dimanche 10 février 2013

Les Lumières, la Vertu et la Raison : le génocide vendéen

Génocide Vendéen
L'ombre d'un doute - France 3, 12/03/2012 (en Français texte en français )


Sur Wikipedia :

Étalée sur trois années, la guerre a connu plusieurs phases, avec une brève période de paix, au printemps 1795. Elle s'est terminée au début de l'année 1796, après avoir fait plus de 200 000 morts et causé de nombreuses destructions.

Des déceptions et frustrations, accumulées depuis plusieurs années ; l'arrivée d'une nouvelle hiérarchie administrative, une bourgeoisie des bourgs qui accapare pouvoir politique et économique ; l'aggravation de la situation des paysans ; les difficultés économiques et sociales, avec le cours forcé de l’assignat ; la remise en cause des communautés paysannes et de leurs usages religieux ; tout cela a constitué un ensemble de facteurs, dont la conscription n'a été que la goutte d'eau, qui permet d'expliquer le rassemblement des premières bandes d'artisans et de paysans.
La "république", la "modernité" et le "progrès" de la bourgeoisie financière à coups de pompes...

Dans des campagnes fraîchement et relativement converties de l'Ouest, le clergé est devenu majoritairement réfractaire avec l'obligation du serment constitutionnel, et après les brefs pontificaux condamnant la Constitution civile du clergé, en 1791.

En novembre 1789, l'Assemblée vote la confiscation des biens ecclésiastiques, transformés en Biens nationaux, afin de garantir l'émission des assignats. Cette décision prive le clergé catholique des moyens financiers lui permettant de remplir son rôle traditionnel d'assistance à une population pauvre. Ces biens ont été accumulés au cours des siècles grâce aux legs des membres de la communauté. Avant la Révolution, gérés par le clergé, ils étaient au service des communautés rurales. La vente de ces biens, en remboursement des assignats, les fait passer progressivement dans les mains des particuliers (des bourgeois, des paysans, des aristocrates et même des membres du clergé) qui les utilisent pour leur usage personnel. Les communautés se sentent donc spoliées et en tiennent rigueur aux politiques.

Au cours de cette période, 20 000 à 50 000 civils vendéens ont été massacrés par les colonnes infernales. De l'automne 1793 au printemps 1794, les armées républicaines ont renoué avec une tactique de massacres et de destructions qui n'avait plus été observé en Europe depuis la guerre de Trente Ans. Des centaines de villages ont été brûlés, mais beaucoup d'habitants ont trouvé le moyen de se réfugier dans les bois et les bocages et de rejoindre les insurgés. La Vendée est profondément marquée par ce passage dramatique de son histoire et en conservera longtemps les stigmates, tant dans le paysage que dans les mentalités.

La soustraction de la population des années 1800 par celle des années 1780 permet d'obtenir un « manque » de 117 257 personnes sur un total de 815 029 (soit 14,38 % de la population).

L'accaparement de tout le capital par l'élite "éclairée" de la bourgeoisie bancaire de l'époque et l'aristocratie publique, c'est sûr que ça valait bien une petite fête de l’Être Suprême...

En fait, le catholicisme tel que vécu dans ces régions, était une sorte de socialisme enraciné... La révolution de la bourgeoisie mobilière se devait de privatiser tout ça.

Et plus tard, les premières idées socialistes, puis le communisme, ne seront en fait qu'une reconstruction d'un catholicisme de synthèse, l'enracinement en moins (culte de la "modernité" et du "progrès" oblige), sur des masses de petits paysans ruinées, déracinées et prolétarisées à l'usine, par la bourgeoisie "éclairée", "libérale" et mobilière...

2 commentaires:

  1. La guerre de Vendée : est-ce un génocide ?

    Articles soumis le 13/11/2011 par Jean-Clément Martin.

    Vendée. Du Génocide au mémoricide. Mécanique d’un crime légal (Les Éditions du Cerf, 2011), le récent livre de Reynald Sécher revient sur la question du génocide vendéen. La mise au point de Jean-Clément Martin.

    « Il est impossible de qualifier de génocide la guerre de Vendée? Pour plusieurs raisons.

    1) La Vendée est née dans la guerre. Il n’existe pas d’identité « vendéenne » avant la guerre de 1793. Du coup, cela n’a pas de sens d’affirmer que c’est contre une entité particulière (religieuse, sociale… raciale) que la Révolution s’est acharnée. La « guerre » de Vendée est apparue dans un contexte de luttes politiques partisanes, si bien que « la Vendée » n’a aucune existence hors des invocations, rendant même inexistantes les limites territoriales dans lesquelles la répression doit s’abattre ! La logique d’exclusion dans la France révolutionnaire vise d’innombrables opposants, compris comme appartenant à des catégories définies dans l’héritage de la culture de la violence venues de l’Ancien Régime, et radicalisées par la recherche de la volonté générale.

    2) On ne trouve pas trace dans les archives ni dans les sources d’histoire de la Révolution ni d’un corps de doctrine organisé autour d’un projet idéologique d’exclusion, ni d’aucune organisation matérielle systématique, ni d’une planification des tueries : même les tribunaux d’exception ont respecté les termes de la loi. Le silence de la Convention, du Comité de Salut public et de Robespierre sont assurément à juger, mais sans oublier également leur ignorance de la réalité régionale.

    3) Les violences de guerre, incontestablement d’une grande ampleur, ne relèvent pas d’une politique « génocidaire » mais s’apparentent à d’autres luttes qui existèrent dans l’histoire du monde entre État et paysanneries, celles-ci traitées comme des rebelles par celui-là.

    4) Il n’y a pas d’exception vendéenne : si le mot est inadéquat, il est aussi fallacieux, parce qu’il crée une exception vendéenne en gommant les violences identiques commises ailleurs (notamment en Italie dans les années 1797-1815) parce qu’il fige la réflexion historique dans une fascination des massacres et des exactions, contraire au projet même de l’analyse scientifique. L’avantage incontestable de l’usage de la notion est cependant de donner une réponse simple et rapide pour tous les esprits pressés de comprendre le monde en noir et en blanc. »

    (d’après La Vendée et la Révolution. Accepter la mémoire pour écrire l’histoire, Perrin, « tempus », 2007, p. 76)

    Pour en savoir plus :

    "Reynald Sécher, le retour", Carte blanche de Pierre Assouline, L'Histoire n°369, novembre 2011.

    "Vendée : Les crimes des colonnes infernales", François Lebrun, L’Histoire n°176, avril 1994.

    "Turreau, criminel de guerre", Jean-Clément Martin, L’Histoire n°176, avril 1994.

    "La Révolution a coupé la France en deux", entretien avec Jean-Clément Martin, L'Histoire n°311, juillet-août 2006.

    Chronologie de la Révolution et des guerres vendéennes.
    Par Jean-Clément Martin.

    http://www.histoire.presse.fr/web/articles/la-guerre-de-vendee-est-ce-un-genocide-13-11-2011-38306

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  2. Encore une fois Robespierre est accusé de tous les maux.
    Les vainqueurs écrivent l'histoire dit-on...

    Pourtant, selon Henri GUILLEMIN, Robespierre n'est pas l'homme qu'on croit...

    http://www.youtube.com/watch?v=XiM74n8I2Gc

    http://www.youtube.com/watch?v=jVNut817OTQ

    Thomas CENTCARATS

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