jeudi 21 février 2013

Le point sur l'Italie

Beppe Grillo multiplie les soutiens d'importance, et a fait un meeting/spectacle à Milan qui a réuni 70 000 à 100 000 personnes.

Beppe Grillo, le «Politclown» qui épouvante ses adversaires politiques
Le temps via Le blog à Lupus, Paul Ronga, 20/02/2013 (en Français texte en français )
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Beppe Grillo, le «Politclown» qui épouvante ses adversaires politiques Le comédien devenu politicien est à la une des quotidiens italiens. La presse internationale s’interroge sur ce phénomène qui bouscule les codes établis





Plus de 30 000 personnes selon Reuters, 100 000 ou presque d’après le Corriere della sera: mardi soir, le comédien et blogueur Beppe Grillo a réuni une foule immense sur la place centrale de Milan. «Politiciens, rendez-vous! Sans financement, nous sommes devenus non pas la troisième, ni la deuxième, mais la première force politique du pays», a-t-il crié face à la foule. «A présent, Grillo épouvante les partis», titre ce mercredi en une le Corriere. La radio publique finlandaise lui a aussi consacré un sujet ce mercredi: il sera peut-être «décisif dans la politique», annonce-t-elle.

Pour le quotidien autrichien Der Standard, «seul Beppe Grillo a du succès». Mario Monti, l’actuel président du Conseil, serait derrière Grillo dans les intentions de vote: il «cherche à s’attirer la popularité – sans grande chance de succès», titre la Neue Zürcher Zeitung. «Il a augmenté les impôts, et les électeurs ne le lui pardonnent pas.» Quant à Berlusconi, son omniprésence dans les médias ne lui réussit plus mais «déçoit», selon le journal zurichois.

Soutiens affichés

L’écrivain Dario Fo, Prix Nobel de la littérature, est monté sur scène avec Beppe Grillo, mardi soir à Milan. «Renversez l’Italie», a-t-il enjoint à la foule. Le même jour, le chanteur Adriano Celentano, très populaire en Italie, a publié sur Internet une chanson inédite qui, d’après le Corriere, soutient le comédien: «Il y a une onde nouvelle, qui est partie de rien et avance comme un cyclone pour abattre la pourriture du pays.»



«La peur du Politclown», titrait le Tages-Anzeiger lundi. Le quotidien zurichois imagine qu’il pourrait atteindre 20% des suffrages, ce qui le mettrait dans une position «inconfortable». Il rappelle aussi que Grillo en était à «16%, tendance à la croissance» lors des derniers sondages du 8 février, la loi italienne interdisant d’en publier dans les quinze jours précédant les élections. Véritable «raz de marée contre le système» selon la Wiener Zeitung, ce trublion «apprend la peur aux politiciens établis», écrit la Frankfurter Rundschau.

Des cabarets à la politique

De son vrai nom Giuseppe Piero Grillo, le comédien «a entamé sa carrière dans des cabarets avant d’être révélé au grand public dans les années 1970 par la Rai», note RTS Info. Un parcours qui rappelle les débuts de Berlusconi comme chanteur de charme sur des croisières.

«Inexistant il y a quatre ans», son parti, le Mouvement Cinq Etoiles, «pourrait obtenir 10% dans les deux chambres», relève The Economist. C’est une sorte de «parti pirate à l’italienne, avec la différence qu’il a un meneur clair», analyse le quotidien économique allemand Der Handelsblatt.

«Le messie ou l’épouvantail, le totem ou le tabou», conclut ce mercredi La Stampa de Turin. L’objectif du candidat est simple: «Je lance une OPA sur la politique», prévient-il dans un autre article. Une OPA qui devrait culminer ce vendredi sur la place San Giovanni de Rome, où est prévu son dernier grand meeting électoral.



Forcément, ça fait moyen rigoler la bande de kleptos du Business Insider   

FORGET BERLUSCONI: The Scariest Politician In Italy Held A Gigantic Rally In Milan
Business Insider, 19/02/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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In this coming weekend's Italian election, there's obviously a lot of attention paid to Silvio Berlusconi, and whether or not he'll make a strong, comeback showing.

But the politician that a lot of folks are watching is Beppe Grillo, the head of his own "Five Start Movement" party, which has a very strong populist, anti-Eurozone, anti-banker bent.

