vendredi 8 février 2013

Sur le mariage gay

Qu'est-ce que l'éducation ?
La lime, Fboizard, 07/02/2013 (en Français texte en français )
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Avec mes collègues, nous tenons des conversations de plus en plus élevées. Je commence à avoir la trouille : c'est anormal. Et tout ce qui est anormal doit susciter la peur, par pur instinct de conservation (les «phobies» sont un signe d'intelligence basique). Donc, j'ai de plus en plus peur de mes collègues, déjà que je rase les murs et que je porte un slip en zinc. Je me demande si je ne vais pas aller jusqu'au gilet pare-balles et à la kalach.

Vivement que nous recommencions à parler foot et bagnole.

Le sujet du jour était : «Qu'est-ce que l'éducation ?»

Excellente question puisque, sur ce sujet, le bon sens a subi depuis quelques décennies une défaite en rase campagne dont nous voyons tous les jours les dramatiques conséquences.

Comme la guerre, l'éducation est un art tout d'exécution, mais, en théorie, c'est simplissime.

Eduquer, étymologiquement, c'est «conduire hors». Hors de quoi ? De l'enfance, bien entendu.

Et ce n'est pas nouveau, ça date des Romains (au moins). C'est dire si les relents réactionnaires et passéistes de l'éducation sont puissants, nauséabonds comme un SDF qui se déchausse.

Conduire hors de l'enfance ? Donc de la fusion maternelle et du fantasme de toute-puissance. C'est pourquoi l'éducation est à la fois frustrante et libératrice.

Frustrante, parce qu'elle pose des limites, la limite ultime et insurmontable de la vie adulte étant la mort acceptée. Libératrice parce qu'elle donne les outils pour affronter le réel et s'y épanouir. Toutes les micro-limites érigées quotidiennement par l'éducation «Mouche ton nez», «Dis bonjour à la dame», «Tiens toi droit» ne sont que les projections sur de petites situations de la Limite. Et ce rôle d'éducateur est symboliquement dévolu au père, cet ignoble intrus qui brise la fusion maternelle.

Inversement, la fusion maternelle est nécessaire pour acquérir la confiance mais devient à la longue étouffante et mortifère.

Bref, je pousse la folie jusqu'à prétendre cette chose horrible, fachisse, nazie, à savoir qu'en matière d'éducation, les sexes sont complémentaires.

Je n'ai malheureusement pas gardé un article fort intéressant d'un professeur de lycée expliquant qu'il trouvait que ses élèves étaient de plus en plus facilement découragés par les obstacles et devenaient dépressifs, qu'il y en avait de moins en moins de persévérants. Or, c'est pour moi un symptome de non-éducation, puisque je définis l'éducation comme l'apprentissage de la frustration afin de savoir s'épanouir malgré toutes les emmerdes qui nous tombent sur la gueule dans la vie.

La non-éducation est la facilité, c'est agreable de dire oui, mais aussi une trahison de ses devoirs.

L'explication de cette non-éducation ? La forclusion du père.

La plupart des pères que je connais se comportent comme des mères-bis et ne remplissent que très mal (en tout cas, pas aussi bien qu'ils le pourraient avec un peu de couilles) leur rôle d'éducateur. Seule leur présence, qu'ils ne peuvent totalement effacer, en introduisant un coin dans la fusion maternelle, joue encore un rôle éducatif. Quant aux «familles» monoparentales, mieux vaut ne pas en parler (on peut saluer les femmes seules qui arrivent quand même à éduquer leurs gosses).

Et l'on retombe sur le problème du conformisme qui modèle une société. Nos grands-parents se posaient-ils plus de questions que nous sur l'éducation ? Je n'en sais rien mais j'en doute. En revanche, l'exemple venu d'en haut et l'atmosphère générale étaient très différents.

Le père, et donc l'éducation, étaient valorisés. Aujourd'hui, le père, et donc l'éducation, sont dévalorisés. On a ce qu'on mérite.

Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.



Les anti mariage gay ont lancé une pétition... Ils ont besoin de 500 000 signatures pour pouvoir demander l'avis du conseil économique et social sur la loi...
Ce soir, vous êtes 400 000 …
Le Blog de Philippe Brillault, Maire du Chesnay, Conseiller général des Yvelines, 07/02/2013 (en Français texte en français )
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Acte désespéré et totalement inutile vu que le conseil économique et social est quasiment une loge maçonnique... Y a qu'à écouter parler Delevoye 5 minutes pour comprendre... Un vrai cureton de la religion d'État qui ne dit pas son nom...

De toutes façons, y a pas besoin d'aller chercher bien loin...

