vendredi 15 février 2013

Reportage d'envoyé spécial sur la consommation de crise

A l'instant, un reportage d'envoyé spécial sur la consommation de crise.

C'est le premier reportage, et plus spécialement à 25 minutes 30 :
Envoyé spécial
France 2, 14/02/2013 (en Français texte en français )
→ lien


Tout le long du reportage, on y voit une flopée de marketteux qui étudient notre cerveau pour savoir si il faut nous vendre des petites doses, des grosses doses, et si la "squeezabilité" du mini pot de miel est bonne...

Le reportage a le mérite de se terminer en montrant qu'en dépit de tous les efforts de la branle couillie marketteuse, les produits dont les ventes explosent, ce sont les produits de base, non transformés... Farine premier prix, patates, sucre...

Bref, les gens se remettent à cuisiner eux mêmes.

Le reportage finit par une mère de famille nombreuse, avec 3000€ de budget par mois, qui achetait des produits simples et faisait tout elle-même, et s'excusait presque de ne plus pouvoir acheter la merde de l'agro industrie, à montrer qu'elle devait faire son pain et ses yahourts elle-même...

Ça rejoint parfaitement les posts que j'ai fait sur le fait de travailler pour soi, hors de l'échange marchand.

Une relecture de la courbe de Laffer : de l'intérêt réel de sortir légalement du rapport marchand salarié pour vivre au maximum en autarcie

"Quand les riches maigrissent, les pauvres meurent" : c'est faux !

Elle avait l'air peinée la dame en question, mais ce n'est pas parce qu'elle ne les achète pas ses yahourts, qu'elle ne les a pas au final...

Honnêtement, qu'est ce qui vaut le mieux ? Se lever, faire une demi-heure de trajet, crâmer 3 euros de transport (essence, achat, entretien de la voiture), faire son boulot à la con à la caisse, gagner sa pièce, pour ensuite la dépenser à acheter son yahourt industriel à la lasagne de cheval, ou bien pour le même temps passé, être chez soi, tranquillement, à faire ses propres yahourts ?

Ce n'est pas parce qu'on n'est pas dans le travail salarié marchand que l'on ne travaille pas et que l'on ne produit pas de la valeur ajoutée...

Parce qu'au final, elle les a cette dame ses yahourts...

C'est pas cette dame qui devrait s'inquiéter... Ce sont tous ceux qui vivent de la ponction sur les aller-retours acte de production salarié / acte de consommation marchande...

Ponctionnaires sert-à-rien, branle-couilles, rentiers, actionnaires nourris au faux profit, ceux là ont du souci à se faire...

16 commentaires:

  1. Pour le pain, c'est TRES rentable de faire soi-même. Pour les yaourths, je suis moins convaincu. Les yaourths nature de marque (la grosse marque de produits laitiers française) sont à 16 c l'unité, quand tu sais que pour faire 8 yaourths il en faut un + un litre de lait, la machine met longtemps à être amortie.

    Mais ça vaut le coup quand même, j'en ai une de yaourtière d'ailleurs et je ne le regrette pas. Et sur la démarche en général, je te suis complètement, que dis-je, je t'emboîte le pas.

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    1. On peut les faire sans yaourtière. Peut-être même sans chauffer. Bravo à tous ceux qui sortent un peu du système et qui favorisent le local. Vive le survival.... hem il vaut mieux le dire en anglais par les temps qui courent : vive le "do it yourself". Ou vive l'artisanat.

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  2. C'est exatement la meme arme au resto des cons donner de la marque et des produits fini pour ne pas couper le pauvre du servage.

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  3. IL FAUT CHANGER DE PARADIGME! se mettre dans la situation en amont des futures contraintes tres probables d'avoir a subir un "peak every thing" et tenter, par la meme, de surfer sur les problemes qui leurs seront inherents. cela implique de sacrifier l'idée que l'on se faisait de son existence jusque la et de se depasser en joignant la lettre et l'esprit a l'action. le grand saut n'est pas seulement paradigmatique; la vraie difficulté c'est agir selon le bon sens et dépasser cette peur de l'inconnue, cette close naturelle de nos atavismes, veritable friction entre l'ancien et le nouveau. le saut sera qualitatif et constitue donc par essence le pari d'une vie. tout pari repose sur un degré d'incertitude mais mon intuition, partagée par de nombreux bloggeurs, est qu'il vaut mieux prévenir que souffrir d'immobilisme. le temps nous est compté, mais encore nombreux sont ceux et celles accrochés a l'espoir qu'en ne modifiant rien ou si peu ils passeront a travers la tempete. l'immobilisme mortifaire du paralytique conditionné a grand peine a s'extraire de sa léthargie ,lui, qui jusqu'ici composait avec le reel tant que celui-ci ne bousculait pas le cadre general de son biotope naturel.il s'adapte au mieux, pense t il. la matrice deraille? quelle pilule choisir? choix et non-choix sont toujours des choix, l'ombre de la responsabilité les suit toujours quoiqu'il fasse. au non sens d'une vie profane, rendue coupable par notre adhesion au systeme des valeurs progressistes; donnons du sens et du respect a la vie! n'est-ce pas l'élément alchimique le plus sacré? "il faut manger pour vivre et non vivre pour manger" nous rappelait MOLIERE tres justement.

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  4. la question que je me pose:qui donne tant de boulot aux marketteux,consultants en stratégie,communicants et gourou- coachs?d'ou vient cette profusion d'emplois bidons?l'explosion de la pub est elle due a l'arosage de l'etat sur les télévisions radios et presse?