If he has a huge showing in the election -- and the last polls had him in 3rd place, even ahead of Mario Monti -- then that could cause a major political disturbing.

Anyway, he had a huge rally in Milan tonight. Anywhere between 70k-100k showed up to hear him.




Le prix nobel de littérature Dario Fo lors du gros meeting de Milan :
I 100.000 di Milano #TsunamiTour
blog di Beppe Grillo, 19/02/2013 (en Italien)
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Prochaine étape... Rome... Ça s'annonce énorme...


ZeroHedge détaille les intentions de vote par régions, et constate que Berlusconi fait ses plus gros scores, à la fois dans la région la plus riche, et la moins riche d'Italie :
Italy's North-South Divide, And Lombardia's Starring Role In The Elections
ZeroHedge, 20/02/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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As the chart below shows, the North of the country tends to be the net tax contributor and the South the net receiver of fiscal benefits. At the very top is Lombardia (the richest state), a northern region that sends a net EUR44bn to the rest of the nation - and unsurprisingly perhaps is very pro-Berlusconi (in the polls) and has the most seats allocated (at 49 of 315). Interestingly, the region at the other end of the scale (the most broke state) - Sicilia - which receives net EUR 12.8 from the rest of the nation is also pro-Berlusconi's centre-right party. So it seems the rich and the mafia want Silvio though current opinion polls suggest Sicily is too close to call. The Italian election, for now ignored by all but the Italian sovereign bond market, remains a key risk event for confidence that Draghi's OMT promise can really hold things together - no matter how profligate a nation becomes.




The table below shows seats distribution based on current opinion polls, assuming PD-SEL lose Sicily, Veneto and Lombardy, and that the election result is broadly in line with the latest detailed survey available from Tecne’ conducted on the 31st of January showing 34% for the centre-left coalition, 28.6% for Berlusconi, 13.3% for Monti and 16% for Five-Stars. We highlight that the opinion polls show Sicily and Lombardy is still too close to call, in the event that PD manages to secure Lombardy, the majority in the Senate together with Monti would be 14 seats.




L'Allemagne avertit les italiens au sujet de "Silvio le sauveur" :
Germany Warns Against "Silvio the Savior" (And That May Backfire); Fake Horse Race Odds Get Around Blackouts
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 21/02/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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Poll Blackouts

Officially, pollsters cannot post poll results in a blackout period before the election. That blackout period started February 9. Here is a snapshot of the polls on February 8.



Those results are misleading because they do not include undecided voters, and the undecided vote is a whopping 20-25 percent!
Les sondages n'incluent pas 20 à 25% d'électeurs indécis    Autant dire qu'en fait, on ne sait rien des intentions de vote finales...

Germany Warns Against Berlusconi

Of potentially more importance, Berlin Warns Italians against Berlusconi

Here are a few examples from the story.

German Finance Minister Wolfgang Schäuble reportedly said (but later denied) "Silvio Berlusconi may be an effective campaign strategist, but my advice to the Italians is not to make the same mistake again by re-electing him."

Polenz, a senior member of Chancellor Angela Merkel's Christian Democrats, said: "Italy needs political leaders who stand for the future. Berlusconi is certainly not one of them."

One Italian bank even went so far this week as to issue a report arguing that a Berlusconi election would almost certainly force the country to apply for emergency bailout aid from the EU. Mediobanca, Italy's largest investment bank, wrote that "a last-minute Berlusconi victory would scare the market sufficiently to put pressure on the spread."

L'élection, c'est dimanche et lundi... Je vais suivre ça de près... Vous avez une chaine ou un lien à me conseiller pour suivre ça en direct dimanche soir ?

1 commentaire:

  1. Berlusconi gagne du terrain. Il a envoyé 9 milions de lettres aux electeurs Italiens abvec la promesse de rembourser l'IMU (taxe sur la proprieté immobilière) dès qu'il serait élu. Cette taxe, mise en place par Monti est particulièrement detestée par les Italiens. Il semblerait gagner du terrain et les Italiens s'inquiètent. Berlusconi met en place une stratégie qui vise en premier lieu les retraités, très nombreux, de plus en plus pauvres et qui présentent un taux de vote bien supérieur à celui des jeunes generations.

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