jeudi 21 mars 2013

Bruno Bertez : Hollande Président ! Hollande Président !

Politique Friction du Jeudi 21 Mars 2013: Hollande Président ! Hollande Président! par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 21/03/2013 (en Français texte en français )
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Vous ne vous trompez pas; nous crions bien « Hollande Président ».

Et nous pouvons nous le permettre. Nous sommes contre Hollande; contre le PS;contre la gauche depuis les premières escarmouches de la campagne électorale, et pourtant nous exhortons Hollande à devenir, enfin, Président.



L’expérience socialiste est terminée; comme celle de Mitterrand, elle se termine en déroute avant même d’avoir commencé.

Pourquoi? Parce que le socialisme est incompatible avec le monde moderne, un monde redoutable de compétition, un monde globalisé où tous les coups sont permis, où ceux qui ne connaissent pas les règles ou ne les respectent pas, sont balayés.

Mitterrand l’a compris en deux ans dans les années 80, Hollande est en train de le comprendre en moins d’une année. Eh oui, l’histoire accélère. Tout s’emballe, tout s’amplifie, tout sur-réagit.

C’est la déconfiture. A l’inverse de nos confrères, qu’en général nous n’estimons guère, nous ne tirons pas sur l’ambulance. Rien de plus médiocre que d’assassiner les mourants, que de tenter d’achever l’homme à terre alors qu’il n’ y a pas d’alternative.

A quoi servirait de faire toucher le sol au Président de la France alors que de longues années restent à gouverner ? Alors que la prochaine échéance est lointaine. La crise constitutionnelle, la crise civile ? La violence, le non-droit, l’aventure ? Non, les Français méritent mieux que cela. Peut-être pas tous, assurément, mais en tous cas les générations futures, oui, elles méritent d’avoir une chance.

Il faut voir les choses en face, la France s’est trompée de casting; Hollande, lui, s’est trompé de rôle.

La France s’est trompée de casting, il lui fallait quelqu’un de fort, qui parle vrai, quelqu’un de sincère en ces temps historiquement difficiles et elle n’a eu qu’un mystificateur, roi de l’esquive et de la dérobade. Il lui fallait un guide, un clairvoyant, avec un projet de conduite au travers de la crise et elle n’a eu qu’un bateleur de cour d’école.

Ce qui est en cause, c’est le mode de sélection des élites. La preuve, on en est presque à réclamer Sarkozy faute d’alternative. Triste constat.



Hollande a été élu Président, et il a conservé son costume étriqué, l’embonpoint renaissant, de chef de parti. De chef de parti prisonnier de sa fausse légitimité de l’agglomération des voix des mécontents, des marginaux, des assistés et des répartiteurs du produit du travail et de l’industrie des autres; en des temps incroyablement difficiles, il est resté le chef du parti du moindre effort, de la facilité et de la non-sanction.

Hollande ne peut basculer, passer de gauche à droite, traverser l’échiquier politique. Inutile de rêver d’un remaniement, d’un reniement, d’un élargissement de la fausse majorité, réelle minorité. A l’horizontale du calcul politique, au ras des pâquerettes du droite/gauche, il n’y a nulle issue.

Il est enfermé dans la contradiction. Ses origines partisanes limitent ses marges de manœuvres, limitent même l’élaboration d’une voie de sortie de crise; que dis-je, on n’en est pas là, puisque, à ce stade, il ne s’agit que de sortir de l’impasse. Oublions le Centre, il n’existe pas. Le centre n’a pas plus de réalité politique que le trou, lequel n’existe que par ses bords.



La seule solution, c’est la verticale; le dépassement des contradictions. En clair, c’est le retour aux sources de la fonction, Président de tous les Français. Il faut abandonner cette idée suicidaire de faire faire aux gens autre chose que ce qu’ils ont envie de faire, il faut abandonner la volonté prétentieuse de les changer. Il faut sortir de la violence sociale prônée par les faux démocrates et piètres républicains qui puisent leurs inspiration dans le marxisme mal digéré et les théories syndicales du rapport de force. Au lieu de violer les Français, il faut les écouter.

L’écoute de la société civile et non celle des chefs de partis, l’écoute des forces vives du pays, l’écoute des gens de bon sens, de ceux d’en haut, aussi bien que de ceux d’en bas. Il faut arrêter de museler l’expression des Français, de mentir, de trafiquer, de tromper.

Seule la vérité est efficace, l’habileté ne suffit pas, au contraire, elle indispose. Et il ne devrait pas être difficile d’entendre les Français, car ils crient fort.

A commencer par le 24 Mars, quand ils demandent que l’on abandonne le rêve contre nature et culture d’introduire au monde une génération d’enfants de parents du même sexe.

2 commentaires:

  1. Papier qui n'a aucun intérêt.

    Soit c'est de l'humour (Hollande Président ???? !!!!) et ça tombe à plat, soit Bertez est sérieux, et là il faut qu'il relise Todt et son fameux (et sinistre) "Hollandisme révolutionnaire".

    Bref, faut arrêter de fantasmer : l'homme, la fonction, le président, le sauvetage de la fraônce etc. ... un tissus de bêtises pour collégiens.

    Le pays ne sera pas sauvé. hollande est un clown triste... un fossoyeur comme ses prédécesseurs depuis 30 ans, la chute doit se poursuivre... jusqu'au bout.

    Jusqu'à la lie.

    La rédemption, ça commence obligatoirement par ce process.

    Donc la déliquescence, la décadence, la chute, le bris de glace, la saleté, la douleur, la merde...

    Voilà le programme.

    Ensuite, seulement, on pourra discuter espoir, renaissance, j'en passe et des meilleures.

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    1. Salut à toi Anonyme des veaux du tier payant !
      :)

      Je comptais mettre un petit mot sur l'article, mais j'en profite pour te saluer, parce que j'aime bien tes interventions.

      Même si ton style est généralement assez reconnaissable, est-ce qu'un petite signature serait trop demander ? Parce que sur des interventions courtes, parfois j'ai un doute.

      Pour revenir à l'article, entièrement d'accord avec toi sur le fond.
      Hollande est une petite ordure, qui ne deviendra jamais, même par nécessité, ce dont nous avons besoin pour driver le pays.
      Ne jamais oublier que contrairement à Mitterand, lui est réellement socialiste.
      Bref, suis d'accord. C'est mort de ce coté là.

      Mais cet article de Bertez est important, car il met des mots sur la politique actuelle, également sur babel comme dit Tonio, avec le passage sur la manif.

      Il pointe du doigt la réalité de nos problèmes.
      Parce que quand on touchera le mur (pas "si" hein, "quand". On est d'accord), c'est là qu'il faudra faire le vrai choix :
      a) Totalitarisme
      b) Vraies réformes libérales
      ...c) Brésil ?

      Et les idée libérales doivent faire leur chemin dans la tête des habitants d'un pays tout entier imprégné de socialisme et de bisous citoyens.

      Pour cela, des articles comme celui de Bertez sont importants.
      Ils sont assez digestes pour que je les envoie à mon carnet d'adresse par exemple. Il faut des trucs qui peuvent tourner.
      Dont on peut parler en société car l'issue finale dépendra aussi de notre travail à nous. De notre combat si j'ose dire.

      Pour ça, un grand merci à Tonio qui comme Bertez, met des mots sur des idées, et fait tourner les bonnes infos.

      On perdra peut-être, mais par respect pour nous mêmes, et pour nos enfants, pour ceux qui en ont, on doit au moins essayer.

      Bonne journée à tous !
      :)

      Dex.

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