mardi 19 février 2013

La Syrie, ou la leçon continuée de l’échec parfait

La Syrie, ou la leçon continuée de l’échec parfait
De Defensa, 19/02/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Il est possible que le grand but d’enfin réunir et faire des alliés loyaux et coordonnés du Royaume-Uni et de la France soit enfin à portée de voix sinon à portée de main. Ce qui cimenterait cette union tant attendue, c’est l’abyssale stupidité que les deux grandes diplomaties britannique et française semblent avoir atteint, de concert. Il y a donc une sorte d’unité proche d’être parfaite dans la néantisation et la médiocrité. Les Français s’exercent à la chose surtout au Mali où les affaires commencent à tourner comme on pouvait le craindre, mais sans oublier la Syrie. Pour cette dernière crise, qui reste d’une constante actualité, les Britanniques ont fait très fort ces derniers jours. Ce n’est pas moins que The Independent, journal libéral (progressiste) très favorable initialement à la politique anti-Assad du bloc BAO, qui souligne cet échec exceptionnel dans un éditorial qui ne montre guère de pitié pour cette politique que ce même journal applaudissait à ses débuts. (The Independent va même jusqu’à observer, en passant, qu’après tout Assad vaut mieux que le désordre des djihadistes et consort qui le suivrait si on réussissait à le mettre à bas… «No one can doubt that President Assad's Alawite clique has only clung to power through the ruthless use of force. But there can be no confidence that the fall of Mr Assad would be a prelude to peace. Far more likely, it would be only the first act in a civil war that could make the massacres of the past two years look modest…»)

La dernière initiative diplomatique du Royaume-Uni a été d’essayer d’obtenir, sans succès, l’aval de l’Union européenne pour s’autoriser à livrer aux rebelles anti-Assad des armements conséquents, lourds, aux missions spécifiques (anti-aériennes, notamment), dont on attendrait des miracles décisifs. L’échec est aussi complet que le projet est absurde, relève The Independent ce 18 février 2013, dans l’édito signalé. (Ce qui ne signifie surtout pas que le projet de livrer des armements est abandonné, la diplomatie à ce niveau montrant comme vertu principale l’entêtement dans l’errance et dans l’erreur.) Ce constat conduit le rédacteur de l’éditorial à observer que, dans cette situation, par rapport aux Britanniques mais aussi au bloc BAO, la Russie affirme de plus en plus une place exceptionnelle et domine de tout son poids la crise syrienne, avec la position enviée d’être de plus en plus sollicitée par toutes les parties syriennes en action.

«Britain's inability to persuade its fellow EU countries to have weapons supplied to non-Islamist groups in the Syrian opposition was a diplomatic failure waiting to happen. The result is that Britain is left wringing its hands on the sidelines, while Russia's efforts to guide future peace negotiations between the two sides seem increasingly assured and promising. To invert Douglas Hurd's famous formulation, we are punching below our weight: pressing for aggressive solutions which we lack both the muscle to impose ourselves, and the powers of argument to convince our allies to support. Rewind 18 months and how different the picture looked. Then it was Russia that was in a corner, attacked on all sides for continuing to back Bashar al-Assad's regime and for sabotaging UN efforts to force him either to resign or negotiate…. […]

»In this context, Britain's urge to arm the secular rebel groups while keeping Jihadi ones at arm's length looks naive for a once big power with long experience in the Middle East. Once the weapons are in the theatre, they will remain in play. And if they are in the hands of people we think of as the good guys today, there is no guarantee that they will remain so tomorrow.

