mardi 26 mars 2013

Bruno Bertez : Après Chypre à qui le tour?…. Alors Face à la répression financière qui s’accentue… Que faire ?

La Réflexion du Jour: Après Chypre à qui le tour?…. Alors Face à la répression financière qui s’accentue… Que faire? par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 26/03/2013 (en Français texte en français )
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Les prévisions et diagnostics en matière financière sont fondés sur les bilans, les statistiques fournies par les établissements ou les organes de contrôle. il faut s’en méfier car, comme nous l’avons dit, en dynamique, et non plus en statique, tout est faux archi faux.

Pour deux raisons:

- La première est que la finance est une chaine et que les difficultés sont en boules de neige et cumulatives; L’interpénétration des systèmes fait que quand il y a une défaillance, cela touche tout le système de proche en proche …. Cela revient en boucle sur le premier défaillant dont la situation se réaggrave. On doit juger globalement de la force d’un système à celle de son maillon le plus faible sachant que quand il y aura défaillance, tout va se multiplier. La Grèce a commencé à 35 milliards … maintenant tout le système est en faillite, souverain, banques, assurances, fonds de pension, secteur public. L’insolvabilité est une chaine vicieuse.

- La seconde est que la ligne de partage entre crise de liquidité et crise de solvabilité est très mince, pour ne pas dire artificielle et virtuelle. Tant que le système tient on dit que c’est une crise de liquidité, quand il ne peut plus tenir on dit c’était une crise solvabilité.

C’est ce qui s’est passé avec la crise Mexicaine en son temps. Les banques étaient en faillite, mais les banques américaines n’ont pas déprécié, elles ont menti envers et contre toute évidence. Puis 5 ans âpres quand elles ont eu reconstitué leurs fonds propres grâce aux cadeaux de la Fed, elles ont déprécié en bloc, extériorisé la faillite qu’elle aurait du faire !

Moralité : on ne connaitra jamais la situation du système ou des banques ou on les connaitra quand cela ne servira plus à rien. C’est la raison pour laquelle les citoyens doivent d’ores et déjà se mobiliser contre la confiscation/amputation des dépôts qu’ils soient petits ou gros. En leur mentant on leur retire la possibilité du choix.

La menace de confiscation des dépôts complète la répression financière , mais on joue avec le feu de la psychologie des foules . Quand la rumeur ou la peur se diffusent, bien malin celui qui peut les arrêter.

La parade est de sortir son argent des banques, de prendre le cash , mais souvent les confiscations s’accompagnent de retrait de la circulation des gros billets avec échanges forcés comme en Russie à la fin des années 90. C’est un vol bien organisé et rodé. L’autre solution est d’acheter des valeurs réelles en espérant ne pas les surpayer. L’or sera certainement taxé, mais à notre avis modérément. Les pièces c’est peu probable, mais elles font prime, on les surpaie.

6 commentaires:

  1. Bertez et son or....
    Le cash une fausse bonne idée car les banques centrales changeront de monnaies et contrôleront la conversion.

    Le pétrole est bien plus utile et précieux. Mais plus difficile à stocker en quantités chez soi.

    Sinon avoir des conserves déjà pour éviter d'avoir à vendre son âme pour manger.....

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    1. L'or a son utilité comme placement sécurisé du surplus d'épargne, en dehors du perimetre bancaire. L'épargne cloisonnée dans des comptes sous quelque forme qui soit ne doit avoir comme strict usage que les dépenses courantes, en dehors de cela on complemente notre stratégie par l'achat de conserves, pates et autres condiments de 1ere necessité, et, si on le peut on ivestie dans une maison de campagne avec potager, acces a une source... L'or peut etre confisqué par un gouvernement pris a la gorge, mais il existe aussi d'autres outils a sa disposition: taxation redhibitoire, instauration d'une monnaie electronique de substitution (moneo) qui de fait met a mal les ventes de gré à gré en optimisant le flicage des transactions...quoiqu'il doit bien y avoir des moyens discrets de contournement, de plus il nous reste l'argent metal, ces monnaies interesseront les numismates comme les investisseurs peu fortunés.

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  2. Les chiffres du chômage de février, mis en perspectives.

    http://emploi.blog.lemonde.fr/2013/03/26/le-chomage-augmente-a-nouveau-fortement-en-fevrier/

    Les unes des journaux sont drôle : pourquoi ils prennent toujours le chiffre hors tom tom, et uniquement catégorie A ?

