mercredi 27 février 2013

Quand les sanctions contre l'Iran renforcent son industrie

Notez bien au passage comment il reste un résidu de liberté de penser aux USA. Alors qu'en France, désormais à la pointe du Babel ou la mort, la chape de plomb de la pensée unique est totale dans les merdias (je renvoie par exemple à la situation de Peugeot, due en partie aux sanctions contre l'Iran, et qui a été totalement occultée dans la propagande).

L’Iran sans préjugés : un modèle ?
De Defensa, 25/02/2013 (en Français texte en français )
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Au début février, à Téhéran, a eu lieu un séminaire sur l’hollywoodisme et le cinéma. Parmi les invités se trouvait l’ancien sénateur de l’Alaska (dans les années 1970) Mike Gravel, âgé de 83 ans mais toujours alerte. Gravel, démocrate de tendance libertaire, fut un original au Sénat des États-Unis, et son portrait vaut d’être lu.

Sur la structure même du pays, Gravel considère l’Iran comme un “modèle” : «I look for models. Like Switzerland for direct democracy. They have an interesting model. They have married a theocracy and a political system, and it appears to work. Now, all I can say is that's nothing to cause fear. What we should do is encourage models like this to see how they operate and see what contributions they can make to human governments...»

L’interview est publiée dans Foreign Policy. le 22 février 2013. (Cette intervention a été reprise en résumé par PressTV.com, le 24 février 2013.) Voici les extraits choisis.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Foreign policy, c'est un peu la bible autorisée en géopolitique US...

Foreign Policy: «What were your general impressions of Iran?»

Mike Gravel: «I can't tell you how warm the people were. How giving, considerate. And, the thing that was very surprising to me. If you follow American media, you think they're on the ropes. I gotta tell you, there's no question the sanctions are a discomfiture, but in the long run it is the best thing that's ever happened to Iran. It's made them totally independent, and forcing them to internalize their economic activity, to build machines. We rode for about 10 miles right through the heart of Iran where they're building an elevated highway. Boy, I'll tell you, that was an impressive work area. So the city is just like a normal thriving city. It has prosperity. You could tell by the traffic jams. The architecture's extremely attractive and imposing, and so what's happened to the country is it's being forced into independence. But that's exactly what a developing country does. You force domestic wares to be produced and then you turn around and you can export your product very competitively because your money is depressed, and so that's what's going on in Iran. And I don't think the United States has any inkling that what it's doing is counterproductive to arriving at a solution in that part of the world.»

Mike Gravel: «Oh, their attitude toward Zionism. But that wasn't so much. They don't talk about the Jewish lobby, they talk about the Zionist lobby, in their terminology, which is interesting. I doubt there's any change that they'll be able to bring forth. But what they will bring forth is an independent, powerful nation able to defend itself, and will certainly be a leader of the non-aligned, and that's not always in the United States' best interests. And I resent a lot of our imperial attitude that we have to, we're the self-appointed policemen of the world. We police when it's our interests and if not, we don't police very well.»



L’effondrement en cours des sanctions contre l’Iran
De Defensa, 27/02/2013 (en Français texte en français )
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Nous présentons un texte de Flynt Leverett et de Hillary Mann Leverett, auxquels nous faisons régulièrement appel pour leurs commentaires sur l’Iran, en leur empruntant des extraits de leurs analyses ou, parfois, une analyse complète. (Comme aujourd’hui, ou comme le 9 décembre 2012.) Ce texte, qui a été publié par HuffingtonPost et Aljazeera, figure également sur le site des deux experts (GoingToTegheran.com), à la date du 26 février 2013.

L’analyse s’attache en détails à l’aspect technique et légal des sanctions et explique en détails comment ces mêmes sanctions qui sont développées dans un cadre illégal sont souvent peu suivies, ou bien abandonnées dans leurs effets secondaires, justement à cause de l’aspect illégal qui expose les pays activistes, surtout les USA, à des réactions dommageables pour eux d’organisations internationales telle que l’Organisation Mondiale du Commerce. L’Europe elle-même se trouve exposée à certaines procédures de ses propres organes juridiques qui la mettent déjà en difficultés. D’autre part, il y a tout le volet affectant les pays hors-bloc BAO, notamment la Chine, pressés par le bloc de suivre les sanctions, et qui refusent de le faire, dans des conditions qui pourraient conduire à des conflits commerciaux et juridiques où le bloc perdrait beaucoup de plumes.

1 commentaire:

  1. le protectionnisme a toujours était le point de depart d'une croissance économique robuste.
    Lire Paul Bairoch pour s' en convaincre.

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