mardi 26 février 2013

Tiiiimber

Ho quels gougeats ces italiens !

Tout ce beau soufflé de wealth effect pour les kleptos qui part en fumée...

C'est vraiment rien que des enfoirés... On leur avait pourtant mis des super candidats de-gôche-de-la-modernité-et-de-la-justice-sociale !



Sinon, à voir les déclarations des banquiers et les cours des banques aujourd'hui, il y en a encore pour douter que les perdants sont de toute évidence les banquiers et les détenteurs du groucho capital ? Et que par déduction, Monti et Bersani étaient leurs candidats...

12 commentaires:

  1. Attention, je pense que tu extrapoles un peu trop vite.

    Bourse ? Il fallait une correction. Et il faut effrayer le chalant, la BCE, les "marchés" et... les électeurs. Un -4,5% à Milan n'a rien de systémique.

    Taux ? Nous savons tous pertinemment que Draghi ne LAISSERA JAMAIS les taux italiens déraper.

    Il parlé de son gros bazooka en août dernier... Nous savons tous qu'il l'utilisera.

    Allemagne ? Rien ne peut "secouer" le bâteau trop fort avant que la crapule en chef Merckel ne soit confortablement réélue en septembre prochain.

    Enfin... les premières déclarations de Bunga Bunga sont... inquiétantes.

    http://tinyurl.com/aklnmrx

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  2. Ou alors, c'est juste que les vieux italiens ne veulent pas payer de taxe foncière.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/monde/20130204.OBS7716/berlusconi-promet-aux-italiens-de-leur-rembourser-leurs-impots-fonciers.html

    Je pense que la situation est un tout petit peu plus complexe que ce que tu prétends. Après, t'aimes pas la gauche, t'aimes pas la gauche...

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  3. De Defensa glousse, comme à son habitude, mais c'est quand même un peu léger.

    Les as du "storytelling"... sont pourtant assez incapables de débusquer le "storytelling" en Italie justement.

    Pour eux, les élections, le bordel ambiant démontrent la faiblesse du Système.

    Ils oublient des éléments fondamentaux :
    -les frasques, le Bunga Bunga les tapins mineures... c'est de l'entertainement justement

    -ce qui compte c'est l'économie : hors Berlusconi de ce point de vue est TOTALEMENT dans le Système. Il ne veut surtout pas réduire les dépenses.
    Et veut rester dans l'Euro. Monti lui non plus n'a pas réellement fait de réformes (contraitement au storytelling). L'"austérité" est un mythe (Italie, espagne, France).
    Alors ?

    -le vrai grain de sable c'est Beppe. Mais Beppe... c'est 25 %. Bien sûr quel formidable coup de pied... Exactement comme Lepen au 2ème tour de la présidentielles de 2002 ! ;-)
    25 % (ou 18,2 % de Lepen)... ce n'est RIEN.
    Ca n'a AUCUN EFFET.
    Beppe ne pourra pas mettre en oeuvre ses politiques réellement novatrices et anti Système... 25 % c'est comme un minoritaire dans une société : de la merde (niveau pouvoir).

    -enfin, le Système dans son storytelling (ou sur les "marchés) utilise les 2 directions : à la hausse et à la baisse. Il gagne toujours.
    De ce point de vue, le coup de bambou sur les "marchés" est une opportunité. Opportunité pour : rejeter encore un peu plus les politiques d'"austérité" (qui relevaient déjà du mythe... alors un mythe encore plus mythe c'est quoi ?), faire peur au populo, et paradoxalement renforcer les pouvoirs du gang bruxellois.

    A cet égard, il est stupéfiant de voir autant de gens qui pensent sincèrement que c'est le final blow, que Mario Draghi et ses petits copains vont enfin s'avouer vaincus ! Quelle poilade (là on revient à Beppe, le "comique").
    La BCE va très siffler la fin de la récré (après avoir laissé faire un petit coup de chaud).

    Dernier argument : ils parviennent ainsi à... FAIRE BAISSER L'Euro. Le cadeau bonus ! Parfaite utilisation de l'énergie de l'attaque pour la contre-attaque comme dans les arts martiaux asiatiques.

    De Defensa se plante sur le Moyen-Orient, et se plante aussi sur l'Europe.

    Leurs analyses manquent singulièrement de profondeur.

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  4. Je lis les commentaires nous expliquant que rien ne se passera parce que rien ne s'est passé.

