mardi 26 mars 2013

Après Chypre, la Slovénie ?

Slovenia Under Pressure; Risk of Next Cyprus Already at Hand
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 25/03/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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If you thought you could take a breather following the crash of Cyprus, you were wrong. Bloomberg reports Slovenia’s Nascent Cabinet Under Pressure to Avoid Cyprus Fate.

Slovenia’s six-day-old government is being urged to prevent the nation becoming the euro region’s next bailout battleground.

Prime Minister Alenka Bratusek’s Cabinet must quickly carry out a plan to revamp the country’s ailing lenders, the central bank said yesterday. The former Yugoslav nation needs about 3 billion euros ($3.9 billion) of funding this year, while banks need 1 billion euros of fresh capital, the International Monetary Fund said last week.

European Union officials are striving to contain a debt crisis that prompted Cyprus to join Greece, Portugal, Ireland and Spain in agreeing on a bailout. Slovenian banks such as Nova Ljubljanska Banka d.d. are struggling with surging bad loans that equal a fifth of economic output, fueling investor concern that it may be next to seek aid.

Most Vulnerable

Slovenian and Hungarian banks are the most vulnerable in the region with non-performing loans at about 20 percent and growing, analysts at Standard & Poor’s Ratings Services, led by Paris-based Pierre Gautier, wrote yesterday in a research note.

Nova Ljubljanska, the nation’s biggest lender, reported a loss of 275 million euros in 2012, its fourth consecutive negative result. Nova Kreditna Banka Maribor d.d., which had a 205 million-euro loss last year, fell to the lowest level since its 2007 listing after a debt-equity swap increased the government’s stake to 79 percent. The shares plunged more than 40 percent last week and were unchanged at yesterday’s close at 79 euro cents in Ljubljana.

The government vowed to stick with a bank-recapitalization plan of as much as 4 billion euros, though with unspecified modifications, as surging bad loans fuel investor concern that the country may require a rescue.

Story Ends in Disastrous Bailout

Anyone who has followed Ireland, Greece, Cyprus, or Portugal knows how this story will end: In yet another disastrous bailout followed by the destruction of the Slovenia economy.


A Chaud!!! Du Mardi 26 Mars 2013: Chypre, le danger se précise…. pour les autres Européens par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 26/03/2013 (en Français texte en français )
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Nous avons expliqué que l’affaire chypriote pouvait être interprétée comme une répétition, un test, un rodage. Les responsables européens ont fait, en maquette ou modèle réduit une sorte d’exercice de pompier -pyromane. Fermeture des banques, le fameux bank holiday, blocage des comptes et transferts, limitation des retraits, contrôle des mouvements d’argent, usage de la force et des polices-anti-émeutes… Chypre est une ile, elle se prêtait bien à cet exercice, lequel est planifié de puis la restructuration de la dette grecque.

Ceci a été confirmé ce jour par le président de l’Eurogroupe Jeroen Djisselbloem.

Il a déclaré : « Le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et d’autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire » Voila ce qu’il a dit et qui a fait passer les marchés européens de +1,2% à -1,1% en quelques minutes. Le démenti est baliverne.

La place financière est aussi idiote que l’ami Jeroen, elle n’aurait jamais du monter sur le plan Chypriote qui est la plus belle tentative que l’on pouvait imaginer pour relancer le tail risk en Europe. Hélas les journaux sont nuls et les commentateurs boursiers professionnels le sont encore plus: Il faut des bévues énormes pour leur faire comprendre le sens d’une décision Européenne.

Nous avons expliqué ce week- end que l’Europe changeait de doctrine, elle essayait de limiter les bail out par les contribuables, en contrepartie elle cherchait le bail-in.

Qu’est ce que le bail-in?

C’est le fait de faire payer le sauvetage des banques par tous ceux qui contribuent à son passif. En clair : les actionnaires, les obligataires, les déposants non garantis.

Ceci peut être fait , on vient de la voir avec la supercherie vicieuse Chypriote sans vote démocratique , alors que la taxe initiale, elle nécessitait un vote. On a trouvé la parade.

Nous sommes pour le bail-in, ceux qui ont pris des risques, actionnaires, obligataires juniors et seniors doivent payer. Nous sommes formellement contre le bail in par les dépôts qu’ils soient garantis ou non .

Pourquoi? Parce que les comptes des banques sont faux. Les comptes des banques sont faux, archi faux, on comptabilise les dettes souveraines comme si elles valaient le pair, comme si elles étaient sans risque : Mieux même certaines banques les revalorisent.

Ceci empêche les déposants de choisir leur banque en toute connaissance de cause. Les pouvoirs, la Banque Centrale, le gouvernement dissimulant les risques, ils n’ont pas le droit de dire : Vous saviez !!!