»Then there is Russia. While Britain, tentatively supported by France, continues to try to hasten a military resolution to the conflict, Moscow has further undermined those efforts by forging ties of its own with some of the Syrian rebel groups, without sacrificing its support for Mr Assad. As a result it is not inconceivable that Moscow will emerge, sooner rather than later, as the only outside power sufficiently trusted by both sides to mediate between them.
»

Tous ces constats semblent laconiques par l’évidence même. Rien ne montre pourtant la moindre possibilité que cette diplomatie d’une “grande puissance si longtemps fameuse pour son expérience du Moyen-Orient” puisse changer d’un iota les vertus de la naïveté et de l’impulsivité qu’elle a mises en avant pour affirmer son retour au Moyen-Orient. En témoigne, dans le même journal, le même jour, l’article sur la poursuite des livraisons d’armes russes à la Syrie, y compris éventuellement des avions d’appui tactique Yak-130. L’article rapporte ce qui est manifestement la réaction du Foreign Office, accusant la Russie d’avoir “trahi sa parole”. (Article du 19 février 2013, du même Independent.)

«Russia has been accused by Western diplomats of reneging on a pledge to stop supplying arms to the Syrian regime. The assurances made over a month ago were presented by British officials as a sign that the Kremlin was distancing itself from President Bashar al-Assad and his ruling coterie. The flow of arms has, however, continued unhindered with the Russians stressing that there was no United Nations prohibition on supplies and it was simply fulfilling its contractual obligations. As well as air- and naval-defence systems, the Kremlin may now be preparing to send Yak-130 jets which can be fitted with missiles to carry out ground attacks, according to American and European officials.»

Les Russes n’ont évidemment jamais dévié de leur ligne… (Même si la livraison de Yak-130, si elle avait lieu, pourrait se discuter par rapport à la stricte position de principe des Russes ; mais les Russes ne sont pas des anges, ils se contentent d’être logiques avec eux-mêmes et rappellent régulièrement que le président Assad reste l’autorité légitime en Syrie, et que rien n’interdit à la Russie de faire affaire avec cette autorité légitime.) Ils n’ont jamais dévié de leur ligne et leur “promesse”, ou leur “parole” de ne plus livrer d’armes à Assad est, une fois de plus, une interprétation tendancieuse, toujours la même, des diplomates du bloc BAO. C’est l’interprétation selon laquelle les Russes, enfin devenus raisonnables et fréquentables, se rallient à la posture à la fois morale et intelligente du bloc BAO. C’est exactement le même cas qu’un Laurent Fabius, déclarant, le 11 février sur BFMTV, que les contacts entre les Russes et l’opposition syrienne étaient un pas “dans la bonne direction”, puisqu’ils sous-entendaient dans l’esprit du ministre un éloignement d’autant des Russes de leur soutien d’Assad, – l’homme “qui ne mérite pas d’exister”, selon Fabius… Même naïveté, même impulsivité, même errance dans la narrative tenue pour la “réalité” de la situation, même état d’esprit en “noir & blanc”, en “qui n’est pas pour moi est contre moi” et autres enfantillages catastrophiques caractérisant la “pensée”-bushiste et “néo-bushiste” comme avatar nihiliste et insubstantiel du manichéisme, qui s’est répandu dans tout le bloc BAO depuis 2008. Le résultat, bien entendu, n’est ni la conquête, ni le néo-colonialisme, mais l’impuissance catastrophique, la dissolution de ces diplomaties de tradition (la britannique, la française) en un magma infâme, une bouillie pour les chats dont même les chats ne voudraient pas.

