dimanche 10 février 2013

L’Europe aussi soutient ses banksters

L’Europe aussi soutient ses banksters (Bakchich.info)
Blog d'Olivier Demeulenaere, 05/02/2013 (en Français texte en français )
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« S’il existait encore un doute, il est totalement dissipé depuis la publication du tableau de bord des Aides d’Etat de la Commission Européenne, le 21 décembre dernier.

Ce sont bien entendu les banques qui raflent la mise :

Entre le 1er octobre 2008 et le 1er octobre 2012, la Commission Européenne a en effet autorisé les 27 États de l’Union à aider le secteur financier européen à hauteur de 5 058,9 milliards d’euros (40,3% du PIB de l’Union !).

On devrait même être reconnaissant envers la profession, dont plus personne ne conteste la responsabilité principale dans la crise qui perdure, de n’avoir utilisé entre 2008 et 2011, période sur laquelle, à Bruxelles on est à peu près sûr des chiffres, que 1 615,9 milliards d’euros, y compris l’aide à la recapitalisation de la Northern Rock décidée fin 2007.

La répartition du pactole n’est pas triste non plus :

- 1 174 milliards d’euros destinés à soutenir la fameuse « liquidité » de ces malheureuses banques confrontées à un assèchement du marché inter-bancaire. Phénomène qui, comme nous l’avons déjà affirmé dans ces colonnes, dissimulait mal la défiance des banksters entre eux, et les doutes sur la sincérité des bilans qu’ils présentaient aux autorités de régulation et de contrôle,

- 442 ( !) milliards d’euros pour maintenir artificiellement en vie les établissements qui auraient normalement dû jeter l’éponge faute de solvabilité.

On a senti les signataires du communiqué du 21 décembre résumant le tableau de bord, un peu gênés aux entournures lorsqu’il s’est agi d’annoncer la couleur (« …Les turbulences sur les marchés financiers qui se sont poursuivies en 2011, ont été déclenchées par la crise financière de 2008 et ont nécessité la mise en place de vastes moyens d’intervention par les gouvernements européens en vue de limiter les effets néfastes de ce choc. Il était crucial d’accorder des aides d’Etat aux établissements financiers pour restaurer la confiance dans le secteur financier et éviter une crise systémique. Au vu de la crise de la dette souveraine au cours de l’été, les États membres et la Commission ont arrêté un train de mesures destiné à renforcer les fonds propres des banques et à garantir les passifs bancaires…. »)


D’autant qu’il a bien fallu révéler aussi le montant des aides accordées dans le même temps à « l’économie réelle » c’est à dire à l’industrie et aux services. Lesquels se sont contentés des 82,9 milliards d’euros ; 13% du PIB de l’Union d’un côté contre 0,65% de l’autre ; cherchez l’erreur !

4 commentaires:

  1. Un vrai scandale, mais qui passe comme une lettre à la poste.

    Heureusement, Hollande-l'ennemi-de-la-finance va changer tout ça.

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  2. Pas clair si les montants évoquées sont effectivement dépensées, ou si il ne s'agit que de garanties fictives que les états n'ont finalement jamais sorties.

    Si quelqu'un peut faire le tri là dedans...

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  3. Ajoutons à ces QE qui représente les 40% du PIB,
    les 30% de salaire en moins que les politicarde-banquier de Goldmans Sachs souhaitent sous-traitre à la croissance par la consommation via notre pouvoir d'achat.
    Donc 30% de PIB en moins...

    Ce qui nous donne 70% de PIB en moins soit autant d'inflation à rattraper.
    C'est comme ça que l'on crée une bonne hyperinflation.

    Si on ne crois pas à la conspiration du spectre de la finance.
    On peut reporter ce nombre et envisager ce chiffre comme la nouvelle crise du "souffler au fromage" qui va nous tomber sur la gueule à l'instar de la Biélorussie, l'Irlande, La Gréce, Le Portugal, L'Espagne, Chypre ou L'Italie.

    Avec maintenant de nouveau problème en France, en Belgique, en Hollande, en Slovénie, en Hongrie, en Roumanie et en Autriche.

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  4. Les banksters font la carrière des politiciens, les politiciens leur renvoient l'ascenseur. On n'en sortira pas tant que l'oligarchie sera ce qu'elle est.

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