Tous les dépôts sont sacrés dès lors que les comptes des banques sont frauduleux et que les institutions de supervision et le pouvoir politique sont complices ET couvrent.

En 1932 la Commission Pecora a ouvert une enquête sur les responsabilités et les causes de la crise. Il faut d’ores et déjà prendre date et constituer les dossiers, il y aura des commissions Pecora à la fin de la crise, tous comme il y a eu l’épuration à la fin de la guerre. Les ministres des finances, les banquiers centraux ont du souci à se faire.

Note : le terme de « bankster » que certains s’approprient sans vergogne a été précisément construit par Ferdinand Pecora. Rendons à César ….

4 commentaires:

  1. La mise en place du bail-in de Berthez sent le bankrun à plein nez. Si encore un pays que ce soit la Slovénie, l'Espagne ou l'Italie applique cette ponction, ca va être le raz-de-marée aux guichets car les médias ne pourront pas faire le coup des méchants oligarques russes deux fois de suite.

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  2. Mardi 26 mars 2013 :

    Des mesures de contrôle strict des capitaux, "temporaires" selon le président chypriote Nikos Anastasiades, ont dû être mise en place pour éviter un "bank run" qui pourrait à lui seul causer la faillite de l'île. Bref, le bilan est lourd. "Chypre est un cas spécifique", a tenté de rassurer le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jeroen Dijsselbloem après avoir provoqué la stupeur dans l'après midi en sous-entendant que cette approche pourrait à nouveau être adoptée à l'avenir. La peur d'un précédent est bien là. D'autant que des craintes pèsent désormais sur une autre petite économie de la zone euro au secteur bancaire hypertrofié : la Slovénie.

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20130326trib000756035/chypre-apres-le-soulagement-l-heure-du-bilan-pour-les-marches.html

    Comment ça, les craintes pèsent désormais sur la Slovénie ?

    Mais les craintes pèsent aussi sur le Luxembourg.

    Les craintes pèsent aussi sur Malte.

    Les craintes pèsent aussi sur Jersey et Guernesey.

    Dans les mois qui viennent, les économies européennes qui ont un secteur bancaire hypertrophié vont subir le sort de Chypre.

    C'est le mektoub.

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  3. A gauche comme à droite tout le monde crache sur les solutions trouvées au problème de Chypre. Ben je trouve que c'est plutôt une bonne chose de racketter les obligataires et les actionnaires. Pour les comptes courants, c'est vrai que c'est injuste pour les entreprises par exemple (je me fous des particuliers qui ont plus de 100000 euros en cash), mais j'imagine que ça ne sera pas fait non plus n'importe comment.

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  4. Mardi 26 mars 2013 :

    La Grèce aura "peut-être" besoin d'aide supplémentaire (Schäuble).

    Le redressement de la Grèce "prendra du temps" mais le pays se trouve "sur la bonne voie" et si "la confiance se rétablit", cela facilitera le soutien supplémentaire dont "il aura peut-être besoin", a indiqué mardi le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.

    "Si le pays arrive à avoir un excédent primaire d'ici la fin de l'application du plan UE et FMI en 2014, cela veut dire que le plan est efficace et que la confiance revient", a dit M. Schäuble dans un entretien publié au quotidien Ta Néa.

    "La Grèce se trouve sur la bonne voie pour rétablir la confiance. Et tant que la confiance se rétablit, ce serait plus facile pour le pays de continuer de bénéficier du soutien dont il aura peut-être encore besoin dans l'avenir", a dit M. Schäuble, se refusant toutefois à "émettre des hypothèses pour après 2014".

    Interrogé sur une éventuelle deuxième restructuration de la dette grecque après celle de 2012, le ministre allemand a répondu : "Si la confiance se rétablit, nous pourrons étudier ce qu'on peut faire en plus pour stabiliser le pays".

    En janvier, Poul Thomsen, expert du Fonds monétaire international (FMI), avait estimé que la dette de la Grèce "n'était pas viable" sans de nouveaux "transferts directs" de fonds dans le budget grec par l'Union européenne (UE), qui "s'était engagée" en ce sens lors du sommet de décembre.

    Ayant bénéficié de deux lignes de crédit de plus de 240 milliards d'euros depuis 2010 de la zone euro et du FMI, la Grèce prévoit une dette à 189,1% du PIB en 2013, soit 346,2 milliards d'euros (contre une dette de 175,6% du PIB attendu en 2012).

    Fin de citation.

    Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d'euros. Mais maintenant, c'est au tour des créanciers publics de subir des pertes.

    La question est donc :

    Combien de dizaines de milliards d'euros le deuxième défaut de paiement de la Grèce va-t-il coûter aux contribuables européens ?

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