandé leur avis aux seconds."

      J'admets qu'il y a du vrai là-dedans, mais là où le bât blesse c'est quand même que "les seconds", lors des élections, votent peu ou prou toujours pour continuer dans la même direction. J'ai donc un peu de mal à les considérer comme d'innocentes victimes.

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    3. @Durand

      Tu n'as pas dû bien comprendre "La cigale et la fourmi". Dans cette fable la fourmi ne prête rien : "chantez maintenant" -> "démerdez vous !"

      L'état n'a aucun besoin d'argent, il produit la monnaie et il est le garant de cette monnaie. Par ailleurs, quoi de plus simple que d'ajuster l'impôt avec les dépenses ?

      Il n'a même pas besoin de produire de la monnaie pour construire une école, un hôpital ou un aéroport. Il peut très bien faire un emprunt sans risque et donc rémunéré à un taux proche de l'inflation, c'est à dire un crédit qui ne coûte rien qu'IL REMBOURSERA avec le budget de fonctionnement.

      Tous ça est extrêmement simple.

      Mais voilà 30 ans que l'état français emprunte pour ses dépenses courantes sans jamais rembourser ni le principal, ni les intérêts (autrement que par des nouveaux emprunts). LE PRETEUR EST COMPLICE !

      Personnellement, ça ne me gêne pas, vu qu'on ne rembourse rien.

      Mais c'est un jeu de dupe, on ne remboursera jamais autrement que par de la création monétaire ou par un beau défaut.

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    4. @ Anonyme 22 février 2013 15:04

      Je suis d'accord avec la majorité de ce que vous avez écrit, sauf que :

      - J'ai bien compris la fable.

      - L'Etat a besoin d'argent. Il n'a pas à créer de la monnaie. Et s'il fait l'erreur d'en créer, ce sera sans doute mauvais à long terme.

      - Contradiction : "un crédit qui ne coûte rien qu'IL REMBOURSERA avec le budget de fonctionnement" / "c'est un jeu de dupe, on ne remboursera jamais".

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    5. - Qui va créer la monnaie sinon l'état ? A moins qu'on trouve normal que les banques privées s'en chargent (et dans ce cas, je VEUX une licence bancaire). Dans ce domaine, tout est à revoir.

      - Dans un système transparent (qui n'existe pas), l'état emprunte pour INVESTIR et REMBOURSE. Ces emprunts ne dépassent pas ses capacités de remboursement = impôt que la population accepte de payer pour avoir des écoles, des commissariats ...

      Dans le système actuel, euh, comment dire, c'est du grand n'importe quoi -> On ne remboursera pas. D'ailleurs, si on cherche à ne faire que 3% de déficit, c'est justement pour ne pas avoir à rembourser, ni le principal, ni les intérêts.

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  6. Syriza, c'est pas le parti au pouvoir en grèce ?

    Qu'est ce quels points de leur programme est en cours de réalisation ? J'ai bien l'impression que la réponse est AUCUN...

    yp

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