Malgré les échecs, les enlisements, les revers, malgré la supériorité écrasante d’une diplomatie comme celle de la Russie qui ne cesse, en faisant l’inverse de ce que fait le bloc BAO, d’avancer ses avantages au Moyen-Orient alors que l’URSS en avait été chassée à partir de 1975, ces diplomaties du bloc BAO vont se poursuivre jusqu’au bout, comme on boit un calice jusqu’à la lie. Elles sont littéralement prisonnières de ce qu’elles ont elles-mêmes mis en place pour se conformer à la politique-Système, et sont incapables de s'en détourner comme l'on est prisonnier d'une suggestion par fascination. L’intelligence des gens qui la servent dépend d’une psychologie trop faible pour résister aux pressions du Système, et d’une raison subvertie par le Système. Ainsi tous ces diplomates issus des plus fines diplomaties du monde, mettent-ils toutes leurs intelligences, qui sont considérables, à développer et à maintenir, et à tenir, la politique la plus stupîde et la plus aveugle qu’on puisse imaginer. Ainsi le beau-frère de Lénine disait-il en 1918 de Volodia, surnom affectueux du personnage dont il était lui-même un ministre bolchévique, ceci qui résume tout de ces esprits qui ne manquent pas de qualités mais qui sont absolument subvertis, et par conséquent encore plus catastrophiques : «Volodia est remarquablement intelligent, mais c’est fou le nombre de bêtises qu’il peut dire.»

17/08/2012 : "Bachar ne mériterait pas d'être sur la terre" "opération de destruction d'un peuple" ...


On a là dans cette interview de Fabius toute l'impasse de la Politique Système décrite par cet article de De defensa... Ils sont tellement embrigadés dans leur mensonge maçonnique que le réel ne compte plus. C'est noir ou blanc.

"opération de destruction d'un peuple"   

Alors que c'est justement tout le projet occidental que de détruire ces États forts et laïcs pour ramener tout ce petit monde moyen-oriental à l'âge de pierre (cf "A clean break: A New Strategy for Securing the Realm" de Netanyahu/Pearle qui a servi de base à toute la doctrine impériale occidentale depuis). Et alors que chaque jour en Irak "libéré" amène son lot de dizaines de morts par attentats confessionnels, et que le pays est dans un chaos sans nom, tout ce petit monde nous explique que Assad fait grosso modo un génocide de son peuple... Certes, le gars est tout sauf un démocrate, mais d'abord, nous non plus, et ensuite, qui peut croire que ces mosaïques ethniques et culturelles puissent être propices à la démocratie (qui n'est alors rien d'autre que la dictature de l'ethnie la plus nombreuse) ?

Mais voila, les mensonges de l'Empire ne trompent plus grand monde. Peut-être la plèbe impériale lobotomisée occidentale "librement" informée, et encore... La Pravda, plus grand monde ne la croît.

Mais ailleurs dans le monde, tout le monde a compris. Cf d'ailleurs le dernier lien posté plus bas sur l'union sacrée libanaise entre Hezbollah chiite et Rafiq Hariri sunnite. Ou encore les émergents qui multiplient les initiatives pour se rendre indépendants de la mafia occidentale qui-leur-veut-du-bien.

(D'ailleurs, je serais bien étonné qu'on les vende nos rafales, à l'Inde. Si c'est le cas, c'est qu'ils sont vraiment bons ces avions, parce que m'est avis que les indiens lorgneraient bien volontiers plutôt sur du matos russe, pour des questions d'indépendance.)

Les occidentaux n'ont plus aucune légitimité. Le monde entier se fout de leur gueule voire les déteste. Ils ont mouillé dans toutes les saloperies impériales possibles depuis 50 ans, et ils sont là, ils continuent de ne plus toucher le sol ces guignols, toujours à battre des bras, au nom des "droits de l'homme", de la "démocratie", du haut de leurs tribunes qui s'effondrent, de pays déclinants, "démocratiques" pour le spectacle, et qu'ils ont ruinés et détruits de l'intérieur...

En prime :
   Syrie: l'UE refuse d'armer des extrémistes (ministre belge)
   Syrie: Bachar al-Assad certain de sa victoire contre les rebelles et retour des accusations onusiennes de crime de guerre (au passage, on attend toujours par exemple le procès des américains responsables de l'embargo sur l'Irak, ou des israéliens qui bombardent au phosphore blanc)
   Syrie: un journaliste d’Al Jazeera accusé de financer les terroristes
   Syrie : 3 obus de mortier frappent un quartier de Damas, causant des dommages
   Syrie : ces étrangers qui soutiennent Bachar el-Assad
   En Syrie, les insurgés combattent contre le Hezbollah
   sur l'union sacrée libanaise : Liban : un conseiller de Hariri confirme les propos de Sayed Nasrallah

6 commentaires:

  1. Ca devient grotesque.

    Defensa ne voit même pas le paradoxe où leur pensée assez étriquée les conduit.