    En rentrant dans le détail, c'est une fois de plus, une véritable cata.

    "La hausse de février continue de frapper de plein fouet les plus de 50 ans (+16,6 % en un an) et les moins de 25 ans (+10 %). Les chômeurs de longue durée, inscrits depuis plus d'un an, sont 25 000 de plus qu'en janvier"

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  3. et des armes & munitions : très bien pour le troc.

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  4. Mercredi 27 mars 2013 :

    Ce qui se passe en Europe, c'est comme quand on joue au tiercé ou au quinté.

    Bon, ça y est, nous savons maintenant qui sera le sixième.

    Pour le moment, nous connaissions les cinq premiers.

    Mais là, c'est bon, il n'y a plus de suspens : nous venons d'apprendre qui sera le sixième.

    Lisez bien cet article :

    Slovénie : Moody's abaisse la note de la deuxième banque du pays NKMB.

    L'agence d'évaluation financière américaine Moody's a abaissé mardi la note de la deuxième banque slovène NKMB, en raison des craintes concernant l'économie du pays membre de la zone euro, qui pourrait être contraint de demander une aide européenne.

    La note à long-terme de la NKMB, détenue par l'Etat, a été abaissée de deux crans de B3 à Caa2 par Moody's, la faisant passer au rang de valeur ultra-spéculative.

    L'agence de notation a associé sa décision d'une perspective négative en raison des craintes d'un nouvel affaiblissement du porte-feuille de crédit de la banque.

    Moody's avait déjà dégradé le 13 mars la note de la plus grande banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB), de B2 à Caa2, également au rang de valeur ultra-spéculative.

    La NKMB, détenue par l'Etat, pourrait avoir besoin d'une nouvelle injection de capital pour remplir les exigences de l'Autorité européenne des banques (EBA).

    En raison des problèmes de son secteur bancaire acculé par une montagne de mauvaises créances (7 milliards d'euros selon un rapport du Fonds monétaire international), la Slovénie pourrait devenir le prochain pays de l'UE à demander une aide de l'Union européenne, après Chypre.

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_Moody_s_abaisse_la_note_de_la_deuxieme_banque_du_pays_NKMB16260320131540.asp

    Ensuite, tous les Etats européens qui ont un secteur bancaire hypertrophié vont subir le sort de Chypre.

    Dans quel ordre ?

    Jouons au petit jeu des pronostics :

    1- D'abord, il y a eu la Grèce.
    2- Ensuite, l'Irlande.
    3- Ensuite, le Portugal.
    4- Ensuite, l'Espagne.
    5- Ensuite, Chypre.
    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.
    7- Après-demain, ce sera le tour de Malte.
    8- Après-après-demain, ce sera le tour du Luxembourg.
    9- Après-après-après-demain, ce sera le tour du Royaume-Uni.
    10- Après-après-après-après-demain, ce sera le tour de l'Italie.

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  5. Que faire ? Juste attendre.

    Ce sont des news comme celle-ci qui sont importantes : quand on commence à mordre REELLEMENT dans le mollet des gens.

    Le reste c'est de la littérature.

    Baisse du revenu dispo - > baisse demande - > quelques mois après entreprises en difficultés - > chômage etc.

    La boucle vicelarde et auto entretenue.

    Réjouissons-nous ! Le changement il viendra de là, de ce point précis.

    Objectif Soupe Popu !

    ***************
    C'est du jamais-vu depuis près de trente ans: le pouvoir d'achat des ménages a baissé en 2012 pour la première fois depuis 1984, souligne l'Insee dans les derniers résultats détaillés des comptes nationaux au quatrième trimestre. Il a chuté de 0,4% sur l'ensemble de l'année, après une progression de 0,5% et en 2011 et de 0,9% en 2010.

    La chute a été particulièrement rude au quatrième trimestre. Le pouvoir d'achat a baissé de 0,8%, après une stagnation au trimestre précédent. Aucune baisse trimestrielle aussi importante n'avait été enregistrée depuis six ans - date à laquelle l'Insee remonte pour ce type de données. La baisse la plus sévère de cet indicateur s'était produite au troisième trimestre 2008, en pleine crise financière. Elle s'était alors limitée à 0,5%.

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