La manifestation avait lieu hier soir samedi 17 septembre dans le grand restaurant du siège de la GLDF, rue Puteaux à Paris. Plus de 200 invités, dont deux tiers de profanes, étaient répartis autour de 21 tables. Celle du Grand Maître regroupaient : Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental, membre de l’UMP… et présenté comme un frère, Jacques Attali, Edith Cresson, ancienne Premier Ministre PS, Claude Baty, Président de la Fédération protestante de France (FPF), Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du Culte musulman (CFCM), Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Sophie de Menthon, présidente d’Ethic, Eric Falt, sous-directeur général de l’Unesco.



Intervention de Marion Maréchal-Le Pen sur le mariage gay
02/02/2013 (en Français texte en français )


Est-ce que c'est vraiment judicieux aujourd'hui de fragiliser encore un peu plus la famille, qui va déjà mal, avec un taux de divorce de plus en plus important, avec des problèmes d'autorité parentale de plus en plus pressants, avec des violences conjugals en constante augmentation, avec des taux de suicide chez les jeunes qui sont dramatiques, est-ce vraiment judicieux aujourd'hui de bouleverser les lois naturelles quand on sait comment va la famille dans ce pays.

Alors s'il vous plait. A défaut de leur trouver un emploi. A défaut de défendre leur identité. A défaut de leur permettre de trouver un logement. Laissez au moins les jeunes français avoir un père et une mère.

Des fois, je me dis qu'il vont bien se marrer les historiens chinois de dans 200 ans quand ils étudieront les raisons de la décadence de l'Empire occidental, un peu comme on étudie celles de Rome aujourd'hui...

Notez que cette histoire du mariage homo, on en fait beaucoup de bruit, alors que dans les faits, l'extension à la famille de la logique de consommation, l'explosion des divorces, du nombre de mères célibataires, ça a beaucoup plus participé de la décadence que cette union entre homosexuels. Sans que personne ne s'en offusque autant à l'époque... Peut-être que le peuple commence à comprendre l'impasse où on les conduit, et que sur ce coup là, c'était la goutte qui faisait déborder le vase...

Sur l'aspect GPA et PMA en revanche, c'est clairement un pas de plus vers le meilleur des mondes attalien. Et c'est très certainement le but recherché. Sur cette affaire, les homos sont les idiots utiles d'un projet qui les dépasse... L'hyper classe en a marre de ne pas pouvoir faire ce qu'elle veut avec son fric... Elle veut que tout puisse s'acheter. Marre de cette morale qui bloque ses privilèges "naturels"...

8 commentaires:

  1. Bah oui c'est évident : http://www.youtube.com/watch?v=rW_4Mhe6mBQ

    tu ne l'a pas vu ? "un monde presque parfait", sur le transhumanisme et le commerce de la gestation, la fusion homme machine pour le "meilleur".

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    1. Horrible. Il sont dans des grands délires, genre "la mort est une maladie".

      L'homme machine immortel corvéable pour l'éternité. A crédit bien sûr. Si l'enfer n'existe pas, ils sont en train de le créer.

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  2. Et voilà que l'on se retrouve a tout mélanger: homosexualité, mariage gay, divorce, éducation, image toute puissante du père, politique, FN, désengagement dès parents dans l'éducation, etc.
    Bref ça donne quand même un goût dégueulasse au Bouillon.
    En gros rien de tel que la France de Zola, ça au moins c'était des sociétés fortes et viriles, des sociétés qui en avaient quoi!!

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  3. Enfin du bon sens basique.
    Merci!Merci!

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  4. les idiots utile c'est nous, les fascistes du jour qui reprennent le flambeau des féministes, des sos rascistes a bout de souffle, certainement.
    C'est un peu les bulles de l'économie réelle pour les merdeaucrates.

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  5. Beuarf. Cet argumentaire est insultant pour les veufs, les veuves, les mères délaissées, les filles mères ou encore les conjoints de disparus, qu'on suppose implicitement n'avoir jamais pu élever correctement des enfants. C'est manifestement faux.

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    1. Pas tant que ça en fait...

      - les veufs et veuves le sont alors que les enfants sont en partie élevés... ou alors la famille vient compléter.
      - il y a toujours eu des mères et pères courage...
      - les filles mères étaient autrefois rejetées... et leurs mômes montaient rarement haut dans la pyramide sociale. Le cas anglais est éloquent : on parle carrément de "white trash" et de chômeurs générationnels.

      Le gros problème, quel que soit les situations,k et la destruction de la famille au sens large : les parents seuls pouvaient toujours compter sur le soutien d'autres membres de la famille, ou de l’expérience des anciens (cas de mon cousin, de père veuf et alcoolo, élevé de fait par les grands parents).

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  6. Le mécanisme de base de la pensée réactionnaire est l'appréhension d'un présent conçu comme décadent.

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