    Résumons :
    -les diplomates français, anglais... sont supérieurement intelligents

    -pourtant, ils mènent une politique "stupide" en Syrie.

    Voilà ! On la roule et on la colle au-dessus de l'oreille. Tu parles d'une inférence.

    A aucun moment, les guignolos de Defensa n'essayent de penser "out of the box" pour résoudre ce paradoxe (apparent).

    Trop difficile, mais surtout ça irait contre leur obsession anti US.

    Alors que pourtant... un enfant pourrait comprendre.

    Non, la France et le UK ne sont pas "victimes" de leur stupidité, et ne sont pas utilisés, contre leur gré et contre leurs intérêts, par les méchants américains.

    -> ils le font volontairement, avec les USA.
    -> cela fait partie donc d'un plan, qui dépasse en outre les pseudo clivages politiques (puisque l'opération Lybie de Sarkozy relève de la même logique et du même plan, Hollande suivant exactement la même politique).

    Mais pour quelle finalité ?

    ->Déclencher un conflit généralisé au MO.

    Il est stupéfiant de voir Defensa faire totalement abstraction des données économiques.

    Leur domaine c'est la défense et la diplomatie... c'est un peu court.

    Chaque semaine qui passe, chaque nouvelle donnée économie négative, pointant vers l'implosion des économies occidentales... renforce la NECESSITE d'un conflit au MO.

    Pourquoi le MO ? Deux raisons principales : parce que pétrole et parce que le plus simple à instrumentaliser (avec les haines recuites et ancestrales dans la région).

    Les économies occidentales, les politiciens, le Système ont besoin d'un choc extérieur.

    Un besoin vital, paradoxalement.

    Le théâtre a été choisi depuis longtemps : le MO, avec comme dernière clé de voûte l'Iran.

    Pour se faire l'Iran, la Syrie doit tomber.

    Conclusion : la Syrie tombera.

    Les forces en présence, la "diplomatie", les egos d'uns et des autres, la Russie, les religions, les alliances... n'ont aucune importance.

    L'impératif d'un choc extérieur massif est tellement immense, qu'il est impossible de juger de la situation en se bornant à l'analyse petit bout de la lorgnette du type Defensa.

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    1. Cet anonyme-là, on devrait l'appeler Rantanplan. Le grand halluciné du Grand Plan.

      "Trop difficile, mais surtout ça irait contre leur obsession anti US."

      Je vous la retourne. Trop difficile, ça va contre votre obnubilation pro US.

      "Il est stupéfiant de voir Defensa faire totalement abstraction des données économiques. Leur domaine c'est la défense et la diplomatie... c'est un peu court."

      Et votre domaine à vous, c'est quoi ?

      "Chaque semaine qui passe, chaque nouvelle donnée économie négative, pointant vers l'implosion des économies occidentales... renforce la NECESSITE d'un conflit au MO.
      Pourquoi le MO ? Deux raisons principales : parce que pétrole et parce que le plus simple à instrumentaliser (avec les haines recuites et ancestrales dans la région)."

      Parce que foutre le feu au pétrole remettra les économies occidentales d'aplomb ?

      "Les économies occidentales, les politiciens, le Système ont besoin d'un choc extérieur."

      Et en quoi un "choc extérieur" réglera-t-il quoi que ce soit au problème ?

      "Les forces en présence, la "diplomatie", les ego d'uns et des autres, la Russie, les religions, les alliances... n'ont aucune importance."

      Non, c'est vrai, strictement rien n'a la moindre importance. Ce que les USA veulent, Dieu veut.