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  5. idem pour moi ; depuis que je me suis remise à faire moi même ma cuisine ,je reprend gout au repas , alors que manger était pour moi presque une corvée ;ce que je prépare , c'est bon , ça a du gout , d'autant que j'achete mes légumes , fromages , fruit , etc dans des petits magazins qui produisent locaux ; c'est beaucoup moins cher , et c'est bien meilleur ; fasse le ciel que de plus en plus de citoyens ouvrent les yeux sur la merde toute prête qui leur est imposé et se remette à faire soi même les choses .

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  6. Anonyme 05:49, je vous renverrais sur une mini BD que Disco poste souvent on l'on voit des lapins travailleurs, avec différents étages, une armée de services supports (marketing, finance, commerciaux,...) pour seulement 2 ouvriers...

    C'est la nouvelle mode, tous ces emplois bidons.

    Je suis passé dans une société, la FDJ pour ne pas les citer, qui a le monopole, donc peux sortir n'importe quel jeu, cela marchera... Et pourtant, il existait un marketteux pour chaque jeux ! puis un chef marketing pour chaque groupe de sous jeux, puis un directeur de la gamme de jeux ! puis ensuite un directeur des produits.
    Mais j'ai pas parlé des services supports ! 5 contrôleurs de gestion pour le marketing ! 3 contrôleurs de gestion pour l'impression ! 4 contrôleurs de gestion centraux ! et 2 contrôleurs de gestion pour... je ne sais plus à quoi il servait ? et chacuns des services de CDG avait un chef, chapotés par un directeur du CDG !


    Pensez vous vraiment que les gens se remettront à cuisiner ? Surtout les 35 ans et moins ?
    Quand je vais chez mon boucher, mon poissonnier,... personne en dessous de 40 ans !
    Quand je vais au supermarché, je vois les jeunes trentenaires avec des caddys remplis de Sodebo, Old El Paso, sodas,...

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    1. "Pensez vous vraiment que les gens se remettront à cuisiner ? Surtout les 35 ans et moins ?"

      Nécessité fait loi...

      Tu sais, la loi, la vraie... Celle du réel...

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    2. Ou se remettre à la chasse.

      Perso, depuis que je me suis remis à colleter des lapins, je me suis aussi remis à la cuisine...

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    3. La chasse, ça a déjà été tenté dans les années 1930 aux Tazus après la crise de 29. Dans certaines régions, il n'a fallu que quelques semaines pour massacrer totalement le gibier. Les ressources sont bien trop faibles pour les populations actuelles (c'est l'une des raisons pour lesquelles les survivalistes ont généralement tout faux...).

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    4. @anonyme de 9:12:et qu'est ce qu'ils faisaient de leurs journées tous ces marketteux a la FDJ?deux solutions,soit c'est des branleurs et ils ne sont jamais au bureau parce qu'il n'y a pas de boulot.deuxième solution(la pire)ils font des réunions sans arret et ils sont sur le dos des rares qui bossent et ils leur imposent des rapports et des règlements.je penche pour la deuxième solution,ce qui expliquerait la désorganisation(l'hopital notamment ou le rsi ou france telecom).je me trompe?

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  7. Et s'il n'y avait que les yaourts et le pain.. mais il y a aussi la lessive, les produits ménagers, les produits de beauté, savons, shampoings, déodorants.. il existe des alternatives pour tout, beaucoup moins chères et plus écologiques. Pour commencer, virez tous les bidons qui encombrent vos placards et achetez : vinaigre blanc, savon noir, savon de Marseille et bicarbonate de soude. Avec cela vous faîtes tout !
    Signé : une mère de famille qui a vu le prix de son caddy réduit de 40% depuis qu'elle a changé ses habitudes d'alimentation et de fonctionnement (ah oui, un détail aussi : elle a perdu 2 kg juste en arrêtant de consommer des produits industriels).

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  8. Bonjour Anonyme15 février 2013 10:04,

    C'est intéressant. Auriez vous des liens à fournir concernant la fabrication de sa propre lessive et autres produits de la maison.

    PS: Il me semble qu'avec du jus de citron on peut faire énormément de choses. De recettes de grand mère. etc

    Merci d'avance

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  9. Lessive maison : http://www.aubonsens.fr/content/39-la-recette-de-la-lessive-et-du-shampooing-maison
    (je rajoute un demi verre de vinaigre blanc dans le bac adoucisseur, ça diminue le calcaire de l'eau et adoucit le linge).
    Propriétés du bicarbonate et autres produits > http://www.youtube.com/user/survieaufeminin/videos
    Il faut fouiller le net, il y a plein de combines partout. Il faut tester, voir ce qui marche le mieux et .. partager.

    Et pour les soins aussi, pensez argile, huiles essentielles, tisanes, argent colloïdale, propolis etc.. Ok c'est pas remboursé, mais la satisfaction de se soigner soi-même les petites bobos quotidiens sans toubib ni médicaments est à la hauteur de celle de se nourrir sainement (ce qui est d'ailleurs parfaitement lié d'après le professeur Henri Joyeux).

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  10. En fait, je pense qu'il y a plusieurs aspects a l'auto-fabrication de produits du commerce :
    - diminuer ses dépenses
    - être sûr du contenu du produit
    - consommer local
    - se deconsumeriser
    - limiter les produits importes

    Pour ce qui est du pain fait maison, cela peut faire un chomeur de plus, le boulanger, si tout le monde fait ça, un emploi local, avec une machine faite en Chine. Dommage.

    L'idee est bonne mais attention de ne pas finir en ermite a force de tout faire soi-même.

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  11. bon je rassure ceux qui veulent tenter l'experience de tout faire soi meme
    cela fait 4 ans que j'experimente et je peut vous dire que vous avez pas assez de temps si vosu etes tout seuls



    il faut pour cela etre au mini 4 adultes physiquement apte

    donc a moins de prendre une maison et de s'y instaler ensemble et de supporter les saut d'humeurs

    ce reve n'est pas fesable

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