    Il faut plutôt comprendre que l'évènement qui débouchera sur l'effondrement sera un "petit" évènement du type assassinat de l'archiduc d'Autriche.

    Cela peut être les élections d'hier, cela peut être autre chose. On ne peut savoir.

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  5. Je lisais ce post de Jorion http://www.pauljorion.com/blog/?p=50453 et notemmant "en France, où les politiques élus pour changer les choses dans le monde financier se contentent d’entériner le statu quo, se félicitant au passage des qualités après tout admirables du système condamné, ça me faisait pense à MAM proposant à Ben Ali d'envoyer la police à son secours, on connait la suite.

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  6. Le programme est jubilatoire :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_5_%C3%A9toiles

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  7. Bien sûr que le programme est jubilatoire !

    Et on aimerait avoir la même chose en France.

    Mais, encore une fois, il faut rappeler les règles d'arithmétiques... ainsi que le fonctionnement des "institutions".

    25 % et aucune alliance possible... ça fait quoi ?

    RIEN.

    Le FN a 25 % ici, kif kif : même anathème ("populiste", "extreme droite", "nationaliste", etc)... Le Système emploie une belle batterie d'anti corps (les idiots utiles).

    Et ça marche.

    25 % c'est bloquage. mais comme je le dis plus haut, un bloquage peut... avantager le Système. Il ne faut pas forcément le voir comme un terrible échec pour le Système.

    Monti était de toute façon grillé, totalement grillé... Là :
    -on fait diversion
    -l'italie restera ingouvernable, assurance du status quoi jusqu'en septembre (élections allemandes)
    -on offre une "soupape" aux italiens qui en ont marre, mais sans aucun risque (25 %)
    -on fait baisser l'euro, sans même intervenir
    -on borde les taux italiens... il n'y aura pas de dérapage

    Bref, le Grand Soir n'est pas encore venu.

    Le contrôle social est plus fort que jamais.

    Je note enfin 2 éléments fondamentaux :
    -dès ce matin, Berlusconi disait qu'il fallait trouver une solution ("on travaille")... sans nouvelles élections
    -et peu après, la crapule de la coalition de "gôche"... disait EXACTEMENT LA MEME CHOSE : surtout pas de nouvelles élections.

    Le secrétaire du parti démocrate rejette toute tentation de retourner immédiatement aux urnes. «Ce n'est pas la solution», dit-il.

    Vous ne voyez pas le fil d'Ariane là ? C'est évident pourtant !

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  8. On entendait sans cesse le qualificatif "populiste" dans les médias pour qualifier et décrédibiliser le mouvement.

    Ce midi sur Canal+, j'ai entendu "fasciste" et "antisémite".

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    1. lol

      Canal quoi...

      entre deux invitations des femen et un reportage à la gloire de Fourrest, on traite de fasciste tout ce qui gigote un tant soit peu contre le Babel ou la mort...

      Ce terme de fasciste va finir par devenir une médaille...

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    2. Et si ce n'était que sur Canal.
      Mais sur BFM aujourd'hui, tous les experts soi disant anti-rente (JP Petit en tête) qui se mettent à hurler au populisme de Grillo et à l'individualisme des électeurs italiens !
      Ils n'ont pas non plus tarder à le comparer à nos candidats populistes autrement dits extrémistes.

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    3. Tsss toujours les gros clichés.

      "Ce midi sur Canal+, j'ai entendu "fasciste" et "antisémite"

      On peut voir l'émission sur le site, il s'agit de Nicolas DOMENACH qui est un peu vénère contre Grillo vu qu'il boycotte les journalistes et Marc FIORENTINO qui en rajoute car Grillo est contre l'euro.

      DOMENACH dit anti-immigré (pas fasciste) et antisémite, je suppose qu'il confond par malice antisémite/anti-sionniste et anti-immigré/anti-immigration.

      Là dessus, Ali BADOU (qui n'est pas une chance pour notre pays), leurs fait remarquer que c'est la démocratie, que les italiens ont un peu le droit de choisir leur candidate. Ce que Marc et Nico concèdent avec un peu de mal.

      Ça ne reflète pas l'état d'esprit de tous les journalistes de la chaîne et on trouvera souvent des reportages qui dénoncent exactement la même chose que Tonio.

      Stop à la parano :-)

      Quand au populisme de BFM, la définition de Wikipédia colle parfaitement à Grillo, Tonio et je la prend à mon compte :

      Oui, nous sommes populiste.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Populisme_(politique)

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