      Franchement pathétique !

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    2. je pense Anonyme19 février 2013 18:24 que tu ne connais pas cet anonyme, qui ne signe pas, mais que l'on reconnait par son style depuis des années.

      il a déjà expliqué (plusieurs fois) et donc répondu aux questions que tu poses ici dans des messages précédents.

      en gros, un gros conflit au MO peut permettre de régler les problèmes des vieilles économies en changeant une nouvelle fois les règles du jeu mondiales encore davantage à notre "avantage" (système monétaire, commerce international, approvisionnement, dettes souveraines...).

      ils sont prêts à tout. Ce que l'on voit depuis 2001 permet de dire qu'ils sont prêts à tout.

      yongtai

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    3. 1- C'est parce que je reconnais parfaitement cet anonyme "qui ne signe pas, mais que l'on reconnait par son style depuis des années" que je me suis permis de l'appeler Rantanplan, l'halluciné du Grand Plan.

      2-Non, il n'a rien expliqué et vous n'expliquez pas davantage en quoi un conflit au Moyen Orient changerait quoi que ce soit à notre avantage. Nous sommes vieux, repus, incapables de mener la moindre guerre sérieuse (celle-ci se gagne au sol et non pas en l'air), en perte de savoir et de savoir faire, en voie de désindustrialisation massive, le corps social de tous les pays occidentaux est de plus en plus hétérogène, donc friable, nous sommes incapables de vivre autrement qu'en empruntant massivement, dépendants à presque 100% de l'étranger (dont le Moyen Orient) pour satisfaire nos besoins en matières premières. Dites-moi en quoi un conflit au Moyen Orient changerait quoi que ce soit à ce rapide tableau clinique ? Effacerait-il par exemple la dette ? Non. D'autant que la dette, c'est en partie les Occidentaux qui la détiennent eux-mêmes à travers leurs assurances vie. A ce rythme, bientôt, nous aurons des états faillis et des citoyens sans le sou (les sous des seconds étant en grand partie la promesse de remboursement de la dette des premiers). Que vient faire là le Moyen Orient et que changera un conflit là-bas, à part enchérir le prix du pétrole et nous pousser plus vite encore dans le fossé ?

      3-Ce que je vois depuis 2001 c'est que nous plongeons plus rapidement que jamais et qu'aucun des effets de leur grande politique n'est à notre avantage, ni au leur.

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    4. je suis globalement d'accord avec toi, quasi à 100% (sauf d'appeler notre cher anonyme "Rantanplan").

      il n'y a pas d'explications détaillées à donner pour répondre à tes questions (que des hypothèses), seulement en rappelant ce que je disais : un très gros conflit peut donner le prétexte à un changement une nouvelle fois des règles du jeu.

      je parlais de 2001, car il y a eu l'explosion de la bulle internet, le 09/11 (orchestré ?), les lois liberticides aux USA... les conflits Afghanistan et Irak : les USA s'en tirent plutôt bien, avec toujours globalement un afflux de liquidité vers les USA et le dollar qui tient debout. 12 ans déjà !

      mon avis pro ou anti US n’intéresse personne, ce n'est pas le sujet.

      ce que l'on mesure tous ici, c'est que le niveau et la profondeur des problèmes actuels ne peuvent pas se résoudre sans douleur, sauf par des mesures non conventionnelles à notre avantage. En écrivant cela, je ne cautionne pas de suivre les US.

      pour ce qui est des dettes dont le niveau est devenu irremboursable, un gros conflit externe peut libérer les politiques de certains complexes (par exemple, pour l’intérêt national, les assurances vies des Français bourrées d'obligation française, peuvent être soumises à un hair cut de 30%).


      yongtai

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  2. ça fait des années que la syrie fait chier les occidentaux et les israeliens.Je pense que les occidentaux sont ravis de voir le pays en guerre civile,et que ça continue le plus longtemps possible,c'est un enemi de moins.

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